19/06/2026
Étude n°13 Vers l’Éternité Ap 21.9 à 22.5 (27 06 26)
Étude n°13 Vers l’Éternité Ap 21.9 à 22.5 (27 06 26)
« Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu’il est. » 1 Jean 3.2
Observons.
Contexte : Quel tableau termine la séquence des jugements dans le ch 21.1-8 ? Quel est le sort des élus ? Et celui des impies ?
Texte : -v 9 : Comment se fait le passage de la séquence des jugements à la dernière séquence de la Nouvelle Jérusalem ? Quel ange intervient alors ? Qu’annonce-t-il ?
-v 10 comment est désignée la ville sainte (v9) ? D’où vient-elle ?
-v11-21 : Quelle impression produit la description de cette ville ? Relevez les détails au fur et à mesure pour tenter d’en discerner le symbolisme.
-v22-22.5 : Quel est le personnage central de ce passage ? Pourquoi porte-t-il ce nom ?
-v 23-26 quelle est la lumière de cette cité ? Quel rapport avec le v 27 ?voir 22.5. Quelle est la gloire des nations, et qui sont les rois des nations ?(Ps 2.28 ; 86.9)
-2.1-2 : Relevez et expliquez les symboles désignant la trinité divine ? Pourquoi parler de la guérison des nations et des rois des nations ?
Comprenons (citation du chapitre G de la 2ème partie du livre « Le message d’espérance de l’Apocalypse » : L’espérance chrétienne, la Nouvelle Jérusalem, d’Evelyne Zuber, Ed BOD, Fév2015)
Le contexte : Jean a décrit succinctement, à la fin des jugements et des mille ans (21.1-5), le rassemblement des élus sur la nouvelle terre que Dieu a préparée pour « récompenser ses serviteurs, les prophètes, les saints, et ceux qui craignent son nom » (11.18). Il y aura « un nouveau ciel et une nouvelle terre... où la mer ne sera plus ». Inutile de s’imaginer ce monde ! Il appartiendra à une toute autre économie, où l’agitation des peuples symbolisée par la mer [1] ne sera plus. (Illustration : Jérusalem terrestre et céleste, miniature du XVè)
C’est alors qu’intervient la première mention dans ce passage de cette nouvelle Jérusalem, qui « descend » du ciel (21.2) pour prendre place sur la nouvelle terre. Qu’en est-il des sauvés qui doivent l’habiter ? Au chapitre 20, on comprend qu’ils ont été enlevés « au ciel » pour être aux côtés de Dieu durant mille ans. Ici, ils descendent, logiquement pour vivre dans un monde renouvelé. Cette ascension et cette descente évoquent le changement d’état des croyants, libérés des contraintes et des limitations entraînées par le péché de notre terre actuelle, puis établis dans un mode de vie tout à fait différent. À ce moment-là, leur union avec le Christ sera complète, comme le signifie le verset 3 : « Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux »[2].
Le tabernacle, aussi appelé dans l’Ancien Testament « tente de la rencontre », est le lieu privilégié où Dieu se révèle à l’homme. Désormais, dans la nouvelle Jérusalem, la communion sera sans obstacle. Le verset 4 confirme qu’il n’est pas simplement question d’un monde matériel, mais aussi d’un monde sans souffrance et sans mort car « les premières choses ont disparu ». Jean ne donne pas plus de détails sur ce nouveau monde - qui est d’ailleurs constitué d’une ville et non d’un jardin, comme le paradis de la Genèse. « Et si cela vous étonne que l’histoire commence dans un jardin et se termine dans une ville, peut-être que Dieu reconnaîtrait ainsi à l’homme son pouvoir co-créateur. Il apprécie l’œuvre des bâtisseurs comme un prolongement de sa propre création »[3].
Le texte : Le v 9, en faisant intervenir l’un des sept anges tenant les coupes des fléaux, fait la transition entre les deux séquences des Jugements et de la Nouvelle Jérusalem. L’ange a rempli sa mission et passe le relais en révélant le sujet de la séquence suivante : la nouvelle Jérusalem. On peut considérer la description qui suit comme celle de la situation spirituelle des rachetés.
Jean est appelé par un ange à considérer plus en détails la femme de l’Agneau (21.9). L’image du couple est récurrent dans la Bible (Osée 2.18 ; Mat 25.1-10) pour symboliser l’union d’amour qui lie le Christ ou l’époux, à son peuple fidèle. Le peuple de Dieu ainsi désigné constitue aussi « la ville sainte », la Jérusalem descendue « du ciel », d’auprès de Dieu (v 10). L’adjectif « céleste » qu’on lui attribue couramment ne signifie pas qu’elle est localisée dans notre ciel physique, mais qu’elle se distingue de la Jérusalem terrestre, historique et humaine, parce qu’elle appartient au monde spirituel du royaume de Dieu.
La ville terrestre avait été choisie comme habitation bien-aimée de Dieu[4] ; il avait voulu en faire son trône et le lieu de son sanctuaire, pour porter son Nom devant les nations[5]. Jusqu’à Jésus, elle demeure, dans la Bible, le symbole du peuple d’Israël[6]. De même, la nouvelle Jérusalem représente le peuple des croyants. Il constitue le royaume éternel où Dieu habitera et règnera dans une relation d’amour, sans obstacle, avec ses enfants (Ap 22.3).
Le texte précise que le peuple de Dieu, régénéré et transformé à la résurrection, demeurera sur une nouvelle terre[7]. Rien au niveau physique ne nous est dit sur cette nouvelle terre, sinon que les premières choses ont disparu et que la mort n’y sera plus (21.4). Tous les autres détails ne concernent que l’état spirituel de ce peuple. Après les mille ans pendant lesquels la terre est livrée à la solitude, puis disparaît avec les rebelles et les responsables du mal[8], Dieu recrée un autre univers, ciel et terre, où ses enfants vivront dans une communion intime avec Lui, symbolisée par la transparence du cristal (21. 11), dans la sécurité qu’offre la « grande et haute muraille» du salut[9] et de la présence de Dieu[10].
Sur les portes et fondements, chacun au nombre de 12, sont inscrits les noms des douze tribus d’Israël et des douze apôtres pour signifier que le peuple de Dieu s’est constitué sur la foi dans les révélations divines accordées aux patriarches et aux apôtres. Grâce à leurs témoignages, les croyants ont pu connaître et adorer Jésus, l’Agneau qui s’est donné pour les sauver[11].
La ville est mesurée par un roseau d’or (v 15), comme en Ap 11.1. Le peuple de Dieu de la nouvelle Jérusalem est issu d’un tri, d’une évaluation ou jugement, qui a révélé la fidélité de la vie des croyants à leur profession de foi en Christ, que symbolise l’or pur[12]. Dans cette nouvelle Jérusalem se trouveront aussi les « hommes ignorant Dieu » qui sont restés fidèles à leur conscience[13], par laquelle Dieu leur parle à leur insu. Le roseau symboliserait la mesure ou le critère d’évaluation des uns comme des autres, c’est à dire la loi d’amour de Dieu, connue ou inscrite inconsciemment dans la conscience morale.
La forme cubique de la ville et sa taille (12000 stades de côté) renvoient à la symbolique hébraïque des chiffres, utilisée pour les 144000 des chapitres 7 et 14 : elles suggèrent une complétude parfaite et innombrable ; on ne pourra jamais prétendre qu’il manque quelqu’un au peuple de Dieu, ou qu’il faut en retrancher quelqu’autre !
La profusion de pierres précieuses et de l’or dans la ville (v 18-21), insisterait sur la pureté et la beauté spirituelles que reçoit en cadeau le peuple de Dieu, ainsi que sur l’amour avec lequel Dieu le considère et lui accorde ses dons. En effet, le sacrificateur dans le Temple de la Jérusalem terrestre, portait sur son cœur le pectoral incrusté de douze pierres précieuses représentant les douze tribus d’Israël, en signe du prix qu’elles avaient aux yeux de Dieu. Leurs couleurs et leur éclat diffèrent et montrent que la diversité est une joie pour Dieu. Elle permet à son peuple de rendre gloire à son Seigneur[14] par la richesse des dons reçus en son sein.
Le fait que le Seigneur soit le temple de la Nouvelle Jérusalem, suggère que dans le peuple nouveau, puisque le péché a disparu, la communion avec Dieu est sans obstacles ni intermédiaire, contrairement à ce qu’elle est sur notre terre. La présence de l’Agneau rappellera l’amour de Jésus qui s’est donné sur la croix pour que le peuple vive cette communion sans nuage, sans doute, ni incompréhension : même la nuit a disparu ! Dieu seul est la lumière spirituelle de son peuple[15], qui n’aura plus ni besoin ni désir de se tourner vers d’autres sources de vie.
Les croyants de toutes les nations qui peuplent la cité de Dieu sont considérés par Lui comme des rois glorieux et remplis d’honneur[16] parce que leur foi en Christ leur a permis de remporter la victoire sur le mal[17].
22.1-5 : Au sein de cette ville coule le fleuve d’eau de la vie sortant du trône de Dieu et de l’Agneau[18]. Cette image associe les trois personnes de la divinité, Dieu Roi et Juge (trône), Dieu Sauveur (l’Agneau), Dieu Esprit (fleuve d’eau vive). Le verset 2 renchérit avec la présence de l’arbre de vie arrosé par le fleuve et abondamment fécond, symbole de Christ éternellement vivant.
Cette description n’est pas sans rappeler le jardin d’Eden ! Dieu veut rétablir son projet des origines[19] pour que ses enfants soient spirituellement nourris et abreuvés de sa présence vivifiante et éternelle, qui guérit tous les maux de la terre. Enfin réunis (= image de la ville) sous la direction bienveillante de Dieu, les élus Le serviront dans une relation harmonieuse avec Lui et entre eux.
Tel est le tableau de l’avenir promis à ceux dont les noms sont inscrits dans le livre de vie de l’Agneau (21.27), c’est-à-dire ceux qui l’ont suivi « partout où il va » (14.4), dans un service d’amour auprès des plus petits de ses frères (Mat 25.40), et ont regardé à Lui comme les navigateurs se dirigent en regardant l’étoile du matin (Ap 22.16).
L’Apocalypse, révélation de ce qui doit arriver bientôt (22.6), renouvelle l’espérance de l’Église de tous les temps, lui demandant de porter ses regards au milieu de ses souffrances, vers la cité promise que Dieu lui a préparée[20]. Le Christ en a ouvert la porte par sa mort et sa résurrection et l’a rendue accessible à tous : « Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée »[21].
Questions pour une application dans la vie chrétienne
- Quelle image de ce chapitre parle le plus à mon cœur ? Comment transforme-t-elle ma perception de la vie future ?
- A quels problèmes de notre vie terrestre répond cette promesse de la Nouvelle Jérusalem ?
- A quoi ces perspectives futures nous invitent-elles pour contribuer à leur réalisation ?
Pour conclure cette étude et ce trimestre sur la croissance de notre relation avec Dieu et avec les autres , je vous invite à ouvrir ce lien d’une vidéo intitulée « La cité de Dieu »
https://youtu.be/Veo7chw9s84?si=4mdTXFvwlN0OC9dZ
Une très belle réflexion sur le chaos du monde après le sac de Rome (410 ap JC) que nous propose une grande voix du passé : Augustin le très grand théologien et philosophe carthaginois. Elle résonne étrangement à nos oreilles et peut nous aider tous à garder le cap ou à en changer radicalement avec cette question : de quel amour voulez-vous vivre ? L’amour de soi avec la réussite matérielle et le développement personnel ? Ou l’amour de l’autre (l’Autre) qui élargit votre vie à la dimension de l’univers ?
Notes
[1] Esaïe 17.12-13 ; Ap 17.15
[2] Ce verset éclaire 1 Corinthiens 15.28, où Jésus se soumet à Dieu en reconnaissant que sa médiation n’est plus nécessaire. Tout est accompli, Dieu peut habiter parmi les hommes de la nouvelle Jérusalem.
[3] Prédication de Joëlle Nicolas Randegger le 25 mai 2025 à Jacou (EPUDF)
[4] Ps 135.21 ; Rom 9.25
[5] Jér 3.17 ; 2 R 23.27b ; Ez 5.5
[6] Cf. Luc 13.34
[7] Ap 21.1-2
[8] Ap 20.10, 14-15 ; 21.8
[9] Ap 21.12 ; Es 60.18 : Tu donneras à tes murailles le nom de Salut
[10] Zac 2.9 « Je serai moi-même une muraille de feu tout autour».
[11] Ap 21.12-14
[12] selon 1 Pi 1.7
[13] Rom 2.14-16 ; Mat 25.34-40
[14] Ap 21.22-23
[15] Ap 21.23, 25 et 22.5
[16] Ap 20.6 ; 22.5b ; 21.24, 26
[17] Ap 2.10c
[18] Ap 22.1
[19] Gen 2 ; comparer avec Ezéchiel 47
[20] Héb 11.10
[21] Tite 2.11
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12/06/2026
Étude n°12 Que partager ?1 Pi 3.8-17 (20 06 26)
Étude n°12 Que partager ?1 Pi 3.8-17 (20 06 26)
« Le Seigneur m’a donné le langage des disciples pour que je sache soutenir par la parole celui qui est fatigué… »Esaïe 50.4
Observons
Contexte
- Dans quel contexte historique a été écrite cette lettre ? Voir 3.15-17 ; 12-14, 16-17 ; 5.9.
- Quelles recommandations Pierre fait-il aux croyants plongés dans une société où règnent discordes, insoumission et souffrances? (2.11-3.7)
Texte
- 8-12 : relevez tous les impératifs de ce passage : que demande Pierre aux croyants ? Comparez avec sa citation du Ps 34.12-17 (voir aussi Matt 5.38-48 et 7.12) ?
- V 13-17 : Comment l’apôtre considère-t-il le mal qu’on peut faire injustement au chrétien ? Quelle béatitude de Jésus reprend-il ? (Mat 5.10) A quoi oppose-t-il la crainte des hommes ? Que signifie « sanctifiez Christ dans vos cœurs » ?
- A quoi le chrétien doit-il être prêt (v 15) ? Que lui faut-il pour cela ?
- V 16 :Qu’est-ce qui donne une « bonne conscience » ? (2.12, 20 ; Act 24.16 ; 2 Cor 1.12 ; 4.2)
- V 17 : Comment comprendre « souffrir en faisant le bien, si telle est la volonté de Dieu » ? Dieu veut-il la souffrance injuste subie par le chrétien ?
Comprenons
Contexte
La première lettre de Pierre a été écrite vers 63-64 après JC, à la fin de la vie de l’apôtre, depuis Rome qu’il désigne sous le nom symbolique de Babylone (5.13), la vraie Babylone n’existant plus à cette époque. Pierre écrit aux Eglises d’Asie Mineure qu’il avait visitées durant son ministère. Dans tout l’empire romain régnait un climat de suspicion et de violence contre les chrétiens, parce qu’ils refusaient de rendre un culte à l’empereur. La persécution n’était pas encore généralisée comme à la fin du siècle, mais çà et là les autorités païennes s’en prenaient aux églises de plus en plus nombreuses. Pierre puis Paul, peu après cette lettre, en furent victimes, lorsque Néron soupçonné d’avoir incendié Rome, voulut se justifier en accusant les chrétiens et en les mettant cruellement à mort.
Juste avant notre passage, Pierre a exhorté les croyants à marcher au milieu des païens d’une manière digne du Seigneur (1.14-17 ; 2.12), dans la soumission aux autorités civiles, domestiques et conjugales (2.11-3.7).
Le texte : Puis il leur a demandé de s’éloigner du mal en ayant de l’amour fraternel, de la compassion et de l’humilité et en bénissant au lieu de répondre au mal par le mal (3.8-9).Il reprend ici non seulement le psaume 34, mais aussi les paroles de Jésus dans le Sermon sur la Montagne, demandant au croyant de répondre au mal par la bonté, la miséricorde, le pardon et la bénédiction.
Pierre pose une question (v 13) qui paraît évidente : Qui peut maltraiter un homme qui fait le bien ? Pourtant n’est-ce pas ce qui est arrivé à Jésus ? Le monde ne supporte pas celui qui par sa bonne conduite est un reproche vivant de sa duplicité et de sa méchanceté ! Mais si le chrétien souffre sans avoir mal agi, il souffre à l’exemple de son Maître et cela peut être considéré par lui comme un honneur ! Ressembler à Christ ne rend-il pas heureux et peut chasser la crainte profonde de la souffrance et de la mort, présente chez tout être humain ?
La constance dans la foi et dans l’espérance est le fruit de la « sanctification de Christ dans le cœur », c’est-à-dire de la place primordiale donnée à Christ dans ses pensées, ses décisions, ses désirs, ses affections. Sanctifier, c’est mettre à part pour le service de Dieu. C’est le moteur de la vie du chrétien quelles que soient les circonstances fastes ou néfastes. Christ dans le cœur permet de rester fermes dans la foi au milieu des souffrances, par la contemplation de ce qu’il a souffert jusqu’à la mort « pour amener les hommes à Dieu» (3.18). Cette fermeté Lui rend témoignage auprès de ceux qui en sont touchés, surtout si l’affirmation de l’espérance qui habite le cœur du croyant se fait dans la douceur (fruit de l’Esprit, Gal 5.22) et le respect de l’autre, en contraste avec les calomnies, les diffamations et les violences dont il a été l’objet ! La volonté de Dieu n’est pas que ses enfants souffrent injustement, mais que dans la souffrance que leur infligent les incroyants, ils continuent à faire le bien et à pardonner à l’exemple de Christ sur la croix.
Questions pour une application dans la vie chrétienne
- Comment est-ce que je réagis à une vexation, une insulte, une menace, une contrariété ? L’exemple de Jésus est-il présent à mon esprit à ce moment-là ? M’aide-t-il à faire une démarche de pardon ?
- Par quel comportement puis-je témoigner de la présence de l’Esprit en moi ? Que doit-il encore vaincre en moi pour que ma vie manifeste la Bonne Nouvelle du salut en Jésus Christ, et que je sois « un soutien pour celui qui est fatigué » Es 50.4?
08:00 Publié dans Grandir avec Dieu 2/26 | Lien permanent | Commentaires (0)














