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23/09/2016

Pour « entrer » dans le livre de Job

Pour « entrer » dans le livre de Job

Introduction

1. L’histoire, en tant que science, est une discipline relativement récente. Il y eut certes, dans l’Antiquité, des « historiens », Hérodote chez les Grecs ou Tite-Live chez les Romains, et plus tard, en France par exemple, entre les 12ème et 15ème siècles des Villehardouin, Joinville, Froissart ou Commynes. Mais en tant que science, avec sa méthode, ses objectifs et sa rigueur, l’histoire est née au 20ème siècle. Il faut donc être extrêmement prudent lorsqu’on parle d’histoire à propos d’écrits très vieux, conçus dans une mentalité très différente de la nôtre, et selon des genres littéraires différents (généalogie, chronique, récit, qui tous, avec leurs différences, disent une histoire). Dans la Bible hébraïque l’imagination, la poésie (avec d’autres règles que la nôtre), la faconde moyen-orientale, les joutes oratoires, les marchandages, les jeux de mots, les hyperboles (exagérations verbales) sont monnaies courantes. De plus, le vocabulaire est peu nombreux mais riche de sens parfois contradictoires. Cela ne veut pas dire que ces textes, en particulier ces récits, sont faux ; cela veut dire qu’il ne convient pas de plaquer sur eux notre mentalité, nos catégories et leurs exigences. Ils doivent être traités avec respect, c’est-à-dire conformément à leur génie. Un des grands « péchés » intellectuels de l’Occident fut d’avoir vis-à-vis d’autres cultures qu’il découvrait, en Afrique, en Asie, dans le Nouveau Monde, une arrogance, un mépris consistant à imposer ses façons de penser comme seules valables et universelles. La lecture fondamentaliste de la Bible est un cas (très) particulier de cette tendance générale.

2. La Bible n’est pas un livre d’Histoire. C’est l’histoire du salut, c’est-à-dire une Révélation de Dieu sur lui-même et sur toutes choses : l’homme, la nature, la vie relationnelle et sociale, etc. Tout, les récits, les généa¬logies, les lois données, la poésie (c’est-à-dire principalement, quant au fond, l’expression des sentiments humains face à Dieu, la joie, l’amour, l’adoration, l’angois¬se, le découragement, la culpabilité, les problèmes existentiels, etc.), tout concourt à dire sur¬tout le sens des choses, leur origine, leur finalité (et non leur vérité historique ou scien-tifique). Comme l’a bien montré J. Flori (Genèse ou l’antimythe, V. & S.,1980) la Bible enseigne plus qu’elle ne renseigne. Sa vérité est donc premièrement théologique, secondairement pédagogi¬que, religieuse, morale, sociale, et très accessoirement, sans que cela soit son but, historique.

Le livre de Job

1. La datation du livre et la question de son auteur ne sont pas essentiels : la tradition donne le livre de Job comme très ancien, peut être dû à la « plume » de Moïse. Les approches moder-nes, sur des critères qui ne sont pas forcément décisifs, le disent plus tardif. Il nous parle d’un homme dont on connaît peu de chose si ce n’est qu’il n’était pas un israélite (ce n’est donc pas le même personnage qu’en Gn 46.13) mais un « craignant Dieu » qui par son attitude va devenir très tôt une référence, un modèle (Ez 14.14,20 ; Ja 5.11).

2. Il appartient aux « Ecrits ». L’A.T. se compose de 3 sections. En schématisant à l’extrême, on pourrait dire de celles-ci :

a) la Loi (Torah, Pentateuque), ensemble des livres où Dieu, de l’extérieur et d’en haut, révèle sa volonté et son action.

b) les Prophètes (Nebiim, catégorie plus large en hébreu qu’en français, elle commence avec Josué), où Dieu se révèle mais de l’intérieur en inspirant des hommes qu’il choisit.

c) les Ecrits (Ketoubim, la section commençait dans l’ordre hébraïque par les Psaumes, raison pour laquelle Luc 24.44 la désigne ainsi). Job appartient à cette section, tout en étant très différent des autres livres et extrêmement original.

3. L’existence de cette 3ème catégorie de livres, appelés aussi sapientiaux (de sagesse), pose une réflexion théologique intéressante. Ici ce n’est plus Dieu qui se révèle de l’extérieur ou inspire de l’intérieur (2 voies descendantes), mais l’homme qui, à partir de ce qu’il vit ou constate autour de lui, réfléchit et écrit. Bien sûr, nous croyons (2 Tm 3.16) que les écrits qui ont été gardés et introduits dans le canon des Ecritures étaient de ceux que Dieu inspirait. Il n’empêche que la démarche, à partir d’une situation humaine : amour (Cantiques des cantiques, Ruth), mal, injustice (Job), expression d’expériences et sentiments personnels, joie, souffrance (Psaumes), réflexion pédagogique (Proverbes), réflexion sur la vie (Ecclésiaste), etc., est une construction de l’homme qui crie à Dieu, lui parle, l’interpelle et tente de s’élever vers Dieu et les vérités célestes.

Une 1ère leçon à tirer de ce fait est le respect que Dieu a pour l’homme, en acceptant sa coopération (supervisée par l’Esprit) à sa révélation. Celle-ci, dès lors, n’est plus seulement un donné mais un « construit ensemble », prenant en considération les problématiques que l’homme lui-même pose, avec le risque accru de l’usage de ces matériaux humains. On pourrait dire sous forme d’image : la 1ère section (torah) c’est le don du soleil et de la pluie, la 2nde (nebiim), c’est la sève qui de l’intérieur vivifie, la 3ème, serait plutôt une cathédrale que l’homme édifie vers le ciel avec ses modes de construction, ses plans, et son style (celui du roman n’est pas le gothique, celui de l’aztèque n’est pas le chinois). Le danger interprétatif (qui existe déjà bien sûr dans les deux premières sections) est de discerner moins encore le rôle de l’homme et de croire que les pensées des hommes sont celles de Dieu. On ne peut y « saisir » Dieu qu’imparfaitement et avec une prudence extrême, faite de dépassement, de « vision au-delà de », d’harmonie avec l’ensemble des Écritures, dont le critère ultime est la pensée du Christ. D’où les nécessaires règles d’interprétation (cf. La foi chrétienne au risque du XXème siècle, études 7 à 12), à suivre avec sérieux et surtout… à appliquer avec une fidélité intelligente.

Quelques enseignements du livre de Job

1. Ce n’est pas de l’histoire au sens moderne du terme. Il n’y avait pas auprès de Job un témoin muni d’un magnétoscope pour enregistrer ses discours et les conversations avec ses amis et, a fortiori, pas de témoin à la cour céleste pour filmer « l’audience du Seigneur » (1.6).

2. Beaucoup de personnes, dès qu’on dit « ce n’est pas historique », pensent immédiatement qu’on sous-entend que c’est faux. Ce qui traduit une forte myopie intellectuelle. Ne pas être historique ne veut pas dire que ce n’est pas vrai. C’est au contraire criant de vérité, essentiellement au point de vue théologique. J’essayerai de le montrer. Mais ces vérités sont de l’ordre des réalités spirituelles. Prendre à la lettre les détails matériels, ce serait comme de croire que le sanctuaire céleste est de cette création (He 9.11) et localisable topographiquement.

3. Job est donc un écrit philosophique, métaphysique même. Je ne dis pas « une pièce de théâtre », ou un « conte », pour ne pas choquer, mais, dans la forme, il y a beaucoup de cela. Le rédacteur, d’une grande culture au style magnifique (avec de possibles remaniements rédactionnels ultérieurs), a construit, sous l’inspiration de Dieu, avec un sens aigu des images, un art consommé de la mise en scène (cf. 1.6-12) et une sensibilité extrême, une réflexion théologique originale et non conventionnelle sur la souffrance subie, le mal injuste et, dans ses conditions extrêmes les rapports de l’homme de foi avec son Dieu.

4. L’introduction « historique » de 1.1-5. On sait que tout récit se construit autour d’une intrigue. L’introduction nous en fournit une 1ère. Le narrateur est inspiré. Qui d’autre que l’Esprit, en effet, pourrait affirmer qu’un homme est vraiment intègre et droit ? Le lecteur sait ce qu’il en est de Job. Il a une information que les amis de Job non seulement n’auront pas, mais qu’ils ne pourront pas même admettre.

Comme pour enfoncer le clou sur cette volonté de se détourner du mal et de ne pas offenser Dieu, la 1ère partie du prologue montre Job, en un récit « itératif » , sanctifiant ses enfants (l’holocauste, plus qu’un sacrifice pour le péché, lequel ne se généralisera comme tel qu’après l’organisation des services lévitiques, est un rituel de consécration) pour des offenses supposées et secrètes. Un détail montre la délicatesse de Job, il a peur que ses enfants aient « maudit » Dieu, mais l’expression lui semble tellement forte et imprononçable que, par euphémisme, il ne dit pas « maudire » mais « bénir » (hébreu bârak) !

La fortune de Job est décrite avec des chiffres si énormes - et ils seront doublés dans l’épilogue 42.12 - qu’ils sont manifestement des chiffres ronds, non réalistes, mais symboliques. Ils disent l’abondance extrême de Job, signe de la bénédiction dont il jouit.

Que veut dire tout cela ? Au moins deux choses. Primo, Job aura raison de ne pas jouer les hypocrites en se déclarant coupable alors qu’il a conscience de ne pas l’être. Toutefois, secundo, ce n’est pas parce que quelqu'un ne se sent coupable de rien qu’il est justifié (1 Co 4.4). Job en fera l’expérience. Au terme du récit, après avoir exprimé le grand besoin d’un rédempteur (19.25) alors qu’il n’a pas commis de faute morale, il se découvre insensé (« j’ai parlé sans comprendre » 42.3) et il « se repent » (42.6). La vie spirituelle, même si elle implique évidemment une intégrité morale, n’est pas un moralisme, une perfection au sens d’impeccabilité, c’est une justesse de la relation avec Dieu, c’est-à-dire une communion, une intimité. Mais celle-ci ne fait pas fi du fait que Dieu est le Créateur souverain, le Puissant (ch 38-40, 40.1,2) et l’homme une créature invitée au respect filial (= craindre Dieu, 1.1).

5. La 2ème partie du prologue nous transporte à la cour céleste où l’auteur expose la 2ème intrigue du livre.

Le « génie » théologique du peuple d’Israël réside dans le phénomène assez unique du prophétisme (le prophète, au début était appelé le « voyant »). C’est le don de voir des choses que le commun des mortels ne voit pas. Cette remarque confirme ce qui a été dit plus haut sur le caractère non historique ou non littéral de ces choses. Comment l’homme en contact avec l’invisi¬ble, qui est aussi l’indicible, pourrait-il paradoxalement exprimer ce qui, précisément, ne peut se dire ? Il ne peut le faire que de manière imagée grâce à des paraboles, à des métaphores. Elles sont d’une grande richesse potentielle à condition, surtout, de ne pas les prendre à la lettre, ce qui les tuerait (2 Co 3.6). La bonne question à propos de cette «introduction céleste » n’est pas dans les renseignements qu’on serait tenté d’y voir mais dans les enseignements spirituels, théologiques qu’ils révèlent.

L’enseignement prioritaire me semble le suivant : les sémites auxquels fut révélé l’unicité de Dieu avaient une conception tellement élevée de Celui-ci, qu’ils le considéraient - ce qui n’est pas faux - comme le Maître absolu, l’auteur de toutes choses. En revanche, dans cette rigoureuse logique, ils en arrivaient à des conclusions qui maintenant nous choquent : Dieu crée le bien et le mal, il est l’auteur de l’adversité comme de la prospérité. (Es 45.7, Lm 3.38 ; Am 3.6). Deux conséquences : primo, par sécurité, une tendance à vouloir éloigner ce Dieu potentiellement dangereux par sa puissance (un feu dévorant) et secundo, par réflexion morale (celle qui fait que les conclusions précédentes nous semblent irrecevables), comment un Dieu dit bon pourrait-il faire du mal ? D’où un autre type d’éloignement de Dieu, celui qui met des intermédiaires, les personnages célestes, entre Lui et l’homme. Certains d’entre eux sont des instances perverses, adversaires de tous poils, qui tout en étant soumis à Dieu (le Puissant) portent la responsabilité et l’explication du mal. C’est l’origine de la notion de tragédie des siècles dont l’élaboration se perfectionnera dans la théologie chrétienne (notamment avec Origène, 2ème s.) qui interprétera Es 14 et Ez 28 dans ce sens. Elle ne trouve, selon moi, sa pleine valeur qu’avec la distinction, impossible à développer ici, des différents types de causes des phénomènes que nous constatons autour de nous. Le fait que Dieu n’intervient pas directement veut signifier que le mal, et en particulier le mal injuste et subi, n’est pas son fait mais celui d’« intermédiaires » entre Lui et les hommes. Les « fils de Dieu » en sont des représentants avec, parmi eux, l’adversaire (l’accusateur). Ils sont personnifiés et c’est possible, c’est le cas des anges. Mais rappelons-nous que dans la Bible (chez Paul par ex.) des entités non personnelles, comme le péché, sont aussi personnifiées. De fait, beaucoup d’indispensables intermédiaires existent entre le monde du divin et le monde des humains. Les plus communs ce sont toutes les lois par lesquelles le monde est régi et, qu’à défaut de Dieu, tous les hommes (athées comme croyants) constatent et rencontrent. Pour leur bien et leur bonheur, lorsqu’ils les observent (elles font alors office de « fils de Dieu ») ; pour leur malheur (la loi produit la colère Rm 4.15), lorsque l’individu, ou l’entourage dont il est dépendant, les violent ou les subissent injustement (elles font alors office                     "d’ adversaires"). Effectivement, dans les versets suivants (1.13-19), les causes (intermédiaires instrumentaux) des misères qui fondent sur Job sont bien des phénomènes « naturels » (deux humains : Sabéens, Chaldéens, et deux météorologiques : foudre, vent). L’homme a autant à craindre des humains que de la nature !

La 2ème intrigue peut s’énoncer ainsi : les malheurs de Job racontés par le récit qui va suivre et le dialogue de sourds avec ses amis, ont un enjeu céleste (= spirituel). Les « causes » du drame ne sont pas seulement naturelles, elles sont cosmiques et philosophiques.

6. Mais, 3ème intrigue dans l’intrigue, à part le narrateur et le lecteur qu’il informe, aucun protagoniste ne la sait ; ni Job ni les « sages ». Outre la non-information du pari qui se trame, Job est rendu aveugle par sa souffrance, ses trois amis le sont par leur théologie traditionnelle. Ils joueront une pièce en aveugles avec pour seules ressources, l’intégrité pour l’un qui aime Dieu et refuse de le maudire, la bonne conscience théologique pour les autres.

7. La 4ème intrigue tourne autour du dialogue très long de Job et de ses amis (chap. 3-37) et la 5ème, autour du dialogue, flamboyant, plus court (chap. 38- 42) de Job avec Dieu.

Très rapidement, les amis prêchent, mordicus, l’injustice de Job et la justice de Dieu qui s’exprime par la rétribution. Celle-ci est fondée sur le schéma causal : le mal est une punition du péché envoyée par Dieu. Job clame son innocence, défend sa dignité et dénonce des « badigeonneurs de mensonge » et « des médecins de néant » (13.4). Dans une intrigue, il y a souvent un « nœud » débouchant sur une action transformatrice qui, elle, change complètement la donne. Ici, c’est la théophanie (apparition de Dieu) au cours de laquelle YHWH apostrophe Job (ch 38 et s.) du sein de l’ouragan, l’amène à approfondir sa foi et à entrer davantage en lui-même. Autre déclic qui va permettre de s’acheminer vers la conclusion : la parole de Dieu aux trois amis : « vous n'avez pas parlé de moi avec droiture comme l'a fait mon serviteur Job » (42.7).

Conclusion

La restauration de Job. Comme pour l’introduction, cet épisode montre les limites d’une explication littérale et l’inanité d’un questionnement hors sujet. Dieu rétablit Job. Ce qui est important, c’est le fait de la restauration de Job et aussi dans quelle circonstance elle se fit, alors que Job « intercédait pour son prochain » (TOB, 42.10). « YHWH fit revenir la situation de Job quand il eut intercédé en faveur de ses compagnons » (Traduction interlinéaire).

Comment fut rétabli Job ? Est-ce possible que son cheptel d’antan soit encore doublé ? A-t-il eut une autre femme ou des concubines ? Et la naissance de trois filles et sept fils, le comble du bonheur pour un père de l’époque, a-t-il pu le consoler du décès de dix enfants ? Ces questions seraient-elles complètement sans intérêt ? Je pense qu’elles sont seulement inadéquates. La Bible n’est pas écrite pour satisfaire notre curiosité, mais pour nous indiquer la voie du salut. Il importe donc de savoir poser les bonnes questions et d’éviter les non pertinentes qui nous font penser de travers.

Petit détour de deux illustrations. Si je dis : « ce livre est beau et important ». Il est pertinent pour un imprimeur de demander sur quel papier il a été imprimé ou comment il est relié ; il est également pertinent pour un employé de la poste de demander son poids et sa taille en vue de proposer l’emballage et le port adéquats. Mais chacun saisira immédiatement que si je parle de la Bible, ces questions, maintenant, deviennent complètement hors sujet. Ce qui fait la beauté et l’importance de la Parole c’est son enseignement en vue du salut. Prenons une autre illustration, biblique cette fois-ci. Jésus a raconté la parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare (Lc 16.19-31). Comment peut-on communiquer du sein d’Abraham au séjour des morts ? Comment Lazare pourrait-il tremper son « doigt » et venir rafraîchir la « langue » de son interlocuteur ? Je prétends que ces questions ne sont pas pertinentes. Parce que ce texte, pourtant dans la bouche de Jésus, qui est la Vérité, n’est pas un récit à lire littéralement ; celui-ci ne nous donne aucun renseigne¬ment sur la vie de l’au-delà, mais des enseignements pour la vie spirituelle ici-bas. Sa vérité n’est pas « historique » mais pédagogique, catéchétique, spirituelle, salvatrice.

L’épilogue du livre de Job nous dit que celui-ci fut rétabli, sauvé du malheur et du désespoir. Il fut reconnu dans ce qu’il était, dans son intégrité. Il retrouva même des frères et des sœurs, pourtant bien silencieux aux jours de son malheur, et, au-delà de toute mesure, sa santé physique, morale, sociale, spirituelle. Une vie de communion plus riche encore après qu’avant : « Mon oreille avait entendu parler de toi, mais maintenant mon œil t'a vu. » (42.5) Dieu le bénit (42.12). La fin, l’expérience du salut, la nouvelle naissance, vaut mieux que le commencement, la présence à un monde injuste et absurde sans Dieu. Leçon ultime : il est vrai que des êtres humains peuvent servir Dieu, « de manière désintéressée » (Segond), « pour rien » (NBS,TOB, 1.9), sinon par amour.

Philippe Augendre (1er Octobre 2010)

08:00 Publié dans Job | Lien permanent | Commentaires (0)

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