27.03.2009
Etude n°1 Amour (04 04 09)
Etude n°1 Amour (04 04 09)
1 Corinthiens 13.1-13
OBSERVONS
1- Contexte
ch 12 : Des dons spirituels divers pour former un corps uni
ch 13 : Le meilleur don : l’agapè
ch 14 : Le don de prophétie et des langues (problème local)
2 - Texte ch 13
A : 1-3 : Si je n’ai pas l’amour (agapê # éros), les autres dons (parler en langues, connaissance, foi, bienfaisance et martyre) n’ont aucune valeur.
B : 4-7 : L’amour use de ..(verbes et non adjectifs) : Patience et support (endurer = soutenir), encadrent les autres actions.
Au centre de ces actions : ne cherche pas son intérêt.
Tout = accusatif de temps = tout le temps, toujours
Croit = fait confiance
A’: 8-13 : L’amour = la perfection de la maturité et de l’éternité
a- 8a L’amour est éternel
b- 8b-10 Ce qui est actuel est éphémère, partiel : notre connaissance est partielle
c- 11 l’enfant devient homme mûr
b’- 12 l’image du miroir : je connais en partie
a’- 13 L’amour est éternel
COMPRENONS
A : Aucun don spirituel, même les plus prisés par les Corinthiens n’est utile sans l’Amour. L’amour ici est à distinguer du sentiment né du désir. Le mot agapê est souvent traduit par « charité » et désigne l’élan le plus intime de l’homme vers son Dieu et vers sa volonté. Sans cet élan profond venu de la présence de Christ en soi (Ga 2.20), les autres dons spirituels ne sont que vanité et poudre aux yeux. Les Corinthiens semblent avoir été très sensibles à ces dons qui mettaient en valeur leurs connaissances intellectuelles ou même prophétiques (voir l’exemple de Balaam, prophète sans amour Nb 22), le zèle de leur foi fanatique, leur goût du sensationnel (transporter les montagnes ou parler en langues), leurs œuvres extraordinaires (dons de leurs biens ou de leur vie). Sans amour, leur dit l’apôtre, tout cela n’est qu’apparence vaine et passagère, n’est que recherche inutile de sa propre gloire.
B : L’Amour n’est pas un sentiment mais un principe d’action, un pouvoir énergique qui agit dans la vie et transforme tous les rapports humains :
- il exclut l’orgueil (4) et l’égoïsme (5)
- il porte un regard positif sur l’autre en tout temps (6-7)
- il use de patience et de soutien (4,7)
= c’est un amour inconditionnel, semblable à celui du père du fils prodigue (Luc 15). (Arcabas : Le fils prodigue, 20ès)
A’ : Voie par excellence : c’est la seule chose éternelle que nous commençons à vivre ici-bas et que nous emporterons dans la présence éternelle de Dieu. Il est de même nature que Dieu et peut être vécu déjà par l’enfant de Dieu dans son chemin de croissance vers la maturité et la perfection de la présence de Dieu. Tous les autres dons restent imparfaits et incomplets (les miroirs (12) étaient en métal poli et ne reflétaient pas une image très précise de la réalité). Aujourd’hui, par l’amour, nous voyons Dieu seulement tel qu’il est en nous, dans l’éternité nous le verrons tel qu’il est en lui-même ! La foi, non pas le don extraordinaire du v 2, mais le moyen permanent de la vie chrétienne, et l’espérance, sorte de jouissance anticipée de la présence de Dieu, ne seront plus de mise puisque notre connaissance de Dieu sera une communion parfaite, une pénétration mutuelle par et dans l’amour (Jean 17.21 ; 1 Jean 3.2 ; 4.16).
Questions pour une application dans la vie chrétienne
- Relire le texte lentement en mettant à la place de l’amour, une première fois Christ : trouver alors des exemples dans la Bible et dans notre vie ; une seconde fois Moi : Où cela coince-t-il ? Pourquoi ? Enfin, une troisième fois L’Eglise : mêmes questions !
- Si l’amour est le fruit de l’Esprit (Ga 5.22), que faire pour porter ce fruit dans ma vie et dans celle de mon Eglise ?
- Où en suis-je dans la croissance de ma foi et de mon amour ? Ma foi repose-t-elle sur la vue, comme Thomas (Jn 20.25), sur mes connaissances, comme les Pharisiens, ou sur le feu du cœur qui brûle en nous en présence de Jésus, comme les disciples d’Emmaüs (Luc 24.31-32) ? Mon amour pour Dieu est-il intéressé, avide et possessif, ou confiant, reconnaissant et inconditionnel (= quelles que soient les circonstances)? Comment cela se manifeste-t-il dans mes relations avec les autres ?
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20.03.2009
Etude n°13 Confiance dans le don de prophétie (28 03 09)
Etude n°13 : Confiance dans la prophétie Actes 10. 9-23, 44-48 (28 O3 09)
Pour l’étude du texte d’où le verset à mémoriser est tiré (2 Chroniques 20. 20), se reporter à l’étude n°9 du 4ème trimestre 2007 : Une vie de louanges dans le thème « Le feu de l’épreuve ».
Observons
Le contexte
L’Eglise s’est développée dans toute la Judée parmi les Juifs (9.31). Pierre fait la tournée des communautés établies dans les villes de la côte (9.31-43). A Césarée, un officier romain, Corneille, un « craignant Dieu », reçoit en réponse à sa prière constante l’ordre d’un ange de faire venir Pierre, résidant à Jaffa (10.1-8).
Le texte :Ac 10. 9-23, 44-48
9-10 : circonstances de la vision de Pierre
11-16 : vision de la nappe remplie d’animaux impurs
17-23 : accueil des messagers de Corneille
24-43 : prédication de Pierre chez Corneille
44-48 : Onction de l’Esprit sur Corneille et les siens, suivie de leur baptême.
Comprenons
A- Les préjugés
Maintenant que l'Église s'étend hors de Palestine, que l'apôtre des Gentils (non juifs) a été choisi par Dieu, que l'Église vit en paix, le Saint-Esprit entreprend de rompre les barrières mises par les Juifs entre eux et les non juifs.
Depuis le retour de l'exil à Babylone, les Juifs étaient devenus très chatouilleux sur la préservation de leur pureté de peuple élu, qu'ils assimilaient à leur identité, tant ils craignaient de retomber dans les erreurs idolâtres qui avaient provoqué la destruction de Jérusalem et l'exil de 70 ans. Ils avaient donc établi de nombreuses interdictions de contact avec ceux qui n'adoraient pas Dieu et qui pouvaient par là, selon eux, les entraîner à abandonner Dieu.
Ils seraient alors impurs à ses yeux, impropres à le servir, donc exclus du peuple. L'impureté physique des aliments, des morts, des malades, des hémorragiques, des fous, définie selon la loi, avait été étendue par les Pharisiens à l'impureté sociale et spirituelle, qui ne permettait pas de lier d'autres relations que professionnelles avec des non-juifs ou des étrangers, considérés comme rejetés par Dieu (Jean 18.28).
L' oeuvre du Saint-Esprit va être, entre autre, de libérer les disciples de leurs préjugés, à l'exemple de Jésus qui n'hésitait pas à entrer sous le toit de non-juifs, à toucher des malades et à annoncer le salut à tous. Par plusieurs signes, l’Esprit va leur apprendre à lui faire confiance, au-delà de toutes leurs réticences.
B- Corneille
Officier romain, amené à la foi, Corneille constitua avec l'Éthiopien baptisé par le diacre Philippe (ch 8), les prémices de la moisson parmi les non-juifs. Il avait eu connaissance du vrai Dieu par son séjour en Palestine. Cette connaissance avait produit des fruits de piété et de charité, de crainte et de respect pour Dieu (Actes 10.2), sans qu'il aille jusqu'à la circoncision ou la pratique de tous les rites juifs. Il restait impur pour les Juifs , ce qu’on appelait alors un « craignant Dieu », un prosélyte.
La 9e heure (15h) était une heure de prière chez les Juifs. Corneille était lui aussi en prière à ce moment-là, quand un ange de Dieu lui apparut (v. 30). Dieu n'hésite pas à envoyer un messager céleste chez un non-juif, à écouter sa prière, à répondre à ses attentes et ses désirs de connaissance du salut (v. 33). Corneille, sans hésiter, fait confiance à la parole de l’ange vu en vision, et envoie des messagers à Pierre.
Dieu ne fait pas annoncer l'Évangile à Corneille par l’ange, car nul ne peut le faire aussi bien que des pécheurs qui ont éprouvé la puissance de la grâce de Dieu et y ont trouvé la paix du coeur.
Apres avoir préparé Corneille à cette rencontre, Dieu doit aussi préparer Pierre qui à Jaffa, n'était pas loin de Césarée, où habitait Corneille.
C- la vision de Pierre.
La tâche est plus difficile avec Pierre car il est encore rempli de préjugés sur les relations avec les autres, et de désir de servir Dieu selon les coutumes juives. Alors l’Esprit de Dieu emploie les grands moyens :
- Une vision symbolique répétée trois fois pour attirer l'attention de Pierre sur son origine divine et sur l'importance de son enseignement.
- Une déclaration solennelle de Dieu de ne pas appeler impur ce qu'il déclare pur (v. 15).
- La simultanéité de la vision et de l'arrivée des envoyés de Corneille, pour que Pierre comprenne le sens symbolique de sa vision d'animaux impurs.
- Un ordre et une explication immédiate de l'Esprit, pour effacer les dernières réticences de Pierre à suivre les envoyés de Corneille.
Pierre comprend que la vision n'est pas à interpréter comme un ordre d'abolir une loi alimentaire, bien qu’il soit midi et qu’il attende son repas (v 10) ! Mais il saisit qu’à travers cette image, Dieu lui demande d'aller vers ceux que les Juifs considéraient comme impurs (10.28).
La présence des frères de Joppé (= Jaffa) auprès de Pierre était nécessaire pour qu'il ait des témoins de ce qui allait se passer, car il devra rendre compte de son action à l'Église-mère de Jérusalem.
D- La conversion de Corneille.
Corneille avait voulu partager avec sa parenté et ses amis ce moment de révélation de la Parole de Dieu. Comme les Orientaux pour rendre hommage à un haut personnage ou pour adorer un dieu, il se prosterne devant Pierre. Avec humilité, Pierre refuse d'être idolâtré. Seul Jésus accepta cet hommage (Luc 8.41,47; Marc 3.11 ; Jean 9.38).
En entrant sous le toit de Corneille, l'incirconcis, Pierre pour la première fois accepte, avec confiance en la révélation prophétique qu’il a reçue, la loi de liberté et de charité que Dieu lui a révélée par la vision.
Dans son discours, Pierre ne reconnaît pas que toutes les religions se valent (il n'y aurait plus de nécessité d'évangéliser), mais que partout Dieu sait reconnaître ceux qui le
respectent et agissent en conséquence avec justice (v. 34-35). Jésus étant le Seigneur de tous offre son salut à tous (v. 36), aux Juifs comme aux autres hommes.
Afin de persuader les auditeurs de la réalité des faits racontés, Pierre déclare que les apôtres et lui en ont été témoins, et ont reçu l'ordre, dans la lignée des prophètes anciens, d'annoncer le pardon des péchés pour quiconque croit en Jésus-Christ (v. 43). (Gustave Doré : Pierre chez Corneille)
Les auditeurs préparés par ce discours à recevoir l'Esprit, s'en trouvent remplis au point de louer le Seigneur en langues étrangères, comme les premiers disciples juifs à la Pentecôte. Corneille et ses proches, premiers non-juifs convertis, sont rendus capables de devenir aussi les premiers témoins de Christ parmi les peuples étrangers. Les Juifs convertis qui accompagnaient Pierre en sont vivement étonnés : leurs préjugés tenaces tombent, les barrières sont brisées. La grâce que le baptême signifiait était accordée par l'Esprit, comment les hommes pouvaient-ils refuser le signe même ? (v. 47). Pierre ne les baptise pas lui-même, mais ordonne à ses compagnons de le faire, peut-être pour éviter l'attachement à la personne de l'apôtre de la part des nouveaux convertis.
Dieu est absolument libre dans la dispensation de ses dons, il est indépendant des structures et des rites humains. Pourtant ces rites chargés de symboles du salut (baptême, sainte cène) restent nécessaires comme sceaux visibles de la grâce invisible et de la régénération par l'Esprit de ceux qui placent leur confiance en sa Parole, et qui prêtent attention aux signes prophétiques qu’il leur envoie.
Questions pour une application dans la vie chrétienne
- Dieu nous envoie souvent par des concours de circonstances, des lectures, des paroles de notre entourage, ou des événements mondiaux, des signes de sa volonté ou de sa direction, auxquels nous ne prêtons pas toujours assez d'attention : Cherchez, à la lumière de la Parole de Dieu, quel sens donner à tel ou tel événement de votre vie, de la vie de votre Eglise, et même du monde. En quoi cette recherche fortifie-t-elle votre confiance en Dieu ?
- Comment surmonter nos préjugés dans les relations avec les autres, pour que l’Evangile soit entendu par le plus grand nombre possible d’hommes et de femmes avides de connaître Dieu ?
- A la fin de ce trimestre d’études sur le don de prophétie, quel est mon regard sur les prophéties bibliques ? Comment stimuler mon intérêt pour les étudier en groupe ou individuellement ?
- Par rapport aux prophéties bibliques, quelle place est-ce que je donne au don de prophétie manifesté chez Mme White à la fin du 19ème siècle, dans ma vie de foi comme dans ma vie pratique ?
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13.03.2009
Etude n°12 Bénédictions du don de prophétie (21 03 09)
Etude n°12 : Les bénédictions du don de prophétie (21 Mars 09)
Pour illustrer combien le don de prophétie, c’est-à-dire la révélation à ses prophètes du secret des actions de Dieu (Amos 3.7), combien la connaissance et la transmission fidèle des Ecritures, Parole de Dieu (Dt 6.4-7), sont une bénédiction pour ses serviteurs, notre Guide d’études hebdomadaires de la Bible nous propose cette semaine, le récit d’un épisode un peu mystérieux de la marche du peuple hébreu sorti D’Egypte :
Exode 17.8-16 : la victoire sur Amalek
(Evangile et Peinture : Moïse intercédant)
Observons
Le contexte
Le peuple hébreu conduit au désert par Moïse après la sortie d’Egypte fait l’expérience de la sollicitude de Dieu pour lui par les dons de l’eau à Mara et Rephidim, et par les miracles des cailles et de la manne, cette dernière lui révélant la valeur du sabbat (Ex 15 à 17). Apparaît alors le premier ennemi extérieur, les Amalécites.
Le texte
8-10 : situation d’attaque (combattre employé 3 fois)
11-13 : la tactique de combat des Hébreux (main(s) employé 5 fois)
14-16 : l’Eternel (4 fois), étendard d’Israël contre Amalek.
Comprenons
Tous les épisodes précédant notre passage enseignaient au peuple à peine sorti d’Egypte que Dieu s’occupait de tous ses besoins avec un amour inlassable. Après les difficultés de subsistance quotidienne, voici les Hébreux confrontés à la guerre contre le premier peuple étranger qui ose les attaquer. Les Amalécites, issus d’Esaü donc cousins d’Israël, devaient connaître Dieu et avoir entendu parler des miracles accomplis par Dieu pour faire sortir les Hébreux d’Egypte. Contrairement aux autres peuples de la région, Philistins, Edomites, Moabites et Cananéens, qui tremblaient à ces récits (Ex 15.14-16), les Amalécites osèrent les premiers braver la puissance et la souveraineté de Dieu, symbolisées par son trône (v 16), en attaquant le peuple de Dieu. Par ce geste, ils signèrent eux-mêmes leur arrêt de mort.
Quiconque refuse obstinément de reconnaître la majesté sainte de Dieu et sa puissance de vie, évidentes dans ses œuvres (Rm 1.20-21) va à sa propre mort. En cela, Amalek devint le « type » de l’Adversaire de Dieu qui sera révélé plus tard sous le nom de Satan (Job 1.7,12 ; Za 3.2). Le combat contre Amalek, comme les épisodes précédents, est chargé de symbolisme pour enseigner au peuple hébreu et à tout croyant comment lutter contre les attaques spirituelles de Satan et remporter la victoire. Il est à mettre en parallèle avec Ephésiens 6.10-18, où Paul détaille les armes spirituelles du croyant (voir aussi 2 Co 10.3-4).
Dieu ne semble pas tenir rigueur ici à Moïse de ne pas l’avoir consulté avant d’envoyer Josué au combat. Il lui révèlera plus tard comment il comptait chasser les nations devant Israël (Dt 7.1,17-23). Pour l’heure, Dieu va enseigner concrètement à son peuple qu’il ne doit pas mettre sa confiance dans ses propres forces mais seulement dans les promesses de victoire de Dieu, selon ce qu’il lui avait déjà dit face aux Egyptiens (Ex 14.14).
Moïse devait brandir à la vue de toute l’armée le bâton (v 9) qui avait manifesté la puissance de la majesté divine devant Pharaon (Ex 7-8 et 14) et devant le « ramassis de gens » sortis d’Egypte (Nb 11.4). Véritable bannière de l’Eternel, ce bâton (v 15)devait rappeler aux combattants toutes les interventions de Dieu en leur faveur. En le voyant, chacun pouvait prendre conscience de la présence de Dieu, et se rappeler qu’Il avait seul la puissance de vaincre l’ennemi. Dieu seul pouvait donner à celui qui mettait sa confiance en Lui les forces nécessaires pour repousser les attaques de l’ennemi.
Prophétiquement, ce bâton annonçait, comme le fera le serpent d’airain à la seconde génération (Nb 21), le bâton de la croix où Jésus remportera la victoire définitive sur Satan. C’est cette bannière que doivent regarder les combattants pour affermir leur confiance en la victoire de Dieu sur le Malin, et pour trouver les forces de « serrer les rangs » autour de leur chef, Jésus-Christ.
Chaque fois que par fatigue, les mains de Moïse faiblissaient pour élever ce bâton à la vue de tous, le peuple était livré à ses propres forces et était vaincu par les forces adverses. Chaque fois que nous oublions les interventions et les promesses de Dieu, et que nous comptons sur nos propres capacités, l’Adversaire prend le dessus sur nous. Chaque fois que nos dirigeants et nous-mêmes oublions ce que représente le sacrifice de Christ et chaque fois que nous négligeons de le faire connaître à tous, par lassitude, indifférence, ou peur de choquer, nous laissons l’Adversaire marquer des points ! Que cela toutefois ne nous incite pas à brandir notre drapeau avec provocation et agressivité comme lors des croisades ou de l’Inquisition ! Les mains levées de Moïse, aidé d’Aaron et d’Hur, indiquent aussi l’esprit de prière et d’intercession, qui caractérise ceux qui se confient en Dieu (voir la fin du tableau des armes du chrétien en Ep 6.18). Le combat sous la bannière de Christ est victorieux parce que le croyant est en communion avec Dieu et avec la communauté des frères dans la foi, par une prière fervente et persévérante (fin du v 12), qui lui permet de recevoir le discernement de la volonté de salut de Dieu.
Le verset 13 qui mentionne que Josué « soumit Amalek en le frappant du tranchant de l’épée » peut être lu symboliquement à la lumière de Hé 4.12, Ep 6.17, Ap 1.16, et 2.16. Seule la Parole de Dieu peut nous révéler les moyens de vaincre les tentations et les attaques spirituelles de Satan. Nous sommes invités, à l’instar de Moïse et Josué, à nous en souvenir (v 14). Comme Dieu sait que notre mémoire est courte et vacillante, il a pris soin de nous transmettre par écrit ces récits pour notre instruction, notre consolation et l’affermissement de notre foi et de notre espérance (Rm 15.4).
Le texte se termine par la promesse de la disparition définitive d’Amalek, comme la Parole de Dieu se termine dans l’Apocalypse (ch 20-21) par la promesse de l’anéantissement de Satan, qui le premier, a osé s’élever contre la souveraineté de Dieu (Es 14.13-14).
On le voit, un simple récit de combat, transmis par écrit par le prophète Moïse, nous fait pénétrer par des images concrètes dans le monde spirituel de Dieu et lève le voile sur une partie du plan de salut, pour nous aider à vivre dès aujourd’hui dans la présence de Dieu en toutes circonstances ! Ces bénédictions sont à notre portée, pour peu que nous les recherchions avec persévérance ! Que serions-nous et que ferions-nous, si nous n’avions pas ce trésor de la Parole de Dieu, fidèlement transmis par « ses serviteurs les prophètes » ?
Questions pour une application dans la vie chrétienne
1- A quoi est-ce que je regarde quand je suis assailli par le doute, la tentation ou les difficultés de la vie :
● à mes seules capacités personnelles de résolution des problèmes ?
· à ma faiblesse désespérante et paralysante devant un destin inéluctable ?
· à l’importance des problèmes, que je juge démesurés, ou à la séduction des tentations que je juge insurmontables ?
· aux promesses de victoire données par Dieu dans sa Parole à celui qui se confie en lui ?
· au souvenir des interventions et des bénédictions de Dieu dans ma vie et celle de ma communauté ?
2- Quelle « bannière » est-ce que je porte comme chrétien et comme adventiste aux yeux de ceux qui m’entourent ?
3- Quel temps est-ce que je consacre à la prière et à la méditation de la Parole de Dieu, pour rester en communion avec Dieu et avec ma communauté de foi ? Comment cela se traduit-il concrètement et quotidiennement ?
4- Comment être un soutien pour la vie spirituelle de mon pasteur et des anciens de mon église, comme Aaron et Hur le furent pour Moïse ?
La connaissance des prophéties eschatologiques (concernant le retour de Christ et la fin du monde) fait-elle l’objet de mon attention pour vivre mon présent avec confiance et espérance ? Pour quelles raisons suis-je réticent ou négligent dans ce domaine ? Comment y remédier ?
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09.03.2009
Sommaire du 2ème trimestre 2009
Sommaire du 2ème trimestre 2009
En marche, la vie chrétienne !
1- Amour : 1 Corinthiens 13 (04 04 09)
2- Foi : Hébreux 11.6-16 (11 04 09)
3- Espérance : 1 Corinthiens 15.20-28, 50-58 (18 04 09)
4- Vie : Jean 10.1-21 (25 04 09)
5- Révélation : Hébreux 1.1-4 (02 05 09)
6- Péché : Esaïe 14.12-15 // Ez 28.12-19 (09 05 09)
7- Grâce : Romains 5.6-11 (16 05 09)
8- Repos : Marc 2.23-3.35 (23 05 09)
9- Ciel : Jean 14.1-3 (30 05 09)
10- Art d’être disciple : Jean 15.1-17 (06 06 09)
11- Gestion de la vie : Matthieu 25.14-30 (13 06 09)
12- Communauté de foi : 1 Corinthiens 12.12-27 (20 06 09)
13- Mission : Apocalypse 14.6-12 (27 06 09)

En marche, vers l’Arbre de Vie !
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06.03.2009
Etude n°11 Interprétation des écrits prophétiques (14 03 09)
Etude n°11 : L’interprétation des écrits prophétiques (14 Mars 09)
Le verset à mémoriser de Luc 24.27 « En commençant par Moïse et par tous les prophètes, Jésus leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait », nous invite à rechercher la révélation de Christ dans chaque livre de la Bible, même ceux qui nous paraissent bien éloignés de la Bonne Nouvelle (par exemple les livres de Josué, Juges, et même l’Apocalypse !).
Cette semaine, nous étudierons un des passages proposés par le Guide d’études Bibliques, Jacques 2.14-26, qui semble contredire le message fondamental de l’Evangile de la justification par la grâce de Dieu. Nous chercherons comment comprendre cette contradiction apparente, puisque « aucune prophétie de l’Ecriture ne peut être l’objet d’interprétation particulière, car c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu » (2 Pi 1.20-21) « en accord avec la foi » (ou « selon l’analogie de la foi » = sans contradiction avec les autres prophètes, Rom 12.6).
(Exemple de foi active : Abraham sacrifiant Isaac, Mosaïque , Monreale, Sicile)
Observons
Le contexte
La lettre de Jacques est la plus pratique de toutes les lettres du Nouveau Testament. L’auteur, frère de Jésus, vient d’exhorter les croyants à mettre en pratique la Parole de Dieu sans se borner à l’écouter (1.22-25). Suivent ensuite des exemples de pratique : la compassion pour les affligés, la considération envers le pauvre plutôt qu’envers le riche, l‘amour du prochain comme de soi-même (2.8), la miséricorde.
Le texte : Jac 2.14-26
C’est une argumentation qui oppose la foi sans les œuvres à la foi démontrée par des œuvres (v 18) :
v 14 : deux questions pour montrer la vanité d’une foi inactive
v 15-16 : deux exemples d’inutilité de la parole sans actes.
v 17 : Première affirmation : la foi sans les œuvres est morte
v 18-19 : la profession de foi ne se démontre que par les actes d’une foi aimante.
v 20 : Seconde affirmation : la foi sans les oeuvres reste stérile.
V 21-25 : deux exemples de foi salvatrice (v 24) parce que manifestée par les actes
V 26 : Troisième affirmation : La foi sans les œuvres est morte et ne justifie pas l’homme.
Comprenons
Le contexte
Jusqu’à notre passage, Jacques a combattu contre les tendances pharisaïques d’une partie de ses lecteurs d’origine juive. Leur christianisme superficiel ne se souciait pas de mettre en pratique ce qu’ils lisaient dans la Bible ; ils ignoraient la charité et les égards envers les humbles, parce qu’ils méconnaissaient l’unité de la loi royale de l’Ecriture, loi d’amour et de liberté (2.1-13).
Le texte
Maintenant Jacques met en lumière le défaut qui est à la base de tous les autres : le sentiment trompeur de sécurité que donne une foi purement intellectuelle, du domaine du savoir, et qui n’a aucun effet sur la vie. Cette foi ne peut sauver, c’est-à-dire qu’elle ne met pas l’homme en relation personnelle avec le Sauveur ; ainsi celui-ci ne peut le libérer de la condamnation qui pèse sur lui à cause de sa désobéissance à la loi (2.13). Jésus l’avait dit lui-même en d’autres termes : voir Matthieu 7.21 : « Quiconque me dit « Seigneur, Seigneur ! n’entrera pas forcément dans le royaume de Dieu, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. »
Les deux exemples donnés montrent que les œuvres auxquelles Jacques pense pour exprimer la foi véritable, sont les œuvres du cœur. Devant la détresse matérielle des hommes, de bonnes paroles ne suffisent pas, il faut des actes concrets de miséricorde. Sans ces actes, la foi est sans puissance de vie, ni pour les autres ni pour celui qui prétend avoir la foi (v 17)
Jacques fait intervenir un interlocuteur fictif, d’accord avec sa pensée, pour rendre plus vivante son argumentation et la renforcer. On pourrait paraphraser ainsi le texte : « Quelqu’un dira avec raison à celui qui prétend avoir la foi : tu prétends croire, montre-moi donc cette foi qui n’a pas d’actes ! Et si tu es embarrassé, moi, je te montrerai par mes œuvres ce que signifie vraiment croire ! Les fruits que produit la vraie foi en sont les signes certains. »
Comme pour les démons, la fausse foi n’est qu’une connaissance de l’existence de Dieu, qu’ils sont forcés d’admettre, mais elle ne produit qu’effroi et haine, et ne peut sauver. La vraie foi est la confiance d’un cœur qui se donne à Dieu, et elle transforme la vie toute entière en lui faisant produire le fruit de l’Esprit (Gal 5.22).
Après avoir de nouveau affirmé la stérilité d’une foi non agissante, qui reste au niveau des idées et ne transforme pas le comportement (v 20), Jacques donne cette fois deux exemples bibliques de personnages qui ont manifesté concrètement leur attachement à Dieu : Abraham fut considéré comme juste par Dieu (Gen 15.6 ; Ga 3.6) parce qu’il crut à ses promesses au point d’accepter de quitter son pays et de lui sacrifier son fils Isaac (Hé 11.8-19). Il en reçut le nom « d’ami de Dieu ». Rahab, la prostituée de Jéricho fut sauvée de la destruction de la ville, parce qu’elle avait cru dans la puissance du Dieu d’Israël et dans la promesse des envoyés de Josué dont elle protégea la fuite (Jos 2.9-11, 15-21). (Miniature 14è Florence : fuite des espions grâce à Rahab)
Son acte de foi lui permit d’être intégrée au peuple d’Israël et de devenir « ancêtre » du Messie (Mat 1.5).
Ces deux figures célèbres des Ecritures sont devenues des « types » de l’œuvre de salut de Jésus-Christ : « Quiconque croit au Fils a la vie éternelle »( Jean 3.15), encore faut-il s’entendre sur le sens de « croire », puisque les démons aussi croient au Fils (v 19) et qu’ils tremblent ! Jacques s’applique à démontrer que la profession de foi qui n’est pas accompagnée de fruits visibles dans le comportement et les actions de miséricorde, reste une parole vaine, qui n’a aucun effet pour la vie éternelle, ou, pire, en éloigne.
Sa dernière comparaison pour le faire comprendre est très forte : la foi sans les œuvres est aussi morte que l’est un cadavre, quand le corps est privé de l’esprit !
Alors que Paul (Rom 3.21-24) devait défendre le salut par la foi en la grâce de Dieu, devant des croyants qui s’enorgueillissaient de leurs œuvres, Jacques à l’inverse devait rappeler à des croyants superficiels ou intellectuels, la vanité d’une profession de foi qu’aucune preuve visible ne confirme. Loin de se contredire, ou d’infirmer le message de l’Evangile, les deux apôtres se complètent, et nous invitent à interpréter toutes les Ecritures à la lumière de l’Esprit Saint afin d’y découvrir les mille facettes du salut par la foi en la grâce de Jésus-Christ.
Questions pour une application dans la vie chrétienne
- Quelles sont mes réactions lorsque je rencontre dans ma lecture de la Bible, des contradictions, ou des difficultés à saisir le sens du texte ? Ces obstacles sont-ils des occasions d’abandon de la lecture, ou de recherche plus approfondie à l’exemple des Béréens ? (Actes 17.11)
- Ma foi en Dieu me fait-elle trembler devant Lui ? Si oui, pourquoi ? Quelle peur m’habite, comment et où trouver le calme ? Sinon, d’où me vient mon assurance et à quoi me conduit-elle ?
- Comment ceux qui m'entourent peuvent-ils percevoir concrètement que je crois en la grâce de Dieu ?
- Comment est-ce que je me situe entre le message de Paul aux Romains et celui de Jacques : suis-je attaché à mes œuvres pour les faire valoir devant Dieu et devant les hommes, ou bien suis-je insouciant de mon comportement, puisque je crois en la grâce ? (= éternel conflit entre ceux qu’on appelle, à tort, les « radicaux » et les « libéraux » !). Quelle pourrait être la position équilibrée ?
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