20/02/2026
Etude n°9 Réconciliation et Espérance, Colossiens 1.21-29 (28 02 26)
Etude n°9 Réconciliation et Espérance, Colossiens 1.21-29 (28 02 26)
2 Cor 5:21 : « Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a fait devenir péché, afin que nous devenions en lui justice de Dieu »
Observons Col 1.21-29
Contexte
-Que représente le Christ dans le plan divin du salut ? v 15-18
-Quel est le but de Dieu dans le sacrifice de la croix ? v 20
Texte
- v 21 : Quelle était notre condition avant de connaître Christ ? Quel sens faut-il donner au qualificatif des œuvres « mauvaises »?
- v 22 : Que représente le « maintenant » opposé au « autrefois » du v 21 ? A quoi Paul fait-il allusion en parlant de « la mort dans le corps de sa chair » pour paraître saints devant Dieu ? Quelle est l’œuvre de Dieu pour les Colossiens et le monde (voir v 20)
-v 23 : Quelle est la part de l’homme dans ce plan du salut (voir Phil 2.12) ? A quoi sont exhortés les Colossiens ?
-v 24 : Comment Paul considère-t-il ses souffrances au service de Christ ? (voir 2 Cor 4.8-11).
-v 25-26 : Quelle est la vocation de Paul ? Qu’était un mystère à l’époque de Paul ?
- v 27 : Qu’était-il pour Paul lui-même ? (Rom 16.25-26 ; Eph 2.13-16, 19 ; Eph 1.9-10).
-v 28-29 : Quel est le ministère de Paul ? Comment le considère-t-il v 29 ? De qui en tire-t-il la force ?
Comprenons
V 20- 22 : Christ, image du Dieu invisible, Créateur et premier des ressuscités (v 15-18), ayant accompli par sa mort sur la croix, cette élimination du péché (= expiation, première étape du salut), a anéanti ce qui séparait l’homme de Dieu, et a permis au croyant d’être réconcilié (seconde étape du salut) avec son Père et de retrouver la paix du cœur dans une relation d’amour avec lui (v 20), sans crainte ni culpabilité ; car Dieu dans son amour le déclare « juste » devant lui (Luc 18.14 ; Es 53.11). C’est ce qu’on appelle la justification (troisième étape), qui a pour fruit la sanctification (quatrième étape) par l’Esprit pour que le croyant « paraisse devant lui, (dès maintenant et jusqu’à son avènement), saint, sans défaut et sans reproche » (v 22).
Chacune des étapes de la rédemption (= libération des puissances des ténèbres) pardon des péchés, réconciliation, justification, sanctification, procède de la mort et de la résurrection de Christ, de sorte que nul ne peut se glorifier d’un quelconque mérite personnel. Ce ne sont pas nos efforts de sainteté et d’obéissance, ni nos sacrifices coûteux qui nous sauvent, qui éliminent le péché en nous, mais c’est parce que Christ est mort et ressuscité pour nous, que nous avons accès à la vie éternelle et que nous pouvons vivre, ancrés dans la foi et l’espérance, une vie consacrée au service du Seigneur, et fidèle à l’Évangile, comme Paul en donne l’exemple (V 23).
Le salut offert par Christ s’accompagne donc, s’il est accepté d’un cœur repentant et sincère, d’une nouvelle naissance (Jean 3.5-6 ; 2 Cor 5.17-18), où la réconciliation avec Dieu permet à l’Esprit de régénérer l’être intérieur, et de produire des œuvres qui témoigneront de notre appartenance à un Dieu d’amour inconditionnel (Jean 3.16 ; Rom 5.8).
A partir du v 23, Paul passe des généralités du plan divin du salut à l’application personnelle de chacun. La grâce vient de Dieu, mais ses effets sont de la responsabilité de chacun. Tout est offert par Dieu mais chacun le saisit selon la fermeté de sa foi, sa fidélité, sa persévérance au service de Dieu, son engagement, et son espérance. Paul exhorte les Colossiens à ne pas se détourner, à cause des enseignements des faux docteurs, de l’Evangile dont il est le serviteur.
Cela le pousse à développer ce que son service de Christ lui fait vivre au moment où il écrit aux Colossiens. Il emploie une expression qui a donné lieu à bien des interprétations contraires à l’Evangile qu’il prêche.
V 24 « Je supplée dans ma chair à ce qui manque aux afflictions du Christ pour son corps qui est l’Eglise » : Ecartons d’abord la pensée qu’il a manqué quelque chose aux souffrances de Jésus pour achever son œuvre de salut pour nous, et que l’homme pourrait y ajouter quoi que ce soit ! De même on ne peut attribuer aux souffrances du chrétien une valeur expiatoire du genre « plus on souffre, plus on est pardonné et assuré de son salut ». Seul ce que Christ a souffert dans sa mort sur la croix assure l’effacement de notre péché qu’il a mis à mort dans son corps d’homme. Que veut dire Paul ? L’Eglise, constitue maintenant le corps de Christ. Ce qu’elle endure à son service, afflige profondément Christ qui est sa tête. Les souffrances de Paul contribuent à l’édification de l’Eglise, à l’affermissement de la foi et de la communion entre les membres, en cela Paul peut dire qu’il souffre pour les Colossiens. Mais ses souffrances affligent aussi l’Eglise, corps du Christ, donc Christ lui-même. Le philosophe chrétien Pascal n’a-t-il pas dit que « Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde » tant que la propagation de sa Parole provoquera des persécutions contre ses membres ?
V 25-27 : Or le ministère que Paul a reçu de Dieu est justement de propager Sa parole, et particulièrement le « mystère » du salut offert aux païens. Un mystère à l’époque de Paul était une connaissance tenue secrète ou encore méconnue, sauf par des initiés, mais qui à un moment donné se dévoilait à tout le monde. Jusqu’à présent la nouvelle du salut en Jésus-Christ n’était annoncée que chez les Juifs, mais avec le ministère de Paul, elle se répandait parmi les Grecs (= païens) et leur donnait à eux aussi « l’espérance de la gloire » de la vie éternelle.
V 28 : Le ministère de Paul se compose de plusieurs démarches : annoncer, avertir, instruire tout homme avec sagesse pour l’amener à la maturité de sa foi, (voir Eph 4.13c : « jusqu’à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite (= complète, achevée) de Christ ».
V 29 : Paul considère ce travail comme un combat contre les forces adverses (faux docteurs, souffrances…) qui cherchent à le détourner de sa mission. Il S’appuie dans ce combat sur Le Christ qui lui donne force, courage et puissance dans la propagation de la Parole de Dieu.
Questions pour une application dans la vie chrétienne
- Où en suis-je dans les étapes du salut ? Quel sens ont pour moi la mort et la résurrection de Christ ? Suis-je assuré de son pardon, et de la présence de l’Esprit en moi pour me faire grandir spirituellement ?
- Comment est-ce que je réagis devant l’épreuve et la souffrance que je subis à cause de ma foi ?
- Quel message puis-je annoncer à ceux qui dans mon entourage ne partagent pas ma foi ? Dans quel but témoigner de ma foi ?
- Comment être solidaire de mes frères et sœurs souffrant pour leur foi ?
21:10 Publié dans Christ dans Philippiens et Colossiens 1/2026 | Lien permanent | Commentaires (0)















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