09/01/2026
Etude n°3 Vie et mort, Phil 1.19-30 (17 01 26)
Etude n°3 Vie et mort, Phil 1.19-30 (17 01 26)
« Christ est ma vie, et la mort m’est un gain » Phil 1.21
Observons
Le contexte (v 12-18)
- Dans quelle situation se trouve Paul ? Comment la positive-t-il ?
- Qui critique-t-il ? qu’est-ce qui oppose les deux catégories de frères ? (v 15-17)
- Qu’est-ce qui réjouit finalement l’apôtre ? (v 18)
Le texte (v19-30)
- Qu’est-ce qui tournera au salut de Paul ? Grâce à quelles aides ? v 19
- Quel est l’objectif de la vie ou de la mort de Paul ? v 20
- Comment comprendre ces versets 21-23 à la lumière de la Bible seule ? Rom 14.7-9 mais aussi Gal 2.20 ; Col 3.3-4 ; 1Thes 4.13-17 ; Eccl 9.5,10.
- Pourquoi Paul estime-t-il nécessaire de continuer à vivre ? v 25-26
- Que désire Paul pour conclure ? v 27
- Qu’est-ce qui est une preuve venant de Dieu de la perdition des adversaires et du salut des fidèles ? v 27-28
- -Quelle est la grâce reçue de Dieu par les Philippiens ? en quoi souffrir pour Christ peut-il être une grâce ? v 29
- De quel combat parle Paul ? v 30 ; 1Thes 2.2 ; 1Tim 6.12 ; Héb 10.32-33
Comprenons
Le contexte
Paul se trouve à Rome, prisonnier assigné à résidence. Il peut recevoir qui il veut et écrire à ses correspondants. L’Eglise de Philippes lui est particulièrement chère car elle est la première qu’il ait fondée en Europe, et elle l’a soutenu sans cesse dans son ministère d’apôtre. Paul positive sa situation en affirmant que son incarcération a contribué aux progrès de l’Evangile jusqu’auprès des autorités romaines, qui grâce à lui ont pu entendre parler de Christ. De plus parmi les frères dans la foi, le courage de Paul a stimulé l’évangélisation, par amour pour l’apôtre. Seulement d’autres frères envieux de la réputation de Paul se comportent en rivaux et annoncent l’Evangile en cherchant leur propre gloire, croyant nuire ainsi à l’apôtre. On pense que ces chrétiens étaient des Judaïsants, prêchant la circoncision et l’observation de la loi juive pour être sauvé. Paul s’est heurté toute sa vie à cette déviation de l’Evangile, et on peut comprendre qu’elle puisse ajouter de la tristesse à ses épreuves ! Mais loin de condamner ces faux-frères, il ne considère que le fait que Christ est tout de même annoncé !
Le texte
Paul peut se réjouir de cette annonce de l’Evangile parce qu’il sait que « toutes choses contribuent au bien de ceux qui aiment Dieu » (Rom 8.28). Dieu saura faire triompher la vérité que prêche Paul, c’est-à-dire la justification par la foi, seul fondement du salut. De plus Paul compte sur le soutien des prières des fidèles et la puissance du Saint-Esprit, qui confortent son assurance de n’éprouver aucune honte à proclamer l’Evangile (v 19-20a).
Le but de la vie terrestre de Paul est d’exalter ou glorifier Christ avec assurance (v 20) quelle que soit la situation ...même par sa mort. Il désire que tout ce qui lui arrive fasse connaître Christ autour de lui, peu importe ce qu’il doit en souffrir. C’est ainsi qu’il peut dire humainement que « la mort est un gain » parce qu’elle le délivrerait des souffrances subies. Ce peut être le cri de tout martyr pour sa foi. Pour Paul se pose le dilemme « vivre » pour poursuivre son œuvre d’évangélisation, ou « mourir » pour enfin trouver le repos (v 22-23). Il opte alors pour rester en vie à cause de son œuvre d’enseignement et d’encouragement dans la foi auprès des Philippiens, pour leur plus grande joie en Jésus-Christ (v 24-26). Ce qui pose problème dans sa formulation c’est l’expression « j’ai le désir de m’en aller pour être avec Christ, ce qui est de beaucoup le meilleur » (v23). En général les commentaires des chrétiens croyant en l’immortalité de l’âme s’appuient sur ce verset pour affirmer que Paul croyait rejoindre le Christ immédiatement après sa mort. C’est vrai de plus, que la formule adressée à des Grecs, pourrait être comprise ainsi, car déjà à son époque le judaïsme l’avait adoptée sous l’influence du platonisme auquel adhérait le philosophe juif Philon d’Alexandrie dès le 1ersiècle avant JC, avec la traduction en grec des Septante (https://fr.wikipedia.org/wiki/Philon_d%27Alexandrie). Pourtant, Paul était un pharisien juif qui connaissait parfaitement les Écritures hébraïques et tous les textes qui nient l’immortalité d’une âme indépendante du corps physique (Eccl 9.5,10 ; 1Thes 4.13-17.). Paul croyait à une résurrection générale au retour de Jésus en gloire, que chacun attend dans le sommeil de la mort. Que veut-il donc dire qu’il veut « s’en aller pour être avec Christ ce qui est de beaucoup le meilleur » ? Ne serait-ce pas un raccourci de pensée : le séjour dans la mort étant inconscient pour le mort, il n’a plus le sens du temps qui s’écoule. Avant de s’endormir, chaque croyant peut se réjouir à la pensée que le jour de son réveil, de sa résurrection, le mettra en présence de Christ pour l’éternité. Cette pensée habitait Paul, mais il la met de côté volontairement par souci des autres et de sa mission auprès d’eux.
Il demande seulement aux croyants de partager ce souci de témoignage fidèle à Christ, en manifestant leur foi par leur conduite fidèle aux enseignements du Seigneur, c’est-à-dire leur unité et leur fermeté dans la foi et l’amour fraternel (v 27), face aux adversaires. Par elles ils prouveront les torts des adversaires et le salut offert par Dieu aux croyants, même à travers leur martyre (v 28-29), comme Paul lui-même en donne l’exemple ! C’est ce que l’apôtre appelle le bon combat de la foi (1 Tim 6.12). Combat de la foi contre l’ignorance des persécuteurs, contre les tentations d’abandonner la foi, contre les fausses doctrines comme celle des Judaïsants (= salut par les œuvres), ou contre le « vieil homme en eux » égoïste et orgueilleux. C’est notre combat encore en ces derniers jours où plus que jamais Dieu demande à ses enfants de témoigner de son amour inconditionnel dans un monde de plus en plus violent et sectaire. Pa
ul nous invite à saisir les armes spirituelles de Dieu dans ce combat (Eph 6.-18), dont le soldat romain est un symbole.
Questions pour une application dans la vie chrétienne
- Quel est le but de notre vie ? Comment témoigner de Dieu autour de nous ? De quel Dieu sommes-nous témoins ?
- Quelle est notre attitude face à notre propre mort ? Un bien, un désastre, une terreur, un soulagement ? De quoi pouvons-nous témoigner à ce propos ?
- Contre quoi menons-nous le combat de la foi : des idées, des hommes, des institutions, des habitudes, des influences, des idéologies ? Comment être de « bons combattants de Dieu » ? Quelles sont nos « armes » ?
08:00 Publié dans Christ dans Philippiens et Colossiens 1/2026 | Lien permanent | Commentaires (0)















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