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14/08/2026

Étude n° 8  Le pouvoir de la résurrection de Christ 1Corinthiens 15.1-58 (22 08 26)

Étude n° 8  Le pouvoir de la résurrection de Christ 1Corinthiens 15.1-58 (22 08 26)

« Si Christ n’est pas ressuscité, alors notre prédication et notre foi sont vaines…Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes. »1Cor 15.14 et 19 (Retable d’Isenheim, Colmar, 15è s)Ressuscité.jpg

 Ce texte long et dense est construit sur associations d’idées : il sera bienvenu de choisir les parties à développer dans le groupe, selon l’intérêt manifesté par les membres.

Observons

Texte en 6 parties:

1-v 1-11 : Christ est-il ressuscité? Oui, selon les Écritures et les témoins.

2-v 12-19: S’il n’y a pas de résurrection des morts, 7 conséquences

3- v 20-28 : Jésus-Christ, prémices de la résurrection des morts

4- v 29-34 : Pourquoi se faire baptiser, ou souffrir, si la résurrection n’existe pas?

5- v 35-49 : La résurrection des corps

6- v 50-58 : La vie éternelle et ses conséquences ici-bas pour le chrétien.

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Vain : v 2, 10, 14 (2 fois), 17, auxquels il faut ajouter le v 58 et l’idée de vanité contenue dans les versets 29-32 = 7 fois dans le chapitre I

Résurrection, ressusciter: v 4,12 (2x), 13 (2x), 14, 15 (3x), 16 (2x),17, 20, 21, (29, 32, 35(2x), 42 (2x), 43 (2x), 44, 52) = 24 fois I

V 12-19 : Faire la liste des 7 conséquences de la négation de la résurrection des morts:

1- Si les morts ne ressuscitent pas, Christ n’est pas ressuscité (v13, 16)

2- La prédication des apôtres est vaine (v 14a)

3- La foi des chrétiens est vaine (v 14b, 17a)

4- Les apôtres sont des faux témoins à l’égard de Dieu (v 15)

5- Les chrétiens sont encore dans leurs péchés (v 17)

6- Ceux qui sont morts en Christ sont perdus (v 18)

7- Sans espérance hors de cette terre, les chrétiens sont les plus malheureux des hommes (19).

Comment Paul présente-t-il Christ?

v 20 : Il est ressuscité, Il est les prémices de ceux qui sont morts.

 v 21-22 : Par lui qui était homme, est venue la résurrection des morts, à l’opposé de l’homme Adam par qui est venue la mort.

v 23 :   Christ est le premier ressuscité, en prémices de la résurrection des morts à son retour.

v 25  Il règne jusqu’à ce qu’il ait mis ses ennemis sous ses pieds

v 27 :  Dieu lui a soumis toutes choses

v 45:   Dernier Adam, il est devenu Esprit vivifiant

v46-48 : Il vient du ciel, il est spirituel, céleste.

v 57:   Dieu donne par lui la victoire aux croyants. 

Qu’apprenons-nous sur l’homme?

v 17       Sans la résurrection il est encore dans ses péchés
v 19:      Sans espérance eschatologique, il est le plus malheureux
v 22:      tous meurent en Adam                                                                                                         v 29-32:  S’il n’y a pas de résurrection, son baptême ou ses souffrances sont vains, vont au néant.                                                                                                                                                   v 33-34 : Corrompu et pécheur parce qu’il n’a pas la connaissance de Dieu.                                  v 36-38 : il est semblable à un grain semé qui meurt et renaît différent selon sa semence.             v 38-41: Dieu donne à chacun un corps selon son espèce (humaine, animale, céleste, astrale) et selon sa volonté.                                                                                                                                v 42-49: Corruptible, méprisable, faible, corps naturel ou psychique ou animal, être vivant, terrestre, porteur de l’image du terrestre                                                                                             v 50-54  : Chair et sang, corruptible, ne peut hériter du Royaume, corps mortel sous la puissance du péché révélé par la loi.                                                                                                                   v 57-58  : Rendu vainqueur par JC, peut rester ferme, inébranlable dans la foi, débordant de zèle pour le Seigneur, assuré que son travail pour Dieu n’est pas vain.

Qu’apprenons-nous sur l’avenir?

v 22-23  : Tous revivront en Christ, chacun en son rang, d’abord Christ, puis les siens, à son avènement

v 24-28  : Viendra alors la fin : soumission des ennemis à Christ, disparition de toutes puissances, destruction de la mort, remise à Dieu du Royaume par le Fils, soumission du Fils au Père, Dieu tout en tous.

v 42-49  : Résurrection avec un corps incorruptible, glorieux, plein de force, spirituel, céleste, à l’image du céleste.

v 50-56: Transformation immédiate des vivants à la résurrection des morts, au son de la dernière trompette avec un corps incorruptible et immortel. Victoire sur la mort et le péché qui la provoque et que révèle la loi,

Comprenons

1 : v 1-11: Dans ce chapitre de la lettre aux Corinthiens, Paul résume tout ce qui donne sens à sa vie : il a transmis ce qu’il avait reçu (v 3a), un Évangile, une Bonne Nouvelle fondée sur les Écritures (v 3, 4) et le témoignage des témoins oculaires : Jésus Christ est mort pour le pardon des péchés, et il est ressuscité pour le salut des croyants (v 2a, 3-4). Paul insiste sur la fidélité à cet évangile, sur la persévérance dans la foi à la résurrection, car elle conditionne la vie présente et future. En effet, par son exemple (v 10), Paul montre à ses destinataires, combien la grâce de Dieu peut transformer et agir en et par celui qui accepte ce principe de la mort et de la résurrection de Christ en sa faveur.

 2 : v 12-19:Pour Paul, ne pas croire en la résurrection des morts, alors qu’elle est rendue réelle par celle de Christ, est une hérésie, qui nie la puissance de Dieu, et fait de ceux qui se disent chrétiens des menteurs et des faux témoins. C’est leur ôter toute espérance d’être pardonnés, régénérés et sauvés de la mort éternelle (v 19). C’est les rendre les plus malheureux des hommes ! (Miniature du 13è s)

3 : v 20-28: Paul n’a pas voulu rester sur le verset tragique (19) du malheur du chrétien si la résurrection n’existe pas, et il a aussitôt affirmé en opposition (mais…) la résurrection du Christ comme modèle et prémices de celles des morts, comme espérance pour tous d’une vie éternelle.

La comparaison entre Adam et Christ est chère à Paul, il la reprend un peu plus loin aux versets 45-49, pour démontrer notre double identité : humainement, nous descendons d’Adam et nous sommes donc mortels, mais spirituellement, si nous l’acceptons,  nous dépendons de Christ ressuscité, qui nous ressuscite et nous donne accès à la vie éternelle.                                        Voilà tout le message de l’apôtre Paul pour les Juifs  comme pour les non-Juifs.

En résumé, Paul a établi la réalité de la résurrection de Christ, en la fondant sur les Écritures et sur le témoignage de ceux qui l’ont vue. Il a aussi démontré l’absurdité de la négation de la résurrection des morts. Il pose alors comme admise la résurrection de Christ et démontre que Christ, étant homme, a donné sa vie pour délivrer les hommes du péché, pour qu’ils soient pardonnés. Dieu en le ressuscitant l’établit comme Seigneur et principe de résurrection pour ceux qui lui appartiennent. Tout ce que Christ est devenu par sa résurrection sert de modèle à ce que deviendront les siens ressuscités ou transformés.

Les versets 20-28 constituent le résumé de la vision eschatologique de Paul. Il détaille cette vision dans les deux dernières parties du chapitre. On peut mettre cette vision en parallèle entre autres avec 1Th 4.13-17, Phi 3.20-21, Rm 5.12, 17, Ap 11,17 ; 19.6 ; 21.3.

L’assurance que donne l’espérance de la résurrection permet à Paul de rendre grâces à Dieu (v 57) pour la victoire que Christ donne dès aujourd’hui sur toutes les forces de destruction et de mal. La vie éternelle commence dans le cœur du croyant et lui permet de rester ferme dans la foi, et d’œuvrer avec zèle pour le Seigneur (v 58, mot à mot « d’être débordant dans l’œuvre du Seigneur »).

Christ prémices des ressuscités

Paul a établi la réalité de la résurrection de Christ, en la fondant sur les Écritures et sur le témoignage de ceux qui l’ont vue. Il a aussi démontré l’absurdité de la négation de la résurrection des morts. Il pose alors comme admise la résurrection de Christ et démontre que Christ, étant homme, a donné sa vie pour délivrer les hommes du péché, pour qu’ils soient pardonnés. Dieu en le ressuscitant l’établit comme Seigneur et principe de résurrection pour ceux qui lui appartiennent. Tout ce que Christ est devenu par sa résurrection sert de modèle à ce que deviendront les siens ressuscités ou transformés.

Si l’homme actuel, comme Adam, est un être vivant, de nature terrestre, soumis à son psychisme (chair et sang = sens, émotions, sentiments et passions), voué à la corruption et à la mort, l’homme ressuscité, à l’image de Jésus Christ, sera un être de nature spirituelle, c’est-à-dire soumis entièrement à l’Esprit, avec un corps vivifié par l’Esprit, incorruptible, immortel. Le contraste entre Adam, être vivant ou âme vivante et Jésus, second Adam, Esprit vivifiant, met en valeur la différence de nature entre les deux. L’un reçoit la vie, reste dominé par son psychisme, est soumis à la mort tant qu’il est sur terre, l’autre est dominé par l’Esprit, a la vie en lui-même et peut la transmettre à tous ceux qui la désirent.

4 : 29- 34 : Pour poursuivre la compréhension de ce chapitre construit sur associations d’idées plus que sur raisonnement logique cartésien, nous donnons une interprétation de la parenthèse que constituent ces versets qui seraient logiquement placés après le verset 19, car ils poursuivent la démonstration de la vanité de la foi et de la vie du chrétien, si la résurrection des morts n’existe pas. Le v 29 doit être ponctué autrement pour entrer dans le raisonnement de l’auteur[1] :              "Si la résurrection des morts n’existait pas, que font ceux qui se font baptiser ? (Ce serait) pour (être) des cadavres, si les cadavres ne ressuscitaient absolument pas ! Pourquoi se font-ils baptiser ? Pour (devenir) eux, (des cadavres) ?" Ce qui équivaut à dire familièrement : Que font ceux qui se font baptiser ? C’est pour rien, « pour des clous » ; si les morts ne ressuscitent pas, c’est tout à fait vain !

La pensée continue : Pourquoi souffrons-nous chaque jour pour notre foi ? S’il n’y a pas de résurrection, c’est pour rien, c’est en vain !

La répétition (7 fois) du mot vain du début à la fin du chapitre donne la clé du raisonnement et en particulier de ces versets le plus souvent mal compris.

5 : v 35-49: après la parenthèse des deux derniers arguments contre la négation de la résurrection, Paul reprend le raisonnement. Mais là encore une digression vient l’interrompre :

Au lieu de poursuivre la comparaison avec le grain semé qui meurt et renaît sous une autre forme, Paul, à partir de l’idée de la différence d’aspect entre le grain et l’épi, développe l’idée de la diversité des corps créés par Dieu, que l’on peut constater dans la nature et  même dans l’univers! Sans doute veut-il démontrer que Dieu a la puissance de donner au mort un corps différent de celui qu’il avait sur terre, lorsqu’il le ressuscitera, comme il a eu la puissance de donner à chaque espèce un corps différent. Nous avons ici un argument qui contredit l’idée de l’évolution des espèces !

Toute la 5ème partie (v 35-49) répond à l’interrogation sur la résurrection que se posaient les Grecs, et nous à leur suite: leur philosophie dualiste considérait l’homme comme composé de deux entités, un esprit immortel et un corps mortel. Paul insiste sur l’unité fondamentale de l’homme, qui est entièrement mortel. Lorsqu’il parle ici de corps, il ne distingue pas ses différents éléments (physique, psychisme, spiritualité), mais il entend son être tout entier. De même pour le corps spirituel, il s’agit de tout l’être nouveau, capable de vivre dans une économie éternelle, sans vieillissement, sans souffrance et sans mort, parce qu’il est entièrement soumis à la volonté de l’Esprit, ce que suggèrent les images de l’arbre de vie et du fleuve de vie de la Nouvelle Jérusalem (Ap 22.1-2).

L’opposition terrestre / céleste n’est pas à considérer sur le plan de la localisation, mais sur le plan de la différenciation de nature. L’économie de la vie éternelle sera totalement différente de l’économie terrestre. Paul n’en révèle pas tous les détails et s’en réfère à ce que le Christ a lui-même révélé par Sa propre résurrection.

6 : v 50-58 Établissement du Royaume de Dieu

Le sort des vivants au moment de la résurrection des morts conclut en 5 parties le développement du chapitre :

a) v 50 : Déclaration : le royaume de Dieu exige l’incorruptibilité

b) v 51-52 : Révélation (= mystère) : si les morts ressuscitent incorruptibles, les vivants seront changés.

c) v 53-54 : l’incorruptibilité et l’immortalité seront victorieuses de la mort.

b’) v 55-57 : Louanges : Grâces à Dieu qui donne la victoire sur la mort, le péché et la condamnation de la loi.

a’) v 58 : Exhortation : Progresser avec fermeté dans l’œuvre de Dieu ne sera pas vain.

Paul répond à la question du v 35 (Entrerons-nous dans le royaume avec ce corps grossier ?) par l’affirmation que le royaume n’est ouvert qu’autant que Christ nous a renouvelés à son image, par son Esprit de notre vivant, et par la résurrection au dernier jour. L’incorruptibilité en harmonie avec la vie en Dieu, est d’abord morale et psychique sur terre, avant d’être physique et corporelle au retour de Christ.

V 51 : Le mystère, selon Paul, est une vérité cachée jusque-là, et révélée par l’Esprit. Elle concerne ici le sort des vivants au retour de Christ. L’enseignement de la transformation de l’être mortel en être incorruptible et immortel se retrouve en 1 Th 4.15-17 et 2 Co 5.2-4. Cette transformation sera instantanée (v 52) et simultanée de la résurrection des morts. Elle n’est pas le fruit des efforts humains de perfection, mais un don de Dieu, pour rendre ses serviteurs victorieux de la mort pour l’éternité. L’incorruptibilité est la condition absolue de l’immortalité. La Bible ne connaît pas d’autre immortalité que celle de Dieu (1 Ti 6.16) : l’homme n’a pas naturellement d’âme immortelle. Tout son être est mortel et Dieu lui accorde par grâce la capacité de vivre avec Lui éternellement, s’il le désire.

La chronologie des événements de la fin n’est apparemment pas respectée, lorsqu’on compare ce passage avec les v 22-28 et les textes parallèles de Paul  et de Jean.(1 Thes 4.13-17 ; Ap 15-22)

Paul insiste ici sur le pouvoir du Christ : il règne actuellement (25,27) dans le but de mettre ses ennemis sous ses pieds, c’est-à-dire de les amener à le reconnaître comme Roi, soit par la conversion de leur cœur et leur obéissance volontaire tant que dure le temps de grâce, soit par l’évidence de ses jugements et leur soumission forcée au moment de son retour (v 24b-26 ; Ap15-22).

A son retour, les morts en Christ ressuscités et les élus vivants transformés (v 50-54) constituent le royaume de Dieu que Christ peut remettre à Dieu (v 24). Le ministère de Christ se termine alors, puisque Dieu est tout en tous, il n’y a plus de raison de différencier les trois personnes de la divinité, leurs rôles respectifs n’ayant plus lieu d’être.

La dernière trompette (v 52) représente dans le langage biblique le cri de la victoire finale et l’appel au rassemblement du peuple. Les trompettes signalaient la victoire dans un combat, et servaient aussi à appeler l’assemblée du peuple lors des grandes fêtes religieuses. Ici la victoire sur la mort que représente la résurrection des morts permet le rassemblement de tout le peuple des élus, morts et vivants, autour du Seigneur qui revient. L’apôtre et le lecteur (« nous » v 52) se considèrent comme vivants au retour de Christ, car la date n’en étant pas connue, ils sont dans un état d’attente vigilante et remplie d’espérance de le voir de leurs yeux.

L’assurance que donne l’espérance de la résurrection permet à Paul de rendre grâces à Dieu pour la victoire que Christ donne dès aujourd’hui sur toutes les forces de destruction et de mal  (v 54-55). La vie éternelle commence dans le cœur du croyant et lui permet de rester ferme dans la foi, et d’œuvrer avec zèle pour le Seigneur (v 58, mot à mot: d’être débordant dans l’œuvre du Seigneur).

- v 56 : autre association d’idées : la puissance du péché, c’est la loi ! Que vient faire cette allusion à la loi ? Il faut se reporter à Rom 7.7 « La loi est-elle péché ? Certes non, mais je n’ai connu le péché que par la loi. » La loi révèle la puissance du péché qui conduit à la mort.

- v 57 : La louange de Paul s’inspire librement de Es 25.8 et Os 13.14. L’ennemi de l’homme c’est le péché, la séparation d’avec Dieu, qui comme l’aiguillon du scorpion le fait mourir ; l'homme   prend conscience de son péché par la loi qui le condamne comme pécheur (Rm 7.7,13). En contraste, la victoire totale sur cet ennemi puissant est donnée par Christ dès à présent (v 57-58).

Résurrection et vie chrétienne sont intimement liées, car la victoire sur le péché est remportée chaque jour en Christ. L’œuvre du Seigneur consiste dans la propagation et l’accroissement du règne de Christ, en nous et hors de nous. Il nous faut mourir quotidiennement à tout ce qui nous sépare de Dieu et revivre d’une vie nouvelle en Christ, pour témoigner de la réalité du royaume de Dieu, dès à présent victorieux de la mort. Cela exige fermeté, persévérance et désir de croissance dans la relation avec le Christ vivant (v 58).

Questions pour une application dans la vie chrétienne

 - Quelle place tient la résurrection de Jésus dans ma foi et ma vie : m’aide-t-elle à remporter la victoire sur les tentations, et sur le découragement ? Me console-t-elle dans les souffrances et le deuil ?  En m’anesthésiant par une projection dans un avenir céleste meilleur, ou bien en me permettant de vivre sur terre comme témoin de la puissance de vie de mon Sauveur?

- Comment faire de la résurrection des morts une réalité présente, sans attendre son accomplissement futur ?

- Suis-je un être vivant, naturel, soumis à mes sens et mes passions, ou ai-je commencé à être un être spirituel, soumis à l’Esprit de Dieu qui le vivifie ? Comment cela se manifeste-t-il dans ma vie?

- Comment témoigner dans ma vie quotidienne de ma foi en la résurrection de Christ, et de mon espérance de la résurrection des morts ?

- L’Église vit-elle comme le peuple des « ressuscités en esprit », ou comme une assemblée d’êtres terrestres ? Quelle est ma part dans cette identité?

 

 

 

[1] N’oublions pas que le baptême par immersion complète mime la mort du vieil homme soumis à sa nature pécheresse,  et la résurrection du croyant en Christ dans une nouvelle vie guidée par l’Esprit.

07/08/2026

Étude n°7 le don de l’Amour 1 Corinthiens 13.1-13 (15 08 26) 

Étude n°7 le don de l’Amour 1 Corinthiens 13.1-13 (15 08 26) 

« Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l’amour ; mais la plus grande c’est l’amour ! » 1 Cor 13.13Amour de Dieu.jpg

Observons

Contexte

ch 12 : Des dons spirituels divers pour former un corps uni

ch 13 : Le meilleur don : l’agapè

ch 14 : Le don de prophétie et des langues (problème local)

Texte

A : 1-3 : Si je n’ai pas l’amour (= agapê # éros # philia), les autres dons (parler en langues, connaissance, foi, bienfaisance et martyre) n’ont aucune valeur.

B : 4-7 : L’amour use de ...(verbes et non adjectifs) : Patience et support (= endurer et soutenir), encadrent les autres actions.

Au centre de ces actions : ne cherche pas son intérêt.

V 7 : Tout est ici un adverbe de temps = tout le temps, toujours ; Croit = fait confiance, ce n’est pas de la crédulité naïve !

A’: 8-13 : L’amour = la perfection de la maturité et de l’éternité

Paragraphe développé en chiasme ou parallèles concentriques :

a- 8a  L’amour est éternel

b- 8b-10  Ce qui est actuel est éphémère, partiel : notre connaissance est partielle

c- 11   l’enfant devient homme mûr

b’- 12 l’image du miroir : je connais en partie, partiellement

a’- 13  L’amour est éternel

 

Comprenons

A  v 1-3 : Aucun don spirituel n’est utile sans l’Amour, même les plus prisés par les Corinthiens. L’amour ici est à distinguer du sentiment né du désir. Le mot agapê est souvent traduit par « charité » et désigne l’élan le plus intime de Dieu vers l’homme et de l’homme vers son Dieu et vers sa volonté. Sans cet élan profond venu de la présence de Christ en soi (Ga 2.20), les autres dons spirituels ne sont que vanité et poudre aux yeux. Les Corinthiens semblent avoir été très sensibles aux dons qui mettaient en valeur leurs connaissances intellectuelles ou même prophétiques (voir l’exemple de Balaam, prophète sans amour Nb 22), le zèle de leur foi fanatique, leur goût du sensationnel (transporter les montagnes ou parler en langues), leurs œuvres extraordinaires (dons de leurs biens ou de leur vie). Sans amour, leur dit l’apôtre, tout cela n’est qu’apparence vaine et passagère, que recherche inutile de sa propre gloire. 

B v 4-7 : L’Amour n’est pas un sentiment mais un principe d’action, un pouvoir énergique qui agit dans la vie et transforme tous les rapports humains : 

- il exclut l’orgueil (4) et l’égoïsme (5)

- il porte un regard positif sur l’autre en tout temps (6-7)

- il use de patience et de soutien (4,7)

= c’est un amour inconditionnel, semblable à celui du père du fils prodigue (Luc 15).

A’ v 8-13 : Voie par excellence : c’est la seule chose éternelle que nous commençons à vivre ici-bas et que nous emporterons dans la présence éternelle de Dieu. Il est de même nature que Dieu et peut être vécu déjà par l’enfant de Dieu sur son chemin de croissance vers la maturité et la perfection de la présence de Dieu. Tous les autres dons restent imparfaits et incomplets (les miroirs (12) étaient en métal poli et ne reflétaient pas une image très précise de la réalité). Aujourd’hui, par l’amour, nous voyons Dieu seulement tel qu’il est en nous, dans l’éternité nous le verrons tel qu’il est en lui-même ! La foi, non pas le don extraordinaire du v 2, mais le moyen permanent de la vie chrétienne,  et l’espérance, sorte de jouissance anticipée de la présence de Dieu, ne seront plus de mise puisque notre connaissance de Dieu sera une communion parfaite, une  « pénétration » par l’amour de Dieu (Jean 17.21 ; 1 Jean 3.2 ; 4.16). 

Questions pour une application dans la vie chrétienne

- Relire le texte lentement en  mettant à la place de l’amour,                                                        une première fois Christ : trouver des exemples dans la Bible et dans notre vie,                              une seconde fois Moi : Où cela coince-t-il ? Pourquoi ?                                                            Enfin, une troisième fois L’Église : mêmes questions. 

- Si l’amour est le fruit de l’Esprit (Ga 5.22), que faire pour porter ce fruit dans ma vie et dans celle de mon Église ? 

- Où en suis-je dans la croissance de ma foi et de mon amour ? Ma foi repose-t-elle sur la vue, comme Thomas (Jn 20.25), sur mes connaissances, comme les Pharisiens, ou sur le feu du cœur qui brûle en nous en présence de Jésus, comme les disciples d’Emmaüs (Luc 24.31-32) ?

- Mon amour pour Dieu est-il intéressé, avide et possessif, ou confiant, reconnaissant et inconditionnel ? Comment cela se manifeste-t-il dans mes relations avec les autres ?