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21/08/2026

Etude n°9 Ministère animé par l’amour 2 Cor 2.5-17 (29 08 26)

Étude n°9 Ministère animé par l’amour 2 Cor 2.5-17 (29 08 26)

« C’est dans une grande affliction, le cœur serré avec beaucoup de larmes que je vous ai écrit, non pour vous attrister, mais pour que vous connaissiez l’amour extrême que j’ai pour  vous ». 2 Cor 2.4amis 0002.jpg

Observons

Le contexte : v 1-3 : A quoi fait allusion Paul en disant qu’il a écrit sa première lettre dans la tristesse ? Qu’avait-il recommandé aux Corinthiens ? (voir 1 Cor 5.1-5).

V 4 : Dans quel but avait-il écrit sa première lettre ? A quoi son amour (agapè) l’a-t-il poussé ?

Le texte : Il est construit en trois paragraphes :

a) V 5-11 : demande de pardon et de réintégration dans l’église du frère exclu : pourquoi et dans quels buts (v 6-7,9). Qu’est-ce qui doit prévaloir (v 8) ?

b) V 12-13 : transition: le voyage de Paul. Où se trouve-t-il quand il écrit cette lettre ?

c) V 14-17 : être le parfum de Christ : quelles conséquences (v 16)? Comment être ce parfum ?

Comprenons

Contexte : Dans sa première lettre Paul avait admonesté l’église qui tolérait des comportements scandaleux et indignes de Jésus-Christ : querelles intestines, et inceste. (1 Cor ch 1,3,5). Il avait demandé aux responsables de la communauté « d’excommunier »  le coupable (5.5) afin que cette humiliation le porte à se repentir (= destruction de la chair) et avec l’aide du St Esprit à changer de conduite, pour être spirituellement sauvé au jour de l’avènement de Jésus-Christ. Paul prenait cette décision avec une profonde tristesse (2 Cor 2.4) pour le coupable et pour l’Église, car devoir se séparer d’un membre coupable était grave et douloureux pour les deux partis. Ce qui le motivait était son profond amour (=agapê, amour divin désintéressé)  pour l’église de Corinthe qu’il avait fondée (Actes 18.9-10) sans se décourager devant les difficultés et les oppositions, soutenu par la promesse de Jésus d’être avec lui. D’Ephèse, Paul avait envoyé Tite à Corinthe pour connaître les effets de ses recommandations, et attendait avec impatience et anxiété en Macédoine (2 Co 2.12-13) de le rencontrer.

Texte :

a) V 5-11: Paul fut consolé par le rapport que Tite lui avait fait sur les réactions de l’Église de Corinthe à sa première lettre (2 Cor 7.5-10) : la tristesse selon Dieu qu’elle avait provoqué dans la majorité des membres (2.5) avait produit chez le coupable la repentance qui mène au salut (2 Cor 7.10). Paul alors préconise de ne pas en rester là, sur le blâme de l’Église, mais de franchir un pas de plus pour pardonner et réintégrer au sein de la communauté l’exclu repentant (2.7). Ce qui doit prévaloir, ce n’est pas la sévérité et l’humiliation du rejet, mais l’amour fraternel, à l’exemple de Jésus qui a pardonné à la femme adultère et a accueilli  tous les exclus qui sont venus à lui avec humilité. Par cette demande, Paul va tester une fois de plus l’obéissance de la communauté de Corinthe aux recommandations de son fondateur (v 9) ! Si Paul ou l’Eglise  pardonne à cet homme, au nom ou en présence de Christ, c’est pour que l’amour de Christ triomphe des pièges de Satan (= orgueil spirituel des dirigeants, rancune, rejet, divisions, ruptures de relation).

Dans ce paragraphe de sa lettre, Paul cherche à fonder l’église sur d’autres valeurs que celles qui régissent les relations dans le monde. Il crée ici ce qu’on appelle la discipline de l’église qui s’appuie sur la droiture, la justice, et l’amour, seuls témoins fidèles de l’enseignement de Jésus !

b) Dans les deux versets 12 et 13, Paul ouvre une parenthèse (pour permettre de souffler entre deux développements importants ?) sur son deuxième voyage en Europe : il a attendu Tite en Macédoine, après avoir évangélisé avec succès à Troas.

c) V 14-17 : Paul reprend son argumentation sur une action de grâces qui renoue le fil avec le v 11  (Christ nous fait triompher des ruses et des embuches de Satan !) et avec le centre du v 12 (le Seigneur m’y a ouvert une porte) : le premier souci de l’apôtre est de répandre « l’odeur de la connaissance de Christ»,  la Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ, partout où il passe. Il pousse la métaphore plus loin en affirmant que le chrétien est le parfum de Christ auprès de tous ceux qu’il rencontre. Comme pour un parfum qui plait aux uns et déplait aux autres, le témoignage du chrétien sera reçu avec joie par ceux qui choisissent la vie et qui ainsi seront sauvés, mais sera rejeté par ceux qui choisissent la mort spirituelle (Deut 30.19-20). Témoigner de Christ est une lourde responsabilité pour le chrétien car cela implique d’être fidèle à la Parole de Dieu, de ne rien y ajouter ni retrancher (Ap 22.18-19) ! Paul, au v 17, accuse ses détracteurs juifs à Corinthe (Actes 18.6,12, 28) de détourner la parole de Dieu selon leurs désirs et pour leur avantage (1 Cor 4.6).

Questions pour une application dans la vie chrétienne

-Dans quel état d’esprit appliquons-nous la répréhension dans notre église ? (Pour se débarrasser d’un fauteur de trouble ? Pour ne pas être contaminé ? Pour protéger de ses erreurs le reste de la communauté ? Pur l’inviter à réfléchir et à se repentir ?

-Comment acceptons-nous l’exclu s’il veut continuer à fréquenter la communauté ?

-Comment discerner ce qui est de la Parole de Dieu ou de la parole d’un humain ?

-Quel parfum ma communauté et moi-même répandons-nous autour de nous ? Odeur de vie, d’amour et de grâce, ou odeur de dispute, de rancœur, de racontars, de jugements ? Si c’est le cas, comment y remédier ?