29.05.2009

Etude n°10 Art d'être disciple (06 06 09)

Etude n°10 L’art d’être disciple (06 06 09)

 

Jean 15.1-17 

"Mon Père est glorifié en ceci : que vous portiez beaucoup de fruits et vous serez mes disciples" v 8

Observons

Contexte

Au chapitre 14, avant de se rendre au jardin de Gethsémané, Jésus a parlé de son départ vers le Père et a rassuré ses disciples par la promesse de leur envoyer le Saint-Esprit comme Consolateur jusqu’à son retour (v 28).

Texte

1-3 : Métaphore du cep et des sarmentscep de vigne.jpg

4-6 : Applications de la métaphore aux devoirs des disciples

9-10 : Comment demeurer en Christ

11-17 : Comment porter du fruit

«porter du fruit» est répété 7 fois,  et « demeurer » 10 fois !

 

Comprenons

1- Jean 15.1-6 : Le cep et les sarments = Jésus et ses disciples

Jean réunit dans un long discours, au moment de la dernière Pâque de Jésus avec ses disciples, les instructions et enseignements que Jésus veut leur transmettre avant de mourir. Il cherche à les encourager pour l’épreuve qu’ils vont devoir affronter, leur rappelant son union avec eux, qui leur permettra de trouver l’aide du Saint-Esprit (14.12-21).

Pour illustrer ses paroles, Jésus va tirer de l’image de la vigne que l’Ancien Testament avait déjà utilisée dans Esaïe 5 pour montrer les soins de Dieu envers son peuple, une métaphore qui illustre la relation qu’il désire avoir avec ses disciples.

Par la métaphore du cep et des sarments, Jésus, contrairement à d’autres paraboles de Luc, transpose directement les éléments naturels dans la sphère du spirituel. Pour une compréhension plus précise, nous reprenons d’abord la métaphore naturelle, et étudierons ensuite la transposition spirituelle.

La métaphore :

Un vigneron plante un cep dans sa vigne ou son champ. Pour que le cep porte du fruit, il le débarrasse des sarments stériles, et il effeuille et émonde les sarments féconds, de façon que la sève serve uniquement à la fructification, et que le soleil fasse mûrir les grains.

Les sarments coupés ne peuvent absolument pas porter de fruit, ils sèchent, puis sont ramassés hors de la vigne et sont brûlés.

La transposition spirituelle :

Le vigneron, c’est Dieu (v 1). Il a envoyé dans l’humanité (= le champ) sa Parole ou Jésus (= le cep nourricier). Comme un cep, Jésus est venu sans grande apparence ni beauté (Esaïe 53.2). Sa Parole a nourri des hommes et des femmes (= les sarments) qui ont constitué son peuple, le peuple Juif, puis l’Eglise.

La parabole révèle que tous les sarments ne portent pas de fruit. Parmi ceux qui font partie du peuple de Dieu, certains ne sont pas unis au cep (v 4), c’est-à-dire que la Parole ne demeure pas en eux (v 7), qu’ils ne peuvent donc pas être remplis de l’amour de Christ pour eux (v 9), ni de l’obéissance qui en découle (v 10). Ils ont l’apparence d’appartenir au Christ, mais la sève de l’Esprit n’arrive pas à faire son œuvre de sanctification en eux, de sorte qu’ils sont stériles. Un jour, dès ce monde, Dieu les coupe du cep, pour qu’ils n’absorbent pas inutilement la sève au détriment des autres sarments. Ils sont spirituellement déjà morts, mais cela n’apparaîtra au grand jour qu’à la fin des temps, où ils seront exclus du Royaume. En effet, l’œuvre de séparation est celle du vigneron qui reconnaît les sarments inutiles. Nul ne peut agir à sa place, gardons-nous de vouloir faire le tri nous-mêmes !

Les sarments utiles sont l’objet des soins attentifs du Père. Il les émonde, les purifie de tout ce qui empêcherait le fruit de mûrir : défauts de caractère, habitudes néfastes au développement de l’être, orgueil, égoïsme. Dieu poursuit son œuvre de sanctification de façon continue en eux, comme la sève nourrit de façon continue les sarments. Il fait cette œuvre  par sa Parole (v 3), par son Esprit, tous les moyens de sa grâce, tant que le sarment (le croyant) reste attaché à sa Parole dans un esprit d’ouverture et de soumission ; mais Dieu est obligé de rappeler le croyant négligent ou paresseux par les épreuves et les renoncements à la volonté propre que la vie quotidienne nécessite. Son objectif est que le croyant attaché à lui, porte plus de fruit.effeuilles vigne.jpg

Jésus a purifié ses disciples par sa Parole, en leur enseignant le plan du salut tel que Dieu le réalisait en lui et par lui, donc en émondant leur foi des préjugés, des fausses attentes sur le Messie et son Royaume, et de leurs fausses conceptions sur le salut qu’ils croyaient obtenir par leurs œuvres (v 5b). Il a déposé dans leur cœur le principe impérissable de la vie nouvelle, l’amour de Dieu et des autres, qui se développe peu à peu jusqu’à leur faire atteindre « la stature parfaite de Christ » (Ephésiens 4.13b).

 

2- Jean 15.7-10 : Comment  demeurer en Christ

La comparaison avec le cep a permis à Jésus de faire comprendre la nécessité absolue de rester attaché à lui pour porter du fruit. Dans la suite du passage, Jésus précise ce qu’il entend par « demeurer en lui » et « porter du fruit », but de cet attachement à lui.

La construction de ces versets utilise le procédé de style propre à l’hébreu : le parallélisme concentrique : entre des phrases aux idées ou expressions parallèles, se situe l’idée importante : (nous mettons en italiques ce qui est parallèle, et en gras ce qui est l’important).

            v.7 : Demeurer en Christ = paroles de Christ en soi

                        v.8 : porter du fruit = être disciple = faire paraître la gloire de Dieu

                        v.9 : demeurer en Christ = demeurer dans l’amour de Christ

            v.10 : Demeurer dans l’amour = obéir aux commandements 

La Parole de Christ en soi (demeurer en Christ) se révèle par l’obéissance à cette Parole, qui est de vivre dans l’amour pour que la gloire de Dieu soit manifestée à tous. En effet, d’après Exode 33.18-19, la gloire de Dieu c’est tout son amour, qui fut révélé en et par Jésus-Christ.

L’obéissance à la Parole n’a pas d’autre raison d’être : elle n’ouvre pas la porte du Royaume, elle manifeste simplement l’union du croyant à Christ qui est amour.

 

 

3- Jean 15.11-17 : Comment porter du fruit :

Ces versets sont construits sur le même schéma :

v.11 : Objectif de Jésus : sa joie en eux, leur joie complète

v.12-15 : moyens d’atteindre cet objectif :

(12-13) aimer à l’exemple de Christ par le don de soi

(14-15) devenir amis de Christ par l’obéissance

v.16-17 : Conséquences de l’attachement à Christ :

                        a) porter du fruit durable

                        b) prières exaucées

                        a’) amour fraternel.

L’objectif (= la joie) et les conséquences (= le fruit) encadrent ce qui est important : la révélation de ce qu’est l’attachement au Christ : l’amour de Dieu et l’obéissance à la Parole dans l’amour entre les disciples.

 

Les conséquences elles-mêmes de l’attachement à Christ sont présentées de façon à mettre au centre le moyen de porter du fruit, c’est-à-dire d’aimer comme Christ : le moyen d’avoir du fruit, c’est de le demander à Dieu dans la prière, en se réclamant de Christ, modèle de cet amour qui donne sa vie pour les autres (v.13).

 

La parabole propose donc un projet de vie épanouie, un sens à la vie exaltant et propre à éveiller l’enthousiasme de tous les disciples, jeunes et moins jeunes. Manifester la gloire de l’amour de Dieu peut se faire dans de multiples voies, adaptées aux goûts et aux tempéraments différents (1 Co 10.31 ; Col 3.17). Le Seigneur ne propose pas une vie étriquée, pliée sous les contraintes et les interdits. Il propose de vivre dans la joie qui vient de l’union avec lui qui est amour parfait, don total de soi, afin que Dieu soit manifesté à tous.

Ce n’est pas non plus un programme égoïste de recherche exclusive de l’épanouissement individuel. L’amour de Christ rend celui qui prend Jésus comme modèle, solidaire des autres, et laisse Dieu émonder de son cœur tout ce qui pourrait faire obstacle à l’amour pour les autres et à l’obéissance à la Parole.

Dieu promet d’exaucer la prière de celui qui désire être l’ami de Christ (v.15-16), tel que Jésus le définit ici : le cœur plein d’amour et obéissant.

 

Questions pour une application dans la vie chrétienne

- Examinons avec sincérité les sentiments qui nous unissent à Jésus : peur, indifférence, affection, reconnaissance, confiance, désir de le connaître mieux, etc...

 

- Qu’est-ce qui me sépare de lui ? Qu’est-ce qui m’empêche de recevoir les bienfaits qu’il a promis de donner dans cette parabole de la sève qui vient du cep ? Comment rester attaché à lui ?

 

- Comment montrer aujourd’hui à une ou deux de mes connaissances, que je les aime comme Dieu les aime ? (cadeau, mot gentil, sourire, aide, pardon, écoute, conseil, invitation, entretien, etc.)

 

- Ma vie avec Christ est-elle joyeuse et paisible ? Comment la rendre exaltante pour moi et pour mon entourage ?

 

- Comment ma communauté vit-elle son attachement au cep ? Comment puis-je contribuer à rendre la vie de l’Eglise plus enthousiasmante et plus utile à la manifestation de la gloire de Dieu ?

 

22.05.2009

Etude n°9 Ciel (30 05 09)

Etude n° 9 : Le ciel (30 05 09)

 

Jean 14.1-3

 

Observons

Le contexte

Dans son dernier entretien avec ses disciples, Jésus leur donne le commandement d’amour fraternel qu’il nomme « nouveau », parce que c’est Jésus seul qui en est la source et le but (13.34-35). Cet amour sera l’antidote des souffrances qu’ils vont éprouver. En effet, Jésus vient d’annoncer à la fois son départ, la trahison de Judas et le reniement de Pierre (13.33,21,38). Il y a de quoi les plonger dans le trouble et l’angoisse !

Le texte

Ces quelques versets sont construits en parallélismes concentriques

a) que votre coeur ne se trouble pas       // a’) vous savez

Croyez en moi                                    //       le cheminChemin Evangile et peinture.jpg

b) demeures dans la Maison du Pére    //  b’) là où je suis

c) je vais vous préparer une place (2x) Il c’) je reviendrai et vous prendrai avec moi.

(Evangile et peinture. Chemin vers le ciel, 21è s)

 

Comprenons

Pour les consoler et les réconforter, Jésus leur fait trois révélations importantes:

v 1 La confiance en lui, à l’égal de celle qu’ils mettent en Dieu, leur permettra de surmonter leur trouble. Ils savent que le Dieu de leurs pères a accompli ses promesses en donnant au monde le Sauveur (Jn 3.16), sur qui repose l’avenir du Royaume, et l’accès au Père pour tous. Jésus se place ici à l’égal de Dieu, ce qui dut surprendre, sinon choquer, les disciples!

 

v 2 La promesse d’une place préparée par lui dans la maison du Père les remplira de paix et d’espoir. Ce ne sont pas des « tentes » provisoires et fragiles, mais des «demeures » permanentes, ce qui signifie paix et sécurité dans l’intimité de la communion avec Dieu. Le fait qu’il y ait « beaucoup » ou « plusieurs » demeures ne signifie pas la diversité de positions ou de degrés dans le bonheur, mais l’immensité de l’amour miséricordieux qui accueille chacun sans compter ni limiter les places.

Ne tombons pas dans la tentation de vouloir « localiser » topographiquement ces places ou la Maison du Père : le texte ne mentionne pas le ciel ! Dieu promet sa présence dans l’éternité. Par 1Th 4.17 et Ap 20, il nous a révélé que dans un premier temps, nous serons avec lui hors de notre terre, pour juger les morts impies pendant mille ans, mais par Ap 21, il nous annonce que son peuple régénéré vivra en sa présence sur une nouvelle terre. Dieu nous a créés terriens, avec des facultés spirituelles, psychiques et physiques que nous avons atrophiées ou perdues par le péché, et il nous recréera terriens, avec toutes nos facultés rendues parfaites par sa grâce.

Christ n’a rien caché à ses disciples sur cet amour immense, ouvert à tous (Luc 15 parabole du père et des deux fils). De plus son départ n’est pas un abandon, mais une poursuite de son œuvre il préparera la place de chacun, en lui offrant son pardon, son Esprit pour le sanctifier, et sa protection pour résister aux attaques et accusations de Satan (14.15-16,18,26 ; 16.7-11,13-15 ; Hé 7.25). Son œuvre terrestre de salut accomplie, il pourra accomplir son œuvre « céleste » ou « spirituelle » (1 Co 15.44-49) de grand-prêtre intercesseur, comme le symbolisait le sacerdoce du souverain sacrificateur, intermédiaire entre Dieu et l’homme pour représenter chacun devant l’autre. Christ intercesseur.jpg   

 

v 3 La promesse de son retour et du rassemblement des disciples autour de lui a une triple perspective:

a) ce retour sera d’abord celui de la résurrection après la mort horrible dont les disciples vont être les témoins consternés et terrifiés. Elle les rassemblera autour du Vivant et sera le fondement de leur foi et de leur témoignage (1 Co 15).

b) ce retour se fera aussi en l’Esprit accordé aux disciples à Pentecôte, pour les unir en l’Eglise (Jn 16.7,13 ; Ac 1.8).

c) Ce sera enfin le retour glorieux du Christ à la fin des temps pour prendre possession de son Royaume constitué par son peuple réuni (1Th 4.16-17; Ap 11.17 :19.6-7).

 

Au v 4, Jésus conclut ses révélations par le rappel de ce qu’il avait déjà dit: sa destination (14.2; 6.62; 7.33) et le chemin à prendre ; constamment il s’est présenté lui-même comme celui qui donne accès au Père, qui est un avec lui (Jn 5.19,21-24 ; 10.30 ; 11.25).

Par cette dernière parole, Jésus voulait simplement inviter les disciples à réfléchir à ses paroles en faisant appel à leurs souvenirs des trois ans passés avec lui. L’interruption de Pierre (13.36) et la question de Thomas (14.5) prouvent qu’ils ne comprenaient pas la portée spirituelle des propos de Jésus.

 

Questions pour une application dans la vie chrétienne

 

-    En quoi la confiance en Dieu et l’espérance du retour de Jésus transforment-elles ma vision dans les épreuves de la vie ?

 

-    La certitude que Jésus agit en ce moment en ma faveur soutient-elle ma confiance et mon espérance ? Ai-je fait l’expérience concrète de cette œuvre de pardon et de préparation de mon être à son royaume ? Comment cette expérience a-t-elle transformé ma vie ?

 

-         -   Suis-je en marche sur le chemin du Royaume, ou assis au bord du chemin dans l’attente de sa venue ?


 

15.05.2009

Etude n°8 Repos (23 05 09)

 

 

 

Etude n°8 Repos (23 05 09)

 

Marc 2.23-3.6 

 

 

Observons

 Deux grandes parties                               

A1 : 23-28 : premier conflit à propos du sabbat : les épis arrachés :

a)     23-24 : Les Pharisiens scandalisés

b)     25-26 : Réponse de Jésus : David a enfreint la loi

c)      27-28 : Le Fils de l’homme est maître du sabbat

A2 : 3.1-6 : second conflit à propos du sabbat : la guérison de l’homme à la main sècheépis mangés sabbat.jpg

a)     1-2 : malade dans la synagogue, les pharisiens épient Jésus

b)     3-5 : Question de Jésus sur le sabbat et guérison

c)         6 : Alliance contre Jésus

Comprenons 

a) Les épis arrachés (Polyptique de Montbéliard 16è s)

Les pharisiens sont scandalisés par ce geste, non pas qu’il soit un vol du bien d’autrui (Dt 23.26), mais parce qu’ils l’assimilaient à un travail, une moisson interdite par la loi mosaïque (Dt 34.21 ; Ex 16.26-28).Jésus et ses disciples leur semblaient non seulement enfreindre la loi, mais surtout se mettre au-dessus de la loi de Moïse.

C’est pourquoi Jésus va se référer à l’exemple de  David, futur roi au moment où il se permit d’utiliser les pains consacrés, destinés aux seuls sacrificateurs, pour satisfaire un besoin vital pour lui et sa troupe.

En prenant cet exemple, Jésus ne veut pas en faire un cas de jurisprudence, pour justifier un acte répréhensible selon la loi, mais faire comprendre qu’il est  le Fils de David, donc le fils de l’homme ( allusion à Daniel 7.13 : l’homme par lequel se fera le jugement = le Messie) qui a autorité sur les lois que Dieu a établies pour le bien-être de l’homme. Jésus nous place devant le choix entre l’observation d’un rite cérémoniel qui asservit et la préservation  du bien-être vital de l’homme (Mt 12.7 : « Je veux la miséricorde et non le sacrifice ») Jésus interprète la loi selon l’esprit de cette loi, et non la lettre. Le sabbat est fait pour le bien, le repos, le développement intérieur, la guérison de chacun, l’harmonie des relations avec Dieu et avec les autres.

Les épis seraient-ils aussi le symbole d’une nourriture spirituelle que les disciples n’ont pas reçue dans l’enseignement et la pratique des pharisiens de la synagogue, et qu’ils trouvent dans l’œuvre du Créateur et la Parole de Christ ?

 

 

 b) La guérison de l’homme à la main sèche (Mosaïque 12è s Monreale, Sicile)homme à la Main sèche.jpg

Cet épisode illustre le même principe que celui des épis : le sabbat est un jour de guérison, de libération de ce qui nous dessèche (par manque d’amour ou culpabilisation) et nous empêche d’agir ou simplement de vivre selon le plan de Dieu, libéré de l’emprise du péché.

Normalement un malade n’avait pas à pénétrer dans le temple, ou même la synagogue. Celui-ci vient y chercher du réconfort malgré tout, et ne trouve de la part des pharisiens que le rejet et l’indifférence à ses besoins, par désir de coincer Jésus sur son respect ou non de la loi du Sabbat. Jésus en répondant à ses attentes, donne une leçon de miséricorde aux pharisiens endurcis.

Cette liberté d’action de Jésus est insupportable aux responsables de tous bords, dérangés dans l’exercice de leur pouvoir religieux et politique sur les autres.

 

 

Questions pour une application dans la vie chrétienne

 

-          Qu’est-ce qui fait autorité dans ma vie et dans celle de l’Église ? Mes désirs ou mes opinions personnelles, les principes, les règlements, la Parole de miséricorde et de liberté ? Comment cela se traduit-il dans mes relations à l’Église, à la maison, et au-dehors ?

 

-          Comment faire du sabbat  un jour de libération pour moi et pour les autres, un jour de repos en Dieu (Hé 4.9-11), une occasion de ressourcement de l’être intérieur, et de relations harmonieuses avec l’autre ?

 

-          De quoi ai-je besoin d’être libéré ou guéri aujourd’hui ? De quelle libération mon voisin a-t-il besoin de ma part aujourd’hui ?

 

08.05.2009

Etude n°7 Grâce (16 05 09)

Etude n° 7 Grâce (16 05 09)

 

Texte étudié : Romains 5.6-11

 

Observons

Le contexte (v 1-5)

« Rétablis au moyen de la justification par la foi dans une relation normale avec Dieu par Christ »(BAN = Bible  Annotée de Neuchatel), nous sommes remplis d’espérance même dans les afflictions, car le Saint-Esprit a répandu en nous l’amour de Dieu.

Le texte (6-11)

Mots-clés et répétitions : Car (v 6,10), à plus forte raison (9,10), encore sans force, impies, pécheurs, ennemis, opposés à maintenant justifiés, sauvés (au centre du texte), et réconciliés (3 fois) ; réconciliés par la mort en parallèle avec sauvés par la vie ; mourir pour un juste opposé à Christ est mort pour nous pécheurs.croix2.jpg

Composition du texte :

a) 6-8 : la mort de Christ pour des impies prouve l’amour de Dieu

b)     9 : le sacrifice de Christ nous assure justification et salut

a’) 10-11 : notre réconciliation avec Dieu nous assure le salut.

 

Comprenons

a)     L’argumentation commencée au début du ch 5 se poursuit par le premier « car » (6) pour prouver le droit que nous avons de nous « glorifier de l’espérance qui ne trompe pas » (2,5). Tout le passage oppose l’état de péché des hommes à l‘amour de Dieu qui s’est donné avant même que les hommes l’aient mérité. Notre espérance du salut ne s’appuie pas sur une justice et une bonté humaines tout à fait impossibles puisque l’homme est par nature « pécheur, impie, sans force, et ennemi », incapable de se sauver lui-même, c’est-à-dire de renouer la relation rompue avec Dieu. Notre espérance et notre assurance s’appuient sur l’amour inconditionnel de Dieu, qui se donne en Christ, selon son plan (au temps marqué), en faveur, pour le bien, pour la vie des hommes séparés de lui par le péché. L’amour divin dépasse de loin l’amour humain qui se justifie par les mérites du bénéficiaire : on aime l’autre quand et parce qu’il est aimable ! Dieu n’attend pas l’amabilité ou la perfection de sa créature pour l’aimer !

 

b)     Si Dieu a fait le plus par la mort de Christ en faveur d’ennemis, à plus forte raison fera-t-il le moins pour achever son œuvre d’amour à l’égard d’hommes qui sont maintenant justifiés (= considérés comme justes), et réconciliés (= dont la relation est renouée avec lui), en leur accordant d’être sauvés de sa colère (= d’échapper à la mort éternelle encourue par la désobéissance à la loi divine, par la séparation d’avec le Dieu de la Vie). C’est ce salut final qui est l’objet de l’espérance et de l’assurance des élus, même dans les tribulations de la vie terrestre, car il leur permet de vivre dès maintenant dans la présence éternelle de Dieu en attendant sa présence glorieuse (v 2).

 

a’) Autrefois ennemis par nature, car rebelles à Dieu, nous sommes maintenant réconciliés, rétablis dans une relation de paix et d’amour avec Dieu. Plus rien ne l’empêche de laisser libre cours à sa miséricorde envers nous, sans que sa sainteté porte atteinte à notre condition de pécheurs. Le pécheur qui par la repentance accepte sa délivrance du péché comme une grâce offerte par Jésus, et non comme une récompense de sa propre « perfection », est pénétré d’amour et de reconnaissance pour Dieu. Il est transformé par la vie de Christ en lui, à son image, de façon à participer à sa gloire.

La répétition de « nous nous glorifions en Dieu par Jésus-Christ » (v 2,3,11) marque une gradation : de la possession du salut on s’élève jusqu'à être possédé par Dieu lui-même, par son Esprit-Saint, de l’espérance du salut futur on passe à la réalité actuelle de ce salut grâce à la réconciliation obtenue dès à présent. Porter dans le cœur dès maintenant la paix, la confiance et la joie, preuves de notre réconciliation avec Dieu grâce à Jésus-Christ, c’est l'oeuvre de  l’amour de Dieu en nous  par la communion du Saint-Esprit. Paul appelle cela « se glorifier en Dieu par Jésus-Christ ».

 

Questions pour une application dans la vie chrétienne

-         Quel lien faire entre la mort de Christ et la réconciliation avec Dieu : pourquoi, « sans effusion de sang » n’y a-t-il pas de pardon ?(He 9.22). Comment cela peut-il être transposé dans la démarche de pardon les uns envers les autres : l’abandon de sa fierté, de son orgueil, et le don de soi à l’autre, ne sont-ils pas des « morts à soi-même » indispensables pour pardonner et être pardonné ?)

 

-         Avons-nous l’assurance du pardon de Dieu ? Si oui, comment cela se manifeste-t-il dans la vie quotidienne ? Si non, qu’est-ce qui nous inquiète encore, ou nous empêche de recevoir la grâce de Dieu ?

 

-         L’espérance du salut futur transforme-t-elle dès aujourd’hui ma relation à Dieu et aux autres ? Comment ?

 

-         Puis-je m’engager à pardonner cette semaine à quelqu’un que je ne trouve pas particulièrement « aimable » ?

01.05.2009

Etude n°6 Péché (09 05 09)

Etude n°6 : le péché, Esaïe 14.12-15 (09 05 09)

 

Verset à mémoriser : Romains 5.18  « Ainsi comme par une seule faute, la condamnation s’étend à tous les hommes, de même par un seul acte de justice, la justification qui donne la vie s’étend à tous les hommes. »

 

Observons Esaïe 14.12-15

Le contexte v 1-11 : Chant funèbre sur le roi de Babylone :

1-3 : Annonce du rétablissement d’Israël après l’exil à Babylone

4-11 : Annonce de la mort du roi de Babylone, réduit à la pourriture (v 11), pour la joie des opprimés (v 7-8) et sous les sarcasmes du séjour des morts (9-10).

 

Le texte : 12-15 : Chant funèbre sur « l’astre brillant »spirale céleste.jpg

12 : tombé du ciel

13 : à cause de son ambition orgueilleuse

14 : et sa prétention à être « semblable à Dieu ».

15 : Conséquence : sa chute dans le séjour des morts.

Le chapitre se poursuit (v 16-23) par le tableau de la ruine désastreuse et définitive de « Babylone », ville réelle et ville symbolique.

 

Comprenons

Dieu soulève dans ce texte prophétique un coin du voile sur la question de l’origine du mal sur la terre. Il est nécessaire pour une compréhension plus claire de ce mystère, de joindre à cette prophétie celles d’Ezéchiel 28, (dont vous pouvez trouver une étude en annexe de cette note), et la prophétie de Jean dans l’Apocalypse (12.3-10).

A- Dans un premier temps, décryptons les personnages de cette prophétie d’Esaïe.

Sous la figure de rois ennemis d’Israël, ceux de Babylone et de Tyr, les deux prophètes de l’Ancien Testament dévoilent la personnalité et le sort de la puissance adversaire de Dieu, qui a manipulé ces rois. Ainsi, dans les deux textes le chant funèbre des deux rois terrestres se poursuit par la prophétie de la chute du « roi » spirituel qu’est Satan.

A quoi reconnaît-on dans notre texte le glissement du roi terrestre au céleste ?

Esaïe nomme  le roi de Babylone, « l’oppresseur, le tyran », juste après l’exclamation « Quoi donc » (ou « Comment »), traditionnellement employée pour débuter une lamentation (Lam 1.1 ; Ez 26.17 ; 2 Sam 1.19, 25, 27). Il décrit l’état d’humiliation et de pourriture de ce roi terrestre dans deux images contrastée : les sarcasmes qui l’accueillent dans un séjour des morts virtuel, et la décomposition physique réelle de son corps dans la terre (v 9-11). Puis Esaïe reprend tout à coup l’exclamation « Quoi donc », pour parler d’un autre personnage de dimension céleste, »nommé « astre brillant » (porteur de lumière, Lucifer en latin) dont le roi terrestre serait un « type », une allégorie. Cet être tombe du ciel (Jésus le nommera Satan dans Luc 10.18), où il a un trône parmi les étoiles de Dieu (Ap 1.20 = les anges). SonMichel et le dragon.jpg ambition n’est pas terrestre mais spirituelle : ressembler au Très-Haut. Tous ces détails, comme ceux du texte parallèle d’Ezéchiel 28, nous avertissent qu’il s’agit d’un être qui dépasse nos limites humaines. L’apôtre Jean dans Ap 12.9 apporte un complément à ces tableaux : Il fut précipité le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre habitée, il fut précipité sur la terre (= Es 14.12) et ses anges furent précipités avec lui. » (Michel terrassant le dragon 15è s)

Jean encore (Ap 12.7), nous permet de comprendre l’objectif de Satan d’être semblable au Dieu Très-Haut : « Il y eut guerre dans le ciel, Michel et ses anges combattirent le dragon. » On vient de voir que ce dragon est une image qui désigne Satan. Contre qui s’élève-t-il ?  Contre Michel dont le nom signifie justement « Qui est semblable à Dieu ? » Ce nom est employé quatre autres fois, toujours dans un contexte de combat dans le monde céleste, dans Daniel 10.13, 21, et 12.1, dans Jude 9. Il désigne un être angélique, chef protecteur et libérateur du peuple de Dieu, vainqueur du diable à propos de Moïse (Ju 9). Paul nous donne la réponse à la question que pose son nom :

Phi 2.6 : « Jésus-Christ dont la condition était celle de Dieu, n’a pas estimé comme une proie à arracher d’être égal à Dieu, au contraire de notre Astre Brillant  qui incitera les hommes à l’adorer sous la forme de la Bête, dont ils chanteront les louanges en disant « Qui est semblable à la Bête ?» (Ap 13.4)!

Col 1.15 : Christ est l’image du Dieu invisible.

Ainsi l’ambition de Satan a été de prendre la place de Christ, sur « la montagne de la Rencontre » (v 13, symbole du sanctuaire divin (le sanctuaire terrestre à son image, fut appelé « Tente de la Rencontre » entre Dieu et son peuple). La prétention de Satan a été de supplanter le Christ dans son œuvre auprès des hommes et de l’empêcher ainsi de sauver l’humanité en la soumettant à sa tyrannie, comme les rois de Babylone et de Tyr l’ont fait pour Israël.

Les trois prophètes annoncent en chœur la conséquence de cette prétention d’usurpation : la chute sur la terre, puis la destruction définitive. Satan n’a plus le pouvoir de séduire les êtres célestes (Ap 12.8), depuis que par le don de sa  vie (Ap 12.10) Christ leur a prouvé son amour pour les hommes, et par-là même les mensonges de Lucifer. N’ayant plus accès au monde des anges, Satan se rabat sur les hommes qu’il tente de séduire et tourmente, mais les prophètes ont vu sa disparition définitive, dont la chute de Babylone et de Tyr sont les symboles (Es 14.15-23 ; Ez 28.19).

Ce mouvement d’ascension jusqu’à Dieu, par orgueil et amour de soi, puis de chute dans la mort éternelle, est exactement à l’opposé du mouvement de Christ (Phi 2.6-8) : en effet, du même point de départ, le ciel et la présence de Dieu, Christ descend vers les hommes, s’incarne et meurt volontairement pour leur donner la vie éternelle, par amour des autres et non de lui-même. Et cet abaissement volontaire est suivi d’une glorification éternelle, dont il ouvre la perspective à ceux qui le suivent.

 

B- Quels sont les effets pour nous de cette lutte de Satan contre Christ ?

Comme Paul le dit en Rm 5.18, cité en introduction de cette note, l’être humain en général, l’Adam que je suis au naturel, en écoutant la voix séductrice de Satan : « Vous serez comme des dieux ! » (Gen 3.5), se rend esclave de sa tyrannie et nourrit dans son cœur des désirs égoïstes et orgueilleux de puissance, de domination et de gloire. Il cherche à avoir la vie éternelle par ses propres efforts et ses mérites, selon la parole du Serpent (Gn 3.4) : Vous ne mourrez pas du tout !. Par là, sans en prendre conscience il se sépare de Dieu, du Dieu de la Vie, et il court vers la mort (Rm 5.18a). On peut le comparer au nomade du désert qui néglige l’humble source d’eau à ses pieds, pensant trouver une eau plus abondante plus loin, et qui s’enfonce dans l’aridité mortelle du désert.

La Bonne Nouvelle de Jésus, déjà prophétisée par Esaïe et Ezéchiel, c’est que Christ est la Vie. Pour permettre à l’humain, l’Adam que je suis, d’avoir la vie éternelle, il a donné sa propre vie d’homme innocent, il a pris sur lui notre nature pécheresse et l’a fait disparaître sur la croix dans sa mort (Col 2.14), l’affranchissant ainsi de l’emprise de Satan (Ap 12.10). Alors que Satan nous entraîne avec lui vers la mort, Christ en ressuscitant dans un corps humain régénéré par l’Esprit, nous entraîne avec Lui vers la Vie éternelle (Rm 5.18b).

Ce texte d’Esaïe 14.12-15 nous dévoile à la fois l’origine du mal qui existe hors de nous et en nous (Ja 1.14-15) et sa fin définitive (v 15). Jésus et les prophéties du Nouveau Testament révèlent comment cette fin se réalise en nous et hors de nous. C’est un message d’espérance qui soutient la foi et la marche terrestre de ceux qui s’appuient sur le Christ. La grâce de Dieu leur permet de s’approprier ces promesses et de se tenir debout devant Lui, dans l’assurance que les épreuves actuelles auront une fin définitive au retour de Christ (1 Pi 4.13 ; Ap 20.10, 15).

 

Questions pour une application dans la vie chrétienne

-          Comment est-ce que je participe au péché de Satan de vouloir être semblable à Dieu, de chercher à prendre la place de Christ pour avoir la vie éternelle ? Quelles sont mes ambitions profondes, et quels moyens utilisé-je pour les satisfaire ? Quelle espérance à ce sujet me donne cette prophétie d’Esaïe ?

 

-          Ai-je fait mienne la bonne nouvelle du salut par le don de la vie de Jésus ? Qu’est-ce que cela change en moi et dans mon comportement, dans ma relation avec Dieu, avec moi-même et avec les autres ?

 

-          Comment se manifeste concrètement la libération du péché et de la mort que Christ m’offre ?

 

 

Annexe : Etude du texte d’Ezéchiel 28.11-19

 

Observons

Le contexte : Au ch 28, le prophète prononce deux oracles sur le roi de Tyr. A cause de son autodéification, le roi mourra vaincu par des étrangers(v 1-10), envoyés par Dieu pour lui rappeler sa condition de créature humaine. Le second oracle constitue notre texte, et porte le regard au-delà du roi terrestre de Tyr.

Le texte

Trois parties : A-  v 12b-14 : Situation privilégiée du « roi de Tyr »

                          B-  v 15-18a : Péché du « roi » et ses premières conséquences

                          A’- v 18b-19 : Déchéance totale et définitive du « roi ».

A- La situation du « roi » est privilégiée à cause

            - des lieux : Eden, jardin de Dieu (13), montagne sainte de Dieu, parmi les pierres ardentes (14,16),

            - de la nature du « roi » : créature magnifique (13, 14b, 15), chérubin protecteur (14, 16), rempli de sagesse, de beauté (12), et d’intégrité (15).

            - de sa fonction : mettre le sceau à la perfection (12).

B- Son péché, l’injustice trouvée en lui (15), vient de l’importance de son commerce qui l’a rempli de violence (16), de sa beauté qui lui a donné de l’arrogance (17a) et de sa splendeur qui a corrompu sa sagesse (17b). La multitude de ses fautes et sa conduite injuste ont fini par profaner sa sainteté (18a).

Les deux premières conséquences de ce péché sont l’exclusion de la montagne de Dieu et des pierres ardentes, et le rejet sur la terre en spectacle aux rois(16b, 17b).

C- La prophétie prédit au « roi » une autodestruction totale par le feu (18b) et un anéantissement définitif (19).

 

Comprenons

Le contexte : la première prophétie sur le roi de Tyr introduit la seconde sur le chérubin céleste dont le roi terrestre est le « type »: par son autodéification, il reproduit  le péché de celui qui est devenu l’Adversaire du Seigneur.

Le texte : Le vocabulaire de cette prophétie fait du roi un personnage céleste :

- La sainte montagne de Dieu désigne dans la Bible la sphère spirituelle divine par opposition à la sphère matérielle terrestre. Dans ce domaine spirituel, conventionnellement appelé « ciel », splendeur, éclat, magnificence et gloire sont exprimés par l’abondance des pierres précieuses.

- Les pierres ardentes font allusion aux charbons ardents, au feu de l’autel devant Dieu (Ez 1.13 ; 10.2), pour désigner l’éclat de la sainteté divine et des créatures angéliques qui l’entourent.

- Les chérubins désignent chez Ezéchiel et Jean, les êtres en contact direct avec Dieu, bases de son trône (Ez 1.5-14,26 ; 10.2, 14-15 ; Ap 4.6-8). Ils seraient des créatures représentant concrètement des qualités que Dieu met en œuvre dans son action de gouvernement et de jugement, symbolisée par le trône. (Ls 4 chérubins autour du trône, Apocalypse de Beatus 11è s)Christ et chérubins.jpg

Le chérubin, garde des sceaux de Dieu, participait à ses décisions. Comment en vint-il à ambitionner de prendre la place de Dieu (Ez 28.2 ; Es 14.13-14 ) ? Le texte suggère qu’au lieu d’accepter sa condition de créature et de serviteur, il s’est enorgueilli de ses responsabilités et de sa beauté (16,17); il s’est révolté contre celui dont il briguait la place, Michel (Ap 12.7), nom qui signifie « Qui est comme Dieu ? » et que porte Christ comme chef des armées angéliques (Dn 10.13,21) en lutte contre l’Adversaire (Ap 12.7) qui prétendit « être comme Dieu » (Es 14.14).

- La défaite annoncée par Ezéchiel (v 16) et reprise par Jean (Ap 12.9) eut lieu lorsque Christ prouva aux anges, par sa vie terrestre, sa mort et sa résurrection, l’amour inconditionnel de Dieu, contesté par Satan. Celui-ci, n’ayant plus le pouvoir de convaincre les anges, fut cantonné à la terre (Ez 28.17) où, depuis lors, il cherche à entraîner les hommes dans sa révolte (2Pi 5.8).

- Au v 18, Ezéchiel révèle la fin de son pouvoir : Satan sera l’auteur de sa propre destruction et entraînera dans la désolation et l’épouvante de l’anéantissement ceux qui l’auront suivi (Ap 20.10).

Les trois prophètes, Esaïe, Ezéchiel, et Jean, sous des formes diverses ont la révélation des dessous de l’histoire de la terre : elle est le théâtre du conflit qui oppose Satan à Dieu, dont la victoire est déjà acquise par Christ, mais doit être reconnue par les hommes, comme elle le fut par les anges (Ap 12. 12).

 

Questions pour une application dans la vie chrétienne

- Le péché de Satan s’est répété depuis Adam et Eve, individuellement et collectivement. Le pouvoir, les capacités, les responsabilités, la beauté, la gloire, la connaissance scientifique ou technique, poussent les hommes à ignorer leurs limites et à se croire supérieurs, voire divins. A mon niveau de responsabilité, n’ai-je pas tendance à chercher à me valoriser, à cultiver l’ambition de briguer une place supérieure, hors de mes qualifications ? Comment rendre Christ vainqueur en moi de ces tentations ? (Ph 2.3-11).

 

- Toute ma vie peut être l’occasion de démontrer aux hommes que Satan est vaincu par Christ ! Pour cela je dois être conscient de ce qui guide mes choix : le service de Christ et du prochain, ou le désir de briller et de dominer ? Ai-je choisi mon camp dans le « grand conflit » (Mt 6.24)?

Toutes les notes