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17/04/2026

Étude n°4 Le rôle de la Bible 2 Tim 3.15-17 (25 04 26)

Étude n°4 Le rôle de la Bible 2 Tim 3.15-17 (25 04 26)

"La Parole de Dieu est vivante et efficace, plus acérée qu'une épée à double tranchant: elle pénètre jusqu'à la division de l'âme et de l'esprit, des jointures et des moelles ; elle est juge des sentiments et des pensées du cœur." Heb 4.12

Observons      bible bleue.jpg                                                           

Le contexte :

Une dernière fois, Paul exhorte personnellement son fils spirituel, Timothée, en l’avertissant que des persécutions attendent tout croyant, car les hommes avancent toujours plus dans le mal (3.12-13) et ne supportent plus la saine doctrine (4.3-4). 

Le texte est situé entre ces deux prévisions de l’avenir, et recommande l’attachement à l’Écriture, indispensable à la vie du croyant dans ces contextes sociaux et moraux. On distingue trois paragraphes :

  • 14-15a : Attachement aux Écritures apprises depuis l’enfance
  • 15b-17: Utilité des Écritures pour l’homme de Dieu
  • 1-2 : Nécessité et urgence de la prédication de la Parole.

Comprendre

La seconde lettre à Timothée constitue un vrai testament spirituel que Paul envoie à son disciple et successeur bien-aimé, Timothée, et à travers lui à toute l’Église. Il l’exhorte à

  • garder ce qui lui a été confié par l’Esprit (1.14)
  • transmettre avec droiture la Parole de vérité (2.15)
  • faire face aux contradicteurs et imposteurs des derniers temps (2.14-4.5), grâce à la Parole des Écrits sacrés (3.15).

Conformément au mode de pensée hébraïque pour mettre en valeur une idée importante, notre passage se situe au centre des avertissements sur l’état spirituel et moral des hommes de la dernière génération (3.1-9, 13 et 4.3-4). Cet état se caractérise par l’apparence de la piété, les faux-semblants religieux (3.5) qui cachent la corruption du cœur (= l’être intérieur), et par les déviations de l’esprit (= l’intelligence, l’intellect) séduit par les fables humaines conformes aux désirs et aux convoitises insensées d’un cœur non régénéré (4.3-4).

A- v14-15a : Pour faire face à de telles tentations, Paul ne voit qu’un remède : demeurer ferme dans ce qu’il a enseigné et appris à son disciple, et à quoi ce dernier a prêté foi (14). La suite montre que l’objet de cet enseignement se trouve dans les « écrits sacrés» (15a). On peut rapprocher ce rôle des Écritures du texte de Romains 10.17 « La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la Parole de Christ ».            

Paul oppose donc avec force, aux croyances qui viennent de l’imagination et des sentiments de l’homme, la foi qui naît de l’enseignement et de l’écoute de la Parole de Dieu. Timothée connaît cette Parole depuis son enfance (1.4), grâce à sa mère et sa grand-mère qui la lui ont transmise. Paul a été ensuite son maître et son modèle (3.10) jusque dans les persécutions que sa foi lui a attirées, et dont le Seigneur l’a délivré (3.1).

Les Écrits sacrés dont parle Paul, étaient à son époque ceux de l’Ancien Testament, qui préparaient les cœurs (Amos 4.12) à recevoir la Bonne Nouvelle en Jésus-Christ, que Paul prêchait. Paul appelle ces écrits « sacrés » non pour les sacraliser et en faire un objet de vénération ou d’adoration particulière, mais pour en montrer l’origine divine, qui doit inspirer un respect  total pour le message qu’ils contiennent. 

B-15b-17 : Quelle est l’utilité des Écritures Saintes ?

-Elles donnent la sagesse, ou discernement du plan de Dieu conçu pour le salut de tout homme qui croit au Fils de Dieu. L’apôtre Jean, après Paul, explicitera en un seul verset ce plan divin : Jean 3.16 ! Ainsi se trouve résumé tout ce que les prophètes avaient pressenti et tenté de faire saisir au peuple d’Israël (Es 53, entre autres). Ajouter foi au sacrifice de Jésus-Christ sur la croix, pour délivrer du péché, permet d’être sauvé de la mort spirituelle et éternelle, c’est-à-dire de commencer la vie éternelle dès maintenant et d’entrer dans le Royaume de Dieu au retour de Christ.

-Toute Écriture (ici, c’était l’Ancien Testament, plus tard on y ajoutera le Nouveau Testament), c'est-à-dire l’ensemble de la Bible, est pénétrée de l’Esprit Saint qui a poussé des hommes à parler de la part de Dieu (2 Pi 1.21). Paul ne discute pas sur le mode et l’étendue de l’inspiration divine (par exemple sur la question de savoir si elle concerne la lettre, comme les musulmans le croient du Coran, ou l’esprit (= l’intention et le sens des paroles), comme beaucoup de croyants le croient de la Bible). Mais il établit l’autorité et la vérité de ces Écrits, parce qu’ils sont émanation et révélation de l’Esprit divin.

-Parce qu’ils sont inspirés, ils ont une puissance extraordinaire de formation et de transformation des cœurs. Ils enseignent spirituellement le lecteur, comme Jésus le fit durant son ministère terrestre, sur la personne de Dieu, sur son plan de salut pour l’homme et sa mise en œuvre en Jésus-Christ. (mais ils ne renseignent pas scientifiquement sur les phénomènes naturels.)

-Pour Paul, l’Ancien Testament (= la Loi et les Prophètes) était la base de cet enseignement ; les apôtres avec le Nouveau Testament n’ont fait qu’expliquer les promesses divines, en révéler leur accomplissement, et en tirer les conclusions doctrinales pour la vie de chaque croyant. Par les Écritures, le pécheur est convaincu de son état devant Dieu (Jn 16.8). Il trouve en elles le moyen et les directives pour changer d’état d’esprit et de comportement, « être redressé, corrigé». La Parole de Dieu devient son maître, qui guide dans la justice, c’est-à-dire qu’elle forme et sanctifie (Jn 17.17) celui qui se met à son écoute, elle l’instruit et l’éduque pour une croissance dans la foi et la sainteté (= la capacité à servir et honorer Dieu), en toutes circonstances.

L’homme de Dieu est un serviteur, un disciple pour qui Dieu est tout, et à qui Dieu accorde la puissance de son Esprit (2 Rois 1.9-10 ; 2 Pi 1.21) pour accomplir sa volonté de jugement révélateur des cœurs, et/ou de miséricorde auprès de son entourage.

Pour Paul, l’Écriture suffit à rendre sage à salut (15), à conduire le croyant et l’Église jusqu’à la maturité spirituelle, la stature parfaite de Christ (Ep 4.12-13). Jean à la fin de l’Apocalypse le confirmera quelques décennies plus tard (Ap 22.18-19). On ne peut impunément ni ajouter, ni retrancher quoi que ce soit à l’enseignement des Écritures, qui confère à l’enseignant une grande responsabilité spirituelle, et au disciple le devoir d’examiner chaque jour les Écritures pour vérifier si ce qu’on lui enseigne est exact (Ac 17.11).

C-4.1-2 : Dans son dernier message à Timothée, Paul devient pressant dans ses exhortations (il sait qu’il va mourir bientôt), et dans son adjuration solennelle à prêcher la Parole. Il a conscience de l’importance de cette mission, car c’est au moment de la venue de Christ que seront révélés (= par et dans le jugement préliminaire) et rassemblés ceux qui auront choisi de vivre selon cette Parole. Or," comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Comment entendront-ils parler de lui sans prédicateurs ?" (Rom 10.14) 

V 2 : A travers Timothée et tous les pasteurs qui lui succèderont, Paul donne à l’Église tout entière la mission de prêcher sans tenir compte des impressions subjectives d’opportunité ou pas, de leurs dispositions personnelles ou même de celles de leur auditoire. La prédication n’est pas non plus liée à un lieu (saint, consacré ?), à un jour (sabbat, dimanche ou autre jour), à un rite, une cérémonie, une forme. Elle n’est donc pas seulement orale, elle est aussi vécue ! La mission de prédication de la Parole divine sera d’autant plus fructueuse qu’elle sera accomplie non avec un zèle amer, mais avec persévérance, douceur et miséricorde pour le prochain, par l’exemple d’une vie consacrée à Dieu et fidèle à ses enseignements, une vie qui ne s’égare pas dans les convoitises et les mensonges humains (4.3). 

Questions pour une application dans la vie chrétienne 

-Quelle place ont les Écritures dans ma vie quotidienne et dans la vie de mon Église ? Combien de temps consacré-je à l’étude et la méditation de la Bible? Comment lui donner concrètement la première place dans mes pensées et mes choix de vie, individuellement, et dans le culte collectivement ?

-Suis-je à l’écoute des enseignements bibliques pour les mettre en pratique (Jac 1.22-25) ? Comment tenir compte de leurs avertissements pour la fin des temps ?

-Quelle est ma participation active au partage biblique hebdomadaire de mon Église ? Comment éviter de rester « consommateur » passif dans ce moment d’échanges ?

-En quoi la lecture de la Bible m’a-t-elle permis de modifier mon comportement en cas de conflit ou d’échec ? Ai-je conscience d’avoir grandi dans la foi et la sanctification ? De quelles expériences récentes puis-je témoigner sur ce point ?

-En quoi ma vie et mes paroles peuvent-elles prêcher la Bonne Nouvelle à mon entourage ? Sur quels points ai-je besoin d’être plus particulièrement inspiré par l’Esprit ?

 

    

10/04/2026

Étude n°3 Orgueil contre humilité 1 Jean 2.12-17(18 04 26)

Étude n°3 Orgueil contre humilité 1 Jean 2.12-17(18 04 26)orgueil et humilité 1.jpg

« Quiconque s’élève sera abaissé, et quiconque s’abaisse sera élevé ! »Luc 14.11

Observons 1Jean 2.12-17

Le contexte

Nous sommes dans la première grande section de la lettre : Dieu est lumière, développée en quatre étapes. Ce passage constitue la troisième étape de cette section. Si Dieu est Lumière, il nous demande de :

-renoncer au péché (1.5-2.2)

-obéir aux commandements (2.3-11)

-ne pas aimer le monde (2.12-17)

-demeurer fidèles à la doctrine reçue (2.18-28) 

Le texte

Deux parties bien délimitées par le vocabulaire et les répétitions

A) 1- la connaissance de Dieu (v 12-14) :

-être pardonné à cause de son nom

-connaître (3 x) Celui qui est dès le commencement (2 x)

                       Son nom, le Père, la Parole de Dieu

 -vaincre le malin (2 x), être forts

 -être la demeure de la Parole de Dieu.

     2- l'adresse : petits enfants (2x) pères (2x), jeunes gens (2x)

     3- l'auteur de la lettre : Je vous écris, je vous ai écrit. 

B) l'amour du monde opposé à l'amour du Père (v 15-17)

Au centre de cette partie consacrée au monde, une définition du monde qui n’est que convoitise (3x) et orgueil

À la fin (v 17), un parallélisme en opposition : Le monde qui  passe est opposé à l'éternité de celui qui fait la volonté de Dieu. 

Comprenons

Première partie (12-14)

En interpellant les « petits enfants », les « pères », et les « jeunes gens », Jean s'adresse à l'Église tout entière, en tenant compte de l'âge spirituel plus que de l'âge naturel de ses membres. Les petits enfants seraient donc ceux qui viennent d'entrer dans la communauté, les pères seraient ceux qui ont une longue expérience de la foi, et les jeunes gens ceux qui dans la maturité de la foi, expérimentent le combat spirituel quotidien.

La répétition insistante du verbe « connaître », sa place au centre de la première (v 12-13b) et de la seconde strophe (13c-14), en font le mot clé de cette première partie ; autour de ce verbe gravitent les deux notions de pardon et de victoire.

Quel est l'objet de la connaissance ? « Celui qui est au commencement », à l'origine de la Création et de la foi, le « Père », dont le « nom »(12) et la « Parole »(14) révèlent le pardon et la victoire sur le Malin. 

La première étape dans la connaissance du Père est de croire au pardon qu'il offre en Jésus, le porteur de son nom. Par ce verset 12, Jean reprend le développement du verset 2. Accepter le pardon de ses péchés fait accéder à la connaissance du Père « Nul ne vient au Père que par moi » dit Jésus (Jean 14.6) et  

« Celui qui m'a vu, a vu le Père » (Jn 14.9). Cette connaissance n'est pas intellectuelle, mais c'est une expérience intime mutuelle, à l'exemple de l'union physique des époux. C'est pourquoi Jean s'adresse aux « pères » pour en parler, car  comme ils expérimentent humainement l’union conjugale, ils ont spirituellement l'expérience profonde de la communion avec Dieu au fil des jours.

Cette connaissance du Père se fonde sur l’œuvre de pardon du Christ (« à cause de son nom ») sur laquelle la « Parole de Dieu », pour nous la Bible, nous informe. Lorsque la Parole de Dieu (citée au centre d'un parallélisme « vous êtes forts, vous avez vaincu) pénètre en nous, pas seulement au niveau intellectuel, mais dans tout notre être, lorsqu’elle « demeure en nous », elle nous donne l’assurance du pardon, et par conséquent la force et la victoire dans les combats de la vie spirituelle.

Cette première partie peut se schématiser ainsi : Acceptation du pardon en Jésus - Connaissance du Père - Parole de Dieu en nous - force et victoire sur le malin. 

Seconde partie (15-17)

On comprend mieux pourquoi Jean a tenu les propos précédents : sans la connaissance intime de Dieu, comment résister aux influences négatives du monde, royaume du malin ? Le « monde» répété 6 fois (chiffre 6, symbole de la faiblesse humaine en comparaison du chiffre 7, symbole de la plénitude divine) n'est évidemment pas compris comme l'univers ou la nature, ou même l'humanité, qui ont été créés par Dieu et sont l'objet de son attention et  de son amour (Jn 3.16). Il désigne ici tout ce qui est contraire à l'amour du Père (v 15). Jean le précise tout de suite au v 16: convoitise de la chair, des yeux, orgueil de la vie. Ce sont des notions psychologiques, morales, spirituelles. Ce sont des « puissances » internes et externes à notre cœur, qui cherchent à satisfaire notre nature charnelle sans Dieu, et à nous séparer de Dieu.

La « convoitise de la chair » désigne toutes les pulsions internes qui nous font désirer insatiablement la jouissance de nos sens et l'épanouissement d'abord de notre  « Moi ». C'est un état d'esprit qui conduit à toutes les insatisfactions, les jalousies et les critiques, car le coeur est vide de « l'amour de Dieu ».

La « convoitise des yeux » est à l'origine de la convoitise de la chair, par le moyen de la vue. Elle est excitée par ce qui règne à l'extérieur de nous. Le dixième commandement (Ex 20.17) donne une liste des biens qui peuvent susciter cette convoitise. On s'aperçoit que ces biens, personnes, animaux ou objets extérieurs à nous, ne sont pas en eux-mêmes mauvais, mais c'est la façon dont on les considère qui devient mauvaise, lorsque le regard n'est pas contrôlé par une volonté responsable et par l'amour de Dieu.

« L'orgueil de la vie » est la conséquence de la satisfaction de ces deux convoitises. Le cœur en tire vanité, assurance, vantardise, orgueil. L'homme met sur un piédestal ses capacités, sa réussite, et en s'adorant lui-même sert le malin.

On s'aperçoit alors que ce que Jean désigne par le « monde » n'a rien de matériel, qu'il est essentiellement spirituel : c'est l'état d'esprit qui préside à tout ce qui se passe de Dieu. Dans la tentation en Éden, et dans celle de Jésus au début de son ministère, on retrouve ces trois convoitises « mondaines ». 

Le verset 17 insiste sur deux points en les opposant :

Le monde est éphémère, Dieu est éternel. Entre les deux, l'homme doit choisir son avenir : faire la volonté de Dieu, c'est participer à son éternité, puisque « la parole de Dieu demeure » dans le cœur de celui qui se laisse remplir par l'amour et la lumière de Dieu. 

Questions pour une application dans la vie chrétienne

- Sur quoi repose ma « connaissance de Dieu »? Sur mes émotions, ma participation aux assemblées de I'Eglise, mon action auprès des autres, mon étude de la Bible, ma ferveur dans la prière, l’exaucement de mes prières,... ?

- La remise de mes péchés dépend-elle de ce que je fais pour Jésus ou de ce que Jésus a fait pour moi?

- Comment est-ce que je lutte contre le Mauvais ? Où vais-je chercher la force d'être victorieux : dans le souvenir de mes précédentes victoires, dans l'exemple d'autres chrétiens, dans l'obéissance scrupuleuse aux lois divines, dans l'affirmation des principes de ma foi, dans le retrait à l'écart du danger que représente la confrontation avec les autres, dans la prière et la méditation de la Parole, dans la confiance dans les promesses de Dieu ? 

- Comment mieux maîtriser mes pulsions et envies intérieures qui m’écartent de Dieu? Comment aussi devenir plus résistant aux influences et suggestions mauvaises qui me viennent de l'extérieur ?

- Quelle est la limite entre la nécessaire confiance en soi et la prétention qui s'oppose à Dieu ?

 - Quelle place tiennent les valeurs éternelles dans ma vie quotidienne ?