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29/07/2022

Étude n°6 : Lutter de toute son énergie Ge 32.25 à 33 (06  08 22)

Étude n°6 : Lutter de toute son énergie Ge 32.25 à 33 (06  08 22); texte de l'AET : Matthieu 5.27-32.

"C'est Christ que nous annonçons, en avertissant et en instruisant tout homme en toute sagesse, afin de rendre tout homme parfait en Christ, ; c'est à cela que je travaille, elutte de Jacob avec l'ange diminué.jpgn combattant avec sa force qui agit puissamment en moi". Col 1.28-29

Observons (illustration : Delacroix ; Église St Sulpice Paris)

Le contexte :

Jacob après vingt ans de service auprès de Laban retourne dans son pays avec tous ses biens et sa famille. Il se sépare de son beau-père dans la colère et la méfiance réciproques, leurs relations ayant été continuellement sous le signe de la tromperie, mais ils concluent un pacte de non-agression mutuelle (31.44-54). Les deux familles poursuivront désormais leurs chemins personnels sans se revoir. Jacob reçoit des nouvelles de l’approche de son frère venu en armes à sa rencontre, et dans son angoisse se tourne vers Dieu pour lui demander protection et conseil. Cela ne l’empêche pas de prévoir un plan pour amadouer son frère par des cadeaux somptueux.

Le texte (32.25-33)

a) v 25-26 : le combat nocturne avec l’ange laisse Jacob boiteux

b) v 27-30 : le dialogue avec l’ange ; Jacob devient Israël.

a’) v 31-33 : Israël, boiteux remercie Dieu pour sa grâce.    

Comprenons

Le contexte :

Une page de vingt ans de vie se tourne pour Jacob. Dans son exil, il a noué des relations personnelles plus étroites avec Dieu qui lui est apparu et l’a béni dans son foyer et dans ses entreprises (31.3, 13). Jacob rentre au pays, en coupant ses relations familiales mésopotamiennes de façon nette pour se tourner vers une nouvelle vie dans le pays promis à ses pères, sous la protection de Dieu (32.2-3).

L’engagement de marcher avec Dieu implique toujours un renoncement à un mode de vie et de pensée antérieur, abandon toujours douloureux et difficile, mais encouragé par l’assurance de la présence protectrice du Seigneur.

Le texte :

1-Le combat avec l’ange (à mettre en parallèle avec Romains 7.14-25)

Ce passage, très sobre dans sa forme, est un des plus profonds de la Bible au point de vue psychologique et spirituel. Il décrit sous la forme d’un combat réel (les séquelles à la hanche de Jacob en sont la preuve), le combat spirituel de Jacob au moment de franchir une étape importante de sa vie : son retour au pays promis et la confronta­tion avec son passé en la personne de son frère Esaü.

Jacob a tout fait pour se mettre à l’abri du danger qui le menace. Pourtant il reste angoissé parce qu’il ne sait pas si Dieu est pour lui, et peut-être aussi s’il ne lui reste pas un autre moyen humain auquel il n’aurait pas pensé, pour être sauvé. En réponse à sa prière, il trouve devant lui un adversaire, qu’il ne reconnaît qu’à la fin du combat, apparition semblable à celle que verra Josué devant Jéricho (Josué 5.13-6.5), incarnation divine avant l’heure.

On peut voir dans ce combat, le symbole de la lutte qui existe en Jacob entre son vieil homme calculateur et l’homme de foi qui met sa confiance en Dieu. Le vieil homme, dans ce combat cherchait à se défendre, à justifier ses combines, à trouver par ses propres forces une solution au problème présent de la rencontre avec son frère. A l’homme naturel nommé Jacob, le trompeur ou le calculateur, s’opposait l’homme de foi, se réclamant des promesses de Dieu (32.13) : à travers cet adversaire qui l’incarnait, Dieu reje­tait tous les arguments de Jacob et le poussait dans ses retranchements, pour l’amener à s’aban­donner complètement à Lui.

L’aurore se levant, symbole de la lumière qui se fait jour dans l’esprit de Jacob sur l’identité de son adversaire, le vieil homme est blessé irrémédiablement et ploie les genoux devant Dieu ! Dieu a vaincu toutes ses résistances, Jacob ne peut que tomber dans ses bras (le déboîtement de sa han­che qui le rend infirme le pousse physiquement et spirituellement à s’appuyer sur son vainqueur, à l’enlacer pour en puiser des forces nouvelles). Ayant reconnu sa dépendance totale de Dieu pour se tenir debout et marcher, Jacob dans un cri de foi réclame la bénédiction de celui qu’il ne veut plus quitter. Il sait maintenant que sa vie ne dépend que de cette bénédiction (v 30). Son cœur a été complètement changé, comme sa rencontre avec Esaü le révèlera.

Sa blessure à la hanche lui rappellera concrètement qu’il n’a pas à brûler les étapes, mais à marcher, pas à pas, comptant sur Dieu dans sa faiblesse humaine, et en s’appuyant sur le bâton, symbole de la force de la Parole divine.

2- Le changement de nom 

En demandant son nom à Jacob, l’ange satisfait trois exigences :

1-  On ne peut pas bénir quelqu’un sans prononcer son nom (voir l’exemple de l’im­position des mains à un baptisé),

2-  En acceptant de révéler son nom à quelqu’un, Jacob lui manifestait sa soumission, sa dépendance.

3-  Jacob devait reconnaître publique­ment qui il était vraiment : le trompeur.

En avouant son péché, il se soumettait au jugement de celui dont il réclamait la béné­diction, c’était un véritable abandon de soi, et une demande de pardon. 

Dieu en changeant son nom en Israël, celui qui lutte avec Dieu et les hommes, et qui est vainqueur (v 28), accorde à Jacob son pardon, une nouvelle dignité : il portera le nom de Dieu face aux nations, et une pro­messe : il sera vainqueur ! Curieuse victoire, qui passe par la défaite totale du vieil homme et la soumission de tout son être à Dieu (Os 12.4-5) ! Israël peut aussi signifier Dieu combat donc rend vainqueur celui qui s’en remet à lui (voir Psaume 118.6 et Romains 8.31 : si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?)

Pourquoi Jacob demande-t-il le nom de son vis-à-vis? Il sait bien à qui il a affaire (v 30)! Sans doute veut-il remercier, en le nom­mant, celui qui l’a assuré de la victoire. Peut-être aussi a-t-il le désir de mieux con­naître celui qui lui a fait grâce, son Sauveur, qui lui a conservé la vie, tout en le purifiant de toute tentative orgueilleuse de s’en sortir avec ses propres forces ? Cette révélation ne lui sera pas accordée (Hébreux 11.13, 39), elle le sera pleinement en Jésus-Christ qui fera connaître le Dieu Sauveur. Jacob devra faire route avec sa faiblesse, sans autre ressource que la foi qui consiste non seulement à croire aux promesses de Dieu, mais aussi à en attendre de Lui seul la réalisation.

Jacob manifeste sa reconnaissance d’avoir été pardonné, béni et transformé, par ces mots émerveillés : J’ai vu Dieu face à face, et je suis encore en vie!

Ce privilège est accordé à celui qui n’offre plus de résistance à l’action de Dieu dans son coeur, qui s’en remet avec confiance à sa direction et marche en s’appuyant sur ses instructions. Le soleil s’est levé lorsque Jacob franchit le gué, comme la lumière et la paix de Dieu sont entrées dans son cœur : il peut s’avan­cer vers son frère, il ne le craint plus !

Questions pour une application dans la vie chrétienne

  • Ai-je laissé Dieu vaincre les résistances de ma nature orgueilleuse et indépendante, comme mon baptême le proclamait symboliquement ? De quelles victoires Dieu m’a-t-il rendu capable ?
  • Quelles sont encore mes résistances à l’action de Dieu en moi ? Contre quoi est-ce que je lutte avec toute mon énergie : contre les circonstances, contre les autres, contre moi-même, contre Dieu ?
  • De quelle lutte contre soi s’agit-il ? Faut-il combattre sa personnalité, ses goûts, ou même ses dons, pour être « saint » ? Comment l’exemple de la lutte de Jacob peut-il m’éclairer  sur le juste combat de la foi ?
  • Est-ce que je fais confiance à Dieu dans mes relations conflictuelles avec les autres, pour les aborder dans la paix, malgré mon incapacité reconnue  à y trouver par moi-même une solution ?
  • Comment est-ce que j’honore le nom de Dieu reçu à mon baptême qui a fait de moi un « fils de Dieu », un « chrétien » ?

      -    Comment se manifeste dans ma vie et dans celle de mon église, le désir ardent de Jacob d’enlacer le Sauveur, de mieux le connaître, et de marcher en confiance avec lui ?

 

 

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