UA-111710466-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/02/2020

Étude n°7 De la fosse aux lions à la libération Daniel 6 (15 02 20)

Étude n°7 De la fosse aux lions à la libération Daniel 6 (15 02 20)

« Mon Dieu a envoyé son ange et fermé la gueule des lions qui ne m’ont fait aucun mal, parce que j’ai été trouvé innocent devant lui ; et devant toi non plus, ô roi, je n’ai rien fait de mal ». Dan 6.23Daniel et lions mosaïque.jpg

Observons

Le contexte

La puissance des Chaldéens a été brisée avec la prise de Babylone par Cyrus le Perse, et la mort du dernier roi babylonien Belschatsar (ch 5). Darius, l’allié mède de Cyrus gouverna à peine deux ans pendant que Cyrus poursuivait ses conquêtes avant de prendre le pouvoir en personne à Babylone. C’est dans cette courte période du règne de Darius que Daniel reçut la vision des 70 semaines annonçant la venue de l’Oint du Seigneur (9.20-27). Daniel avait vieilli sans perdre le respect des monarques successifs, à cause de sa lumière intérieure due à la présence de Dieu dans son cœur. Mais il dut subir une dernière et terrible épreuve de sa foi.

Le texte est un récit linéaire en 5 étapes

a) v 1-3 : Daniel l’un des trois chefs du royaume honoré par le roi

b) v 4-10 : la machination des satrapes contre Daniel : Quel motif d’accusation trouvent-ils pour prendre Daniel en défaut ? Quelle est l’erreur du roi Darius ?

c) v 11 : la fidélité à Dieu de Daniel : comment se manifeste-t-elle ?

b’) v 12-24 : la condamnation et la délivrance de Daniel dans la fosse aux lions : Quels sont les sentiments du roi vis-à-vis de Daniel ? A quelle prière et quels actes cela le pousse-t-il ? Qu’est-ce qui est en jeu ?

a’) v 25-27 : l’ordre du roi de vénérer le Dieu de Daniel. Que reconnaît le roi ? Sur quoi se base sa « foi » en Dieu ? 

- Comparez les attitudes du roi et de Daniel. Comment s’expliquent-elles ?

 Comprenons

La supériorité de Daniel sur les satrapes lui venait de la présence de Dieu en lui (v 3) qui se manifestait par la fidélité, la droiture et la piété de sa vie. Les satrapes par jalousie cherchèrent, en vain, la faille dans sa vie morale, pour pouvoir l’accuser. Ensuite ils utilisèrent contre lui ses propres qualités ; en flattant l’orgueil du roi et son désir d’unité pour son royaume très cosmopolite et polythéiste (v7), ils réussirent à lui extorquer un décret de mort contre quiconque ne l’adorerait pas comme dieu. Malgré le danger, Daniel ne changea rien à ses habitudes de prière. Celles-ci peuvent sembler ostentatoires et provocatrices, mais elles prouvent sa confiance totale dans le  Dieu qu’il sert, et son refus de se laisser manipuler par les autres.

Le roi, pris au piège de son décret (la loi des Mèdes et des Perses était décrétée irrévocable v 15), manifeste son affliction profonde (jeûne, abstinence sexuelle, insomnie), son espoir secret en la puissance de Dieu (v 16 : vœu, v 19-20 : lever précipité à l’aube, et appel à Daniel dans la fosse), et sa joie en louant la puissance salvatrice de Dieu et en ordonnant son adoration à tous ses sujets (v 26-27).

Le souci de Daniel dans cette épreuve n’a pas été de sauver sa vie (Ap 12.11), mais d’adorer et de servir son Dieu avec fidélité et courage. Dieu a pu intervenir en sa faveur à cause de la confiance absolue que Daniel mettait en lui (v 23), ce qui a amené le roi et ses sujets à reconnaître sa seigneurie éternelle et sa puissance de salut (v 26), ce qui les poussait à adorer avec respect et crainte (v 27) plus qu’avec amour (au vu de la punition terrible des satrapes et leurs familles !). Le roi après s’être fait manipuler, réagit en politique avec autorité, sans pitié ni repentir, Daniel agit avec droiture, confiance et fidélité à son Dieu et au roi, sans rancune ni triomphalisme !

Questions pour une application dans la vie chrétienne

  • Nous n’avons plus à faire face physiquement à des lions, mais bien souvent les conditions morales et spirituelles de notre vie nous confrontent à de véritables risques de mort spirituelle ou physique, et à de vraies agressions de « lions » symboliques en nous (séductions, tentations, culpabilisations fausses, déprimes, violence, etc.). Qu’est-ce qui alors a le plus d’importance pour nous : sauver notre vie physique, notre situation sociale, nos avantages matériels, par des compromis avec notre conscience ou notre foi, ou bien placer notre confiance en Dieu et lui rester fidèle, coûte que coûte ? chercher à nous sauver nous-même ou attendre tout de Dieu même au prix de notre vie ?
  • Comment est-ce que je réagis devant l’opposition à ma foi et à mon comportement fidèle et juste devant Dieu, par exemple, l’honnêteté dans mes études, ma fidélité au sabbat, aux conseils divins pour ma santé, pour la gestion de mon argent, pour ma vie affective et mes relations avec les autres basées sur l’amour et non des rapports de force et de pouvoir ? Est-ce que j’éprouve de la colère, de la tristesse, du doute ? est-ce que je suis tenté par l’abandon de ma conduite, par le compromis, ou est-ce que je décide de résister à la tentation et de persévérer dans la foi et la confiance totale en Dieu qui « délivre et qui sauve » (v 28) ?
  • De quel Dieu ma vie témoigne-t-elle ? Un Dieu qui punit, ou qui libère ?

08:00 Publié dans Daniel | Lien permanent | Commentaires (0)

31/01/2020

Étude n°6 De l’arrogance à la destruction Daniel 5 (08 02 20)

Étude n°6 De l’arrogance à la destruction Daniel 5 (08 02 20)

(Tableau de Rembrandt : le festin de Belschatsar)Belshatsar et la main sur le mur Rembrandt.jpg

 « A Dieu appartiennent la sagesse et la force. C’est lui qui change les temps et les circonstances, qui renverse les rois et qui établit les rois, qui donne la sagesse aux sages et la science à ceux qui ont de l’intelligence." Dan 2.21

Observons

-          Après Nébucadnetsar au ch 4, de quel roi s’agit-il ? v1 et 30

-          1-4 : Comment se comportent ce roi et sa cour ? Pourquoi est-ce si grave ?

-          5-9 : Qu’est-ce qui apparaît aux yeux de tous ? Quelles sont les réactions des assistants ?

-          10-12 : Qui intervient pour faire appeler Daniel ? Comment est-il présenté ?

-          13-17 : Comment le roi présente-t-il sa demande à Daniell ? Comment le considère-t-il ? Que lui offre-t-il ?

-          18-21 : Pourquoi Daniel rappelle-t-il l’histoire de Nébucadnetsar ? Avertissement, menace ?

-          22-24 : Que révèle Daniel au roi ? Dans quel but ?

-          25-28 : Que représentent les paroles écrites sur le mur ? Par qui avaient-elles été écrites, v 5 ? Rapprocher d’Exode 31.18, Deut 9.10, Jean 8.6 : Qu’en conclure sur l’œuvre de Jésus face au péché ?

-          29-30 : Comment réagit le roi à  la révélation de Daniel ? Quel est son sort ?

Comprenons

Belschatsar (= Que Bel protège le roi) fut le fils de Nabonide, dernier roi de Babylone, et gendre de Nébucadnetsar. Il fut fait corégent par son père en 553 et il fut fait corégent par son père en 553. Il assura le gouvernement de l'empire lors de l'exil volontaire de ce dernier dans l’oasis de Teima, puis lors des campagnes militaires de Nabonide. Ce dernier était absent de Babylone pour combattre Cyrus au moment de ce récit du festin. Il y a un écart de 23 ans entre la mort de Nébucadnetsar, son grand-père en 562 av JC et la mort de Belschatsar en 539, à la prise de Babylone par le Perse Cyrus.

Le festin du roi, insiste sur l’insouciance du vice-roi dans une ville assiégée, sur sa conduite blasphématoire et sacrilège envers les objets sacrés du culte hébreu, rapportés par Nébucadnetsar à Babylone, sur sa méconnaissance du passé et  des personnages marquants de son royaume (il ne sait rien de Daniel, qui avait pourtant été un ministre important et honoré au palais) et sur son épouvante superstitieuse devant l’apparition d’une écriture mystérieuse sur le mur. La reine-mère fille de Nébucadnetsar, lui fait l’éloge de Daniel, qu’elle a dû connaître personnellement, le décrivant comme « un esprit supérieur », doué de la sagesse des dieux (Elohim est un nom pluriel !), donc capable de résoudre les énigmes. Le vice-roi reprend devant Daniel les mots-mêmes de sa mère et lui promet la 3ème place du royaume (après Nabonide et lui) s’il résout l’énigme. Pour bien montrer à Belschatsar, qu’il n’est pas à acheter, Daniel refuse la promesse tout en acceptant de relever le défi.

Pour préparer le vice-roi à entendre et recevoir le jugement de Dieu, Daniel rappelle la conduite de Nébucadnetsar foudroyé par la folie à cause de son orgueil et de son arrogance vis-à-vis de Dieu dont il avait ignoré les avertissements donnés dans ses rêves (v 20). Mais Daniel mentionne sa guérison et son rétablissement sur le trône (Ch 4) lorsqu’il reconnut l’autorité sur lui du Très-Haut (v 21). C’était peut-être un appel à Belschatsar à suivre l’exemple de son grand-père et à se repentir après la révélation de son péché contre le Dieu maître de sa vie (v 23). L’explication de l’écriture ne semble pas avoir eu ce résultat, car le roi, sans aucune manifestation de repentir, s’empresse à remplir sa promesse à Daniel,  sûrement plus pour conjurer le mauvais sort annoncé. L’annonce abrupte de sa mort la nuit même montre la vanité de cette dernière tentative, et la vérité de la Parole de Dieu qui est fidèle dans l’exécution de ses jugements sur les impies et dans son amour protecteur de ses serviteurs : Daniel survécut à la prise de Babylone et joua encore un rôle de témoin de l’Eternel auprès des rois mèdes et perses, Darius et Cyrus, jusqu’au décret permettant au peuple juif de retourner à Jérusalem sous la conduite de Zorobabel.

Cet épisode de la main divine écrivant sur le mur de pierre le jugement sur Belschatsar est le second texte où l’on voit Dieu écrire de son doigt. La première fois ce fut au Sinaï où il écrivit les dix commandements sur les tables de pierre : sa loi, qui révèle aux hommes le péché dont il veut les libérer, ne peut pas être effacée ni modifiée par eux, car elle est gravée de part en part sur les tables. Le troisième texte mentionnant une écriture mystérieuse du doigt divin de Jésus se trouve dans Jean 8. Face aux accusateurs de la femme adultère, Jésus s’accroupit et écrit sur la poussière de la terre des mots qui interpellent les lecteurs, les plaçant devant leurs propres péchés, et les faisant renoncer à jeter la première pierre contre la femme. Jésus n’aurait-il pas écrit la loi de Dieu pour leur faire comprendre leur culpabilité ? Mais à la différence des tables de pierre au Sinaï et du mur du palais de Babylone qu’on ne pouvait pas effacer, Jésus écrivit sur la poussière, pour suggérer que l’effacement, l’expiation, le pardon étaient possibles  par la grâce de son amour. Les accusateurs ne l’ont pas compris, mais la femme l’a saisi, et a pu repartir pardonnée, pour une nouvelle vie.

Questions pour une application dans la vie chrétienne

  • Comment Dieu m’appelle-t-il à me repentir ? Ai-je conscience d’avoir offensé Dieu ?
  • Suis-je attentif aux signes qu’il m’envoie pour que j’avoue l’avoir offensé et que je change de conduite ? (rêve, événement inattendu dans ma vie, concours de circonstance, parole entendue, lecture… ?)
  • Quel est le message que nous avons à porter, en tant que disciples du Christ,  face aux injustices et aux sacrilèges de ce monde ?
  • Comment avoir, comme prophète de Dieu, le courage de Daniel devant les rois de Babylone, ou de Jean-Baptiste devant Hérode, pour dire à nos contemporains la vérité de la Parole divine et la miséricorde de Dieu qui leur est offerte en Jésus ?

08:00 Publié dans Daniel | Lien permanent | Commentaires (0)