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09/09/2016

Étude n°12 Rechercher la paix de la ville, Actes 18.1-16 (17 09 16)

Étude n°12 Rechercher la paix de la ville, Actes 18.1-16 (17 09 16)
« Recherchez la paix de la ville où je vous ai déportés et intercédez auprès de l’Éternel en sa faveur, parce que votre paix dépendra de la sienne » Jér 29.7corinthe_ruines_2.jpg
(Ruines de Corinthe)
Observons
Contexte
Paul au cours de son second voyage missionnaire, porte l’Évangile en Grèce. Après Philippes, Thessalonique, Bérée, et Athènes, il atteint Corinthe.

Texte
Plan
v 1 : Introduction : arrivée à Corinthe
v 2-3 : Liens amicaux et professionnels entre Paul, Aquilas et Priscille.
v 4-5 : travail alimentaire, puis consécration totale de Paul au témoignage de la messianité de Jésus parmi les Juifs.
v 6-8 : Opposition des Juifs qui provoquent le départ de Paul, fondation d’une école indépendante de la synagogue, et conversions de Juifs et de Grecs.
v 9-10 : Vision d’encouragement du Seigneur
v 11 : Conclusion : Paul reste un an et demi à Corinthe.

A remarquer :
- une opposition (mais) entre les v 4 et 5 : le témoignage se limite au sabbat, à cause du travail alimentaire de Paul ; puis le témoignage se fait à temps plein, à l’arrivée des compagnons de Paul.
- une opposition (mais) entre la fin du v 5 et le début du v 6 dans une construction en parallèles concentriques qui mettent en valeur le message destiné aux Juifs :
a : il attestait aux Juifs
b : Jésus était le Messie
a’ : les Juifs s’opposaient
- une opposition (pourtant) entre les v 6 et 8, entre l’attitude des Juifs et celle de Crispus le chef de la synagogue, et entre le rejet des Juifs par Paul et l’acceptation du message par les Corinthiens. Au centre (v 7) de ce parallélisme, on trouve la création de l’école chrétienne, indépendante des Juifs, mais toute proche.
- les paroles du Seigneur qui ordonne, rassure et encourage à persévérer dans le témoignage.
- l’apparition autour de Paul de plusieurs personnages Juifs ou Grecs, qui vont l’aider à bâtir l’Église de Corinthe : Aquillas et Priscille, Silas et Timothée, Justus, Crispus et sa famille.

Comprenons
Contexte
Corinthe était une ville commerçante florissante à l’époque de Paul, à cause de ses deux ports : à 2km, Léchée recevait le trafic maritime de l’Occident, à 13km Cenchrées, de l’autre côté de l’isthme sur la mer Égée, recevait les bateaux de l’Orient.Les deux ports étaient joints par une chaussée en rondins de bois, sur lesquels on trainait les bateaux les plus légers ! Cette ville cosmopolite et ouverte à tous les cultes vivait dans la licence des mœurs et le matérialisme. La déesse Vénus y avait mille prêtresses, prostituées sacrées. Paul n’hésite pas à y annoncer l’Évangile, se fiant à la promesse de Christ qui, malgré les apparences, y prévoit de nombreux disciples.priscille Aquilas icône.jpg

(Priscille et Aquilas, icône)
Texte
On ne sait pas si Aquilas et Priscille étaient déjà chrétiens à l’arrivée de Paul. Ils avaient été chassés de Rome par un édit de l’empereur Claude contre les Juifs à la suite de troubles provoqués par un certain « Chrestus », selon Suétone, un historien romain. Y avait-il déjà aussi à Rome des disputes entre chrétiens et Juifs auxquels ils étaient assimilés ? On ne sait. Aquilas et Priscille se sont peut-être convertis après avoir rencontré Paul. Ils l’accompagnèrent à Éphèse où ils enseignèrent Apollos, et retournèrent à Rome, lorsque l’édit impérial tomba en désuétude (Ro 16.3). Paul à son arrivée à Rome trouvera des Juifs et une église chrétienne dont on ignore le fondateur (Ac 28).
Paul pratiqua assidument son métier de faiseur de tentes, pour ne pas être à charge de quiconque. Il prêchait le sabbat parmi les Juifs. L’arrivée depuis la Macédoine, de ses compagnons Silas et Timothée, lui permit de se consacrer à plein temps à la propagation de la Parole. Ses compagnons devaient lui avoir apporté des dons des Églises grecques, ou bien avoir une activité professionnelle pour subvenir à ses besoins.
On voit s’organiser la vie matérielle du missionnaire :
- il commence par assurer sa vie par un travail et l’aide d’amis hospitaliers, pour ne pas être accusé ensuite de vues intéressées (voir à ce sujet Actes 20.34 ; 1 Co 9.11-18 ; 2 Co 11.8-9).
- Puis, il se consacre entièrement à l’enseignement de la Parole, dès qu’une communauté peut en assumer la charge financière, selon le principe de 1 Co 9.13-14.
- Il s’entoure de collaborateurs fermes dans la foi, qui peuvent poursuivre son œuvre dans les Églises, tandis qu’il va plus loin.
L’apôtre dans une ville nouvelle se tourne d’abord vers son peuple, à qui il annonce toujours la messianité de Christ, puisque l’espérance des Juifs était la venue du Messie. Une fois encore (Ac 13.45-48) le refus des Juifs provoque le départ de Paul vers les païens.
Secouer ses vêtements symbolisait la rupture absolue de toutes relations. Les paroles de Paul (v 6) le dégageaient de toute responsabilité dans leur perte spirituelle : il leur avait annoncé le salut, c’étaient eux qui le refusaient.
Si Paul se tourne vers les païens, il ne s’éloigne pas beaucoup de ses frères Juifs : il va enseigner chez un voisin de la synagogue, un Grec « craignant Dieu », prosélyte du judaïsme. Il reste si près de la synagogue que les Juifs bien disposés ont l’occasion d’entendre encore l’Évangile !
Cette proximité fut source de conversions de Juifs et de Grecs, qui pouvaient librement se retrouver chez Justus. Cette école chrétienne unissait les deux peuples autour du Christ (Ep 2.11-16). L’Église adventiste n’est-elle pas aussi la charnière entre le judaïsme et le pagano-christianisme de notre siècle ?
Le Seigneur intervient personnellement dans une vision, afin de donner à Paul deux raisons de reprendre courage dans cet échec apparent : sa présence fidèle, et l’espérance d’une grande moisson à Corinthe.
Le témoignage de Paul s’appuie sur la révélation personnelle de Christ, sur la foi en sa présence et sa protection constantes, sur la promesse de l’efficacité de sa Parole.
Pendant ce séjour de 18 mois à Corinthe, Paul écrivit les deux plus anciens livres du Nouveau Testament, les deux lettres aux Thessaloniciens.

 

Questions pour une application dans la vie chrétienne
- Comment participer activement à la propagation de la Parole là où j’habite, en collaboration avec le pasteur et les responsables de l’évangélisation ?

- Quel est le sujet de mon témoignage : ma personne, mon Église, ou Jésus-Christ, le Sauveur ?

- De quelles promesses de ce texte puis-je m’emparer pour témoigner autour de moi ?

- Vers qui ce texte m’invite-t-il à me tourner pour lui annoncer le salut en Jésus-Christ ?


Complément d’informations sur les personnages et les événements du chapitre 18

Aquilas et Priscille
A Corinthe, Paul se lie d’amitié avec un artisan, comme lui fabricant de tentes, Aquilas, et sa femme Priscille, tous deux Juifs de Rome, exilés par le décret de Claude contre les Juifs, en 49 ou 50. On ne sait pas s’ils étaient déjà convertis ou si Paul leur annonça l’Evangile à Corinthe. Ils deviennent des collaborateurs précieux pour Paul. Dans notre texte (Actes 18.26) on les voit exercer une grande influence à Éphèse, où Paul les a laissés, auprès d’Apollos le théologien, qu’ils enseignent dans la vérité de la foi en Jésus.
Le fait que Paul nomme Priscille avant son mari (Ac 18.18, 26 ; Ro 16.3 ; 2 Ti 4.19), a fait penser qu’elle s’était engagée toute entière dans l’évangélisation, aux côtés de son mari qui exerçait encore son métier d’artisan. Une hypothèse moderne ferait d’elle l’auteur inconnu de l’épitre aux Hébreux. Elle aurait gardé l’anonymat à cause de sa condition de femme, pour transmettre fidèlement au monde juif les enseignements de Paul, qu’elle avait entendus de son vivant, lors de leurs séjours communs à Éphèse ou Corinthe.
Lors de l’émeute d’Éphèse, ils se dévouèrent sans doute pour sauver la vie de Paul, qui leur en a gardé une grande reconnaissance (Ro 16.3).
Le couple rejoignit Rome quand le décret de Claude tomba en désuétude, et y répandit l’Évangile, puisque Paul y trouva des chrétiens en assez grand nombre à son arrivée dans la capitale (Actes 28).
A la fin de sa vie, Paul leur envoie de sa prison romaine ses salutations, à Éphèse, dans la dernière lettre à Timothée (2 Ti 4.19) : leur métier ou l’évangélisation en avait fait de grands voyageurs !
Apollos, diminutif de Appolonios, était un Juif d’Alexandrie, en Égypte, ville célèbre par ses écoles juives et grecques, par son phare, une des 7 merveilles du monde de l'époque, et par sa bibliothèque extrêmement riche.
Éloquent, savant, spécialiste des Écritures de l’Ancien Testament, Apollos avait compris l’enseignement de Jean-Baptiste, il prêchait comme lui la repentance, le besoin de salut, et avait la conviction que Jésus était le Messie, l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. En bon théologien, il enseignait avec assurance dans les synagogues, mais il n’avait pas passé par l’expérience personnelle de la plénitude de l’Esprit. Sa foi restait intellectuelle, il lui manquait d’être régénéré, transformé intérieurement.
Priscille et Aquilas le décèlent en lui, lorsqu’ils l’entendent dans la synagogue, et le prennent avec eux pour l’enseigner plus complètement sur Jésus. Le savant alexandrin accepta avec humilité d’être enseigné par ces modestes artisans et se convertit à Jésus.
Les douze chrétiens que Paul trouva à Éphèse qui n’avaient pas reçu le Saint-Esprit, étaient probablement des disciples d’Apollos avant sa propre expérience de l’Esprit.
Dans le baptême de Jean, l’objet de la foi est la repentance, le désir de purification, que seul Jésus peut accomplir. Dans le baptême chrétien, l’objet de la foi est Jésus-Christ : le baptisé se met par l’immersion au bénéfice de sa mort et de sa résurrection, et nait véritablement par l’Esprit à une nouvelle vie avec lui.
Sans doute à la demande de chrétiens venus de Corinthe à Éphèse, Apollos fut amené à se rendre à Corinthe, recommandé par les frères de la jeune Église d’Éphèse. Là, Apollos entreprit un ministère d’enseignement des Juifs, pour leur démontrer par les Écritures que Jésus était bien le Messie.
L’attachement de certains à Apollos créa des divisions à Corinthe, mais Paul avait une entière confiance en lui, et le considérait comme son égal dans le service de l’Évangile (1 Co 1.12 ; 3.4-6). On a aussi attribué à Apollos la lettre aux Hébreux, pour son élégance de style et sa profonde compréhension du sanctuaire.

Paul à Corinthe
Devant l’opposition des Juifs qui rejettent la grâce, Paul pour la première fois renonce à enseigner dans la synagogue et ouvre une école biblique dans une maison contiguë (Ac 18.7). Ainsi, les Juifs bien disposés pouvaient encore facilement venir l’écouter, et les Grecs, prosélytes ou idolâtres, étaient atteints par son message.
La conversion de Crispus, chef de la synagogue, et celle de sa famille, furent un grand triomphe de l’Évangile, au point que Paul tint à les baptiser lui-même, contrairement à ses habitudes (1 Co 1.14). Elles augmentèrent l’hostilité et la jalousie des Juifs rebelles, qui se soulevèrent contre Paul.

Le Seigneur accompagnait Paul et l’encouragea de deux façons : il le réconforta dans une vision par une promesse de sa protection et du succès de sa mission dans la ville, et il inspira Gallion pour le libérer en refusant de traiter une affaire hors de ses compétences. Avec sagesse, Gallion, frère du philosophe Sénèque, ne voulait  mélanger ni délit et conviction religieuse, ni politique et conscience.
Sosthène avait peut-être succédé à Crispus comme chef de synagogue. Il était venu accuser Paul devant Gallion au nom de tous les Juifs. Après avoir été éconduit, il subit la fureur de dépit de la foule des siens, qui le battent sous les yeux indifférents de Gallion, trop content de donner ainsi une leçon à bon compte, à ces agitateurs Juifs.
Parti de Corinthe, Paul ne s’arrêta pas longtemps à Éphèse, tant était grand son désir de rejoindre Antioche de Syrie, en passant sans doute par Jérusalem, à cause de son vœu. La fin de ce second voyage est rapportée très rapidement par Luc, sans aucun détail, car il ne devait pas l’accompagner. Au cours de son troisième voyage, Paul revint s’établir trois ans à Éphèse, où il avait laissé Aquilas et Priscille évangéliser la ville (Ac 19.1, 10).
Chacun est un maillon de la chaîne dans l’évangélisation, par sa collaboration aux efforts de ceux qui ont consacré leur vie à cela, pasteurs et missionnaires. Le Seigneur appelle chacun à être, là où il vit, un témoin de l’amour de Dieu pour tous les hommes.

 

02/09/2016

Étude n°11 : Accueillir en invitant à suivre Jésus, Actes 26.11-27 (10 09 16)


Étude n°11 : Accueillir en invitant à suivre Jésus, Actes 26.11-27 (10 09 16)

« Les brebis le suivent parce qu’elles connaissant sa voix ; elles ne suivront pas un étranger, mais elles fuiront loin de lui parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers ». Jean 10.4-5
(G. Doré, 19ès Conversion de Paul)Paul sur chemin Damas, Doré 19è.jpg

Observons
Qu’avoue Paul de son passé devant le roi Agrippa ? (v 9-11)
Comparer ce troisième récit de sa conversion avec les deux premiers Actes 9.3-19 et Actes 22.6-16 : à quel public s’adressent ces récits ? En quoi différent-ils entre eux ? Qu’est-ce qui est semblable ? Qu’est-ce qui est mis en avant dans chacun ?
Quelle mission reçoit Paul ? (v 17-18)
Quel message prêche-t-il à Agrippa ? v 20, 23.
Qui réagit à ce message ? Pourquoi ? Comment Paul lui répond-il ?(v 25)
Comment cherche-t-il à impliquer Agrippa ? (v 26-27) Avec quel effet ? v 28-29.
Quelles réactions ont les assistants à la scène ? (v 30-32)

Comprenons
Festus, avec une superbe indifférence pour la foi de Paul en Jésus, présenta à Agrippa, le dernier roi juif, la situation de Paul. Elle était embarrassante pour lui romain, parce qu’il ne connaissait rien des croyances religieuses juives, et ne savait quel motif invoquer pour son arrestation, dans son rapport à l’empereur. Il demanda donc son avis à ce roi juif (25.26). L’aide d’Agrippa, versé aussi bien dans les questions religieuses que dans les questions politiques, lui semblait précieuse.

La défense de Paul
Paul sait que c’est la dernière fois avant son départ pour Rome, qu’il a l’occasion de proclamer l’Evangile devant les autorités de son peuple, dans son pays. Il se justifie des accusations contre lui, en rappelant sa vie et sa foi de Juif pharisien (26. 2-11), la contradiction de ses accusateurs qui partagent la même foi que lui dans la résurrection des morts (v 7-8).
Paul en profite pour faire pénétrer la vérité divine dans les cœurs, en racontant sa conversion et sa vocation, véritables grâces faites à ce persécuteur cruel et acharné qu’il était.
Dans le troisième récit de sa conversion, nous trouvons deux détails originaux :
- Dieu lui a parlé en araméen, langue juive de l’époque. Paul dit cela parce que lui-même devant cette assemblée mixte, parle en grec, la langue commune du bassin méditerranéen, et il traduit les paroles de la voix divine. Ce détail montre la réalité de l’événement dont Paul n’a rien oublié.
- Les paroles de Jésus : « Il te serait dur de regimber contre les aiguillons », est une expression grecque et juive, qui s’applique à l’expérience de Paul. Les bœufs sont stimulés à marcher par un aiguillon, une pointe de fer au bout du long bâton de leur bouvier. Si l’animal résiste, le bouvier enfonce l’aiguillon dans la chair et le blesse. Si Paul avait résisté à l’appel du Maître, s’était révolté contre la vérité et sa propre conscience, il aurait fait l’expérience de la souffrance morale et spirituelle qui conduit soit à une soumission forcée, que ne désire pas Dieu, soit à la mort spirituelle, séparation totale de Dieu. On peut en voir une manifestation dans le malaise profond et l’angoisse de ceux qui sont travaillés par leur conscience parce qu’ils ont renié Dieu.

La fin du discours de Paul (26.19-23)
Paul s’adresse directement à la conscience du roi : il invite le roi à suivre son exemple : à ne pas résister à la révélation, à se repentir, à se tourner vers Dieu et à agir en conséquence (v 20), à trouver du secours auprès de Dieu qui lui a permis de vivre jusque-là malgré les embûches des Juifs, et de témoigner des souffrances et de la résurrection de Jésus pour le salut des nations.
Festus dépité de ne rien comprendre à ces vérités spirituelles étrangères à son paganisme, et irrité de ne pas être plus éclairé sur le cas de Paul, attribue à une exaltation d’esprit les paroles pleines d’ardeur de Paul.
Le calme respectueux de la réponse de Paul contredit cette accusation de folie, que Paul sait normale de la part de ceux qui ne croient pas (1 Co 1.23).
Paul en appelle au jugement d’Agrippa qui comme Juif devait connaître les Ecritures et l’histoire de Jésus qui ne s’est pas passée « en cachette et dans un coin » (v 26). Puis il cherche à l’obliger à prendre parti par une question directe sur sa foi.
Agrippa répond avec ironie et gêne pour éluder la question. Il semble reconnaître la force de persuasion de Paul, son émotion au récit de l’apôtre, et en même temps manifeste une réaction d’orgueil : lui le roi, il ne peut pas se laisser persuader par un prisonnier, et devenir chrétien !
Paul dans son ardeur pour le salut des autres, formule le vœu émouvant que non seulement le roi mais toute l’assistance lui ressemblent, en dehors de ses chaînes, bien sûr ! Il ne perd ni le sens d’à-propos, ni la conscience du lieu et des circonstances, ni son objectif d’offrir le salut à tous !
Le brusque refus d’Agrippa, qui veut cacher l’impression que lui fait Paul, s’accompagne toutefois de l’avis que Festus attendait de lui : il proclame l’innocence de Paul « qui aurait pu être relâché, s’il n’en avait pas appelé à l’empereur ». (v 32)
Telle fut la conclusion de ce dernier appel au salut lancé par Paul aux autorités de son peuple dans son pays. L’ultime appel aux Juifs aura lieu à Rome, à l’arrivée de l’apôtre dans la cité impériale. (ch 28)

Questions pour une application dans la vie chrétienne

- De quelle expérience avec Dieu puis-je témoigner autour de moi quand on m’interroge sur ma foi ?
- Comment témoigner en tenant compte des différences de culture et de niveau de compréhension des auditeurs ? (Chrétiens, non-chrétiens, musulmans, étrangers, ignorants des Ecritures)
- Quel est l’essentiel du témoignage de Paul ? Faut-il, et comment, l’adapter à nos contemporains ?