UA-111710466-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/10/2026

Etude n°2  L’appel d’un prophète Esaïe 6.1-13 (10 10 26)

Etude n°2  L’appel d’un prophète Esaïe 6.1-13 (10 10 26)

« J’entendis la voix du Seigneur disant : Qui enverrai-je et qui marchera pour nous ? Je répondis : Me voici, envoie-moi ! » Esaïe 6.8

Observons (Miniature 12è, le trône de Dieu)

Le contexte : ce chapitre se trouve au centre d’un discours de jugement et de menaces sur l’infidélité du peuple (ch 2-5), et de prophéties et promesses réconfortantes annonçant le règne d’Emmanuel et le salut présent et futur  d’Israël (7-12).

Le texteDieu entre chérubins miniature du 12è.jpg

A- v 1-4 : vision de la gloire de Dieu

B- v 5-7 : purification du prophète

A’- v 8-13 : mission du prophète.

Au centre de la relation de Dieu avec son prophète se situent la repentance et la purification de ses péchés, nécessaires pour remplir sa mission.

Comprenons

La date donnée par Ésaïe correspond à 758 av JC, peu avant la mort du roi de Juda Ozias. Le prophète reçoit sa mission alors qu’il est encore très jeune et il la remplira pendant 60 ans, jusqu’à la mort d’Ezéchias en -698.

A- La vision de ce chapitre est la seule vision proprement dite du livre d’Ésaïe. Elle marqua à vie le prophète qui en garda la notion de la majesté et de la sainteté de Dieu. Le prophète Michée, contemporain d’Ésaïe eut la même vision (1 Rois 22.19).

Le Seigneur apparaît sous une forme humaine siégeant sur un trône (symbolisé dans le sanctuaire par l’arche du Lieu Très-Saint), pour signifier sa majesté royale et son autorité de juge qui rend son jugement sur le peuple infidèle (ch 2-5) et libère de ses péchés le pécheur repentant (6.5-6).

Les pans de la robe qui remplissent le temple peuvent être  représentés dans le temple terrestre par le voile entre le Lieu Saint et le Lieu Très Saint. Ils servent d’écran entre la sainteté de Dieu et le pécheur qui ne peut voir Dieu face à face et vivre (Ex 33.20).

Les séraphins qui entourent le trône, apparaissent au-dessus, portés par leurs ailes. Ésaïe seul les nomme ainsi, mais la description qu’il en fait les assimile aux  chérubins de Gn 3.24 et d’Ez 10, ainsi qu’aux êtres vivants d’Ez 1 et Ap 4. Créatures symbolisant les qualités que Dieu met en œuvre dans son jugement des hommes, elles sont considérées comme bases de son trône, donc de son autorité de juge (Ps 80.2 ; 89.15 ; 97.2 ; 99.1). Ces séraphins chantent en deux chœurs la sainteté de Dieu, c’est-à-dire ce qui le met à part, le sépare du reste de la création entachée de péché. Leur attitude de profond respect (face et bas du corps couverts de leurs ailes), l’ébranlement des fondations du temple et la fumée des parfums de l’autel d’or, symboles des prières d’adoration et d’intercession (Ps 141.2), qui emplissent le temple, insistent sur la grandeur majestueuse de Dieu, sur sa perfection absolue (3 est le chiffre divin, comme 7 celui de la plénitude), sur le rayonnement extérieur et visible de sa gloire, qui le séparent absolument de toute créature.

B- Devant une telle vision, le jeune prophète ne peut que s’effrayer à cause de son indignité et de son impureté. À sa souillure personnelle s’ajoute celle du peuple où il habite. Le séraphin purificateur utilise les charbons ardents de l’autel (Ez 10.2,7) emblèmes de la grâce de Dieu qui ôte et pardonne le péché confessé (v7), et rend ainsi l’homme purifié capable de parler pour Dieu, d’être son porte-parole, son prophète.

A’-     Comme à son habitude, Dieu s’adresse à l’homme par une question afin de le responsabiliser. Il n’envoie pas de force le prophète, il lui laisse le choix de répondre ou non à l’appel (v 8). La mission d’Ésaïe paraît terriblement sévère : il devra dénoncer de façon presque sarcastique l’endurcissement du peuple arrivé au point de ne plus pouvoir rien entendre de Dieu. La dévastation du pays, puis des habitants qui resteront (un dixième), sera la conséquence inexorable de cet endurcissement. Dieu ne veut pas perdre le pécheur, mais par ses jugements et avertissements, il cherche à conduire au salut ceux qui peuvent encore l’entendre, « souche qui donnera une sainte descendance » ou une « semence sainte ». Là se trouve annoncée toute l’histoire d’Israël jusqu’à la fin des temps, en passant par le Messie Sauveur et l’émergence d’un Israël selon l’Esprit.

Questions pour une application dans la vie chrétienne

  • A une époque où on aime se représenter Dieu comme un Père et un Ami, avons-nous encore conscience de sa sainteté, de sa souveraineté, et de sa transcendance, qui le séparent de nous ? N’y aurait-il pas quelque chose à revoir à ce sujet dans nos liturgies de culte ?
  • La réponse à notre vocation de « porte-parole » de Dieu s‘accompagne-t-elle de l’humilité et du sentiment d’indignité éprouvés par Ésaïe ?
  • Comme le peuple d’Israël au temps d’Ésaïe, notre endurcissement nous empêche-t-il d’entendre les appels au salut que Dieu nous lance dans les Ecritures ? De quoi devons-nous être purifiés pour faire partie du reste spirituel et saint « d’Israël » ?