06/02/2026
Étude n°7 Phil 3.15–4.9 : Une citoyenneté céleste (14 02 26)
Étude n°7 Phil 3.15–4.9 : Une citoyenneté céleste (14 02 26).
« Pour nous, notre cité est dans les cieux ; de là nous attendons comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera notre corps humilié, en le rendant semblable à son corps glorieux par le pouvoir efficace qu’il a de s’assujettir toutes choses ! »Phil 3.20-21.
(Cité de Dieu, Prague 12ès)
Observons
A 3.15-21 : Les hommes de la terre et ceux du ciel
15-17 : Qu’est-ce qui caractérise l’homme du ciel ? Quelle doit être sa pensée ? (voir v 9-11). Quels exemples a-t-il à suivre ? En quoi ?
18-19 : Qu’est l’homme de la terre ? Quelle est sa préoccupation ?
20-21 : Quelle est la patrie de l’homme du ciel ? Quelle est son attente ?
B 4.1-9 Exhortations
1-3 : Quels sentiments animent Paul vis-à-vis des Philippiens ? A qui s’adresse-t-il ?
4-7 : Que recommande Paul pour la vie du chrétien ?
8-9 : Que doit rechercher le chrétien ? Que recevra-t-il de Dieu ?
Comprenons
Le contexte : Après avoir dénoncé les faux enseignements des judaïsants qui croyaient obtenir le salut en pratiquant les rites juifs comme la circoncision de la chair (3.1-2), Paul a réaffirmé avec force que le but de sa vie était de ressembler à Christ dans son humilité et son renoncement à lui-même, de recevoir de lui la justice et de connaître la puissance de sa résurrection, en poursuivant sa marche vers la plénitude de la relation avec Christ (3.7-14).
Le texte :
V 15 : Etre « homme parfait » ne signifie pas avoir atteint la perfection morale et spirituelle, mais simplement avoir une foi mature, ne plus être des enfants «soumis aux principes du monde ((Gal 4.3), « flottants et entrainés à tout vent de doctrine » (Eph 4.14), « ayant encore besoin de lait au lieu de nourriture solide » (Heb 5.12), comme Paul va les définir aux v 18 et 19, des hommes charnels, qui ne pensent qu’à la satisfaction de leur nature humaine, ou aux choses terrestres, matérielles, sans souci de spiritualité. Tout en admettant qu’on puisse avoir des pensés différentes des siennes, Paul en appelle au Saint-Esprit pour que les Philippiens soient éclairés, et à l’unité dans la marche de la foi en la valeur de la croix de Jésus-Christ, selon le modèle qu’il leur a laissé (v 16-18). Paul parle ici du cœur de la foi chrétienne qui n’est pas une morale ni une philosophie humaine, incapables de transformer le cœur. C’est une confiance totale dans le salut offert par Jésus qui en mourant sur la croix a effacé notre péché et a rétabli le lien entre Dieu et nous, de sorte que ce qui devient le plus important pour nous, c’est notre « patrie céleste », où nous serons semblables au Christ ressuscité (v 20-21). Paul termine son développement par des paroles empreintes d’une grande tendresse pour les Philippiens qui constituaient la première église fondée par lui en Europe. (4.1).
Ses recommandations aux divers disciples qui l’ont accompagné dans sa mission, montrent chez lui un grand souci de chacun, pour que l’église vive en paix, unie au service de Dieu et les uns pour les autres, dans la joie de la présence bienveillante du Seigneur (4.2-7). Cette paix qui vient de Dieu permettra aux croyants de tourner leurs pensées vers ce qui les encourage et les élève vers Dieu. Ils pourront alors agir selon la vérité, la justice, l’amour, c’est-à-dire les fruits de l’Esprit qui les habite (Gal 5.22).
Questions pour une application dans la vie chrétienne
- Que représente pour moi la croix de Jésus ? En quoi cela transforme-t-il ma façon de vivre ?
- Ma vie repose-t-elle sur une pratique conventionnelle de ce qui est demandé dans l’église ou sur la recherche et la découverte quotidiennes de la présence de Dieu en mon cœur ?
- Quelles sont les aspirations profondes de mon cœur ?
- Quel modèle me suis-je donné ? Pourquoi ?
- Comment rester optimiste et se réjouir, malgré le spectacle de notre monde ?
08:00 Publié dans Christ dans Philippiens et Colossiens 1/2026 | Lien permanent | Commentaires (2)
30/01/2026
Étude n°6 Confiance en Christ seul Phil 3.1-14 (07 02 26)
Étude n°6 Confiance en Christ seul Phil 3.1-14 (07 02 26)
« Mon but c’est de le connaître, lui Christ, ainsi que la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir si possible à la résurrection des morts » Phil 3.10-11
Observons
A Exhortations 1-3
V1a : Bref rappel du leitmotiv de la lettre 2.18 ; 3.1 ; 4.4
V 1b-2 : Contre qui Paul met-il en garde les Philippiens ? Que prouve la véhémence des termes employés pour les désigner ?
V 3 : A qui Paul les oppose-t-il ? Comment parle-t-il de Dieu ? Quel sens donne-t-il au mot « chair » ?
B Motifs de glorification de soi v4-6
V4-6 De quoi Paul pouvait-il se vanter selon "la chair" ?
C Nouvelles raisons de vivre v 7-11
V 7-8 : Sur quoi insiste Paul (voir les répétitions) ? Qu’est l’essentiel pour lui ?
V 9 : De quelle justice parle-t-il par trois fois dans ce verset ?
V 10-11 : Quel est le but de sa vie ?
D Métaphore du coureur v 12-14
V 12 : Qu’est-ce qui motive sa course ?
V 13-14 : Comment va-t-il en avant ? Dans quel but ?
Comprenons
Le verset 1 avec son exhortation à se réjouir dans le Seigneur renvoie au v 18 du ch 2, comme si Paul reprenait le fil de son sujet après une parenthèse sur des nouvelles plus personnelles. Son insistance sur la joie en Christ reviendra au ch 4.4, pour inviter les lecteurs à trouver en Christ des sujets de se réjouir au milieu des menaces de mort et des souffrances qu’ils peuvent subir (2.17) La salutation grecque « Réjouissez-vous » est transformée par l’ajout « dans le Seigneur » qui lui donne une dimension spirituelle : Christ présent par son Esprit dans le cœur et la vie du croyant, et l’espérance du salut promis transforment son regard sur sa vie terrestre et passagère.
Dès la fin du verset 1 Paul passe au sujet qui le préoccupe au point de se répéter par souci de protéger ses chers Philippiens contre l’influence de ceux qu’il appelle « chiens, mauvais ouvriers, faux circoncis » ! Tout le long de son ministère Paul a eu à combattre contre ces croyants "judaïsants" qui cherchaient à ramener les chrétiens d'origine païenne, aux pratiques juives et à la circoncision, donc qui prêchaient le salut par les œuvres. En Orient le chien était méprisé car considéré comme impur (Mat 7.6 et Ap 22.15). Les mauvais ouvriers avaient déjà été dénoncés en 1.15 : ils prêchaient par envie et esprit de dispute, cherchant à discréditer l’apôtre (1.17). Et surtout leur insistance à imposer la circoncision charnelle aux croyants niait l’œuvre de salut gratuit accomplie par Christ. Paul leur oppose une foi totale dans l’œuvre de dimension spirituelle de Christ (v 3). A remarquer dans ce v 3 comment il parle de Dieu : nous avons ici une mention de la Trinité : Dieu, son Esprit et le Christ Jésus, seul digne de confiance pour être sauvé !
V 4-7 : Selon « la chair », ou la conception terrestre, matérialiste et sociale des judaïsants, Paul cumulait les « avantages » pour avoir droit au salut : il remplissait toutes les conditions de vie irréprochable que ces judaïsants croyaient nécessaires pour être sauvés. Pourtant, Paul ne veut pas s’en prévaloir. Il considère ses privilèges comme nuisibles à son salut car s’en enorgueillir fait oublier le don gratuit de Christ (v 7).
V7-8 : Ces versets opposent fortement par leurs répétitions, Christ Jésus (3x) aux privilèges humains considérés par Paul comme une perte (2x) et même comme des « ordures » ! Paul cherche à être considéré comme « juste » ou justifié par Christ non à cause de son obéissance à la Loi (v 9), mais seulement par la foi qu’il met en Christ. C’est le grand thème de tout son ministère, qu’il a développé en l’épitre aux Romains (3.21-28). Seul Dieu peut rendre juste (=pur) celui qui se confie en Christ, qui croit à l’effacement ou pardon de ses fautes dans la mort de Christ sur la croix, et à la puissance de sa résurrection pour vivre une vie nouvelle dans l’union avec Lui (v 9-10). Quand Paul affirme que son désir le plus cher est de « connaître » Christ, il ne parle pas d’une connaissance intellectuelle, mais d’avoir avec Lui une intimité aussi forte que celle de l’union conjugale (pour laquelle on emploie ce terme de « connaître » Gen 4.1), de façon à vivre, avec et comme Lui, souffrances, joies, mort physique et vie éternelle (v 11).
V 12-14 : Son assurance du salut par la foi ne lui fait pas oublier que sur terre la lutte continue contre le péché, les tentations, la lassitude, la peur, et qu’il faut rester vigilant jusqu’au bout. Pour cela il fait appel à la métaphore de la course : le coureur cherche à atteindre le but sans se relâcher ni se croire déjà arrivé au but (=être parfait). Au lieu de fixer ses regards sur le parcours déjà accompli (= en arrière) il regarde en avant avec l’espérance et l’assurance d’arriver au but fixé par Christ (= la vie éternelle avec Dieu, Ap 22.1-5). Ainsi, le croyant avance dans la vie, les yeux fixés sur Jésus et la perspective de son retour, sans s'attarder sur l'examen de ses progrès spirituels dans la sanctification car elle est l'oeuvre de l'Esprit en lui.
Questions pour une application dans la vie chrétienne
- De quels avantages (ou œuvres) terrestres pourrais-je me prévaloir pour entrer dans le Royaume céleste ? A quelle attitude m’invite ce texte à leur égard ?
- Quelle est ma conception de la perfection et de la justice devant Dieu ?
- Comment puis-je « connaître Christ » ? En quoi mon église peut m’y être utile ?
- De quoi ma vie témoigne-t-elle et comment ?
- Comment être un chrétien joyeux dans un monde triste et violent ?
08:00 Publié dans Christ dans Philippiens et Colossiens 1/2026 | Lien permanent | Commentaires (0)














