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11/09/2026

Étude n°12 Contre les faux enseignants 2 Cor 10.1-17 (19 09 26)

Étude n°12 Contre les faux enseignants 2 Cor 10.1-17 (19 09 26)

« Les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles, mais elles sont puissantes devant Dieu, pour renverser des forteresses. »2 Cor 10.4armes de Dieu Eph 6.jpeg

Observons

Deux paragraphes :

  • 1-6 : Les armes de Paul

-A quelles qualités se réfère Paul pour exhorter les Corinthiens, v1a ? A quelle accusation les oppose-t-il ironiquement, v1b et 10 ?

Comment compte-t-il agir envers ses adversaires, v2a

De quoi Paul était-il accusé par ses adversaires v2b ?

Que signifie : Marcher (ou combattre) « selon » la chair au v 2 et 3, et« dans » la chair au v 3a ? Quelles armes utilise Paul v 4a ? Voir Ephésiens 6.11-18. Que représentent les forteresses qu’elles renversent, v 4b ? voir v 5. Qu’est la hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu v 5 ? Comment Paul qualifie-t-il la pensée (ou sagesse) humaine v 5b ? A quoi l’oppose-t-il ? A quoi Paul est-il prêt lorsque la majorité des Corinthiens seront parvenus à l’obéissance à Christ, v 6 ?

  • 7-18 : La gloire de Paul

-Que reproche Paul aux Corinthiens au début du v 7 ? Comparez avec 5.12 pour un autre sens donné à cette phrase selon les versions. A quoi invite-t-il ses détracteurs v 7b ?

De quoi Paul peut-il se glorifier ? Que lui a donné le Seigneur et comment l’utilise-t-il, v 8 et v 9 ?

Quel argument de ses adversaires reprend-il avec ironie dans la parenthèse du v 10 ? Comment le contre-t-il, v 11 ? En quoi consiste le manque d’intelligence de ses adversaires v 12 ? Que prend Paul en considération  pour se glorifier ? De quel « domaine » ou « partage » parle-t-il, v 13-16 ? Quel portrait donne-t-il dans ces versets de ses adversaires ? Comment se glorifier dans le Seigneur v 17 ? Qui le Seigneur peut-il recommander v 18 ?

 

Comprenons

Après un long développement appelant les Corinthiens à la générosité dans la collecte de fonds pour soutenir son ministère (ch 8 et 9), Paul défend vigoureusement son ministère face à des détracteurs, qui se prétendent enseignants plus qualifiés que lui. Sa défense est un modèle du comportement à avoir pour justifier un ministère contesté injustement !

Dans un premier temps  (10.1-6) Paul insiste sur les armes à utiliser dans ce combat contre des adversaires acharnés à le discréditer et à contester son ministère d’apôtre, envoyé par Dieu. Il se réfère à la « douceur et la bienveillance »  de Christ pour exhorter les Corinthiens à ne pas écouter ces faux enseignants. Ceux-ci pour le discréditer propagent dans l’église une accusation contre Paul de fausseté ou de duplicité : Paul serait selon eux, sévère et hardi dans ses lettres, mais faible et humble en face à face ! (v 1 et 10). Paul ne voudrait pas que les Corinthiens le poussent à la hardiesse et à l’audace dans ses réprimandes  quand il se présentera à Corinthe (v 2).

De quoi ses adversaires l’accusent-ils ? De « marcher selon la chair »v2b ! C’est-à-dire selon la nature humaine non sanctifiée, mue par des pulsions égoïstes et orgueilleuses, et  recherchant la gloire auprès des hommes. Avec humour, Paul joue sur les mots : v 3 : il marche bien « dans la chair » c à d physiquement, mais il combat spirituellement ! Ses armes ne sont pas matérielles ni morales (= épée, ou mensonges, armes charnelles, v4) mais spirituelles car ce sont les armes de Dieu (Ephésiens 6.11-18), qui sont puissantes pour contredire et renverser les raisonnements de la sagesse humaine (1 Cor 1.18-21), qui bâtissent  et élèvent des « forteresses » contre la connaissance de Dieu, v 4-5a.  Avec les armes de Dieu (= vérité, justice, foi, prière, bonnes dispositions, Parole de Dieu et Esprit Saint), Paul peut amener tout raisonnement (ou pensée), captif de l’erreur et du mal, à l’obéissance à Dieu, v5b. Lorsque les Corinthiens seront en majorité revenus à l’obéissance à Christ grâce à sa douceur et à sa bienveillance, Paul avertit les récalcitrants de sa sévérité à les réprimer, v6.

Dans le second paragraphe de son argumentation (v 7-18), Paul invite les Corinthiens selon la version Second Révisée à « regarder les choses en face »v 7a. D’autres versions font de cette phrase un reproche: « Vous regardez les choses selon l’apparence » en lien avec 5.12 : « ceux qui tirent gloire des apparences et non de ce qui est dans le cœur ». Il va en effet développer ensuite ce qui fait sa gloire au contraire de celle de ses adversaires. Comme eux il est à Christ, et n’éprouve pas de honte de l’autorité qui lui est donnée pour remplir son ministère d’édification de l’église, v 8. Il n’en use pas pour les abattre ni les intimider par ses lettres, car ses actes et ses paroles sont concordants malgré ce qu’en disent et pensent ses détracteurs, v 8-11. Ceux-ci manquent d’intelligence en se recommandant eux-mêmes auprès des églises qu’ils visitent (v 12), se glorifiant d’exercer leur ministère sur les brisées des autres, dans les territoires évangélisés par d’autres, en s’attribuant leurs résultats, v 13-15 ! Paul rappelle que son ministère à Corinthe lui a permis d’ouvrir cette église et il a l’espérance d’aller plus loin encore, dans des territoires vierges v15-16 ! Il ne veut se glorifier que de ce que le Seigneur lui permet de faire à son service, sans chercher une gloire humaine en se comparant aux autres, ou en voulant les surpasser. C’est ce qu’il appelle « se glorifier dans le Seigneur », ne se recommander que du Seigneur v 18.

Ainsi avec vigueur mais humilité, Paul défend un ministère reçu de Christ et rempli au prix de sa propre vie, en s’appuyant sur les révélations de la Parole de Dieu, et non sur les apparences qui le valoriseraient aux yeux des hommes. 

Questions pour une application dans la vie chrétienne semeur 15ès.jpg

  • des fidèlesQuels sujets de gloire mon église et moi-même tirons-nous de nos efforts d’évangélisation ? A qui attribuons-nous leurs résultats positifs ? A la bonne organisation des campagnes d’évangélisation ? Au talent oratoire du prédicateur ? A la coopération persévérante des fidèles dans la prière et l’action? A l’action de l’Esprit qui a préparé et ouvert les cœurs ? Aux effets de la Parole de Dieu dans les cœurs ?
  • Quelle est ma part dans l’évangélisation et la propagation de la Parole de Dieu pour faire connaître le Seigneur Dieu ?
  • Comment accepter de n’être que semeur sans être moissonneur ? Jean 4.37

 

04/09/2026

Étude n°11 Mission et Intendance 2 Cor 8.7-15 (12 09 26)

Étude n°11 Mission et Intendance 2 Cor 8.7-15 (12 09 26)

« Vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ qui pour vous s’est fait pauvre de riche qu’il était, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis » 2 Cor 8.9

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Le contexte : 8.1-6

  • Quel exemple de générosité donne Paul aux Corinthiens ?
  • D’où leur venaient de tels sentiments altruistes (v 1-2, 5)
  • Quel mot est répété pour qualifier ce service ? Pourquoi ? (v 1, 4, 6-7)
  • Par quoi leurs dons financiers étaient-ils précédés ? (v 5)
  • Quelle œuvre Tite doit-il accomplir auprès des Corinthiens ?

Le texte 8.7-15

V 7-10 :

  • En quoi excellent les Corinthiens ? A quoi Paul les invite-t-ils ? v 7
  • Que doit prouver l’empressement des Macédoniens à participer à la collecte ?
  • D’où vient l’amour des Corinthiens ? v 9 ; Comment qualifier cet amour ? (voir le titre de l’étude)
  • Que reconnaît Paul chez les Corinthiens ? v 10

V 11-15 :

  • Que demande Paul à l’église de Corinthe ? v 11-12
  • Quelle règle communautaire établit-il ? v 13-14
  • A quoi fait-il allusion dans une lecture libre et spirituelle de l’AT ?v 15 (Ex 16.18)

Comprenons

Dans cette seconde lettre aux Corinthiens, Paul se réjouit des bonnes relations rétablies entre lui et l’église de Corinthe qui lui avait donné du souci, par sa conduite immorale à plusieurs points de vue. Tite avait servi de messager intermédiaire entre l’église et l’apôtre, et avait rapporté à ce dernier des nouvelles consolantes matériellement et spirituellement.

Fort de la confiance rétablie (7.16), Paul va présenter une requête aux Corinthiens. L’Eglise de Jérusalem est dans une grande pauvreté à cause de la persécution et de la famine qi l’ont affligée et affaiblie. Une grande collecte de fonds est organisée dans les églises-filles d’Asie et de Grèce pour la secourir. Paul cite en exemple la générosité des églises de Macédoine pour justifier sa demande à Corinthe. Cette offrande répond à trois principes fondamentaux :

  • Elle est volontaire (v 3), personne, pas même l’apôtre ne l’impose (v 8, 10) Car elle émane d’un cœur reconnaissant envers Dieu pour la joie que donne son salut (sa grâce, v 2) et pour les bénédictions déjà reçues. Elle est ainsi considérée elle-même comme une grâce de Dieu (2 Cor 9.8), une œuvre de grâce (=gratitude) (v 4,6,7), issue de la foi (v 1) et de l’amour pour Dieu qui règnent dans le cœur. En effet l’offrande matérielle manifeste concrètement l’offrande spirituelle de lui-même que le croyant a faite à Dieu (v 5; Rom 12.1 ; 6.13)mains_pousseTEST.png
  • L’offrande de ses biens selon ses possibilités et quelquefois plus, est aussi une preuve de l’amour fraternel qui lie les membres de l’Église universelle qui est le corps de Christ ; elle cherche une sorte d’égalité financière entre les différentes communautés. Ce principe de solidarité fraternelle est tout à fait dans la ligne du commandement d’amour de Jésus (Jean 13.35 ; 15.12) et témoigne d’une vie chrétienne généreuse et sans rapport de force. Ce principe d’égalité a été repris dans la Déclaration des droits de l’homme, et dans le communisme. Mais privé de son inspiration divine, il n’a pas toujours été respecté et on en a vu malheureusement les dérives dues à la convoitise, l’injustice, le goût du pouvoir, l’avarice, qui dominent dans les cœurs non régénérés par l’Esprit. Comme le dit Paul, « les bonnes dispositions d’esprit sont agréables en raison de ce qu’on a » et qu’on partage (v 12, biens matériels et amour de Dieu), mais sans biens ni amour ni passage à l’acte, elles sont vaines, et même parfois nuisibles.manne du désert.jpg

L’exemple de la manne, interprété librement par Paul illustre ce principe d’égalité : chacun récoltait ce dont il avait besoin pour nourrir sa famille et ne pouvait rien accumuler puisque la manne périssait d’un jour à l’autre. Pas de thésaurisation, ni de profit  personnel, ni d’inégalité de possession !

 Après le principe de la dîme due à Dieu pour l’entretien des serviteurs de la Parole, ce texte nous donne le sens des offrandes offertes de bon cœur à l’église pour subvenir aux besoins des communautés locales ou lointaines, et ainsi témoigner de notre appartenance au Seigneur par une générosité sans calcul qui ne peut venir que de l’Esprit Saint.

Questions pour une application dans la vie chrétienne

  • Comment est-ce que je considère les offrandes qui s’ajoutent à la dîme : sont-elles une grâce de Dieu ou un poids, une charge facultative ?
  • Que m’indique ce texte au sujet du montant de mes offrandes volontaires ?
  • Comment sont réparties les offrandes dans ma communauté ? Quelle part va aux différents départements de l’église locale, aux autres églises de la Fédération, à la Mission ? Y aurait-il besoin d’une réflexion commune à ce sujet ?