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18/09/2015

Étude n°13, Message au monde, Romains 2,12-16 (26 09 15)

Étude n°13, Message au monde, Romains 2,12-16 (26 09 15)

 

« Jésus dit à Thomas : Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » Jean 14.6

(Évangile et peinture, 21ès)Chemin Evangile et peinture.jpg

Observons

 

Le contexte

Après avoir décrit dans les ch 1 à 3.20 la détresse des païens et des Juifs à cause de leur culpabilité devant Dieu, Paul montrera la justification possible, par la grâce de Jésus-Christ, de tous ceux qui croient. Notre texte s’inscrit donc dans la démonstration de l’universalité du péché qui engendre l’angoisse du jugement de Dieu. Il s’adresse aussi bien aux Juifs qui se croyaient justes à cause de leur connaissance de Dieu et de sa loi, qu’aux païens qui pouvaient se sentir exclus du salut  à cause de leur ignorance de la loi révélée de Dieu.

 

Le texte :

Rechercher  les répétitions de mots : Quel est le champ sémantique du texte ?

                        les oppositions : quel est le problème ?

De quelle loi parle Paul à propos des païens ? v 14-15

Comment conclut-il le passage ? (v 16) Dans quel but ?

Distinguer les trois parties du texte :

v 12-13 : Rôle de la loi dans le jugement de Dieu : le seul critère pour le salut, c’est la mise en pratique ou non de la loi connue.

V 14-15 : les païens n’ont pas la loi révélée à Moïse, mais une « loi naturelle », inscrite dans leur conscience et qui les juge.

V 16 : le jugement final révèlera la justice de Dieu qui tient compte de ce que chacun fait de la loi qu’il connaît, la loi révélée pour les croyants, ou la loi naturelle pour les non-croyants.

 

Comprenons

La répétition du mot « loi » (11 fois) donne à ce texte une connotation juridique renforcée par la répétition des mots concernant le jugement : jugés (12), justes et justifiés (13), accuser et défendre (15), Dieu jugera (16).

 

Ce texte est un puissant encouragement pour les non-croyants et une leçon d’humilité et d’ouverture pour les croyants. Il veut montrer que face au jugement de Dieu la connaissance de la loi mosaïque dont se prévalent les Juifs (et les chrétiens adventistes) ne sert pas pour être considéré comme juste devant Dieu. Connaître ne suffit pas, il faut pratiquer ce que l’on connaît pour révéler sa foi. Tous les croyants ont à pratiquer la loi révélée de Dieu et par cette obéissance ont à montrer quelle est leur foi en Dieu (Ja 1.22-25 et 2.18b).

 Les non-croyants qui n’ont pas la connaissance de la loi de Dieu révélée à Moïse, sont pourtant devant Dieu à égalité avec les croyants, car Dieu a mis en eux une conscience qui leur parle de ce qui est bien ou mal, et qui constitue en eux une loi naturelle selon laquelle ils seront jugés. Dieu tiendra compte de ce qu’ils auront fait de cette loi qui les accuse ou les défend  intérieurement. Dieu nous a donné l’exemple d’Abimélec (Gn 20.4-7), pour nous faire comprendre sa justice : Abimélec proteste de son ignorance de la situation de Sara et de l’intégrité de son cœur dans son appropriation de la femme d’Abraham. Dieu tient compte de l’état d’esprit sincère d’Abimélec, en accord avec les coutumes et son droit de roi, et lui accorde sa grâce, pour autant qu’il ne s’entête pas dans son projet, maAbraham-et-Abimelec.jpgintenant qu’il en connaît l’erreur et les conséquences mortelles. Dieu ainsi tient compte du degré de connaissance du bien que chacun possède et de la mise en pratique qu’il en fait, qu’il soit croyant ou non. (Abimélec rend Sara à Abraham, Gen 20). Il demande de plus au croyant de prier pour le non croyant afin qu’il vive ! (Gen 20.7)

À tous ceux qui s’inquiètent du sort final des incroyants, ou des non-adventistes, trouvant injuste une condamnation à cause de leur ignorance de Dieu ou de sa loi, Dieu répond ici que tous sont égaux devant lui, que connaître Dieu ou sa loi ne constitue pas un mérite, que chacun est responsable devant lui de la mise en pratique de ce qu’il connaît, loi de la conscience ou loi révélée. L’une et l’autre conduisent à désirer la délivrance de la culpabilité qu’engendre leur transgression (Ga 3.24), délivrance que tous peuvent trouver par la foi en Jésus-Christ (Jn 14.6), et dont tous bénéficieront au jour du jugement de Dieu, pour peu qu’ils aient été conséquents et fidèles à leur foi.

Les luttes intérieures de chacun, restant secrètes aux hommes, ne permettent pas d’établir un jugement sur le salut des uns ou la perdition des autres (2.1-2). La bonté de Dieu s’exerce sur tous également, tout en tenant compte des différences de connaissance, de compréhension, d’état d’esprit et de pratique du bien de chacun ; il appelle également les uns et les autres à se tourner vers lui (se convertir, v 4), et à marcher dans  la droiture, la justice et la miséricorde (Michée 6.8), quels que soient son point de départ et son chemin, dans ou hors du peuple des croyants.

 

Questions pour une application dans la vie chrétienne

 

-          En quoi ce texte est-il une consolation et une espérance au sujet des non-croyants ou des non-adventistes que je côtoie ? En quoi est-il un appel à changer mon regard sur les autres qui ne sont pas adventistes ?

 

-          Quel est mon regard sur le non chrétien ou sur les autres chrétiens qui ne connaissent pas le Sabbat ?

Est-ce celui du propre-juste (moi, je suis dans la bonne voie,  je connais et j’observe tous les commandements …) ? J’ai alors besoin de relire la suite du texte : Rm 2.17-29.

Est-ce un regard indifférent, sous prétexte de respecter les choix de vie de l’autre, qui ne me regardent pas ?

Ou est-ce un regard compatissant et solidaire, qui désire partager la joie de la délivrance de la culpabilité, que j’ai découverte dans la foi en Jésus-Christ ?

 

Mon intercession pour les autres comprend-elle les non croyants que je connais ? Que puis-je demander à Dieu pour eux et comment puis-je participer à l’exaucement de mes prières pour eux ?

 

08:00 Publié dans Missions | Lien permanent | Commentaires (0)

11/09/2015

Etude n° 12 Paul, mission et message, 1Corinthiens 15. 1-4 ; 12-23 (12 09 15)

Étude n° 12 Paul, mission et message, 1 Corinthiens 15. 1-4 ; 12-23 (12 09 15)

« Frères, pour moi-même je n’estime pas avoir encore saisi le prix ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière, et tendant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour obtenir le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ »  Phil 3.13-14

(Retable d’Isenheim, Colmar, 15è s)Ressuscité.jpg

 

Observons

Texte en 3 parties:

1-v 1-4 : Message transmis par Paul : Christ est mort pour nos péchés et ressuscité

              pour notre salut.

2-v 12-19 : S’il n’y a pas de résurrection des morts? 7 conséquences

3- v 20-23 : Jésus-Christ, prémices de la résurrection des morts.

 

Rechercher les répétitions

Vain : v 2, 10, 14 (2 fois), 17, auxquels il faut ajouter le v 58 et l’idée de vanité contenue dans les versets 29-32 = 7 fois dans le chapitre I

Résurrection, ressusciter: v 4,12 (2x), 13 (2x),14, 15 (3x), 16 (2x),17, 20, 21, (29, 32, 35(2x), 42 (2x), 43 (2x), 44, 52) = 24 fois I

 

Faire la liste des 7 conséquences de la négation de la résurrection des morts:

1- Si les morts ne ressuscitent pas, Christ n’est pas ressuscité (v13, 16)

2- La prédication des apôtres est vaine (v 14a)

3- La foi des chrétiens est vaine (v 14b, 17a)

4- Les apôtres sont des faux témoins à l’égard de Dieu (v 15)

5- Les chrétiens sont encore dans leurs péchés (v 17)

6- Ceux qui sont morts en Christ sont perdus (v 18)

7- Sans espérance hors de cette terre, les chrétiens sont les plus malheureux des hommes (19).

 

Comment Paul présente-t-il Christ?

v 20       Il est ressuscité

            Il  est les prémices de ceux qui sont morts.

v 21-22 :  Par lui qui était homme, est venue la résurrection des morts, à l’opposé de l’homme Adam par qui est venue la mort.

V 23 :   Christ est le premier ressuscité, en prémices de la résurrection des morts à son retour.

 

Qu’apprenons-nous sur l’homme?

v 17       Sans la résurrection il est encore dans ses péchés
v 19:      Sans espérance eschatologique, il est le plus malheureux
v 22:      tous meurent en Adam

 

Qu’apprenons-nous sur l’avenir?

v 22-23  : Tous revivront en Christ, chacun en son rang, d’abord Christ, puis les siens, à son avènement

 

COMPRENONS

 

Dans ce chapitre de la lettre aux Corinthiens, Paul résume tout ce qui donne sens à sa vie : il a transmis ce qu’il avait reçu (v 3a), un Évangile, une Bonne Nouvelle fondée sur les Écritures (v 3, 4) et le témoignage des témoins oculaires : Jésus Christ est mort pour le pardon des péchés, et il est ressuscité pour le salut des croyants (v 2a, 3-4). Paul insiste sur la fidélité à cet évangile, sur la persévérance dans la foi à la résurrection, car elle conditionne la vie présente et future. En effet, par son exemple (v 10), Paul montre à ses destinataires, combien la grâce de Dieu peut transformer et agir en et par celui qui accepte ce principe de la mort et de la  résurrection de Christ en sa faveur.

Pour Paul, ne pas croire en la résurrection des morts, rendue réelle par celle de Christ, est une hérésie, qui nie la puissance de Dieu, et fait de ceux qui se disent chrétiens des menteurs et des faux témoins. C’est leur ôter toute espérance d’être pardonnés,  régénérés et sauvés de la mort (v 19). C’est les rendre les plus malheureux des hommes !

- v 20-23 : Paul n’a pas voulu rester sur le verset tragique (19) du malheur du chrétien si la résurrection n’existe pas, et il a aussitôt affirmé en opposition (mais…) la résurrection du Christ comme modèle et prémices de celles des morts, comme espérance pour tous d’une vie éternelle. (Miniature du 13è s)Résurrection des morts miniature psautierHildesheim 13è.jpg

 La comparaison entre Adam et Christ est chère à Paul, il la reprend un peu plus loin aux versets 45-49, pour démontrer notre double identification : humainement, nous descendons d’Adam et nous sommes donc mortels, mais spirituellement, si nous l’acceptons,  nous dépendons de Christ ressuscité, qui nous ressuscite et nous donne accès à la vie éternelle.

Voilà tout le message de l’apôtre Paul pour les Juifs  comme pour les non-Juifs.

 En résumé, Paul a établi la réalité de la résurrection de Christ, en la fondant sur les Écritures et sur le témoignage de ceux qui l’ont vue. Il a aussi démontré l’absurdité de la négation de la résurrection des morts. Il pose alors comme admise la résurrection de Christ et démontre que Christ, étant homme, a donné sa vie pour délivrer les hommes du péché, pour qu’ils soient pardonnés. Dieu en le ressuscitant l’établit comme Seigneur et principe de résurrection pour ceux qui lui appartiennent. Tout ce que Christ est devenu par sa résurrection sert de modèle à ce que deviendront les siens ressuscités ou transformés.

Les versets 20-28 constituent le résumé de la vision eschatologique de Paul. Il détaille cette vision dans les deux dernières parties du chapitre. On peut mettre cette vision en parallèle entre autres avec 1Th 4.13-17, Phi 3.20-21, Rm 5.12, 17, Ap 11,17 ; 19.6 ; 21.3.

L’assurance que donne l’espérance de la résurrection permet à Paul de rendre grâces à Dieu (v 57) pour la victoire que Christ donne dès aujourd’hui sur toutes les forces de destruction et de mal. La vie éternelle commence dans le cœur du croyant et lui permet de rester ferme dans la foi, et d’œuvrer avec zèle pour le Seigneur (v 58, mot à mot « d’être débordant dans l’œuvre du Seigneur »).

 Pour poursuivre la compréhension de ce chapitre construit sur associations d’idées plus que sur raisonnement logique cartésien, nous donnons une interprétation de la parenthèse que constituent  les versets  29-34 : ces versets seraient logiquement placés après le verset 19, car ils poursuivent  la démonstration de la vanité de la foi et de la vie du chrétien, si la résurrection des morts n’existe pas. Le v 29 doit être ponctué autrement* pour entrer dans le raisonnement de l’auteur :

"Si la résurrection des morts n’existe pas, que feraient ceux qui se font baptiser ? (C’est) pour (être) des cadavres, si les cadavres ne ressuscitent absolument pas ! Pourquoi se font-ils baptiser pour (devenir comme) eux, (des cadavres) ?

Ce qui équivaut à dire familièrement : Que font ceux qui se font baptiser ? c’est pour rien, « pour des clous », si les morts ne ressuscitent pas, c’est en vain !

La pensée continue : Pourquoi souffrons-nous chaque jour pour notre foi ? S’il n’y a pas de résurrection, c’est pour rien, c’est en vain !

La répétition (7 fois) du mot vain du début à la fin du chapitre donne la clé du raisonnement et en particulier de ces versets le plus souvent mal compris.

 * La ponctuation n'existe pas dans les textes originaux ; dans nos versions, elle dépend de la théologie et de la compréhension du traducteur !

Questions pour une application dans la vie chrétienne

 

- Quelle place tient la résurrection de Jésus dans ma foi et ma vie : m’aide-t-elle à remporter la victoire sur les tentations, et sur le découragement ? Me console-t-elle dans les souffrances et le deuil, en m’anesthésiant par une projection dans un avenir céleste meilleur, ou bien en me permettant de vivre sur terre comme témoin de la puissance de vie de mon Sauveur?

 

- Comment faire de la résurrection  une réalité présente, sans attendre son accomplissement futur ? Attention dans la réponse à ne pas déboucher sur le spiritisme et la consultation des morts !!!

 

- Comment témoigner dans ma vie quotidienne de ma foi en la résurrection de Christ, et de mon espérance de la résurrection des morts ?

 

- L’Eglise vit-elle comme le peuple des ressuscités en esprit, ou comme une assemblée d’êtres terrestres ? Quelle est ma part dans cette identité?

 

 

15:16 Publié dans Missions | Lien permanent | Commentaires (0)