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28/08/2026

Étude n°10 Véritable ministère Chrétien 2 Cor 3.1-11 (05 09 26)

Étude n°10 Véritable ministère Chrétien 2 Cor 3.1-11 (05 09 26)

« Dieu nous a rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, (ministres) non de la lettre mais de l’Esprit, car la lettre tue mais l’Esprit fait vivre ! » 2 Cor 3.6Esprit de vérité 2.jpg

Observons

Le contexte  2.14-17 : Quelle image a utilisée Paul pour défendre le ministère du chrétien ? Contre qui doit-il se défendre v 17 ?

Le texte 3.1-11

1-3 : Quelle nouvelle image développe-t-il ? De quelle lettre parle-t-il au v 3 ? Qui l’a écrite ? et où ? A quoi l’oppose-t-il ?

4-6 : Pourquoi Paul met-il sa confiance en Dieu v 4-5 ? de quelle vertu fait-il preuve ? De quoi est-il un ministre, un serviteur v 6 ? Que représentent la lettre, et l’Esprit ?

7-11 : Que compare-t-il dans ce passage ? A quel passage de l’Ancien Testament se réfère-t-il (Exode 34.29-35) ? Comment qualifie-t-il cette gloire de Moïse v 7? A quoi l’oppose-t-il v 8 ? De quels ministères parle-t-il au v 9 ? Pourquoi le ministère de Moïse a-t-il été moins éclatant que celui de l’Évangile, v 10 ? Quelle dernière raison Paul donne-t-il à cette différence, v 11 ?

Comprenons

Contexte : Par la belle image du parfum de Christ  Paul a caractérisé le ministère d’évangélisation de tout chrétien : son témoignage répand la vie pour ceux qui l’acceptent et se tournent vers Christ, mais il annonce la mort de ceux qui le refusent (2.15-16). Paul termine cette métaphore par une proclamation de la vérité de son message fondé sur la Parole de Dieu et venant directement de Christ (v 17), au contraire de ses adversaires qu’il qualifie de falsificateurs de la Parole. 

Texte : Ces falsificateurs avaient aussi pour habitude de visiter les églises en s’appuyant sur des lettres de recommandations écrites par d’autres églises, pour gagner la confiance de leurs auditeurs. Paul n’a pas besoin de ce genre de lettres pour plusieurs raisons :

  • l’Église de Corinthe par sa conversion à Christ est une preuve pour tous les hommes de son ministère reçu de Christ.(v1-2)
  • Cette lettre n’est pas matérielle, écrite à l’encre, ou gravée sur une pierre, comme la loi de Moïse, mais elle est spirituelle, venant de l’Esprit de vie qui habite désormais dans le cœur des croyants en Christ.(v3)
  • Dans son incapacité naturelle d’exercer ce ministère, Paul avec humilité se confie en Dieu qui seul peut rendre son témoignage fécond. Il est serviteur (= ministre) non de la lettre mais de l’Esprit dans une nouvelle alliance (il va développer dans les versets suivants ce qu’il entend par là). Il résume sa pensée dans une formule incisive : la lettre tue, l’Esprit vivifie (= donne la vie v 4-6). A partir de là, il va comparer l’ancienne alliance (= la lettre ou la loi écrite sur la pierre, ou le ministère de la mort v 7, ou de la Moïse reçoit la loi (Chagall).jpgcondamnation v 9, passager v 7 et 11) à la nouvelle alliance (= ministère de l’Esprit v 8, ministère de la justice v 9, permanent v 11). La loi de Dieu écrite sur la pierre, révèle en effet le péché et condamne le pécheur, elle est nécessaire pour lui faire percevoir son besoin du pardon de Dieu, mais elle reste une étape sur le chemin du salut, extérieure à l’homme et éphémère, tant qu’elle n’est pas intériorisée et écrite dans le cœur par l’Esprit de vie de Christ.

Tout le paragraphe v7-11 développe la comparaison entre l’ancienne et la nouvelle alliance sur le thème de la gloire, en partant de l’exemple de Moïse : il rayonnait tellement de la gloire de Dieu lorsqu’il entrait en contact avec l’Éternel, qu’il cachait son visage en se présentant devant le peuple de peur de l’aveugler. Mais ce rayonnement, (cette gloire) était passager et de moindre éclat, car il annonçait la condamnation du pécheur, que le rayonnement donné par l’Esprit de Dieu qui Saint Esprit dans le coeur.gifprocure au pécheur la justice (v 9-10). (On peut comparer cet argument à l’éclat de la lune qui est moindre que celui du soleil). Le ministère ou témoignage de Moïse a été glorieux en son temps mais il est surpassé par le témoignage de l’Esprit Saint et Éternel qui transforme la vie du pécheur repentant et justifié (v 11).

Par ce raisonnement, Paul contredit ses adversaires qui voulaient faire adopter par les églises un retour aux lois et coutumes du judaïsme, comme la circoncision, et s’opposaient à la liberté du témoignage chrétien de Paul, fondé sur la Parole véridique de Christ.

Qu’en est-il dans les églises d'aujourdhui,  où les croyants fondamentalistes, traditionnels et remplis de culpabilité ou de crainte du jugement de Dieu et des autres, se heurtent à la liberté de pratique et de foi en Christ des croyants qui s’appuient sur le pardon et la justice que Dieu, rempli d'amour,  leur accorde par son Esprit ?  

Questions pour une application dans la vie chrétienne

  • De quoi mon Église et moi-même témoignons-nous et rayonnons-nous autour de nous ? De la gloire de notre Mouvement ou de la gloire de l’amour inconditionnel de Dieu ?
  • Quelle place tiennent la loi et l’Esprit Saint dans notre témoignage interne (dans l'église) et externe (autour de nous) ? Sur quoi insistons-nous ? Pourquoi ?
  • Comment nos visages et nos vies témoignent-ils de la présence de l’Esprit Saint en nos cœurs ?

21/08/2026

Etude n°9 Ministère animé par l’amour 2 Cor 2.5-17 (29 08 26)

Étude n°9 Ministère animé par l’amour 2 Cor 2.5-17 (29 08 26)

« C’est dans une grande affliction, le cœur serré avec beaucoup de larmes que je vous ai écrit, non pour vous attrister, mais pour que vous connaissiez l’amour extrême que j’ai pour  vous ». 2 Cor 2.4amis 0002.jpg

Observons

Le contexte : v 1-3 : A quoi fait allusion Paul en disant qu’il a écrit sa première lettre dans la tristesse ? Qu’avait-il recommandé aux Corinthiens ? (voir 1 Cor 5.1-5).

V 4 : Dans quel but avait-il écrit sa première lettre ? A quoi son amour (agapè) l’a-t-il poussé ?

Le texte : Il est construit en trois paragraphes :

a) V 5-11 : demande de pardon et de réintégration dans l’église du frère exclu : pourquoi et dans quels buts (v 6-7,9). Qu’est-ce qui doit prévaloir (v 8) ?

b) V 12-13 : transition: le voyage de Paul. Où se trouve-t-il quand il écrit cette lettre ?

c) V 14-17 : être le parfum de Christ : quelles conséquences (v 16)? Comment être ce parfum ?

Comprenons

Contexte : Dans sa première lettre Paul avait admonesté l’église qui tolérait des comportements scandaleux et indignes de Jésus-Christ : querelles intestines, et inceste. (1 Cor ch 1,3,5). Il avait demandé aux responsables de la communauté « d’excommunier »  le coupable (5.5) afin que cette humiliation le porte à se repentir (= destruction de la chair) et avec l’aide du St Esprit à changer de conduite, pour être spirituellement sauvé au jour de l’avènement de Jésus-Christ. Paul prenait cette décision avec une profonde tristesse (2 Cor 2.4) pour le coupable et pour l’Église, car devoir se séparer d’un membre coupable était grave et douloureux pour les deux partis. Ce qui le motivait était son profond amour (=agapê, amour divin désintéressé)  pour l’église de Corinthe qu’il avait fondée (Actes 18.9-10) sans se décourager devant les difficultés et les oppositions, soutenu par la promesse de Jésus d’être avec lui. D’Ephèse, Paul avait envoyé Tite à Corinthe pour connaître les effets de ses recommandations, et attendait avec impatience et anxiété de le rencontrer en Macédoine (2 Co 2.12-13) .

Texte :

a) V 5-11: Paul fut consolé par le rapport que Tite lui avait fait sur les réactions de l’Église de Corinthe à sa première lettre (2 Cor 7.5-10) : la tristesse selon Dieu qu’elle avait provoqué dans la majorité des membres (2.5) avait produit chez le coupable la repentance qui mène au salut (2 Cor 7.10). Paul alors préconise de ne pas en rester là, sur le blâme de l’Église, mais de franchir un pas de plus pour pardonner et réintégrer au sein de la communauté l’exclu repentant (2.7). Ce qui doit prévaloir, ce n’est pas la sévérité et l’humiliation du rejet, mais l’amour fraternel, à l’exemple de Jésus qui a pardonné à la femme adultère et a accueilli  tous les exclus qui sont venus à lui avec humilité. Par cette demande, Paul va tester une fois de plus l’obéissance de la communauté de Corinthe aux recommandations de son fondateur (v 9) ! Si Paul ou l’Eglise  pardonne à cet homme, au nom ou en présence de Christ, c’est pour que l’amour de Christ triomphe des pièges de Satan (= orgueil spirituel des dirigeants, rancune, rejet, divisions, ruptures de relation).

Dans ce paragraphe de sa lettre, Paul cherche à fonder l’église sur d’autres valeurs que celles qui régissent les relations dans le monde. Il crée ici ce qu’on appelle la discipline de l’église qui s’appuie sur la droiture, la justice, et l’amour, seuls témoins fidèles de l’enseignement de Jésus !

b) Dans les deux versets 12 et 13, Paul ouvre une parenthèse (pour permettre de souffler entre deux développements importants ?) sur son deuxième voyage en Europe : il a attendu Tite en Macédoine, après avoir évangélisé avec succès à Troas.

c) V 14-17 : Paul reprend son argumentation sur une action de grâces qui renoue le fil avec le v 11  (Christ nous fait triompher des ruses et des embuches de Satan !) et avec le centre du v 12 (le Seigneur m’y a ouvert une porte) : le premier souci de l’apôtre est de répandre partout où il passe « l’odeur de la connaissance de Christ»,  la Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ. Il pousse la métaphore plus loin en affirmant que le chrétien est le parfum de Christ auprès de tous ceux qu’il rencontre. Comme pour un parfum qui plait aux uns et déplait aux autres, le témoignage du chrétien sera reçu avec joie par ceux qui choisissent la vie et qui ainsi seront sauvés, mais sera rejeté par ceux qui choisissent la mort spirituelle (Deut 30.19-20). Témoigner de Christ est une lourde responsabilité pour le chrétien car cela implique d’être fidèle à la Parole de Dieu, de ne rien y ajouter ni retrancher (Ap 22.18-19) ! Paul, au v 17, accuse ses détracteurs juifs à Corinthe (Actes 18.6,12, 28) de détourner la parole de Dieu selon leurs désirs et pour leur avantage (1 Cor 4.6).

Questions pour une application dans la vie chrétienne

-Dans quel état d’esprit appliquons-nous la répréhension dans notre église ? (Pour se débarrasser d’un fauteur de trouble ? Pour ne pas être contaminé ? Pour protéger de ses erreurs le reste de la communauté ? Pur l’inviter à réfléchir et à se repentir ?

-Comment acceptons-nous l’exclu s’il veut continuer à fréquenter la communauté ?

-Comment discerner ce qui est de la Parole de Dieu ou de la parole d’un humain ?

-Quel parfum ma communauté et moi-même répandons-nous autour de nous ? Odeur de vie, d’amour et de grâce, ou odeur de dispute, de rancœur, de racontars, de jugements ? Si c’est le cas, comment y remédier ?