25/09/2026
Etude n°1 Le Créateur parle Gen 3.14-24 (03 10 26)
Etude n°1 Le Créateur parle Gen 3.14-24 (03 10 26)
« Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu nous a parlé par le Fils en ces jours qui sont les derniers. » Héb 1.1-2a
Observons
Le contexte 3.8-13 : Le dialogue entre Dieu et le couple :
Comment Dieu interpelle-t-il l’homme ? v 8-9, 11, 13
Comment l’homme et sa femme lui répondent-ils ? v 8,10,12-13
Le texte (3.14-24) se compose de trois paragraphes:
3.14,15 : Dieu maudit le serpent
3.14 : Dieu maudit
3.14 : le plus méprisé des animaux : que signifie manger de la poussière ?
3.15 : le serpent sera vaincu par la postérité de la femme : première promesse messianique
3.16-21 : Dieu avertit l’homme sur son avenir : ses relations seront endommagées
3.16 : l’homme dominera sur sa femme qui accouchera dans la douleur
3.17,18 : l’homme tirera avec peine sa subsistance du sol
3.20 : l’homme donne un nom à sa femme : Quel sens a ce nom ?
3.21 : Dieu les habille : quel sens prophétique a ce geste? Quel effet psychologique a-t-il sur le couple ?
3.22-24 : Dieu annonce à l’homme ce que sera sa vie hors du jardin
3.22 : l’homme ne peut plus manger de l’arbre de vie : Pourquoi ?
3.23 : il doit cultiver le sol hors du jardin
3.24 : Dieu garde le chemin de l’Arbre de vie : Quel sens a cet acte de Dieu ?
Comprenons
Le dialogue entre Dieu et le couple humain est très important pour comprendre la rupture des relations entre Dieu et la créature humaine, et entre les êtres créés eux-mêmes. Il n’y a plus de confiance, mais de la peur et des accusations mutuelles dans le couple.
Seul Dieu continue à aimer : Il va au-devant de l’homme, Il le recherche, Il lui parle, Il veut l’amener à prendre conscience de sa responsabilité et à se tourner vers Lui, Il lui fait des promesses, et concrètement lui donne les moyens de comprendre Son amour.
Ce dialogue nous apprend sur Dieu qu’:
- il accepte de se laisser accuser indirectement (v 12 ) sans se fâcher,
- il s’adresse au serpent séducteur et le maudit : Dieu a tout pouvoir sur son Adversaire.
- il annonce la guerre qui s’ouvre entre l’humanité et le serpent, et en révèle l’issue favorable à l’humanité, il est donc un Dieu d’espérance;
- il ne cache pas les difficultés : il y aura blessure au talon du descendant vainqueur.
- il permet à la femme de vivre suffisamment de temps pour transmettre la vie, même si cette transmission se fera dans la douleur,
- il ne maudit ni la femme, ni l’homme,
- il sait qu’il y aura à la fois attirance de la femme vers l’homme et domination de l’homme sur la femme : il ne donne pas l’ordre qu’il en soit ainsi, il le voit d’avance.
- il sait que le travail de la terre sera difficile, ce n’est pas lui qui le rend difficile !
- il sait que les humains seront mortels, et c’est une grâce dans ces nouvelles conditions de vie, pour ne pas perpétuer sans fin souffrances et destructions.
- il agit pour enlever la honte de l’homme et de la femme : il est donc un Dieu de pardon, de grâce.
- il conserve un accès à l’Arbre de vie : il y a une possibilité de retrouver la présence de Dieu.
Il n’y a donc aucune raison d’avoir peur de Dieu. Tout nous pousse à l’aimer et à lui manifester notre reconnaissance pour ce qu’il est et ce qu’il fait. Au lieu de reprocher à l’homme sa désobéissance, ou de se détourner de lui par dépit et fureur de voir son œuvre parfaite gâchée, Dieu s’approche du couple dans un désir de reprendre la relation rompue, à l’heure la plus propice pour un échange dans l’intimité. Les questions posées n’ont d’autre but que de pousser l’humain à faire le point sur sa situation, à reconnaître sa responsabilité et à revenir humblement à son Créateur. Adam ne saisit pas la perche tendue, et s’enfonce dans sa culpabilité en accusant Dieu et sa femme (12), tandis qu’Eve reconnaît rapidement avoir été séduite : cette plus grande capacité de la femme à avouer sa faiblesse expliquerait-elle la présence plus nombreuse des femmes dans nos églises ?
La différence des réactions à l’interrogation de Dieu entre l’homme et la femme n’est pas sans conséquence : Dieu promet à la femme que sa postérité vaincra le serpent, et à l’homme il rappelle qu’il est poussière et retournera à la poussière (Gen 3.19). Pourquoi n’est-il pas dit « leur » postérité ?Si l’on rapproche ce texte de celui qui concerne la postérité d’Abraham (Gal 3.16,29) qui reçoit l’héritage promis par la justice de la foi (Rom 4.13), la postérité d’Eve victorieuse du serpent ne concernerait que celle qui, comme elle, sait reconnaître avec humilité son péché devant Dieu (Gen 3.13), et qui accepte comme Abel (Gen 4.4), puis Seth (4.26), ou comme l’Église (Rom 16.20), de dépendre de Dieu pour son salut et sa victoire, comme Christ le vivra parfaitement jusque sur la croix. La postérité d’Adam au contraire, refuse comme Caïn, d’écouter Dieu, se détourne de lui et retourne à la poussière ! Attention à ne pas désigner l’autre comme faisant partie de cette postérité : nous avons tous en nous un Adam et une Eve, l’un qui ne veut jamais reconnaître ses torts et accuse autrui pour se justifier, l’autre qui accepte sa faiblesse et revient humblement vers son Sauveur. Lequel des deux privilégions-nous ?
4- « Les malédictions » (v 14,17)
Il est indispensable d’être au clair au sujet des malédictions. Encore faut-il s’entendre sur le sens des malédictions divines : Dieu ne veut jamais le mal pour personne. Simplement il voit à l’avance ce qui va découler du mauvais choix de chacun, et il l’annonce. On pourrait transcrire le «tu seras maudit » par « tu seras malheureux, toi qui … ».
Dieu ne fait que constater les dégâts que la rupture de l’homme avec Dieu entraîne sur ses relations dans le couple (16), dans la nature (17-19), et sur ses facultés de donner (16) et d’entretenir la vie (19). Les malédictions n’atteignent que le serpent (14) et le sol (17), dont Dieu annonce l’impossibilité totale de sortir de leur condition !
La souffrance va atteindre chacun dans ses forces de vie : la femme dans sa faculté de transmettre la vie, l’homme dans sa faculté d’entretenir la vie, le sol dans sa capacité de produire les moyens de vie, et le serpent dans son pouvoir de séduire et d’ôter la vie. Ce n’est pas la volonté de Dieu qu’il en soit ainsi. Dieu constate seulement ce que la séparation d’avec lui entraîne.
En voulant être comme Dieu, en devenant rival de Dieu, on devient rival de son vis-à-vis, qui est image de Dieu. Lorsqu’on accepte d’être à nouveau adopté par Dieu comme fils ou fille, les rapports avec le vis-à-vis sont transformés et retrouvent l’amour et l’égalité voulus par Dieu à l’origine.
Ce ne sont pas des fatalités, puisque, en même temps Dieu annonce le remède, par ses paroles et ses actes: ainsi Dieu annonce la victoire sur l’adversaire(v 15), le moyen de cette victoire par le sacrifice d’un être innocent pour conserver la vie de l’homme(v 21), et la fin de la mortalité (v 22), puisque le pécheur ne prolongera pas éternellement son état de péché ; l’accès direct à l’arbre de vie, qui le ferait vivre éternellement, lui est désormais impossible, hors du jardin d’Eden. Mais l'arbre de vie demeure, et le chemin lui en est montré par l"épée lumineuse des chérubins (voir le § plus bas)
Dieu prévient l’homme des conséquences désastreuses de son mauvais choix en lui indiquant les signes de la mort introduite
- dans la nature :
* pour le serpent : malédiction (= peur, dégoût, mépris) parmi les animaux, poussière comme nourriture (symbole de la mort dont se nourrit Satan), reptation sur le ventre (le domaine d’action de Satan sera désormais essentiellement sur terre auprès des hommes et non plus dans le ciel, auprès des anges (Ap 12.7-8).
* pour les relations du serpent et des humains : guerre spirituelle avec les humains qui se terminera par la mort du serpent après qu’il les ait blessés.
* pour le sol : malédiction du sol qui devient difficile à cultiver et encombré de mauvaises herbes.
- dans la condition de la femme : la souffrance des accouchements augmentera. Cela ne signifie pas que la souffrance existait déjà avant, simplement le travail de l’accouchement devient sensible et douloureux : le seuil de sensibilité s’est considérablement abaissé et rend douloureux le travail naturel de l’enfantement !
- dans la condition de l’homme : peine quotidienne pour trouver de la nourriture, blessure par le serpent, retour à la poussière, donc mort.
- dans leurs relations mutuelles : le désir d’amour de la femme pour son mari se heurtera à l’esprit de domination de l’homme sur elle : les relations d’amour et d’égalité entre eux font place à des rapports de force. En chacun d’eux, le même décalage se fera entre la sensibilité féminine et la force virile.
Dieu est-il « sadique » ? L’expression « je rendrai tes grossesses très difficiles » est une de celles qui ont répandu l’image d’un Dieu qui s’acharne sur sa créature ! Elle vient de la conception vétérotestamentaire d’un Dieu Unique et Tout-Puissant, source de tout ce qui existe, bien comme mal (Job 1.21). La pensée d’un auteur du mal, indépendant de Dieu et révolté contre Lui était inconcevable pour des croyants farouchement opposés au polythéisme païen. Seuls Job (1), Zacharie (3.1) et Daniel (10.13,20 ; 12.1) y font allusion, et il faudra attendre le Nouveau Testament pour avoir une notion plus précise de ce conflit cosmique entre Satan et Christ. On peut alors comprendre que « Dieu n’éprouve personne » (Jac 1.13), et que dans l’épreuve qui est une véritable tentation de se séparer de Dieu (épreuve et tentation sont un seul et même mot en grec), Dieu envoie la force et les moyens d’en sortir (1 Cor 10.13) à celui qui se confie en Lui.
5- Les promesses divines
Au centre de ces prévisions de l’avenir de l’homme, Dieu prononce la première promesse messianique, en deux volets (15) :
- l’homme et la femme ne mourront pas immédiatement, ils auront une postérité.
- Dans cette descendance apparaîtra celui qui, au prix de ses souffrances (blessure au talon) sera vainqueur du serpent mortel, symbole de Satan (Ap 12.9 ; Héb 2.14).
Le grand combat entre Christ et Satan, dont nous sommes à la fois les acteurs et les enjeux, est clairement annoncé par Dieu dès la Genèse, et fera l’objet de ses révélations aux prophètes, sans être vraiment compris jusqu’à l’incarnation de son Fils. Discernons-nous au milieu de nos souffrances, la lumière d’espoir que le Seigneur entretient, pour nous permettre de les surmonter ? Adam l’a si bien saisie, que de toutes les paroles de Dieu il n’a retenu que cette promesse. Il l’en remercie en donnant à sa compagne le nom de son espérance : la Vivante ! L’avenir de l’homme, c’est la Vie promise par Dieu !
Dieu leur laisse d’autres promesses merveilleuses :
-Le couple aura une postérité, donc la vie continue ! Cette postérité, en la personne de Christ, malgré la souffrance causée par le mal, vaincra le mal (v 15). Cette première promesse messianique projette le couple dans un avenir certain et permet à l’homme (isch) de reconnaître en sa compagne (ischa) Eve, la mère des Vivants (20).

-v 21 : Dieu est avec eux et pourvoit à leurs besoins physiques (un vêtement chaud contre le froid), moraux et psychiques (le vêtement de peau donné par Dieu symbolise la nouvelle peau = la nouvelle façon de vivre et de percevoir les choses grâce à Dieu), spirituels (le sacrifice d’un animal innocent pour que l’homme coupable vive, symbolise le salut offert à l’homme par le sacrifice de Christ sur la croix).Ce geste d’amour de Dieu remplira le couple de reconnaissance, il enseignera à ses enfants à le reproduire quotidiennement dans un sacrifice de foi et de soumission à Dieu, comme Abel le comprendra (Gn 4 et Hb 11.4).
-v 22-23 : Dieu leur donne un avenir avec la perspective de la fin du mal : ils ne vivront pas éternellement pécheurs, mais la mort leur sera une image concrète qu’un jour le mal aussi mourra (Ap 21.4). Etre chassé du jardin où l’arbre de vie subsiste n’est pas une punition, mais une étape nouvelle de leur existence, pour leur permettre de croître dans des conditions de vie différentes, incompatibles avec celle de l’Eden à cause de l’introduction du péché. L’homme devra non seulement cultiver la terre, mais encore le terrain de sa personnalité, pour grandir jusqu’à la « stature parfaite de Christ » (Ep 4.13).
v 24 : Pour cela, le chemin de l’arbre de vie subsiste, il est “gardé”, et même montré de façon claire par l’épée de la Parole de Dieu (Hb 4.12), flamboyante de la lumière de l’Esprit (Act 2.3-4 ; Jn 14.26), agitée sous les yeux des hommes par les quatre chérubins, symboles de la justice, la miséricorde, la fidélité et la vérité que Dieu met en œuvre dans le jugement libérateur (Ps 89.15 ; Ez 1 ; Ap 4.6), qu’il exerce en faveur de sa créature devenue esclave de Satan (Rm 3.9-18 ; 6.16 ; 7.24-25).
Quelle plus belle espérance Dieu pouvait-il donner que celle de la vie éternelle offerte en Christ à celui qui, pécheur repentant, veut marcher sur son chemin (Christ) selon les directives de sa Parole ?
Questions pour une application dans la vie chrétienne
- En quoi cette lecture de la Genèse change-t-elle ma vision de Dieu et des rapports humains ?
- Comment ma lecture de la Parole de Dieu et ma vie en sont-elles transformées ?
08:03 Publié dans Don de Prophétie 4è/26 | Lien permanent | Commentaires (0)














