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29/05/2026

Étude n°10 Repentance et pardon Mat 22.1-14 (06 06 26)

Étude n°10 Repentance et pardon Mat 22.1-14 (06 06 26)

 « Il n’y a maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ » Rom 8.1

« Celui qui prétend être dans la lumière, tout en haïssant son frère, est encore dans les ténèbres » 1Jean 1.9Festin des noces Brunswick-1525-c.jpg

"Invitez aux noces tous ceux que vous trouverez" (illustration : De Brunswick 1525)

Observons

Contexte : Après être entré à Jérusalem (21.1-9), avoir chassé les vendeurs du temple et séché le figuier stérile en signe de son jugement sur ce que les Juifs avaient fait de la Maison du Père (21.13), et en signe du sort réservé à son peuple incrédule (21.18-22), Jésus enseignait dans le temple avec l’autorité divine. Sous forme de paraboles il cherchait à interpeller le peuple sur son attitude face à la volonté divine (paraboles des deux fils et des vignerons, 21.23-39). Très habilement, Jésus fait prononcer par ses auditeurs leur propre condamnation (v 41). Il en donne aussitôt le sens prophétique (v 42-43) : la mission de son peuple, parce qu’il a rejeté la pierre angulaire de la foi, c'est à dire ce qu'il est lui-même, sera confiée à une autre nation plus fructueuse ! Les Pharisiens et les sacrificateurs comprennent enfin qu’ils sont concernés et, furieux, ils cherchent à le faire mourir.

Texte : Mat 22.1-14

Une dernière parabole de Jésus va être encore plus explicite sur le « jugement » de Dieu.

2-7 : Vaine invitation du roi pour son festin de noces, et condamnation des récalcitrants à disparaître.

8-10 : Invitation aux noces lancée à tous les « méchants et bons » qui veulent bien répondre

11-14 : renvoi de l’invité qui n’a pas revêtu son habit de noces. 

Comprenons

C’est dans un contexte de jugement que Jésus raconte cette histoire, qui réunit deux paraboles, l’invitation au festin de noces et l’habit de noces.

L’invitation aux noces refusée avec dédain et désinvolture par les premiers convives représentant le peuple d’Israël, est lancée à toutes les nations, « méchants et bons » (= incroyants et prosélytes croyants) qui s’empressent d’y répondre. Le refus par Israël de la Bonne Nouvelle du salut permet aux autres peuples de l’entendre et d’y répondre (Rom 9.25 ; 10.20-21 ; surtout 11.11).

A partir du verset 11, Jésus ajoute un détail que la parabole parallèle de Luc 14.15-24 ne contient pas : l’habit de noces.

Apparemment il était de coutume pour un roi d’offrir à ses invités la tenue adéquate au festin de noces, pour que la fête n’exclue personne à cause de sa pauvreté, qu’il n’y ait pas de jalousie entre les convives et que les noces soient célébrées par tous au grand honneur des mariés.

Le convive entré sans se revêtir de son habit de fête est rudement renvoyé, ligoté et jeté dehors, dans les ténèbres de la solitude sans Dieu. Sa fin tragique donne toute son importance au symbole de l’habit de noces.

Pour avoir part au festin de noces, pour entrer dans l’alliance avec Dieu, le simple désir humain ne suffit pas. Il faut accepter la seule condition que Dieu y a mise : l’acceptation du salut par grâce, en reconnaissant que ses propres efforts de pureté et de sainteté ne servent à rien, car aucun mérite, aucune «ceinture de feuilles de figuier » (Gen 3.7et 21),   ne peut couvrir notre  

Zabou Dieu apporte vêtement.jpg

Zabou H&F revêtus de feuilles.jpg

 

 

(Zabou, Dis Papa, explique-moi le vêtement)

 

nature pécheresse ;  Dieu seul peut transformer les haillons de cette nature en habits de lumière, de justice et d’amour ; seule la grâce du sacrifice de son Fils en notre faveur, peut nous rendre dignes de la communion éternelle avec Lui. « Il faut en effet que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité, que ce corps mortel revête l’immortalité » (1 Cor 15.53), qui n’appartiennent qu’à Dieu (1 Tim 6.16). Ainsi cette parabole de l’habit de noces est-elle le revers de la vision de Zacharie 3.1-5 : A l’inverse du sacrificateur Josué, le convive de la parabole a refusé par orgueil, présomption et absence de repentir, que Christ lui ôte ses « vêtements sales  et le revête d’habits précieux et d’un turban pur » ! Nous sommes de même jugés sur notre refus ou notre acception de l’œuvre de Jésus-Christ pour nous (Jn 3.17-18). C’est Lui, notre habit de noces, qui nous permet de nous asseoir à sa table pour l’éternité. 

Questions pour une application dans la vie chrétienne

-Que signifie se revêtir de Jésus-Christ? Est-ce prendre l’apparence hypocrite de la piété et de la sainteté ? Est-ce cacher aux yeux des hommes nos faiblesses, nos doutes, nos erreurs, nos révoltes, sous une apparence de paix, de joie et d’amour ? Est-ce obéir scrupuleusement aux exigences de la loi ?  Est-ce perdre notre vraie personnalité profonde ? Est-ce devenir des chrétiens tous identiques ? Essayons de donner une définition simple et concrète de cette expression d'après ce que nous révèle cette parabole ! 

-De quel autre «habit » ai-je tendance à me revêtir pour assurer mon salut ? 

-Le jugement de Dieu m’apparaît-il comme un festin de noces ou un tribunal ? Quelle influence ces visions ont-elles sur notre comportement ?

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