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24/07/2026

Étude n°5 Tout pour la gloire de Dieu, 1 Cor 10.1-13 (01 08 26)

Étude n°5 Tout pour la gloire de Dieu, 1 Cor 10.1-13 (01 08 26)Gloire de Dieu.jpeg

« Soit que vous mangiez, soit que vous buviez, et quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu » 1 Cor 10.31

Observons

Le contexte : Depuis le ch 8 Paul répond à une question qui préoccupait les Corinthiens, le chrétien pouvait-il manger des viandes sacrifiées aux idoles ? Que recommande Paul à ce sujet ? 1 Cor 8.4 et 6 ; v 8-9 ; v 13.

Au ch 9, Paul étend le sujet à la liberté du chrétien en matière d’évangélisation : Quel principe d’action recommande-t-il ? ch 9.19, 22.

Le texte

-v 1-6 : Quels exemples de l’AT rappelle-t-il et dans quel but ?

V 7-11 : relevez les ordres donnés par Paul et la quadruple répétition dans ces versets : qu’indique-t-elle sur l’avertissement donné à l’église ? Que craint Paul ? A quoi est assimilée l’idolâtrie v 7 ?

-v12-13 : Comment Paul conclut-il ces avertissements à l’église de Corinthe ?

V 14-23 : Comment Paul considère-t-il les viandes sacrifiées aux idoles, v 19-20 ?

V 24-33 : Au nom de quoi Paul restreint-il la liberté chrétienne, v 31-32 ?

Comprenons

Le contexte liberté.jpg

La première lettre aux Corinthiens répond aux questions qui agitaient les membres de l’église : divisions,  désordres de comportements moraux, mariage, viandes sacrifiées aux idoles.  Sur ce point Paul va d’abord affirmer la liberté du chrétien, pour qui les idoles ne sont rien puisqu’il n’y a qu’un seul Dieu l’Éternel Créateur et Sauveur (8.6, 8). Mais il limite cette liberté car elle peut troubler et faire tomber le faible dans la foi, qui accorde encore une valeur à l’idole. Mieux vaut pour le « fort » s’abstenir de tout ce qui peut choquer la foi de l’autre et le faire tomber v 9-13.

 Au ch 9, par association d’idées Paul développe le droit du ministre à recevoir un salaire de l’église où il officie, pour se consacrer à l’évangélisation (v 14). Mais lui, Paul n’a pas usé de ce droit et a évangélisé gratuitement (v18), se faisant serviteur de tous, s’adaptant à tous selon les besoins pour en sauver quelques-uns (v 22), et s’astreignant à une discipline de vie sévère afin de remporter le prix de son évangélisation (v 24-27) et de ne pas tomber comme l’ont fait les pères (ch 10).

Le texte : ch 10.1-13

1-6 : Pour illustrer le danger d’une liberté chrétienne mal comprise comme étant la liberté  de suivre ses instincts ou ses pulsions, ou de faire n’importe quoi, Paul se tourne vers les exemples du passé : Pendant l’Exode, le passage de la Mer rouge, ou le don de la manne et de l’eau du rocher d’Horeb, (dont Paul donne le sens symbolique et spirituel en Christ), ont été des bénédictions pour le peuple tout entier. Mais la plupart (v5) au lieu d’en être reconnaissants ont cultivé de « mauvais désirs » (v5-6), murmurant contre Moïse et à travers lui contre Dieu dès qu’ils n’avaient pas immédiatement satisfaction de leurs besoins ! Cette attitude idolâtre de soi les éloignait de Dieu et les a conduits à la mort.

V 7-11 : Ces récits du passé sont pour Paul des illustrations de ce qu’il faut éviter : idolâtrie et ce qui l’accompagnait alors impudicité, inconduite ou immoralité, concrétisée dans la prostitution sacrée (= se divertir v 7). Paul en insistant sur le fait que seuls certains d’entre les Hébreux se laissèrent aller à leurs penchants mortels, veut-il ménager les Corinthiens et modérer son jugement sur leur église ? Ou bien veut-il les alerter sur l’influence néfaste de quelques-uns sur toute l’église ? Ces mauvais exemples de fausse liberté qui conduit à la mort sont des avertissements de Dieu à son église. Paul donne ici un sens prophétique aux récits de l’Ancien Testament : ils sont rapportés pour avertir les générations futures jusqu’à la fin des temps (que les contemporains de Paul jugeaient imminente !), qu’elles n’ont pas à se laisser aller aux penchants naturels, au risque de ne pas entrer dans le Royaume.

V12-13 : Après ces sévères mises en garde, Paul conclut son argumentation par une promesse réconfortante. Celui qui craint de tomber dans la tentation ou l’épreuve (c’est le même mot employé par Jacques 1.12) peut compter sur le soutien de Dieu qui lui donnera le moyen de résister ou de supporter. Tentation et épreuve viennent du Malin qui cherche à séparer les hommes de Dieu (= faire tomber) ; mais le Seigneur est plus puissant  et accorde sa force à ceux qui lui restent attachés. Quelle belle assurance pour surmonter nos épreuves !

Dans la fin de ce chapitre, Paul revient à la question des viandes sacrifiées aux idoles pour affirmer la liberté du croyant : comme  les faux dieux n’ont pas d’existence (v 19), le chrétien peut manger de ces viandes, car ce n’est pas un aliment qui rapproche ou éloigne de Dieu  (8.8). Toutefois il modère cette liberté pour deux raisons :

*comme dans la sainte cène le croyant est spirituellement en lien avec Christ dont il rappelle la mort et la résurrection, l’idolâtre croit être en relation avec son dieu en mangeant la viande de l’animal sacrifié à  l’idole. Pour Paul il se met en relation avec le démon (v 20). Pour éviter cette confusion dans l’esprit de ceux dont la foi est faible, ou de ceux qui sont idolâtres,  Paul recommande d’éviter cette pratique.

* « Tout est permis au chrétien mais tout n’édifie pas » (v 23) : le souci de Paul reste toujours l’évangélisation interne et externe. Toute entreprise ou tout comportement du chrétien a des résonances spirituelles sur son entourage. Il doit s’interroger sur l’effet que sa liberté produit sur les autres : reflète-t-elle la grâce et l’amour de Dieu (= sa gloire) ou bien n’est-elle que l’expression de ses désirs naturels ? Si le croyant n’a pas à se soucier du jugement des autres sur lui (v 29-30), il doit néanmoins prendre en compte l’effet de son comportement sur leur relation à Dieu.

Comme Jésus l’a fait toute sa vie terrestre, Paul cherche à élever le débat de l’aspect matériel de la question à son aspect spirituel ; il invite le croyant à chercher non son avantage,  ce qui pourrait être une pierre d’achoppement pour l’autre, mais le bien de l’autre pour son salut, ce qui revient à chercher la gloire de Dieu  ! (v 31-33).

 

Questions pour une application dans la vie chrétienne

  • Quelle est mon attitude vis-à-vis des recommandations alimentaires issues de Lévitique 11, de l’Église Adventiste ? Soumission aveugle ou ignorance totale ? Respect pour mon bien physique, ou par peur de déplaire à Dieu ? Liberté d’observation selon les circonstances et les personnes qui partagent ma foi ou pas ?
  • Quel sens est-ce que je donne, dans ma participation à la Cène, aux espèces du pain et du jus de raisin ?
  • Que signifie pour moi la liberté en Christ ?
  • Comment témoigner de la libération de la condamnation du péché que Christ a produite en moi par son sacrifice et sa résurrection, sans tomber dans une liberté de comportement choquante pour les autres ?

 

17/07/2026

Etude n°4 Péché dans l’Eglise 1 Cor 6.9-20 (25 07 26)

Étude n°4 Péché dans l’Église 1 Cor 6.9-20 (25 07 26)

« Ne savez-vous pas ceci : votre corps est le temple du St Esprit qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu, et vous n’êtes pas à vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps ! » 1 Cor 6.19-20Temple du St ESprit =corps.jpg

Observons

Le contexte :

-Qu’a recommandé Paul aux Corinthiens dans le chapitre 5.7 et 13b ?

- 6.1-8 : Quelle conduite préconise-t-il en cas de conflit entre frères ? Quel exemple de Christ doit inspirer le croyant ? (v 7)

Le texte :

V 9-10 : Qui sont les « injustes » ?

V 11 : Quelles sont les actions de Christ et de l’Esprit en nous ?

V 12-20 : Liberté chrétienne n’est pas licence des mœurs!

-v 12 : Comment Paul modère-t-il le principe de liberté chrétienne ?

-v 13-15 : Qu’oppose Paul  dans ces formules parallèles ? Quelle valeur donne-t-il au corps ? Pourquoi ?

-v 16 : Qu’est-ce que l’inconduite  ou impudicité ? A quoi aboutit-elle ? (= attachement à la chair de la prostituée)

-v 17 : A quoi l’oppose Paul ? (attachement à l’Esprit de Christ)

-v 18 : Pourquoi fuir l’inconduite ? (=péché contre sa propre chair)

-v19 : Comment Paul considère-t-il le corps du croyant ? A qui appartient-il ?

V 20 : Pourquoi une telle valeur donnée au corps ? Dans quel but ?   

Comprenons

Le contexte :

Face aux comportements immoraux (en particulier un inceste, 5.1) dans l’église de Corinthe, Paul ne mâche pas ses mots pour donner des directives de redressement de la situation :

5. 1 et 2 : « Votre inconduite ne se rencontre même pas chez les païens…et Vous êtes enflés d’orgueil ! », v 6 : « Il n’est pas beau votre sujet de gloire ! »,

v 5 « Qu’un tel homme soit livré à Satan ! = soit exclu de l’Eglise, pour que cette épreuve le pousse à la repentance, à abandonner sa conduite de « chair » et à se tourner en « esprit » vers Dieu pour être sauvé,

v 7 : « Purifiez- vous du vieux levain… »

v 13 : « Expulsez le méchant du milieu de vous ». L’Eglise, témoin de Jésus-Christ ne peut tolérer en son sein des conduites qui déshonorent Dieu aux yeux des gens du dehors. Corinthe a besoin d’une discipline ecclésiale ferme pour que son témoignage soit vrai et efficace parmi les païens idolâtres !

6.1-6 : En cas de conflit entre frères sur les affaires de cette vie, Paul recommande que ce jugement se fasse entre frères croyants et non devant la justice païenne. Il estime que la sagesse que donne l’Esprit est supérieure à celle de la justice païenne. De toute façon, en venir à devoir passer en procès pour une affaire matérielle est pour Paul une preuve que les chrétiens en sont arrivés à agir comme les païens, dans l’injustice et les querelles, alors qu’ils devraient imiter l’attitude de Jésus qui s’est laissé dépouiller sans protester (6.7 = Phil 2.7-8). Paul fait preuve dans cette recommandation, d’un idéalisme intransigeant, difficile à appliquer, qui prouve son indignation devant des situations indignes de l’Église témoin de Jésus-Christ. Au lieu de cette abnégation, les chrétiens de Corinthe se comportent comme des prédateurs, recherchant leur profit aux dépens de leurs propres frères (v 8) ! 

Le texte

-v 9-10 : Suit une liste de ceux que Paul appelle « les injustes qui n’hériteront pas le Royaume de Dieu». Ce qui les unit, c’est la recherche de la satisfaction de leurs désirs « charnels » : ils sont tournés vers eux-mêmes, leur plaisir, leur Ego, leurs possessions matérielles sans aucun souci de l’autre. Paul appelle cette attitude  « le vieux levain »(5.7), le « vieil homme » (Rom 6.6 ; Eph 4.22 ; Col 3.9) dont on doit se dépouiller pour vivre en homme nouveavitrail_jeu_lumiere.JPGu, « lavé, sanctifié, justifié par Jésus-Christ » (v 11). « Lavé » fait allusion au baptême qui, symboliquement, fait mourir le péché qui souille l’homme intérieur, « sanctifié » marque la « mise à part » du croyant pardonné « pour le service de Dieu », et « justifié » révèle le regard de Dieu sur le croyant : il le voit « juste », à travers son Fils Jésus. J’aime illustrer cette dernière affirmation avec l’image du vitrail (= Jésus-Christ) traversé par la lumière (= le regard de Dieu) qui pose ses couleurs (= la justice) sur ce qui est placé devant lui, mur ou homme.

Par son Esprit Dieu transforme tout l’être de celui qui reconnaît Jésus comme le Sauveur et le Seigneur de sa vie. Le discours de Paul ici sort du plan matériel et visible, pour inviter les croyants de Corinthe à considérer le plan spirituel de la vie du chrétien, libéré de la condamnation que son péché lui faisait  encourir, libéré de l’emprise, de « l’asservissement »(v 12)  du péché sur lui (= sa séparation d’avec Dieu)

-v 12 : Telle est la liberté du chrétien : ce n’est pas la possibilité de vivre comme on l’entend, selon ses passions et les aléas des circonstances. Liberté n’est pas licence des comportements, comme beaucoup le croient. Être libéré d’une condamnation ne donne pas la permission de retomber dans ce qui a causé la condamnation. Paul aussitôt après avoir affirmé cette liberté spirituelle « Tout m’est permis… », en montre la limite « tout n’est pas utile » ! On peut se demander « à quoi ? ». Paul va s’en expliquer dans le paragraphe suivant, et au ch 10.23 : « tout n’édifie pas ». La vie du chrétien a un autre but que l’assouvissement de ses passions, elle cherche à édifier, c-à-dire, à cultiver sa relation avec Christ pour grandir dans la foi et amener d’autres à reconnaître la puissance de transformation de la vie par Christ.

-v 13-15 : Par un parallélisme audacieux, Paul oppose aliments pour le ventre, qui sont périssables, au corps qui n’est pas pour l’inconduite mais pour le Seigneur qui le ressuscitera ! Toute attitude ou habitude qui a pour but de satisfaire ses  appétits matérialistes,  conduit finalement à la mort éternelle, mais le corps (il faut l’entendre à la fois comme la partie physique ou le comportement de l’être humain, et comme l’ensemble de son être, développé en  « corps, âme et esprit » selon 1Thes 5.23), appartient au Seigneur qui a la puissance de le ressusciter. La métaphore du corps est chère à Paul qui la développe dans les chapitres suivants et dans plusieurs de ses lettres (Rom 12.5 ; Eph 4.12,16 ; 5.30 ; Col 1.18). Ici il insiste sur l’appartenance à Christ de chacun des membres de l’Église, corps du Christ auquel il est attaché en et par l’Esprit (v 17). Tout attachement de notre être à quelqu’un d’autre brise le lien qui l’unit à Christ et devient idolâtre (les prostituées à l’époque de Paul étaient les prêtresses des dieux païens : en s’unissant à elles les fidèles croyaient s’unir à leur dieu ou du moins recevoir ses faveurs). On ne peut pas séparer impunément corps, âme et esprit, prétendre être uni à Christ en esprit et se comporter physiquement et moralement sans tenir compte de cette union spirituelle.

-v 18-20 : Paul condamne l’inconduite comme une atteinte à l’intégrité de l’être, puisque à partir de la « pénétration » physique, elle conduit à une « pénétration » morale et spirituelle de l’idolâtrie. C’est pourquoi il revalorise la notion de corps dans le sens de l’être tout entier, en en faisant le « temple du Saint-Esprit » reçu de Dieu. Comme on respecte le bâtiment religieux où l’on vient adorer Dieu, on doit respecter son être que Dieu honore en y demeurant ! Il ne nous appartient plus pour en faire ce que l’on veut, il appartient à Dieu qui se l’est acquis à grand prix (v 20), en se donnant lui-même par Jésus-Christ pour effacer notre séparation d’avec Lui. Paul parle de « rachat à grand prix » selon la métaphore de l’esclave dont on rachète la liberté. Esclaves du mal, nous avons été libérés par Jésus pour le servir, l’honorer et lui rendre gloire par tout notre être uni à Lui par le lien de l’Esprit !         

Paul conclut ces chapitres de reproches et d’invectives aux Corinthiens par cette magnifique vision de l’identité et du rôle du chrétien, libéré de toute idolâtrie et témoin de la puissance de la grâce de Dieu ! 

Questions pour une application dans la vie chrétienne

  • De quelle « idolâtrie » physique, morale ou spirituelle suis-je encore esclave ? Comment m’en libérer ?
  • Quelle valeur donnons-nous à notre respect des lois alimentaires du Lévitique (ch 11) : un mérite pour obtenir la faveur de Dieu ? un moyen de garder la santé physique ? une marque d’obéissance fidèle à la Parole de Dieu ? un moyen de mieux servir Dieu et de témoigner de son amour pour moi ?...
  • Comment mon église et moi-même (!) manifestons-nous que Dieu nous habite ?