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06/02/2019

Étude n°6 Le peuple de Dieu scellé, Ap 7 ; 14. 1-8,12 (09 02 19)

Étude n°6 Le peuple de Dieu scellé, Ap 7 ; 14. 1-8,12 (09 02 19)

« (Les serviteurs scellés du sceau de Dieu) viennent de la grande tribulation ; ce sont ceux qui ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’agneau. »Ap 7.14

Observonssceau de l'Esprit.jpg

  • A la suite de quelle question débute cette scène ? Dans quel sceau est-elle incluse ? Qu’en conclure sur l’époque de ce scellement ?
  • Quels en sont les personnages principaux ? Qu’est-ce qui distingue chacun d’entre eux ? v 1-2
  • qu’est-ce qui peut permettre d’aller au-delà du sens littéral dans l’interprétation de « la terre, la mer, et les arbres » ? v 3
  • Qui est représenté par l’ange venu de l’Orient  (Ez 43.2 ; Mat 2.2) ? Qu’est-ce que le sceau de Dieu ? Pourquoi est-il apposé sur le front des serviteurs ? (2 Cor1.22 ; Eph 1.13 et 4.30).
  • Comment Jean distingue-t-il et nomme-t-il les serviteurs de Dieu ? v 4 et 9
  • D’où viennent-ils dans un premier temps (v 5-8) et dans un second temps (v 9) ? Quel est le symbole du nombre 144000 ?
  • Quelles sont leurs caractéristiques dans ce chapitre (7.9-10,13-17) et en Ap 14.1-5, 12 ?
  • Par quoi se termine la séquence des sept sceaux ? (8.1).

Recherche des caractéristiques des élus, communes au ch 7 et 14 :                                 7.3 // 14.1 « scellés par Dieu au front » ; 7.9 //14.1,3 « debout devant le trône et l’Agneau » ; 7.10 // 14.2 « voix forte, comme le bruit de grandes eaux ou de fort tonnerre »; 7.11 // 14.3 « en compagnie des anciens et des 4 êtres vivants ».

Recherche des caractéristiques spécifiques à chaque chapitre :

Ch 7 :

  1. 9 « robes blanches, palmes à la main » ;

7.14 « viennent de la grande tribulation, ont lavé et blanchi leurs robes dans le sang de l’Agneau »;

7.15 « rendent un culte jour et nuit dans le temple »;

Ch 14 :

14.2 « joueurs de harpes »;

14.3 « chantent un cantique connu des seuls « rachetés » de la terre » ;

14.4 « vierges, non souillés par des femmes, prémices pour Dieu et l’Agneau »;

14.5 « point de mensonge, irréprochables ».

14.12  « ils persévèrent et gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus »

Recherche des temps des verbes                                                                                               7.14-17 : bien distinguer le passé (ont lavé et blanchi), le présent (sont devant le trône et servent) et le futur (dressera, auront, frappera, paîtra, conduira, essuiera). 14.3-5 : le passé (avaient été rachetés, ne se sont pas souillés, il ne s’est pas trouvé), le présent (chantent, suivent, sont).

Comprenons

La vision des 144000 apparaît à Jean pour répondre à la question posée au 6ème sceau : « Qui pourra subsister ? », au milieu de l’angoisse des hommes devant la perspective du jugement divin (6.16-17). On retrouve le même tableau au ch 14, en opposition aux humains marqués du nom de la bête (13.16-18), peu avant que le Seigneur ne revienne exécuter les sentences de ses jugements (14.14-20).

Le chapitre 7 fait partie du 6ème sceau, puisque la mention du septième vient à sa suite, au ch 8.1. Jean est placé devant la vision de ce qui se passera dans un avenir lointain pour lui, à l’époque de Laodicée, où les comportements des  impies et des serviteurs de Dieu seront dévoilés.

Le début du tableau révèle la présence de quatre anges de Dieu, maîtrisant quatre vents ou anges du mal, pour les empêcher d’atteindre « terre, mer, et arbres ». Cela peut s’interpréter littéralement comme une protection exercée sur notre écologie, source de vie pour l’homme. Mais on voit un peu plus loin (v3), que ces éléments terrestres et concrets sont associés à un scellement spirituel des serviteurs de Dieu. Sans ôter à ces mots leur sens premier, on peut aussi leur ajouter un sens symbolique : la terre peut représenter le peuple des croyants qui trouve sa stabilité en Dieu, en opposition à la mer, ensemble des peuples impies (Ap 17.15 ; Es 57.20 ; Voir aussi Esaïe 17.12 ;  Ezéchiel26.3, 19 ; Jérémie 51.41-42). Les arbres seraient symbole de l’humanité dans son ensemble (Ps 1.1-3 ; Gen 2.9[1]). Le Seigneur protègerait sa création entière de la destruction que le malin désire opérer par l’intermédiaire des hommes eux-mêmes (Ap 11.18c), pendant le temps du tri que constitue le scellement de ses serviteurs.  

Jean prend connaissance de ceux qui peuvent subsister, sous deux angles : d’abord il « entend » leur nombre et leurs origines (v.4-8), puis il « voit » la foule, innombrable à ses yeux humains, de ces 144000. La perception par la vue est différente de la perception par l’ouïe.  Les 144000 apparaissent à l’œil comme innombrables et constituent une foule immense et imprécise, alors qu’il a entendu l’origine hébraïque du peuple des 144000, venus des douze tribus d’Israël. Une variante d'interprétation voit deux groupes distincts, d'un côté les 144000, issus spirituellement du peuple de la Bible, et de l'autre, la foule immense de toutes origines (voir Rom 2.14-16 ; Matthieu 25.31-40)

Quelles sont  les spécificités des 144000 d’après les chapitres 7 et 14 ?  Le nombre 144000 est symbolique d’une entité complète (12x12 est un carré parfait), d’une plénitude idéale du peuple de Dieu, multipliée par 1000, le symbole de l’immensité. C’est à la dernière génération que le peuple de Dieu se  révèlera complet, comme il a été promis au cinquième sceau à ceux qui sont morts dans la foi (6.11).

Les tribus d’Israël mentionnées ne comprennent pas la tribu de Dan : en effet par le refus de son héritage en Canaan et par sa conquête dans la violence d’un territoire extérieur aux limites fixées par Dieu, puis par la persistance de son culte idolâtre, la tribu de Dan s’est exclue elle-même de l’élection[2]. Elle est remplacée dans notre texte par la tribu de Manassé, lui-même fils de Joseph. Cette omission nous enseigne que peuvent entrer dans le Royaume de Dieu seulement ceux qui mettent toute leur confiance en Dieu seul ; même issus du peuple de Dieu, ceux qui restent idolâtres, incrédules et meurtriers, n’y ont pas leur place[3].

Le texte de Ap 7.9 et 15, nous montre les 144000 debout devant le trône et devant l’Agneau, c’est-à-dire en activité, à leur poste de service, subsistant grâce au sceau de Dieu sur leur front, malgré les signes avertisseurs du jugement, qui angoissent le monde[4]. Le chapitre 14 nous apparaît alors comme un développement des indications du chapitre 7, en une sorte de zoom grossissant.

Au chapitre 14. 1, les 144000 sont placés aussi devant Dieu : « Voici, l’Agneau se tenait sur la montagne de Sion et avec lui 144 000 personnes ». L’Agneau est le nom accordé à Jésus lorsqu’on le considère dans son ministère de salut auprès des hommes. On est donc encore dans le temps où la grâce et le salut offerts aux hommes sont saisis par certains. Après le ch 15, lorsque les sentences ont été prononcées (ch 11.15-19) et commencent à être exécutées, Jésus ne sera appelé « Agneau » que pour accueillir son épouse rachetée par son sang, l’Église (19.7), et pour lui rappeler dans l’éternité son œuvre de salut (21.22 ; 22.1).

Sur la montagne de Sion, se trouve le temple dans lequel ils servent jour et nuit (7.15). La montagne de Sion est le nom donné à Jérusalem qui symbolise le peuple des croyants, temple spirituel de Dieu. Ces serviteurs sont en communion spirituelle avec Dieu en permanence, dans leur service terrestre où « ils suivent l’Agneau partout où il va » (14.4), c’est-à-dire dans les souffrances et les joies, et parmi les hommes de toutes origines à qui ils annoncent la bonne nouvelle du salut.                                                                                                                                La mention des 144000 vient juste après la description du trio infernal, (les deux bêtes et l’image de la bête), et après l’invitation à se prosterner devant elles pour recevoir la marque de la bête[5]. En opposition sont montrés ceux qui ont la sagesse et l’intelligence de rester fidèles à Dieu et de proclamer à la dernière génération les trois messages divins. Leur position devant Dieu est spirituelle, et leur permet de remplir leur mission sur la terre. Ainsi placé dans le déroulement de la vision, le tableau des 144000 se situe chronologiquement à la fin des temps, et plus spécialement, avant la fin du temps où la grâce peut encore être saisie par les hommes. Les 144000 concernent donc particulièrement cette période des derniers avertissements et appels au repentir lancés par Dieu à la terre (séquence des trompettes).ange au sceau de Dieu, Zabou.jpg

Le sceau de Dieu, qui porte son nom et celui de l’Agneau, est posé sur le front des 144000 par les anges et non les hommes ! Il est posé sur le front, siège de la volonté et de la spiritualité, pour leur permettre de subsister fermes dans la foi et l’obéissance, pendant les grandes tribulations et angoisses du monde, provoquées par la tyrannie de la bête et son image (ch 13), et par les avertissements des 7 trompettes qui appellent au repentir. Ce sceau les protège des fléaux spirituels qui s’abattent sur les impies à partir de la 5ème trompette (9.4), et les mettra à part lors de l’exécution des sentences sur les impies (16.2). Le sceau de Dieu permet aussi à ces rachetés d’annoncer avec force et vérité les derniers messages de Dieu au monde (14.6-13). La comparaison avec les textes d’Esaïe 6.5-9a, 2 Co 1.22 et Eph 4.30 suggère que ce sceau est une effusion spéciale du Saint-Esprit, qui protège, fortifie et qualifie les derniers messagers de Dieu.

Qui est scellé ? Ceux qui ont lavé leur robe et qui l’ont blanchie dans le sang de l’Agneau (7.14) = ceux qui ont cru à la valeur du sacrifice de Jésus, à la justification par la grâce de Dieu, et qui ont laissé le Saint Esprit faire en eux son œuvre de purification et de sanctification. Cela se remarque par

a) le fait qu’ils « servent le Seigneur et le suivent partout où il va» (7.15 ; 14.4) : dans le temple = en action dans son Église sur la terre, et devant le trône = en esprit, dans son ministère céleste de jugement dont ils ont le discernement spirituel (Ep 2.6).

b) leur consécration à Dieu seul (virginité), sans idolâtrie (autres femmes) selon Ap 14.4,

c) la parole de vérité qu’ils proclament (14.5)Apoc 7 élus devant l'Agneau 12è.jpg

Les robes blanches et les palmes (7.9) indiquent que Dieu a prononcé sur eux, à leur insu comme sur les élus déjà morts (6.11), la sentence de justification définitive, de victoire et de réhabilitation totale. Il a fait d’eux les « prémices » de la terre. Comme les morts revêtus de leurs robes blanches, les vivants de la fin ne peuvent pas bénéficier de leur réhabilitation avant que les sentences prononcées sur les impies aient été exécutées. C’est pourquoi les promesses de 7.15b-17 sont au futur, et se réaliseront en 21.9-22.5. Les rachetés, ne sachant pas la date de la fin, ont la mission de proclamer sans cesse la vérité et les appels de Dieu (verbes au présent en 7.15 et 14.4-13), pour amener à Dieu les repentis de la dernière heure.

Il est dit dans Apocalypse 14 v 1-5 qu’ils sont irrépréhensibles (v 5) : ce serait inutile de le dire s’ils étaient déjà au ciel où tous seront sans péché. C’est dans leur service sur terre, qu’ils restent fidèles et sans tache, au milieu des oppositions et des angoisses du monde. Ils sont des rachetés, car comme pécheurs, ils ont eu besoin du rachat par Christ, pour devenir « enfants de Dieu ». Ils sont prémices pour Dieu et pour l’Agneau (v 4), parce qu’ils ont reçu un sceau de leur vivant (7.4), qui leur permet de vivre déjà sur cette terre un avant-goût de la plénitude spirituelle de la communion avec Dieu, comme la vivront tous les ressuscités au retour du Christ. Gardés par le sceau de l’Esprit, ils sont sans mensonge (v 5), car ils ne s’écartent plus de Dieu (1 Jean 3.6a, 9) et leur parole est véridique : elle proclame les derniers appels de Dieu pour rassembler son peuple (Ap 14-6-12).

Leur virginité (v 4) doit être interprétée spirituellement et non comme un célibat volontaire. Selon la symbolique biblique de la relation avec Dieu, la virginité  représente la fidélité à toute épreuve d’êtres consacrés spirituellement à Dieu seul.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          La relation avec d’autres « femmes », est dans la Bible, synonyme d’adultère vis-à-vis de Dieu, c’est-à-dire d’infidélité et d’idolâtrie (Jérémie 3.8-10 ; Ezéchiel 16.32, 35-36 ; Jacques 4.4 : Adultères que vous êtes ! ne savez-vous pas que l’amour du monde est inimitié contre Dieu ? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu.

v 2 : Jean entendit « une voix comme un bruit de grosses eaux, comme le bruit d’un grand tonnerre... » Le bruit de grosses eaux se retrouve chez Ezéchiel 1.24 pour désigner les chérubins « J’entendis le bruit de leurs ailes quand ils avançaient, pareil au bruit de grosses eaux ou à la voix du Tout-Puissant. C’était un bruit tumultueux comme celui d’une armée... ». En Apocalypse 19.6, c’est « la voix d’une foule nombreuse, comme la voix des grandes eaux, comme la voix de forts tonnerres... » qui se réjouit de l’arrivée des noces de l’Agneau. Celui-ci apparaît au verset 11 de ce chapitre 19. La comparaison avec les grandes eaux porte sur le volume sonore et non sur l’identité de la source. L’harmonie musicale règne dans ce groupe des 144 000 du ch 14, puisque se font entendre à la fois le chant puissant des grandes eaux, et le chant doux de la harpe.

Jouer de la harpe était le moyen pour David de chasser le mauvais esprit qui était en SHarpes.JPGaül (1 S 16.23. De même les 144 000 ont pour rôle de calmer le mauvais esprit qui est dans le monde, d’être une lumière dans les ténèbres grandissantes. La harpe est associée dans de nombreux textes à la joie spirituelle profonde de la communion avec Dieu (Ps 33.1-2 ; 1 Chr 13.8). De même qu’Elisée, sous l’influence du joueur de harpe, s’est mis à prophétiser (2 R 3.15), les 144 000 sont un milieu favorable au prophétisme, c’est-à-dire à la proclamation des paroles de Dieu (Joël 2.28) que la seconde partie du chapitre 14 va révéler.

v 3 : Ils chantent un cantique nouveau, car ce qu’ils vivent est quelque chose de neuf : ils sont en présence du trône, des chérubins et des 24 anciens, qui au ch 5.9 chantaient aussi un cantique nouveau en  reconnaissant à l’Agneau la dignité d’ouvrir le livre scellé. Le cantique qu’ils sont seuls de leur génération à pouvoir chanter est expliqué par 7.10 et 15.3-4. Il rend hommage à Dieu pour son salut et pour la sentence de son jugement qui les délivre et les réhabilite. Il n’y a pas de coupure entre ce qui se passe au ciel dans le tribunal céleste et ce qui se passe sur terre dans le peuple de Dieu de la dernière génération.

Personne ne pouvait apprendre le cantique, sinon les 144 000 : Ce nombre de 144 000 est-il fermé, clos, ou ouvert ? Le scellement des élus a-t-il une durée qui permette un processus continu durant tout le temps où la grâce peut être reçue ? Il a commencé (ch 7) mais il n’est pas fini, puisque les 144 000 prêchent encore les derniers messages de Dieu (14.6-13). Ils peuvent convertir et adjoindre au peuple de Dieu tous ceux qui croient à leurs messages.

V 12 : Pour terminer la séquence des trois messages de la dernière heure, Jean montre en contraste avec les adorateurs de la bête et son image (ch 13) l’attitude des saints qui les propagent : ils accomplissent leur mission avec persévérance, sans se décourager dans leur foi et leur espérance (2 Pi 3.15). Ils manifestent ouvertement leur différence avec les autres adorateurs, par leur obéissance à la volonté divine exprimée dans les dix commandements de l’Ancien Testament, et résumée par Jésus dans la loi d’amour (Mat 7.12). Leur foi repose sur l’œuvre de salut accomplie en leur faveur par Jésus sur la croix, et sur l’exemple de totale confiance en son Père, que Jésus leur a laissé (foi en et de Jésus).

Qui fait partie des 144000 ? Si le critère pour recevoir le sceau de Dieu est la foi en Jésus-Christ crucifié et ressuscité, je ne peux répondre que pour moi-même. Il est impossible aux hommes de déterminer qui fait partie de ces 144000, du « reste », puisque Dieu seul lit dans les cœurs et y appose le sceau de  son Esprit. La pureté des 144000 n’est pas le fruit de leurs efforts ou la cause de leur scellement. Il est le résultat de l’onction de l’Esprit donné par Dieu. Cette pureté est d’abord spirituelle, elle exprime une relation exclusive et intime avec Dieu, qui a pour conséquence la pureté morale et l’obéissance au niveau des actes.

Conclusion du scellement des 144000 : Il existe donc des particularités propres au groupe des 144000 qui font d’eux des intimes du Christ, des actifs à son service, des croyants vivant une expérience spéciale, qui les distingue au milieu de la foule des rachetés de la dernière génération. On peut donc comprendre ce texte du ch 7, comme une vision des rachetés qui seront encore en vie au moment du retour de Jésus ; parmi leur foule venue de toutes origines ethniques, se distingue un groupe héritier spirituel direct « greffé sur l’olivier franc » du peuple de la Bible (Rom 11.17,24), et  investi d’une mission spéciale décrite au ch 14.1-12.

Conclusion de la séquence des 7 sceaux :

Le 7ème sceau permet au livre scellé de s’ouvrir entièrement, mais au lieu d’y voir la liste des élus, Jean y distingue seulement les moyens par lesquels Dieu interpelle les hommes et les invite à se repentir, avant qu’il ne soit trop tard. C’est la séquence des trompettes ch 8-11, qui est introduite par le silence précédant dans la Bible les grandes révélations de la puissance de Dieu : la délivrance d’Israël par la mort de Pharaon (Ex 14.14), et la chute de Jéricho (Jos 6.10) (symboles de la délivrance définitive du mal sur la terre, à la 7ème trompette ?).

Les sept sceaux du livre scellé nous permettent d’espérer plus fermement en la justice de Dieu, car il est vainqueur du mal, il protège et fortifie ses enfants de son Esprit, pour les conduire tous ensemble, morts et vivants, aux sources de la vie, essuyer leurs larmes et les accueillir dans son Royaume éternel, où le mal n’existera plus (7.15-17). N’y a-t-il pas plus belle espérance pour nous ? Cette espérance nous permet de manifester calme et confiance au milieu des angoisses du monde, et d’opposer aux forces destructrices de la mort, l’amour de la vie et l’action de grâces au Sauveur et Seigneur.

Questions pour une application dans notre vie chrétienne

- Comment puis-je savoir si je suis scellé du Saint-Esprit, et si je fais partie des 144000 ?

- Quelle est ma recherche : me garder pur dans ma conduite, ou resserrer ma communion avec Dieu ? Par quels moyens ?

- Suis-je conscient que Dieu me scelle de son Esprit pour me fortifier dans la foi et m’envoyer annoncer sa Parole ?

- Comment puis-je suivre l’Agneau partout où il va, en actes et en esprit ?

[1] Voir le livre d’E. Zuber « l’Arbre de Vie » Ed Vie et Santé

[2] Josué 19.40-48 ; Juges 18.30-31 ; 1 R 12.29 ; 2 R 10.29

[3] Ap 21.8

[4] Ap 6.12-17

[5] Ap 13.15-17, 18

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