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12/06/2026

Étude n°12 Que partager ?1 Pi 3.8-17 (20 06 26)

Étude n°12 Que partager ?1 Pi 3.8-17 (20 06 26)

« Le Seigneur m’a donné le langage des disciples pour que je sache soutenir par la parole celui qui est fatigué… »Esaïe 50.4Crucifié Ressuscité.jpg

Observons

Contexte

  • Dans quel contexte historique a été écrite cette lettre ? Voir 3.15-17 ; 12-14, 16-17 ; 5.9.
  • Quelles recommandations Pierre fait-il aux croyants plongés dans une société où règnent discordes, insoumission et souffrances? (2.11-3.7)

Texte

  • 8-12 : relevez tous les impératifs de ce passage : que demande Pierre aux croyants ? Comparez avec sa citation du Ps 34.12-17 (voir aussi Matt 5.38-48 et 7.12) ?
  • V 13-17 : Comment l’apôtre considère-t-il le mal qu’on peut faire injustement au chrétien ? Quelle béatitude de Jésus reprend-il ? (Mat 5.10) A quoi oppose-t-il la crainte des hommes ? Que signifie « sanctifiez Christ dans vos cœurs » ?
  • A quoi le chrétien doit-il être prêt (v 15) ? Que lui faut-il pour cela ?
  • V 16 :Qu’est-ce qui donne une « bonne conscience » ? (2.12, 20 ; Act 24.16 ; 2 Cor 1.12 ; 4.2)
  • V 17 : Comment comprendre « souffrir en faisant le bien, si telle est la volonté de Dieu » ? Dieu veut-il la souffrance injuste subie par le chrétien ?

Comprenons

Contexte

La première lettre de Pierre a été écrite vers 63-64 après JC, à la fin de la vie de l’apôtre, depuis Rome qu’il désigne sous le nom symbolique de Babylone (5.13), la vraie Babylone n’existant plus à cette époque. Pierre écrit aux Eglises d’Asie Mineure qu’il avait visitées durant son ministère. Dans tout l’empire romain régnait un climat de suspicion et de violence contre les chrétiens, parce qu’ils refusaient de rendre un culte à l’empereur. La persécution n’était pas encore généralisée comme à la fin du siècle, mais çà et là les autorités païennes s’en prenaient aux églises de plus en plus nombreuses. Pierre puis Paul, peu après cette lettre, en furent victimes, lorsque Néron soupçonné d’avoir incendié Rome, voulut se justifier en accusant les chrétiens et en les mettant cruellement à mort.

Juste avant notre passage, Pierre a exhorté les croyants à marcher au milieu des païens d’une manière digne du Seigneur (1.14-17 ; 2.12), dans la soumission aux autorités civiles, domestiques et conjugales (2.11-3.7).

Le texte : Puis il leur a demandé de s’éloigner du mal en ayant de l’amour fraternel, de la compassion et de l’humilité et en bénissant au lieu de répondre au mal par le mal (3.8-9).Il reprend ici non seulement le psaume 34, mais aussi les paroles de Jésus dans le Sermon sur la Montagne, demandant au croyant de répondre au mal par la bonté, la miséricorde, le pardon et la bénédiction.

Pierre pose une question (v 13) qui paraît évidente : Qui peut maltraiter un homme qui fait le bien ? Pourtant n’est-ce pas ce qui est arrivé à Jésus ? Le monde ne supporte pas celui qui par sa bonne conduite est un reproche vivant de sa duplicité et de sa méchanceté ! Mais si le chrétien souffre sans avoir mal agi, il souffre à l’exemple de son Maître et cela peut être considéré par lui comme un honneur ! Ressembler à Christ ne rend-il pas heureux  et peut chasser la crainte profonde de la souffrance et de la mort, présente chez tout être humain ?

La constance dans la foi et dans l’espérance est le fruit de la « sanctification de Christ dans le cœur », c’est-à-dire de la place primordiale donnée à Christ dans ses pensées, ses décisions, ses désirs, ses affections. Sanctifier, c’est mettre à part pour le service de Dieu. C’est le moteur de la vie du chrétien quelles que soient les circonstances fastes ou néfastes. Christ dans le cœur permet de rester fermes dans la foi au milieu des souffrances, par la contemplation de ce qu’il a souffert jusqu’à la mort « pour amener les hommes à Dieu» (3.18). Cette fermeté Lui rend témoignage auprès de ceux qui en sont touchés, surtout si l’affirmation de l’espérance qui habite le cœur du croyant se fait dans la douceur (fruit de l’Esprit, Gal 5.22) et le respect de l’autre, en contraste avec les calomnies, les diffamations et les violences dont il a été l’objet ! La volonté de Dieu n’est pas que ses enfants souffrent injustement, mais que dans la souffrance que leur infligent les incroyants, ils continuent à faire le bien et à pardonner à l’exemple de Christ sur la croix.

Questions pour une application dans la vie chrétienne

  • Comment est-ce que je réagis à une vexation, une insulte, une menace, une contrariété ? L’exemple de Jésus est-il présent à mon esprit à ce moment-là ? M’aide-t-il à faire une démarche de pardon ?
  • Par quel comportement puis-je témoigner de la présence de l’Esprit en moi ? Que doit-il encore vaincre en moi pour que ma vie manifeste la Bonne Nouvelle du salut en Jésus Christ, et que je sois « un soutien pour celui qui est fatigué » Es 50.4?