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10/06/2016

Étude n°12 Les derniers jours de Jésus, Mat 26.21-30 (18 06 16)

Étude n°12 Les derniers jours de Jésus, Mat 26.21-30 (18 06 16)

« Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai de nouveau avec vous dans le royaume de mon Père » Mat 26.29

 Observons

Le contexte v 17-20 : A quelle date va se passer le dernier repas de Jésus ? Quel était le rite célébré ainsi ? Comment Jésus est-il considéré par ses disciples pour qu’ils l’interrogent sur le lieu de célébration ? Comment Jésus explique-t-il sa demande d’accueil ? Qu’est-ce que cela sous-entend dans la relation qu’il a avec cet hôte anonyme ?

 

Le texte (Baiser de Judas)baiser de judas.jpg

 V 21-26 : révélation de la trahison de Judas :

-       A quel moment Jésus révèle-t-il la trahison d’un des disciples ? voir Marc 14.18-21 ; Luc 22.21).  Pourquoi fait-il cette révélation publique ?

-       Quelle réaction ont ses disciples ? Comment Jésus leur désigne-t-il le traître ? Quelle est son intention ?

-       Comment Jésus envisage-t-il sa mort ? Dépend-elle de la trahison de Judas ? Comment considère-t-il cette trahison du point de vue de Judas ?  Pourquoi la non-existence de Judas eût-elle été préférable pour lui ?

-       Quel est l’état d’esprit de Judas lorsqu’il interroge Jésus ?  Que signifie la réplique de Jésus ?

 V 26 : partage du pain : Comment Jésus transforme-t-il le rite du partage du pain de la Pâque ? Quel est le nouveau sens du symbole ?

 V 27-28 : partage du vin : Qu’est-ce qui accompagne la coupe prise par Jésus ? Quel ordre donne-t-il à son sujet ? Quels sens en donne-t-il ? Qu’annonce-t-il par-là ?

 V 29-30 : achèvement du repas et sortie vers le Mont des oliviers : Quel sentiment exprime Jésus dans ses paroles du v 29 ? Quelle promesse consolante fait-il à ses disciples ? Comment se termine cet ultime  repas ?

 Comprenons

 Au cours du repas de sa dernière Pâque, Jésus révèle qu’il va être livré par Judas (v 20-25), non pour plonger dans l’horreur les disciples, mais pour réveiller la conscience de Judas et l’amener à se repentir si possible. On ne sait à quel moment du repas il fit cette révélation, avant (Mt et Mc) ou après (Luc 22.21) l’institution de la Cène. Matthieu dit que ce fut pendant qu’ils mangeaient (v 21), donc qu’ils célébraient la Pâque, sans préciser à quel moment Judas s’en alla. Jusqu’au bout Jésus offrit à Judas une chance de retour à lui, allant même jusqu’à lui laver les pieds comme aux autres disciples (Jean 13.10-11 ; 21-30). Même dans l’échange en aparté avec Judas, Jésus ne l’accuse pas, mais montre qu’il connaît le projet de Judas. Il ne lui fait pas porter la responsabilité de sa mort : elle fait partie du plan du salut conçu par le Père dès les origines (Act 2.23), annoncé par les prophètes et assumé volontairement par Jésus. Simplement, Jésus plaint le sort malheureux de Judas, qui a mésusé de la vie que Dieu lui a donnée, en suivant ses propres désirs de puissance terrestre, (il voulait forcer Jésus à se déclarer avec puissance comme le Messie libérateur des Romains qu’attendait Israël), sans comprendre ni saisir les appels d’amour de son Maître. Dans ses derniers mots à son disciple dévoyé, Jésus l’appelle encore « Ami ! » (Mat 26.50). Mais Judas reste sourd à ces signes d’affection, au point que lorsqu’il verra l’étendue des conséquences funestes de son acte, il ne s’en souviendra pas, et désespèrera du pardon de Jésus, préférant mettre fin à une vie qui n’avait plus aucun sens pour lui, comme Jésus l’avait prévu (Mat 26.24). Cette prévision n’est pas une malédiction lancée sur Judas, mais une plainte profonde de Jésus sur le sort que son disciple s’est choisi.

 V 26 : Le repas pascal juif comprend quatre moments principaux :Pâque juive.gif

1-    le père de famille rend grâce pour le vin et pour la fête, et fait circuler une première coupe.

2-    On apporte une table chargée des herbes amères trempées dans du vinaigre et de l’eau salée, des pains sans levain, de l’agneau rôti et de la sauce à base de figues et de dattes, appelée « charoset », de la couleur des briques fabriquées par les hébreux esclaves en Egypte. Après une formule de bénédiction, le père, puis les autres convives trempent les herbes amères dans la sauce et les mangent. Sur une question du fils aîné, le père donne la signification symbolique et commémorative de ces gestes, et on chante les Psaumes 113 et 114, en faisant circuler la seconde coupe.

3-    Après s’être lavé les mains, en signe de purification, le père prend deux pains, en rompt l’un et dispose ses morceaux sur l’autre, prononce une action de grâce ou bénédiction, enveloppe un morceau de pain avec des herbes amères et le trempe dans la sauce, puis le mange avec un morceau de l’agneau. Le repas se poursuit en mangeant l’agneau, dans une conversation libre, jusqu’à ce que le père mange le dernier morceau d’agneau. Il se lave à nouveau les mains et distribue la troisième coupe, appelée coupe de bénédiction.

4-    On chante ensuite les psaumes 115 à 118, tandis qu’une quatrième coupe circule, pour clore le repas.

Les mots « comme ils mangeaient » (v 21 et 26) désignent le troisième moment où après le rappel du sens de la Pâque, la conversation était libre. C’est pourquoi, Paul appellera la coupe de la cène, la coupe de bénédiction (1 Co 10.16).

Jésus, comme « père » de la famille de ses disciples, a déjà choisi le lieu du repas, sans doute avec un accord préalable de l’hôte qui le reçoit avec confiance et joie ; il  préside la cérémonie et prend le pain sans levain de la Pâque, dont il va faire le symbole de son corps (v 26), c’est-à-dire, selon la pensée hébraïque, de sa personne toute entière, sans péché. Il l’offre à tous en nourriture cene.jpgpour leur vie éternelle. De même que le pain pris et assimilé nourrit et permet la croissance physique, de même la présence de Jésus acceptée et intégrée à la vie du croyant  le nourrit et permet sa croissance spirituelle jusque dans l’éternité.

Jésus prononce la bénédiction ou action de grâce d’usage pour ce don du pain de vie. L’Église a conservé cette action de grâce, dont le nom grec a donné le mot « eucharistie » par lequel le catholicisme désigne la cène. La rupture et le partage du pain prirent, à partir du geste de Jésus, valeur symbolique de sa mort offerte pour la vie de tous ceux qui l’acceptent comme moyen de libération du péché et de salut éternel (Mt 20.28). Notre église a conservé ce geste symbolique du pain brisé, à la différence du catholicisme qui en donnant à chacun une hostie insécable (on ne peut la croquer), a ôté son sens au geste de Jésus.

En demandant de prendre et de manger son corps, alors qu’il est encore en vie, Jésus indiquait à ses disciples qu’il n’y avait pas de valeur magique dans le pain en soi. Mais pour que son sacrifice soit efficace spirituellement, le croyant devait se l’approprier intérieurement et personnellement par une foi vivante en lui, de façon à vivre intimement avec Christ (1 Co 10.16).

Par la coupe distribuée à tous, (et pas seulement au prêtre comme le catholicisme le pratique encore souvent), Jésus signifie que son sang (= sa vie) va être répandu pour le salut de tous. Christ veut demeurer « en nous », s’unir à nous, devenir source de la force et de la vie dont il désire animer tout homme. En expliquant (v 28) le symbole du vin de la coupe de bénédiction (son sacrifice sera en bénédiction pour ceux qui l’accepteront), Jésus reprend à son compte les paroles prophétiques de Moïse (Ex 24.8). Pour faire alliance avec l’homme pécheur, le Dieu saint, en Jésus, passe par une mort expiatoire qui efface le péché de l’homme ; ce qui permet au croyant d’être considéré comme juste par Dieu. Dieu, devenu homme en Jésus, a pris sur lui notre nature pécheresse et l’a fait mourir avec lui sur la croix ; puis en ressuscitant, il a donné au croyant la possibilité de vivre de sa vie divine.

En précisant que son sang est répandu pour plusieurs, ou beaucoup, Jésus ne limite pas son offre de salut à certains qui seraient prédestinés et choisis par lui, à l’exclusion des autres. Il indique seulement que si l’offre est faite à tous (v 27 et 1 Jn 2.2), elle ne pourra être efficace que pour ceux qui l’accepteront par la foi.

Après avoir donné le sens de l’institution de la cène, Jésus veut laisser à ses disciples attristés par la perspective de sa mort, une consolante promesse. Il élève leurs pensées au-delà du présent, vers l’avenir glorieux de sa résurrection et de l’établissement du royaume éternel de son Père. Là, les réalités spirituelles que présente la Cène, pardon, union avec Christ, amour et vie, atteindront leur perfection (désignée comme le vin nouveau bu avec Christ, v 29). La cène devient alors une annonce, un avant-goût de la communion intime de l’Eglise glorifiée avec son Sauveur divin. En instituant la Cène, Jésus nous a donné une sorte de parabole pour nous faire comprendre le sens spirituel de sa mort expiatoire. Il nous invite à dépasser la lettre, le visible et le sensible, et à tourner  notre entendement vers l’invisible, le spirituel et l’éternel.

Le chant des psaumes 115 à 118, appelés par les Juifs le « grand hallel » (louange) vient tout naturellement conclure cette promesse, et ce moment intime de commémoration, de communion et d’espérance. Jésus peut alors sortir et monter au Mont des Oliviers, à la rencontre de son destin !

Questions pour une application dans la vie chrétienne pain et vin cène.jpg

-          La cène partagée en église reste-t-elle pour moi un rite extérieur à moi, ou prend-elle un sens personnel dans ma vie avec Christ ?

-          Catholiques, protestants, orthodoxes, adventistes, pratiquent la cène à des rythmes différents (tous les dimanches, tous les quinze jours ou tous les mois, ou encore quatre fois par an) Essayez d’examiner les raisons possibles de chacun. (toutes les semaines = symbole de la nécessité impérative du pardon et de la communion de vie avec Christ. Tous les autres rythmes sont adoptés pour éviter la routine et la perte de sens du rite). Qu’en pensez-vous ?

-          Qu’est-ce qui peut empêcher ma participation à la cène, si je crois au pardon que Christ m’accorde en offrant sa vie pour moi ? D’après l’exemple de Judas qui a participé à ce repas, en quoi consiste « l’indignité » dont parle Paul en 1 Co 11.26-29 ? (voir le v 29).

08:00 Publié dans Matthieu | Lien permanent | Commentaires (1)

03/06/2016

Étude n°11, les événements de la fin, Mat 24.32-44 (11 06 16)

Étude n°11, les événements de la fin, Mat 24.32-44 (11 06 16)

« Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point » Mat 24.35

 

Observonsretour-jesus-cheval-manteau.jpg

Le contexte

-              À quelles questions des disciples Jésus répond-il dans ce passage de conclusion de son discours (v 3)

-              Quels événements a-t-il évoqués précédemment sans tenir compte de la chronologie ? (v 15-18 ; 27-31)

-              Quel est le signe principal de la proximité du retour de Jésus ? v 14

 

Le texte

-    Quels signes d’espérance existent dans la nature ? v 34. Trouver d’autres

signes dans la nature, qui peuvent annoncer le changement de saison, ou de climat ?

-Comment comprendre l’expression « à la porte » v 33 ; où la retrouve-t-on  avec les mêmes sens ? (Ap 3.20 ; 4.1)

-        A quel événement précédemment annoncé s’applique le v 34, avec la mention

de  la génération contemporaine de Jésus ? A quelle place ce verset aurait-il dû être mis ? A quoi la remarque du v 36 invite-t-elle les disciples ? Quelle importance a-t-elle ?

-     V 37-39 : à quel événement du passé Jésus fait-il référence ? Quelle expression encadre ces 3 versets ? Quel avertissement est donné par Jésus ?

-     Qu’est-ce qui accompagnera ce retour de Jésus ? (v 40-41) Quelles paraboles l’expliqueront dans la suite ?

-     Comment  Jésus a-t-il identifié le Seigneur ? (v 42, 33, 37, 39, 44)

-     Comment Jésus illustre –t-il sa recommandation de veiller ? v 43

-     De quelle maison s’agit-il et qui en est le maître ? De quel voleur doit-il se garder ?

-     Que signifie dans ce contexte « se  tenir prêt » ?

 

Comprenons

 

A la situation physique et spirituelle des hommes qui ne connaissent pas l’amour de Dieu (ch 23), Jésus oppose son message d’espérance adressé à ses disciples. Eux, qui s’interrogent sur le « quand » et le « comment » du retour de Jésus (24.3), doivent savoir lire « les signes des temps », comprendre que ce qu’ils voient, présage de la proche réalisation des promesses de Dieu qu’ils espèrent : la venue en gloire de leur Roi et Sauveur. Celle-ci ne doit provoquer en eux ni angoisse ni désir d’échapper à son regard de juge, parce qu’ils savent que ce retour signifie leur délivrance définitive du mal qui règne dans le monde et les maltraite, et leur union éternelle avec Dieu (v 31 ; Ap 19.7 ; 21.3-4).

Pour stimuler leur attente joyeuse, Jésus leur demande de tirer les leçons de la nature : Papilio-machaon_-éclosion-3.jpgdans sa bonté le Créateur a fait de la nature un livre ouvert où peuvent se saisir quelques-uns des grands traits de son projet de salut pour l’homme. A la mort de la végétation en hiver, succède le bourgeonnement des arbres au printemps (v 32) ; la mort apparente de la chenille dans son cocon ou sa chrysalide est suivie de l’éclosion du papillon ; les semailles des grains dispersés en terre préparent la moisson des épis rassemblés en gerbes. La fonte de la banquise ou des glaciers parle d’un réchauffement du climat de la planète, aux conséquences parfois désastreuses. Les hommes malheureusement restent aveuglés et ne veulent rien modifier de leurs comportements avides de profit immédiat. Jésus annonçant  les épreuves à venir dans ce monde dominé par le mal, en fait des signes d’espérance pour ceux qui sont dans l’attente du rétablissement de la justice, de la paix et de l’amour dans un monde gouverné par le Fils de l’Homme, le Christ glorifié.

La proximité de ce retour est indiquée par l’expression « à la porte », que l’on retrouve dans l’Apocalypse (3.20 et 4.1) avec deux sens simultanés : ce peut être la porte du cœur où Jésus frappe pour y faire sa demeure, mais aussi de façon plus générale, c’est la porte du ciel, sanctuaire divin, que Jésus s’apprête à franchir pour revenir délivrer son peuple, réalisant ainsi la prophétie du rite du Yom Kippour : une fois la purification du sanctuaire accomplie, le grand sacrificateur sortait sur le parvis, pour signifier au peuple son pardon.

Jésus a mêlé à ces recommandations pour son retour (23-31), un avertissement pressant au sujet de la chute de Jérusalem dont il connaît la proximité (15-20). Les chrétiens ainsi avertis, surent obéir à Jésus et s’enfuirent de Jérusalem à temps quand ils la virent investie par les armées romaines en 70 ap JC, alors que les Juifs s’acharnèrent à la défendre, au prix de leur vie. Le verset 34 est à joindre à ce passage (15-22) car il est vrai que les contemporains de Jésus purent voir la destruction du temple. Comme les deux autres évangiles (Marc et Luc) reproduisent la même erreur de place, nous avons là un exemple de la déformation des textes, que la transmission orale peut leur faire subir, ici peut-être par association d’idées avec le verbe « passer » du verset 35.

Jésus conclut solennellement ces avertissements (v 35) par l’affirmation de la vérité et de l’autorité de ses paroles. Il sait qu’au cours des siècles les hommes ne se priveront pas de douter de paroles dont ils refusent l’aspect prophétique (2 Pi 3-4). Il sait aussi que la durée de l’attente use l’enthousiasme et la foi. C’est pourquoi il avertit ses disciples pour leur éviter de se lasser, et de se laisser dominer par le plaisir des sens ou les inquiétudes de la vie (Mat 6.25-32).

A partir du v 36 Jésus répond à la question du « quand » posée par les disciples au début de leur entretien (v 3). La réponse ne leur précise rien sinon la nécessité d’être prêt à tout moment à recevoir leur Seigneur. Seul l’Eternel Dieu maîtrise l’histoire humaine terrestre, il n’appartient pas à l’homme d’en connaître le terme. C’est ce que William Miller et nos pionniers ont oublié dans leur enthousiasme de la redécouverte du message du retour de Jésus. Ils fixèrent ce retour le 22 Octobre 1844, d’après le calcul des dates prophétiques de Daniel,  par une mauvaise compréhension du sens de « la purification du sanctuaire » de Daniel 8.14.

Leur amère déception les poussa à revoir les textes bibliques et leur compréhension du sanctuaire. Les Adventistes naquirent de cet approfondissement de la parole prophétique, et tirèrent la leçon de leur erreur : ils ne fixent plus de dates, mais restent attentifs à la réalisation des signes annoncés.

Jésus se réfère à l’histoire de Noé, dont il authentifie le récit dans la Genèse (ch 6-9), pour dénoncer l’insouciance spirituelle des hommes. Leurs activités humaines sont légitimes, mais ne doivent pas occulter leur vision spirituelle des événements, et des messages des témoins de Dieu (v 37-39). Noé pendant 130 ans leur avait annoncé le déluge, avait construit l’arche sous leurs yeux, puis sur l’ordre de Dieu était entré avec sa famille dans l’arche dont Dieu avait clos la porte (Gen 7.16), sans que les contemporains prêtent attention à ces signes. (Mosaïque de Monreale en Sicile) Arche de Noe.jpgJésus recommande à ses disciples de ne pas les imiter, car le jugement sera le même (v 40-41). Dieu opèrera un tri parmi les hommes selon leur préparation spirituelle et non selon leurs activités qui en apparence ne diffèreront pas. L’appel à la vigilance (v 42-44) se fait pressant (veillez, tenez-vous prêts) avec une curieuse petite parabole, dont on identifie mal les personnages. Le maître est un simple propriétaire d’une maison dont il essaie de prévenir l’effraction par un voleur : serait-ce chacun de nous, qui doit tenter d’empêcher le diable de lui ravir son trésor intérieur ? Mais Jésus semble se comparer au voleur qui arrive inopinément, sans être attendu (v 44) ! L’idée mise en valeur, est celle de la vigilance devant un événement qui surprendra tout le monde.

En quoi consiste la vigilance demandée aux disciples ?

D’abord dans la connaissance et l’attention portée à la Parole divine pour discerner dans quels temps ils vivent, grâce à la perception et la compréhension des signes événementiels annoncés dans les Écritures.

Puis dans la conscience que la venue de Christ se fera à l’improviste, au moment où ils ne s’y attendront pas ou plus. (voir  les dix vierges ch 25.1-13) En conséquence, la présence du Saint Esprit vivifiera leur attente.

Enfin dans la relation spirituelle étroite avec Jésus, qui leur permet d’agir avec amour selon sa volonté et pour sa gloire (voir les serviteurs  v 45-51 et les talents ch 25.14-30).

 

Questions pour une application dans la vie chrétienne

-  Comment éviter les deux écueils suivants :

L’obsession de l’examen des signes des temps, qui entretient crainte et  fébrilité,

L’oubli, la négligence de cet examen qui provoque doute, incrédulité et aveuglement sur sa situation ?

 

-  Quelle est ma réaction devant l’accumulation des maux de la terre : joie, peur, compassion, agitation, désespoir, confiance en Dieu, engagement à son service auprès des souffrants et des ignorants ?

 

-  Qu’est-ce qui me manque pour être prêt à recevoir le Seigneur dans ma vie et à son retour en gloire ?

 

- Comment est-ce que j’obéis à l’ordre de veiller ? Mon église m’y encourage-t-elle ? Comment puis-je contribuer à éviter son assoupissement ?

 

08:00 Publié dans Matthieu | Lien permanent | Commentaires (0)