06/11/2026
Etude n°7 Maintenant Ecoute ! 2 Chroniques 36.11-23 (14 11 26)
Etude n°7 Maintenant Ecoute ! 2 Chroniques 36.11-23 (14 11 26)
« Cela leur est arrivé à titre d’exemple et fut écrit pour nous avertir, nous pour qui la fin des siècles est arrivée ».1 Cor 10.11
Observons
Le contexte
Le règne de Josias, petit-fils de Manassé, fut marqué par la plus grande réforme que connut Juda : le roi conseillé par les prophètes Jérémie, Sophonie et Houlda (34.22) détourna la nation de son idolâtrie et rétablit la célébration de la Pâque (35.18). Sa mort prématurée pour avoir imprudemment et orgueilleusement voulu arrêter le Pharaon Néco dans sa marche au secours de l’Assyrie contre Babylone, provoqua la désolation dans le peuple (34.24-25).
Le texte
Il rapporte la fin rapide de Juda sous la royauté des trois fils et du petit-fils de Josias, tous sourds aux avertissements des prophètes.
1-8 : Première déportation à Babylone au début du règne de Yehoyaqim (606 av JC) (2 Rois 24.1-7).
9-10 : Seconde déportation sous le règne de son fils Yehoyakîn (597 av JC)(2 R 24.8.17)
11-21 : Destruction de Jérusalem sous le règne de Sédécias (586 av JC) :
a) 11-14 : Endurcissement de Sédécias et du peuple, sourds aux appels de Dieu par ses prophètes.
b) 15-16 : Vains avertissements de l’Eternel.
a’)17-21 : Destruction de Jérusalem et du temple, conséquence inéluctable de la séparation de Juda d’avec Dieu.
b’) 22-23 : Fin de la désolation et de l’exil, 70 ans plus tard.
Comprenons
La dernière réforme de Josias vint trop tard : le long règne de Manassé et de son fils Amôn avait ancré dans les esprits tant d’habitudes idolâtres, que la voix de Dieu ne pouvait plus percer cette carapace d’impiété. Josias préoccupé par ses réformes avait oublié de former ses fils à écouter les prophètes. Chacun d’eux conduisit la nation à sa perte. Le premier à monter sur le trône, Yoahaz, fut vite balayé par le pharaon Néco, meurtrier de son père Josias, et fut emmené par lui en Egypte. Le fils semble avoir payé l’orgueil de son père, trop confiant dans le pouvoir que lui avaient acquis ses réformes en Juda et dans les restes d’Israël (35.18).
Son frère Yehoyaqim, mis sur le trône de Juda par le Pharaon, se trouva aussi assez vite soumis à la puissance du roi de Babylone (en 606 av JC), qui après avoir déporté Daniel et quelques jeunes nobles, le laissa comme vassal sur le trône de Juda. Mais Yehoyaqim se révolta au bout de trois ans (2 R 24.1), et dut subir pendant 8 ans les assauts des peuples voisins, jusqu’à ce que Nébucadnetsar vienne rétablir l’ordre (597 av JC) en déportant le roi Yehoyaqim avec tous les objets du culte, les sacrificateurs dont Ezéchiel, et les artisans de Jérusalem (597 av JC). Ces malheurs sont attribués au mal que fit le roi Yehoyaqim devant l’Eternel (v 5).
Sédécias ne fit pas mieux. A son sujet est mentionné le prophète Jérémie qu’il n’écouta pas et persécuta gravement (v 16).
Au centre du récit se trouve le rappel du projet de Dieu : il voulait épargner son peuple et sa propre demeure (v 15) ! Au milieu de tous ces malheurs que l’on a tendance à considérer comme des punitions, le texte rappelle qu’ils ne sont que les conséquences inéluctables de l’endurcissement des cœurs et qu’ils constituent des avertissements pour que le peuple et le roi reviennent à Dieu. (Ez 18.23,32).
Mais ils refusent d’observer la loi de l’alliance en profanant le temple de leurs idolâtries (v 14) ; ils n’acceptent pas les corrections des prophètes (v 16), ils n’observent pas les sabbats de Dieu ainsi que les années sabbatiques et de jubilé données pour le repos de la terre : ces années devaient rappeler que Dieu était le seul propriétaire du pays confié à son peuple s’il observait l’alliance. Les 70 ans d’exil furent pour le pays une sorte de compensation de toutes les années de repos dont il avait été privé (v 21).
Le texte se termine sur la perspective du retour au pays annoncé et programmé par Dieu : l’Eternel est fidèle à ses promesses, il n’oublie pas son peuple, et sa toute- puissance sur la terre œuvre à le sauver, en inspirant même le roi païen Cyrus. Celui-ci, parce qu’il sut écouter la voix de Dieu fut appelé son serviteur (Es 45.1) et devint l’instrument du retour des Juifs au pays promis (2 Chr 36.23).
Questions pour une application dans la vie chrétienne
- Quel exemple de piété et de foi donnons-nous à nos jeunes pour qu’ils apprennent à aimer un Dieu d’amour qui cherche à entrer en relation avec chacun, pour le sauver et le rendre heureux ?
- Quelle place accordons-nous à l’enseignement de la Parole dans nos foyers et nos églises ? Sommes-nous attentifs aux avertissements prophétiques qu’elle contient et à ceux que les circonstances de nos vies nous lancent ?
- Que retiendrai-je de ce récit de la fin de Juda ? Un jugement de Dieu sur son peuple coupable d’infidélité, une prophétie du jugement dernier qui attend tous les impies, un événement symbolique du chemin spirituel de mort et résurrection par lequel doit passer tout homme pécheur pour recevoir la vie éternelle, un encouragement et une espérance de la présence de Dieu même dans les situations les plus difficiles où m’ont conduit mes égarements ?
08:00 Publié dans Don de Prophétie 4è/26 | Lien permanent | Commentaires (0)














