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10/07/2026

Étude n°3 Unité en Christ 1 Corinthiens 1.10-13 et 3.1-9 (18 07 26)

Étude n°3 Unité en Christ 1 Corinthiens 1.10-13 et 3.1-9 (18 07 26)

« Je vous exhorte frères par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, tenez tous le même langage, qu’il n’y ait pas de divisions parmi vous, mais soyez en plein accord dans la même pensée et dans la même opinion. » 1 Cor 1.10unité dans diversité.jpg

Observons

Le contexte :

L’église de Corinthe a été fondée par Paul lors de son second voyage missionnaire. Elle a ensuite été victime de tous les maux rencontrés dans une ville corrompue. Les Grecs étaient fiers de leurs connaissances et de leur philosophie, et se passionnaient pour l’art oratoire. Mais ils étaient immoraux. Apollos, un Juif chrétien érudit et éloquent, est sans doute venu à Corinthe après Paul et a frappé l’esprit des chrétiens grecs (Ac 18.24-28). La comparaison entre Apollos ou d’autres prédicateurs, et Paul a jeté un discrédit sur l’apôtre qui n’avait pas d’apparence physique ou oratoire impressionnante (2 Co 10.10). Cela créa les divisions dans l’Église de Corinthe. Paul, comme fondateur de la communauté, désirait la corriger de son esprit de parti et de son immoralité.

Le texte

Par la répétition des mots « discorde, divisions », « sagesse, esprit »,  « serviteurs, bâtir, fondement », trois thèmes principaux se dégagent, ainsi agencés :

a) 1.10-16 : les divisions partisanes

b) 1.17-31 : le culte de la sagesse humaine (v 17-25), origine des divisions, est une folie devant Dieu qui a révélé sa sagesse en Jésus-Christ (v 26-31).

c) 2.1-16 : Le ministère de Paul est fondé non sur une démonstration de sagesse humaine, mais sur la révélation par le Saint-Esprit (v10) de la sagesse divine et des réalités spirituelles incarnées en Jésus-Christ crucifié (13,2).

a’) 3.1-5a : les divisions partisanes révèlent un manque de maturité spirituelle et un esprit charnel.

c’) 3.5b-17 : le ministère pastoral fait du pasteur (5b) un serviteur transmetteur de la Parole, (6-8) un jardinier, (9) un ouvrier collaborateur de Dieu, (10-17) un bâtisseur de l’édifice de l’Église, du temple de Dieu.

b’) 3.18-23 : mettre sa gloire dans la sagesse humaine est folie devant Dieu en qui tout est à nous (21-22).

La pensée de Paul suit un cheminement hébraïque, en spirale, abordant les différents thèmes par touches successives, revenant en arrière autant de fois que nécessaire, au lieu de se dérouler linéairement comme dans la pensée cartésienne où nous aurions groupé les arguments ainsi : a) a’) ; b) b’) ; c) c’). Au centre (c) de cette argumentation apparaît la définition du ministère pastoral fondé sur Jésus-Christ.

Comprenons

La sélection du texte met surtout l’accent sur les divisions dans l’Église, nous n’étudierons que cet argument développé dans ces chapitres par les parties a) a’) et terminé  en c’).

Que révèlent les divisions dans l’Église ?

  • (1.12-16) un attachement à un homme au lieu du Christ, ce qui constitue une tentative de division du Christ qui est un.
  • (1.29-30 et 3.21) une glorification de l’homme et de sa sagesse, qui détourne de Christ.
  • (2.12-3.3) un esprit charnel, naturel, humain, spirituellement immature.
  • (3.16, 22-23) une méconnaissance de la vocation de l’Église, temple de Dieu, et de son appartenance totale à Dieu.
  • (2.2 et 3.11) au centre de cette argumentation se trouve l’affirmation que Christ crucifié est le fondement de la foi et de l’Église : se diviser en s’appuyant sur l’un ou l’autre des hommes serviteurs, c’est rejeter Christ comme fondement.

Pour faire cesser ces querelles de partis, Paul invite l’Église à considérer l’œuvre puissante, sage et salutaire de Dieu en la personne de Jésus-Christ crucifié (Phi 2.3-11).

Chacun est appelé à suivre le même chemin de mort et de dépouillement de son orgueil et de sa prétention à la sagesse et à la gloire humaines, afin de devenir serviteur l’un de l’autre, et afin de construire sa personne et en même temps l’Église (3.9-17), dans la dépendance et l’humilité de Christ.

Il ne s’agit pas seulement d’être « crucifié », de se « dépouiller » de rester dans cet état d’humiliation et de dénuement, mais il s’agit de « construire », « bâtir » sur Christ une vie qui, inspirée par l’Esprit, sera un témoignage de la sagesse et de la gloire de Dieu. On n’a pas à rester infantile dans la foi, à se jalouser les uns les autres en se comparant mutuellement, mais à grandir, à devenir adulte, à atteindre, grâce à la direction et à l’éducation de l’Esprit, la « stature parfaite de Christ » (Ep 4.12-13,23).

Questions pour une application dans la vie chrétienne

- Lorsque des disputes éclatent dans la famille ou dans l’Église, ai-je conscience qu’elles affligent le Seigneur, qu’elles sont œuvre de l’adversaire pour nous écarter de Christ

- Quelles sont mes réactions devant une division ?

  • Je prends parti pour l’un ou l’autre ?
  • Je relève les torts de ma famille, de mon Église, des autres, sans examiner ma propre responsabilité ?
  • Je me lamente dans mon coin sur l’atmosphère détestable ainsi créée, en attendant que tout s’apaise ?
  • Je me retire de ma famille ou de mon Église ?
  • Je me tourne vers le Seigneur pour lui demander pardon de mes torts et réclamer de lui un esprit de pardon et d’apaisement.
  • J’œuvre avec les artisans de paix à ramener les cœurs à Jésus ?

-Chercher les causes d’aggravation puis d’apaisement dans des exemples de tensions ou de conflits dans la vie familiale, amicale, ou dans l’Église. Quelle responsabilité m’incombe dans ces processus ?