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07/08/2026

Étude n°7 le don de l’Amour 1 Corinthiens 13.1-13 (15 08 26) 

Étude n°7 le don de l’Amour 1 Corinthiens 13.1-13 (15 08 26) 

« Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l’amour ; mais la plus grande c’est l’amour ! » 1 Cor 13.13Amour de Dieu.jpg

Observons

Contexte

ch 12 : Des dons spirituels divers pour former un corps uni

ch 13 : Le meilleur don : l’agapè

ch 14 : Le don de prophétie et des langues (problème local)

Texte

A : 1-3 : Si je n’ai pas l’amour (= agapê # éros # philia), les autres dons (parler en langues, connaissance, foi, bienfaisance et martyre) n’ont aucune valeur.

B : 4-7 : L’amour use de ...(verbes et non adjectifs) : Patience et support (= endurer et soutenir), encadrent les autres actions.

Au centre de ces actions : ne cherche pas son intérêt.

V 7 : Tout est ici un adverbe de temps = tout le temps, toujours ; Croit = fait confiance, ce n’est pas de la crédulité naïve !

A’: 8-13 : L’amour = la perfection de la maturité et de l’éternité

Paragraphe développé en chiasme ou parallèles concentriques :

a- 8a  L’amour est éternel

b- 8b-10  Ce qui est actuel est éphémère, partiel : notre connaissance est partielle

c- 11   l’enfant devient homme mûr

b’- 12 l’image du miroir : je connais en partie, partiellement

a’- 13  L’amour est éternel

 

Comprenons

A  v 1-3 : Aucun don spirituel n’est utile sans l’Amour, même les plus prisés par les Corinthiens. L’amour ici est à distinguer du sentiment né du désir. Le mot agapê est souvent traduit par « charité » et désigne l’élan le plus intime de Dieu vers l’homme et de l’homme vers son Dieu et vers sa volonté. Sans cet élan profond venu de la présence de Christ en soi (Ga 2.20), les autres dons spirituels ne sont que vanité et poudre aux yeux. Les Corinthiens semblent avoir été très sensibles aux dons qui mettaient en valeur leurs connaissances intellectuelles ou même prophétiques (voir l’exemple de Balaam, prophète sans amour Nb 22), le zèle de leur foi fanatique, leur goût du sensationnel (transporter les montagnes ou parler en langues), leurs œuvres extraordinaires (dons de leurs biens ou de leur vie). Sans amour, leur dit l’apôtre, tout cela n’est qu’apparence vaine et passagère, que recherche inutile de sa propre gloire. 

B v 4-7 : L’Amour n’est pas un sentiment mais un principe d’action, un pouvoir énergique qui agit dans la vie et transforme tous les rapports humains : 

- il exclut l’orgueil (4) et l’égoïsme (5)

- il porte un regard positif sur l’autre en tout temps (6-7)

- il use de patience et de soutien (4,7)

= c’est un amour inconditionnel, semblable à celui du père du fils prodigue (Luc 15).

A’ v 8-13 : Voie par excellence : c’est la seule chose éternelle que nous commençons à vivre ici-bas et que nous emporterons dans la présence éternelle de Dieu. Il est de même nature que Dieu et peut être vécu déjà par l’enfant de Dieu sur son chemin de croissance vers la maturité et la perfection de la présence de Dieu. Tous les autres dons restent imparfaits et incomplets (les miroirs (12) étaient en métal poli et ne reflétaient pas une image très précise de la réalité). Aujourd’hui, par l’amour, nous voyons Dieu seulement tel qu’il est en nous, dans l’éternité nous le verrons tel qu’il est en lui-même ! La foi, non pas le don extraordinaire du v 2, mais le moyen permanent de la vie chrétienne,  et l’espérance, sorte de jouissance anticipée de la présence de Dieu, ne seront plus de mise puisque notre connaissance de Dieu sera une communion parfaite, une  « pénétration » par l’amour de Dieu (Jean 17.21 ; 1 Jean 3.2 ; 4.16). 

Questions pour une application dans la vie chrétienne

- Relire le texte lentement en  mettant à la place de l’amour,                                                        une première fois Christ : trouver des exemples dans la Bible et dans notre vie,                              une seconde fois Moi : Où cela coince-t-il ? Pourquoi ?                                                            Enfin, une troisième fois L’Église : mêmes questions. 

- Si l’amour est le fruit de l’Esprit (Ga 5.22), que faire pour porter ce fruit dans ma vie et dans celle de mon Église ? 

- Où en suis-je dans la croissance de ma foi et de mon amour ? Ma foi repose-t-elle sur la vue, comme Thomas (Jn 20.25), sur mes connaissances, comme les Pharisiens, ou sur le feu du cœur qui brûle en nous en présence de Jésus, comme les disciples d’Emmaüs (Luc 24.31-32) ?

- Mon amour pour Dieu est-il intéressé, avide et possessif, ou confiant, reconnaissant et inconditionnel ? Comment cela se manifeste-t-il dans mes relations avec les autres ?

 

31/07/2026

 Étude n°6 Dons de l’Esprit 1 Cor 12 (08 08 26)

 

 Étude n°6 Dons de l’Esprit 1 Cor 12 (08 08 26)

« Recherchez l’amour. Aspirez aussi aux dons spirituels, mais surtout à celui de prophétie. »1 Cor 14.1Dons de l'Esprit Saint 2.jpg

Observons

Ce chapitre important est assez long et peut se partager en trois paragraphes. Il sera sans doute nécessaire de n’en aborder qu’une partie dans les groupes d’études.

A-   12.1-13

Le contexte : A une église divisée (1.11-12) sans discipline (6.12a) et livrée à l’idolâtrie et l’inconduite (ch 10-11), Paul va rappeler que tout dans l’église dépend de l’Esprit (12.11).

Le texte  (12.1-13) constitue la première partie de l’ensemble du chapitre traitant des dons de l’Esprit, et introduit la métaphore du corps de Christ que forme l’Église.

1-3 : Quel est le signe de l’absence, puis de la présence de l’Esprit ?

4-7 : Quel rôle remplit chaque personne de la Divinité ? Qu’accorde-t-elle à l’Eglise ? Précisez la différence entre les termes employés par Paul.  Dans quel but l’Esprit se manifeste-t-il dans l’Eglise ?

8-10 : exemples de neuf dons, classés en trois catégories déterminées par l’emploi de deux pronoms qui signifient « un autre » : deux fois « éteros » (v 9 et 10b) et « allos » partout ailleurs :

a- v 8: Que concernent ces deux dons, sagesse et connaissance? 

b- v 9 : (premier « eteros ») Quels sont les cinq dons groupés ici sous le titre de la foi ?  la foi et ses effets miraculeux : guérisons, miracles, prophétie, discernement des esprits 

c- v 10b : (second « eteros ») Quels sont les deux dons qui terminent la liste ? Qu’implique le pluriel du mot « langues » ?

11-13 : Relever les répétitions dans ces 3 versets : Quelle est la liberté de l’Esprit ?

Sur quoi insiste Paul dans sa comparaison avec le corps ? Qui est mis en valeur au v central (12) ? Quel est le rôle de l’Esprit dans le corps de Christ que constitue l’Eglise, v 27 ? 

B-   12.14-27

12. 12-14

- Quelles caractéristiques du corps sont relevées par Paul dans cette 1ère partie ?

- A qui le corps est-il comparé ? Quelle importance cela a-t-il ?

- Comment devient-on membre du corps ? Quel est le trait d’union entre les divers membres ? Que signifie « être baptisé » dans l’Esprit, être abreuvé de l’Esprit ?

12. 15-20

- Quel est le principe nécessaire à la vie du corps ?

- A quoi aboutirait-on en son absence ?

- Qui a voulu cette diversité ?

12. 21-27 :

-  Qu’est-ce que la diversité exige pour conserver l’unité ?

-  Qu’est-ce que l’unité exige de la part des divers membres ?

-  Qu’est-ce qui compte le plus : être un membre individuel ou constituer collectivement le corps de Christ ?

12. 28-31 :

-v 28 : Dans sa liste des différents dons, qu’est-ce que Paul place en premier ? Pourquoi ?

- v 29-31 : Que veut souligner Paul par ses interrogations ? 

Comprenons

A- 12. 1-13 : Les effets de l’effusion de l’Esprit à la Pentecôte sur l’Église apostolique se sont fait  sentir aussi à Corinthe. Ces dons et en particulier celui des langues, avaient  aux yeux des Corinthiens peu sanctifiés, une valeur proportionnée à la gloire personnelle qu’ils pouvaient en retirer. Paul essaie de faire comprendre le but des dons et leur rapport entre eux : ils sont les moyens distribués par le baptême de l’Esprit à l’Église pour son unité et la puissance de son témoignage. Dans le ch 13, Paul établit que ce qui permet à ces dons d’être efficaces, c’est l’amour- agapê ; dans le ch 14, il développe l’usage du don des langues, si cher aux Corinthiens, mais placé en dernier dans la liste qu’il établit au chapitre 12.

Ce chapitre commence par préciser ce qui fonde l’Église. Paul ne parle pas ici du baptême d’eau, qui est le signe extérieur et public de l’engagement individuel du croyant. L’image du  « baptême dans l’Esprit »(v 13) exprime l’action intérieure de l’Esprit dans le cœur du converti, pour faire mourir en lui sa nature païenne, idolâtre et dévoyée (v 2) et lui permettre de proclamer la seigneurie du Christ (v 3) dans une vie nouvelle et transformée. Sa profession de foi, impossible sans l’Esprit, le fait entrer alors comme membre dans le « corps » de Christ qu’est l’Église (v 12-13). 

Les dons naturels sanctifiés par l’Esprit, et les dons particuliers que l’Esprit accorde librement (v 11), servent alors à faire vivre dans l’unité les diverses nationalités, races,  conditions sociales des croyants (v 13). Le « comme il veut » exclut toute manipulation ou toute prétention humaine à maîtriser le Saint-Esprit !

Aux versets 4-7, Paul différencie les opérations de la Trinité divine dans l’Église : les dons viennent de l’Esprit et seront développés aux v 8-11, les services ou ministères sont à l’image de celui du Seigneur Jésus, ils sont repris aux v 28-30, et les miracles manifestent la puissance de Dieu. Ainsi, l’unité et la diversité de la personne divine sont visibles dans l’unité et la diversité de ce qu’Elle apporte à l’Église, comme le corps est constitué de membres diversifiés mais unis pour son bon fonctionnement v 12-13.

La traduction des v 8-10 ne permet pas de saisir la classification en trois catégories que Paul fait des dons. En grec, il introduit la liste par « à l’un » auquel répondent  deux mots qui signifient « à l’autre » : ετέρω (éterô) pour introduire les deux catégories suivantes (v 9 et 10b), et άλλω (allô) à l’intérieur de chaque division pour détailler les dons. Ainsi, dans la première division, nous trouvons le don de la parole (= discours), différencié entre sagesse = capacité de vivre pratiquement la révélation divine,  et science = connaissance profonde de la vérité divine  et capacité pédagogique de l’enseigner. Ce sont les qualités qui distinguent les ministères des   « apôtres, des prophètes et des docteurs » (v 29). Les prophètes dans le sens de « porte-parole » de Dieu, possèdent ces dons spécifiques de la parole : la sagesse et la science, puisque « celui qui prophétise parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console » (1 Co 14.3), car il est poussé par l’Esprit à parler de la part de Dieu (2 Pi 1.21)

Dans la deuxième division, Paul parle du don de  foi, non la confiance qui habite le cœur de tout croyant, mais celle qui  manifeste occasionnellement les fruits de la puissance divine : guérisons, miracles spectaculaires, prophéties (= dans le sens ici de prédictions), discernement des esprits (1 Jn 4.1). Ces dons de foi ont pour but de « soigner » le corps et l’âme des individus et de l’Eglise. On pourrait penser qu’ils s’adressent plus particulièrement aux ministères de service, diaconat, anciennat (v 5 et 28b). 

 En dernier viennent les dons qui concernent les langues, sur le modèle de ce qui s’est passé à la Pentecôte à Jérusalem. Paul en reparlera au ch 14, pour les placer à leur véritable rang dans l’utilité pour édifier l’Eglise. Ces deux dons visent plus à évangéliser à l’extérieur de l’Eglise.

v 11-13 : Ces trois versets encadrent le nom de Christ par le mot Esprit (répété trois fois) : Ce n’est pas n’importe quel esprit qui agit dans l’Eglise, c’est celui du Sauveur, du Christ =(Oint) de Dieu. Il y a unité de la Divinité dans la diversité des rôles et des manifestations, pour unir en un seul corps les membres si divers de la communauté de l’Eglise.  

 Ce que Paul avait attribué à Dieu au v 6 est maintenant le fait de l’Esprit-Saint. Pour l’apôtre, la personne divine est bien Une, et agit selon les temps, et les besoins différemment. Le Père Créateur Tout-Puissant œuvre dans le monde en manifestant sa puissance et son amour ; le Fils, Jésus-Christ, a accompli l’œuvre de salut par son incarnation, sa mort, sa résurrection et poursuit cette œuvre de salut par son intercession maintenant qu’il est  revenu dans la gloire divine ; il agit auprès des fidèles par son Esprit en eux, qui les qualifie pour leurs ministères dans l’Église et leur témoignage à l’extérieur. 

Ce qui importe à l’apôtre, c’est de faire comprendre que le baptême de l’Esprit n’avantage pas l’un ou l’autre des membres de l’église, mais qu’il unit toutes leurs diversités, pour le bien commun, et pour la propagation de l’Évangile. La recherche de l’Esprit et de ses dons est vaine si c’est dans un autre but ! (1 Co 14.12)

B-   V 12-27

A une église divisée, Paul rappelle que tout dans l’église  dépend de l’Esprit (v 11).Il développe son argumentation en 3 paragraphes : 12-14 ; 15-20 ; 21-27.Eglise corps du Christ.jpg

12-14 : Unité du corps dans multiplicité des membres. Le corps est comparé à Christ, et non à l’Église ! Cela montre l’identification totale de l’Église à Christ qui en est la tête.

Pour répondre aux questions posées pour ce paragraphe (partie Observons), faire chercher les réponses dans le texte, avant toute discussion ! Insister sur l’action de Dieu : c’est lui qui agit pour constituer et unir son corps. L’Esprit unit, pas les dogmes, ni les pratiques de la foi.

15-20 : Le principe nécessaire à la vie du corps c’est la diversité des dons et des fonctions. Sans cette diversité on aboutirait à une monstruosité invivable, car l’uniformité empêche le fonctionnement et le développement harmonieux du corps. Dieu a voulu la diversité des membres  dans l’unité, pour le bon fonctionnement du corps. Là encore, c’est une décision de Dieu pour son Église. Toute tentative d’uniformisation dans l’Église s’avère contraire à la volonté de Dieu et néfaste au bon témoignage de l’Église.

21-27 : Pour conserver l’unité, la diversité exige que soient présentes solidarité et complémentarité entre les membres et/ou les églises locales. Cela demande que n’existent ni orgueil, ni mépris de la part des membres « responsables », ni jalousie, ni rancœur de la part des plus humbles. Pas d’individualisme, ni de rivalité ni de prétention individuelle, mais Souci des autres. (Lire Ph 2.2-4). Il n’y a pas de corps sans membres, et la raison d’être du membre, c’est d’être uni aux autres pour faire vivre le corps.

C-v 28-31

Paul dresse une liste précieuse des différents dons, en plaçant en premiers ceux qui permettent la transmission et l’enseignement de la Parole à l’intérieur et l’extérieur de la communauté, apôtres, prophètes et docteurs. Sans cet ancrage dans la Parole, le témoignage de l’Église peut vite déraper s’il privilégie les dons spectaculaires ou humanitaires ou même administratifs (guérison, secours, parler en langues, gouvernement). Toutes les dénominations chrétiennes, y compris la nôtre ont à veiller sur leurs priorités, si elles veulent être fidèles à l’enseignement de Paul dans ce chapitre ! Il le conclut en insistant sur la nécessité de la diversité des dons pour la vie de l’Église, et en qualifiant les dons de connaissance et d’enseignement de la parole comme les meilleurs.

Questions pour une application dans la vie chrétienne

A : v 1-13

- Quelle est l’action sensible de l’Esprit  dans mon église locale ?

- Comment mon église respecte-t-elle la diversité des dons et des talents ? Sont-ils identifiés et reconnus par tous ? Comment contribuent-ils à l’édification spirituelle de chacun des membres?

-  Que puis-je être ou faire personnellement pour que le corps de mon église croisse harmonieusement ? Comment mes dons spécifiques servent-ils ma communauté ?

- Comment éviter que les dons de l’Esprit qui se manifestent dans  l’Église ne deviennent un sujet d’orgueil, de jalousie, de vanité, et finalement de discorde entre membres ?

B : v 14-27

-  Faire partie du corps de Christ, être chrétien, est-ce appartenir à une dénomination, à l’Église universelle, ou à Christ ? Comment cela influence-t-il mon regard sur les autres chrétiens ?

-Comment sont accueillies et vécues les différences sociales, ethniques, culturelles dans mon église ? Quelle est l’action sensible de l’Esprit, à ce niveau ?

-Mon église respecte-t-elle la diversité des dons spirituels et des talents ?

-Que puis-je faire ou être personnellement pour que le corps de mon église croisse harmonieusement ? Comment mes dons spécifiques servent-ils ma communauté ?

-Comment ai-je cherché à me faire-valoir, à revendiquer une responsabilité honorifique, à exercer un pouvoir sur mes frères et sœurs, à critiquer les dirigeants ou les autres membres ? 

-Comment vais-je chercher à me mettre au service de la communauté dans l’amour fraternel, l’humilité,  la solidarité et la complémentarité des dons ? 

-Ai-je le souci du bien-être du corps tout entier, ou de moi-même comme membre ? Comment vais-je manifester ma solidarité dans la joie et la peine de mes frères et sœurs ?

C : v 28-31

-Quels dons s’exercent dans ma communauté ? Quels dons privilégie-t-elle ?