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09/10/2020

Étude n° 3 La loi comme enseignant Romains 3.19-24 et/ou Galates 3.21-25 (17 10 20)

Étude n° 3 La loi comme enseignant Romains 3.19-24 et/ou Galates 3.21-25 (17 10 20)

« La loi a été un précepteur pour nous conduire à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi » Gal 3.23

Illustration : La loi, mise en action par la foi, conduit à ChristLoi 10 commandements, vélo de fonctionnement.jpg 

Observons d’abord Romains 3.19-24

Le contexte

Après avoir démontré dans les ch 1 et 2 de sa lettre aux Romains, l’universalité du péché (non-Juifs et Juifs sont à égalité, même si les Juifs ont l’avantage primordial d’être les dépositaires de la Parole de Dieu (3.1-9), Paul appuie sa démonstration sur les textes des Écritures qui affirment que tous les hommes sont coupables parce que « la crainte de Dieu n’est pas devant leurs yeux » (v 10-18). 

Le texte

Structure

V 19-20 : La loi fait connaître le péché

V 21-22 : La justice de Dieu s’obtient par la foi en JC

V 23-24 : La mort de JC, moyen de rédemption pour tous.

Répétitions : Loi (4x :v 19-20)

Justifié = v 19, 20, 24

Justice de Dieu = v 21,22,

Le vocabulaire est essentiellement juridique.

3 fois les destinataires de l’œuvre de salut de JC sont désignés comme « ceux qui croient » (22), « ceux qui ont la foi en son sang » (25), celui qui a la foi en Jésus » (26)

Opposition entre l’œuvre de justification de Dieu et l’état de péché de l’homme, révélé par la loi (v 19,20,23,25)

 Comprenons

 Le contexte

Paul vient de citer quelques passages des Ecritures qui justifient son affirmation de l’universalité du péché :  Ps 14.1-3 pour les versets 10-12 ; Ps 5.10 ; 140.4 ; 10.7 pour les v 13-14 ; Es 59.7-8 pour les v 15-17. Paul cite ces textes selon la version des Septante en grec qu’il connaissait. Ces passages dénoncent l’injustice générale et l’égarement de l’humanité qui « ne cherche pas Dieu ». Cet égarement se manifeste dans la parole  mortelle et l’activité  meurtrière et destructrice, dans l’absence de paix et de crainte ou respect de Dieu, qui règnent parmi les hommes.

Le texte

V 19-20 : Paul conclut que ces révélations de l’Ancienne Alliance s’adressent aux Juifs « qui sont sous la loi », c’est-à-dire qui en sont les dépositaires soumis à ses directives ; il  les avertit ainsi  que eux aussi sont concernés puisque « tous sont coupables  devant Dieu» (ch 1-2), donc condamnables par la loi, car la source du péché se trouve dans le cœur humain. L’observation de la loi morale ou rituelle ne peut donc constituer un mérite pour obtenir la justice ou (justification) de Dieu, ou en d’autres termes pour être considéré comme juste par Dieu. Les efforts faits pour observer la loi sont vains et imparfaits, s’ils ont pour but de gagner le salut, émanant ainsi d’un cœur orgueilleux et suffisant, et non d’un amour véritable pour Dieu. L’Éternel n’a pas donné la loi à l’homme comme moyen d’acquérir la vraie justice ou la sainteté, mais comme révélateur de son état profond de péché, pour le conduire à Dieu dans la repentance (Ga 3.24).

V 21-22 : En opposition, (« Mais maintenant » = sous la Nouvelle Alliance) à cette prétention d’obtenir le salut par l’obéissance à la loi, Paul va développer avec joie (ce « mais mainteliberté.jpgnant » manifeste un soulagement, une libération !), la vraie source de justice que révèle tout l’Ancien Testament (= Loi et Prophètes) : Dieu accorde sa justice à tous ceux qui croient en Jésus (v 22 // 1.16-17), sans que l’obéissance à la loi joue un rôle pour l’obtenir. 

V 23-24 : Pour comprendre en quoi consiste cette justice ou sainteté accordée par Dieu « gratuitement et par grâce » (la redondance insiste sur l’idée du don inconditionnel de Dieu), à celui sans distinction d’origine, et sans mérite, qui croit dans le « sang » de Christ, Paul use de la métaphore de la rédemption (suivie de celle de l’expiation,) qui même si elle est fort employée dans le Nouveau Testament, demande à chaque fois d’être expliquée. 

La rédemption

Privé de la gloire de Dieu, c’est à dire coupé de l’image de Dieu qu’il était destiné à être (Ge 1.27 // 1 Co 11.7), parce qu’il s’est soumis à Satan, l’homme est devenu esclave du péché dont il ne peut s’affranchir lui-même (Rm 6.16 ; 7.23-24 ; 2 Ti 2.26 ; 2 Pi 2.19).

Le mot « rédemption » est de la même racine (ou gā’al en hébreu, lutroô ou agorazô en grec) que le mot « rachat » et signifie dans la Bible « racheter, libérer » d’un asservissement des humains ou des biens, au moyen d’une aide extérieure ou « rançon ». Il a pris dans le langage actuel une extension de sens pour désigner « le plan du salut de Dieu en Jésus-Christ ».  Dans l’Ancien Testament (Lév 25.25 ; Ruth 3 et 4 ; Jér 32.6-9), le rachat d’une personne, d’un bien, d’une propriété aliénée ou hypothéquée, est opéré par le «go’ēl » le « racheteur » qui est le plus proche parent, pour préserver l’intégrité familiale. La racine « pādā » est utilisée pour la libération des Israélites esclaves en Egypte (Ex 6.6 ; 15.3) et pour le rachat des premiers-nés normalement consacrés à l’Éternel (Ex 13.13)

L’idée de rançon et de rachat de liberté nous est bien connue aujourd’hui lors de la libération des otages retenus prisonniers par leur ravisseur.

Ici Paul fait « du sang du Christ » ou en d’autres mots de la mort de Christ sur la croix, la rançon, le prix payé par Dieu pour libérer sa créature du péché qui l’éloigne de Lui.

Cette idée de prix ou de rançon payée est en contradiction avec celle de la gratuité de la justice de Dieu, de la grâce offerte à tous ! Il ne faut donc pas  pousser la métaphore trop loin, sinon on introduit une notion mercantile dans le processus du salut. A qui en outre Dieu  (ou Jésus) payerait-il de sa vie ce salut de l’homme ?* 

* Voir la note du Nouveau Vocabulaire Biblique,: le sens de la mort de Jésus »)

 Retenons ici simplement l’idée de libération de l’esclavage du péché et de la mort.

 Questions pour une application dans la vie chrétienne

  • Que m’apprend la loi du décalogue (Ex 20) sur Dieu et sur moi ?
  • Ai-je pris conscience de mon impossibilité à acquérir moi-même la vie éternelle, à me libérer du péché par mes efforts de sainteté ? Quelles sont encore mes illusions à ce sujet ? Quelle place accorder à mon obéissance à la loi ?
  • Comment changer d’état d’esprit à l’exemple de Paul (Phi 3.8-9) et acquérir la « justice de Dieu » ?
  • Si je reconnais que Dieu en me rachetant, me réconcilie avec Lui, me fait entrer dans sa famille, comment puis-je vivre concrètement cette réconciliation dans ma relation avec Lui et avec les autres ? Comment manifester ma reconnaissance et témoigner de ma libération du péché par la grâce de Christ ?

En complément de cette étude  nous vous proposons d’examiner le texte parallèle de Galates 3.21-25 

Observons Gal 3.21-25

Le contexte

Pour montrer l’infériorité de la loi sur la foi pour l’obtention du salut, Paul a opposé la loi donnée à Moïse par des anges à la promesse du salut faite à Abraham directement par Dieu. Maintenant il va se placer du point de vue de Jésus-Christ pour décrire les rôles respectifs de la loi et de la foi dans l’histoire du salut. 

Le texte

V 21 La loi n’est pas opposée à la promesse du salut, mais elle ne procure pas la vie

V 22-23 : l’Ecriture a révélé le péché et enfermé les hommes sous la garde de la loi, jusqu’à la révélation de la promesse en Jésus-Christ pour ceux qui croient.

V 24-25 : la loi a été un conducteur nécessaire mais temporaire, un pédagogue, jusqu’à la venue de Christ qui justifie celui qui a foi en lui.  

Comprenons

V 21 : Selon le procédé de la question rhétorique, cher à Paul, l’apôtre poursuit sa démonstration de l’infériorité de la loi par rapport à la foi, en atténuant l’opposition qu’il vient de faire entre elles. Seuls les légalistes peuvent croire que l’obéissance à la loi leur méritera la vie éternelle, mais par là ils nient l’unité de Dieu. Car ils en font un Dieu qui se contredirait et donnerait deux voies de salut : l’obéissance à la loi pour les uns, la foi en sa grâce pour les autres. C’est absurde et contraire à la révélation d’un Dieu Un.

V 22 : Le mot « Ecriture » ici est pour ainsi dire synonyme d’Ancien Testament dans son ensemble, ou de la Loi en particulier. Tout l’Ancien Testament révèle en effet que l’homme est pécheur, transgresseur de la volonté de Dieu exprimée dans les Dix Paroles.    

 En même temps il révèle que Dieu vient au secours de ce pécheur et qu’il promet le salut à celui qui veut bien l’écouter et croire que la promesse se réalise en Jésus-Christ. La loi « enferme » (exprimé deux fois) le pécheur dans sa condition en lui révélant son impossibilité naturelle à lui obéir. Paul emploie les images de la prison, du gardien, du surveillant, pour faire comprendre que l’homme reste dans sa condition naturelle de pécheur sans pouvoir en sortir par lui-même quels que soient ses efforts de justice, jusqu’à ce qu’il ait la révélation du salut par la foi en la grâce de Jésus-Christ.

Si Paul se place au plan de l’Histoire son argument est aussi valable sur le plan de l’histoire personnelle de la croissance dans la foi. Chacun de nous commence comme les enfants par l’obéissance à la loi pour faire plaisir à Dieu Père ; puis en grandissant dans la connaissance et la foi, il s’aperçoit de son indignité et de son incapacité à accomplir les exigences de la loi. Il se tourne alors vers Dieu Sauveur pour y trouver le pardon et recevoir la justice accordée par amour, gratuitement (v 24). La loi est comparée à un pédagogue, un précepteur, mais attention de ne pas prendre ce mot dans le sens moderne d’enseignant, d’éducateur. Le pédagogue antique n’éduquait pas, ne formait pas l’enfant vers la maturité.

(Le pédagogue romain, situé derrière l’enfant, assiste à la leçon du maître, en portant le sac de l’élève, bas relief)pédagogue romain.gif

C’était un esclave chargé de conduire l’enfant à l’école où des maîtres lui dispensaient le savoir et l’éduquaient à la vie civile. Le rôle du pédagogue était limité et temporaire jusqu’à la majorité de l’élève. De même selon notre texte, la loi n’éduque pas le pécheur, elle l’informe sur la volonté de Dieu pour la vie de sa créature humaine et sur l’état naturel de celle-ci comme un miroir nous renvoie notre visage réel (Jac 1.23), elle l’accompagne, l’escorte en lui donnant les limites à ne pas dépasser pour rester dans le chemin de la liberté en Dieu (Jac 1.25a), et le conduit jusqu’à ce qu’il saisisse par la foi la grâce de Jésus-Christ. Elle n’est pas un éducateur moral et psychologique qui initierait peu à peu, comme une sorte de gourou, à la spiritualité de la foi, par des recettes à suivre à miroir-.jpgla lettre. Seul Dieu est ce formateur, par son Esprit, qui fait croître dans la foi  sa créature ouverte à recevoir sa grâce. Il utilise la loi pour révéler à l’homme son besoin d’un sauveur ; la fonction de « conducteur » de la loi disparaît quand Christ est reconnu comme le Sauveur et vient habiter dans le cœur (v 25). De même que l’enfant n’était plus soumis à son pédagogue, une fois entré dans l’école du maître (4.2), de même le pécheur n’est plus soumis à la férule de la loi, une fois que son cœur est à l’écoute du Maître divin, et accepte par la foi le salut qu’Il lui offre gratuitement.

Paul n’envisage pas ici le rôle de la loi après la conversion du pécheur. Il s’attache uniquement à son rôle dans l’histoire du salut jusqu’à Jésus-Christ, pour en démontrer l’infériorité et l’antériorité par rapport à la justification par la foi en Jésus-Christ.

Questions pour une application dans la vie chrétienne

  • Où en suis-je dans mon chemin de foi ? Encore enfant soumis à la loi, comme un prisonnier soumis à son gardien, obéissant pour gagner la faveur ou l’amour du Maître ? Adolescent, cherchant dans l’indépendance vis-à-vis de la loi une liberté illusoire ? Adulte, reconnaissant grâce à la loi mon incapacité à être juste et saint, et acceptant le pardon et le salut gratuits offerts par Jésus-Christ ?
  • Par quelles attitudes et quels actes se révèle chacune de ces trois étapes du chemin de foi?
  • Quel rôle joue la loi lorsque Christ habite dans mon cœur ?

 

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02/10/2020

Étude n°2 La famille, Deutéronome 6.4-9, 20-25 (10 10 20)

Étude n°2 La famille, Deutéronome 6.4-9, 20-25 (10 10 20)

« Écoute mon fils l’instruction de ton père et ne rejette pas l’enseignement de ta mère » Proverbes 1.8

Observonsbible en famille.jpg

Le contexte :

  • Où se situe ce chapitre dans le livre du Deutéronome ? Que vient de rappeler Moïse ch 5 ?
  • A qui s’adresse-t-il dans l’introduction de notre texte, 6. 2 ? Que recommande-t-il et dans quel but, v 2-3 ?

Le texte : v 4-9

4-5 : Quel est le grand commandement qui résume la première table de la loi ? Par quel mot commence-t-il ? Pourquoi ? Que représentent les mots « cœur, âme, force » ?

6 : où doivent être conservées ces paroles ? Quel sentiment cela implique-t-il ?

7 : Comment ces paroles seront-elles transmises ? voir v 2

8 : Quels signes de respect l’homme pieux devait-il montrer ? Où sont-ils placés ? Pourquoi ?

9 : Que signifie ce dernier signe ?

V 20-25

20 : Que signifie pour la vie de famille cette interrogation du fils ?

21-22 : Que doit rappeler le père à son fils ?

23 : Quelle intervention de Dieu est mentionnée par le père ? Comment présente-t-il Dieu ?

24 : Quel but a la loi à ce moment de l’histoire d’Israël ?

25 : Quelles conséquences la pratique de la loi aura-t-elle dans la famille et dans le peuple ?

 

Comprenons

Le contexte :

Moïse avant l’entrée du peuple dans la Terre Promise, sachant que lui-même n’y entrerait pas, enseigne à la seconde génération  des Hébreux sortis d’Égypte l’histoire de l’exode de ses pères morts au désert. Il insiste sur l’action de l’Éternel, leur Libérateur qui leur a donné des commandements pour assurer leur bonheur (6.2). L’obéissance à cette loi ne concernait pas seulement l’ensemble du peuple (= vous dans le v 1), mais chaque israélite et sa famille (= passage du vous au tu dans le v 2), c’est-à-dire la cellule de base de toute communauté. La longévité, le bonheur, la prospérité et la fertilité de chacun dans le pays promis comme un véritable paradis (où coulent le lait et le miel), dépendent de l’écoute et de la mise en pratique des prescriptions divines. 

Le texte (v 4-9) débute par un appel à  « Écouter l’Éternel Un ou Unique » qui est devenu la confession de foi d’Israël, récitée solennellement dans la liturgie juive.

Par un jeu d’écriture (la dernière lettre du premier mot « shemA » et du dernier mot du verset 4 « échaD », écrites en gras dans les manuscrits, forment le mot « AD » qui signifie « témoin ») cette confession de foi appelle le croyant à être le témoin de ce Dieu Éternel, donc seul vrai Dieu (celui qui s’est nommé lui-même Éternel = YHWH, Ex 3.14-15) dans un monde où chaque peuple pensait avoir son ou ses dieux particuliers pour le protéger. Le croyant affirme sa foi en un Dieu Unique et transcendant, maître de tout l’Univers et de toutes les divinités créées par l’homme.

Écouter l’Éternel c’est d’abord entendre ce qu’il dit, le comprendre et le mettre en pratique dans un élan d’amour qui vient de l‘être tout entier (v 5). Le cœur représente ici ce que Paul appellera, dans un contexte grec, l’esprit (1 Thes 5.23), la faculté donnée seulement à l’Humain de communiquer avec Dieu ;  l’âme est bibliquement la personnalité de l’homme, son être intérieur, ses facultés de l’intellect ou de la pensée, de l’affectivité et de la volonté ; la force désigne l’énergie qui lui permet d’agir à l’extérieur pour témoigner de son amour et de sa foi. Les trois évangiles synoptiques y ajouteront la pensée, notion plus adaptée à la culture grecque (Mat 22.37 ; Marc 12.30 ; Luc 10.30).Phylactères 2.jpg

Les versets 6-9 pris littéralement ont modelé les coutumes vestimentaires et comportementales des Juifs pieux jusqu’à nos jours (Ex 13.9). En effet, les textes sacrés sont portés par eux dans une petite boîte sur le front et attachés sur le bras gauche par des liens appelés phylactères. Placés sur le montant droit de la porte d’entrée de la maison appelé Mezouzah (= pôteau), ils deviennent un signe de la protection de Dieu sur la maisonnée, mezuzah2.jpgqu’on sollicite en touchant d’un doigt la mezouzah, en baisant ce doigt et en prononçant la bénédiction du Psaume 121.8 : « l’Éternel gardera ton départ et ton arrivée dès maintenant et à jamais ». Par ces signes extérieurs le croyant juif manifeste son respect et son amour pour son Dieu qu’il ne doit oublier dans aucune circonstance de sa vie (v 7). Ces signes lui permettent aussi de transmettre à ses enfants les valeurs qui fondent sa vie. Il est évident que ces signes perdent leur sens s’ils restent extérieurs et superficiels, comme Jésus le dénoncera chez les pharisiens hypocrites (Mat 23.5, 23, 25-28). Mais ces signes nous interrogent sur les signes chrétiens sensés transmettre notre foi en Jésus-Christ ! En avons-nous ? Lesquels ? Quelle valeur leur attribuons-nous ? Si nous n'en avons pas, comment sensibilisons-nous nos enfants à la foi ?mezouzah.jpg

Dans les versets 10-19, Moïse avertit le peuple de trois dangers spirituels qui le menacent :

(10-12) l’oubli de Dieu dans la jouissance des biens matériels qu’il trouvera en Canaan. Il aura besoin de se souvenir de la situation de pauvreté et d’esclavage d’où l’Éternel l’a sorti !

(13-15) l’influence du paganisme ambiant. Israël (puis l’Église !) devra lutter continuellement contre l’idolâtrie dans son culte comme dans ses actes/paroles et ses serments.

(16-19) : le manque de confiance en la Parole ou sa contestation, qui poussent à désobéir, ou à forcer Dieu à agir plus tôt qu’Il ne le veut (voir la faute de Moïse au rocher d’Horeb en Nombres 20.1-13, en comparaison d’Exode 17.17 ; Ps 95.9).bible enseignée.jpg

Aux versets 20-25, Moïse reprend sa recommandation du v 7 : « Tu inculqueras à tes enfants les commandements de l’Éternel », en développant le contenu de l’enseignement à transmettre, soit : l’œuvre de délivrance de l’esclavage opérée par Dieu avec puissance pour le sauver d’une vie misérable et le conduire jusqu’au pays promis. Chaque famille entretiendra ce souvenir par la parole et l’exemple d'un amour profond pour Dieu et d’une vie droite et juste, telle que la Loi (les 10 Paroles de Dieu) lui en indique les modalités pour rester libre, en communion avec l’Éternel qui veut le bonheur de l’homme.

Questions pour une application dans la vie chrétienne

  • Comment le chrétien peut-il obéir au « premier commandement » selon Jésus (Mat 22.37-38) Quels signes extérieurs manifestent son adoration et son amour pour Dieu ? Comment éviter l’hypocrisie de ces signes ?
  • Quel est le centre de l’enseignement religieux que nous donnons à nos enfants ? Quelle image de Dieu leur transmettons-nous en paroles et en actions ?Est-ce un Dieu qui punit la désobéissance ou un Dieu qui aime et pardonne ?
  • Alors que la tendance de notre époque est de déléguer à l’école l’éducation et l’instruction de nos enfants, à qui confions nous leur éducation religieuse : l’église, les monitrices du catéchisme ou de l’École du Sabbat, la famille, le père, la mère, les grands-parents ?
  • A partir de quel âge entreprendre l’éducation religieuse des enfants : petite enfance, âge de raison (≈7 ans), adolescence, âge adulte ?
  • Aujourd’hui la tendance est de ne pas instruire religieusement les enfants pour leur laisser la liberté de choix plus tard. Qu’en pensez-vous ?
  • Dans quel but demandons-nous à nos enfants ou à nous-mêmes d’obéir aux commandements de Dieu ?

08:00 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (0)