25.09.2009
Etude 1 Nb 1-4 Nouvel ordre
Etude n°1 : Nombres 1-4 (03 10 09) Un nouvel ordre des choses
« Cela leur est arrivé à titre d’exemple et fut écrit pour nous avertir, nous pour qui la fin des siècles est arrivée (1 Co 10.11)
Introduction générale
Le livre des Nombres est le quatrième du Pentateuque, ensemble attribué à Moïse et constituant la Loi aux yeux des Juifs. Il est symétrique au livre de l’Exode, par rapport au Lévitique. Comme l’Exode il reprend le récit des pérégrinations dans le désert du peuple sorti d’Egypte, en l’entremêlant de lois et de dénombrements du peuple.
(Illustration : Yann Arthus-Bertrand, Terre vue du ciel)
Plan :
Ch 1 à 10.10 : Préparatifs du départ du Sinaï
Ch 10.11 à 22.1 : Voyage du Sinaï aux plaines de Moab
Ch 22.2 à 36.13 : Séjour dans les plaines de Moab
Le récit ne suit pas forcément une chronologie systématique ; il a de grandes lacunes au cours des 38 ans qui suivirent la révolte de Kadès. Seuls quelques points significatifs de l’état d’esprit du peuple sont rapportés, car le peuple vit en état de rupture avec Dieu, comme en état de mort spirituelle : plus de circoncision, plus de célébration de la Pâque, murmures et révoltes, idolâtrie, débauche, malgré les efforts de Moïse, pour guider son peuple vers la terre promise et vers Dieu.
Observons
Le contexte
Sorti d’Egypte et en possession d’une loi, d’un lieu de Rencontre avec Dieu et d’un rituel cultuel (livres de l’Exode et du Lévitique), le peuple peut maintenant marcher vers la Terre Promise. Il doit donc être organisé militairement comme une « sainte armée » de l’Éternel. C’est pourquoi Moïse reçoit l’ordre de recenser tous les hommes capables de porter les armes ou de servir au Tabernacle.
Le texte
Quatre chapitres de dénombrement introduisent le livre.
1 : Recensement des douze tribus
2 : Assignation des places des tribus au repos et en marche
3 : Recensement des Lévites
4 : Place et Fonctions des Lévites dans le sanctuaire
Plan des différents chapitres
Chapitre 1 : Recensement des tribus :
V 1-4 : Ordre de Dieu
V 5-16 : Chefs des tribus
V 17-46 : recensement
V 47-54 : ordre de Dieu de ne pas recenser les Lévites avec les autres tribus .
Chapitre 2 : Emplacements des tribus
V 1-2 : Ordre de regroupement des tribus par trois autour du sanctuaire
V 3-9 : Première division : Trois tribus issues de Léa, avec Juda comme chef principal, placées en avant-garde à l’est.
V 10-16 : Seconde division : trois tribus issues de Léa et Zilpa, Ruben comme chef, placées en centre droit au Sud
V 17 : Lévites, Sacrificateurs avec Moïse et Aaron, au centre, et autour du sanctuaire
V 18-24 : Troisième division : Trois tribus issues de Rachel, avec Ephraïm, et au centre gauche et à l’ouest
V 25-31 : Quatrième division : Trois tribus issues des servantes, avec Dan comme chef, en arrière –garde et au nord.
V 32-34 : Total des troupes, sans les Lévites, mis à part sur l’ordre de Dieu.
Chapitre 3 : Recensement des Lévites
V 1-4 : Famille sacerdotale d’Aaron
V 5-10 : Fonctions des Lévites assistants des sacrificateurs
V 11-13 : Substitution des Lévites aux premiers-nés du peuple
V 14-16 : Recensement des Lévites par rapport au nombre des premiers-nés à racheter
V 17-37 : Les trois familles des Lévites, leur place autour du Tabernacle
V 38 : Place de Moïse et des sacrificateurs devant le sanctuaire
V 39-43 : Dénombrement des Lévites et des premiers-nés
V 44-51 : Substitution des Lévites aux premiers-nés.
Chapitre 4 : Fonctions des Lévites, par ordre décroissant d’importance
V 1-20 : les Kéhathites, porteurs des meubles du Tabernacle : arche, autel des parfums, chandelier, table des pains.
V 21-28 : les Guersonites : porteurs de la Tente du sanctuaire, des rideaux et couvertures.
V 29-33 : les Merarites, porteurs des planches, piliers, socles, cordages, ustensiles secondaires
V 34-45 : Total des membres de chacune des trois familles de Lévites, sous la direction de Moïse et Aaron.
Comprenons
Dans nos Bibles, le livre des Nombres tient son nom des quatre premiers chapitres où est consigné le recensement du peuple au pied du Sinaï. La Bible hébraïque l’intitule « Dans le désert », reprenant les premiers mots du livre. Ce dernier titre convient mieux à l’ensemble du livre qui couvre les trente-huit ans de marche dans le désert du Sinaï, après le don de la loi et la construction du Tabernacle (Ex 40 .17).
Dieu organise le peuple pour que sa marche vers la terre promise manifeste à tous les peuples que l’Eternel leur Chef et Libérateur est présent au milieu d’eux, et pour que chacun connaisse sa place et son rôle au service de Dieu.
Le recensement des douze tribus concerne les hommes en état de porter les armes(1.3), dont sont exclus les Lévites consacrés au service du Tabernacle (1.47-53). Elle est remplacée par le dédoublement de la tribu de Joseph entre ses deux fils Ephraïm et Manassé (1.10, 32-34).
Au chapitre 2, il est intéressant de remarquer le positionnement des tribus au campement et dans la marche, par rapport au Tabernacle.
Un plan sommaire figure en fin de note. Les tribus les plus importantes sont en majuscules.
A l’Est, face à l’entrée du sanctuaire, se situe la tribu de Juda. C’est de cette tribu que sortira le « Shilo », le Messie-Roi, dont David fut le « type » (Ge 49.10). Moïse et Aaron, avec les sacrificateurs seuls autorisés à pénétrer dans le sanctuaire, en gardent l’entrée. Leurs serviteurs les Lévites entourent le Tabernacle sur les trois autres côtés. Ainsi Dieu peut déclarer qu’ « Il habite au milieu de son peuple » (Ex 29.45-46 ; Lév 26.11-12).
Pour la marche les tribus se suivent comme au repos, en allant de l’est au nord dans le sens des aiguilles d’une montre. L’avant-garde est constituée de Juda, puis viennent Ruben et ses frères ; la tribu de Lévi portant l’arche et le tabernacle marchent au centre. Suivent Ephraïm et ses frères, Dan et ses frères ferment la marche en arrière-garde.
Le recensement et les fonctions des Lévites détaillés aux chapitres 3 et 4, ont pour but de distinguer du reste du peuple tout ce qui touche au service du Tabernacle, donc à la sainteté de Dieu. Il s’agit de bien imprégner les esprits de cette notion de sainteté de Dieu, absolument incompatible avec la nature pécheresse de l’homme.
Les précautions prises pour le transport des objets du sanctuaire cherchent à protéger les Lévites du contact avec les objets sacrés symbolisant la présence de Dieu. Dieu enseignait ainsi qu’Il est le Tout-Autre, que les hommes ne peuvent pas saisir ni voir sans mourir car ils sont pécheurs (Nb 4.15, 17-19 ; Ex 33.20).
Un dernier recensement, celui des premiers-nés, devait permettre de savoir combien devaient être rachetés, en cas de nombre supérieur à celui des Lévites (Nb 3.12-13).
Tous les premiers-nés étaient consacrés à Dieu (Ex 13.2), pour maintenir vivant le souvenir de la dixième plaie d’Egypte et la reconnaissance pour leur salut.
Dieu lui-même ordonne de leur substituer la tribu des Lévites, (Nb 3.12-13), pour soulager les failles, assurer le service du sanctuaire, et transformer en bénédiction la malédiction qui pesait sur la tribu depuis le temps des patriarches (Ge 49.5-7). La violence manifestée par Lévi dans l’affaire de Dina, avait été canalisée au service de la cause de Dieu au moment du veau d’or(Ex 32.29), et se trouvait transformée en engagement et consécration au service des sacrificateurs et du sanctuaire.
La consécration à Dieu des premiers-nés est une caractéristique du peuple d’Israël. Les peuples païens pratiquaient l’immolation du fils aîné en sacrifice douloureux pour s’acquérir les faveurs de la divinité. En Israël, la consécration des premiers-nés, comme des prémices des récoltes, manifestait la reconnaissance du fidèle pour les bénédictions déjà reçues.
Les Lévites furent substitués aux premiers-nés (Nb 3.41,45), dont le surnombre fit l’objet d’une rançon en argent payée aux sacrificateurs (3.48-49, 51).
Quel sens donner à ce passage ?
Le verset à mémoriser de 1 Co 10-11 nous invite à chercher ce que ce récit de recensement peut signifier pour nous, peuple de Dieu à la fin des temps !
Comme les Hébreux, nous avons reçu la révélation de la Loi et de son accomplissement en Jésus-Christ. Comme eux, chacun de nous a scellé par le baptême son alliance avec Dieu. Comme eux, nous sommes en marche vers la Terre Promise du Royaume éternel. Comme pour eux, Dieu habite parmi nous par son Saint-Esprit (1 Co 3.16 ; 6.19).
Pierre nous dit que nous sommes un peuple de sacrificateurs pour Dieu (1 Pi 2.5), ce que Jean confirme dans Ap 1.6.
Les ordres de Dieu donnés pour le peuple à Moïse dans le désert peuvent s’appliquer spirituellement pour le peuple des croyants à l’approche du retour du Christ.
Le recensement du peuple « armée de Dieu » pourrait correspondre à ce que nous appelons le « jugement préliminaire ». Avant le retour de Christ, Dieu recense son peuple, le rassemble et le scelle de son Esprit pour le garder jusqu’à son avènement. Cela peut se comprendre depuis la Pentecôte jusqu’à la fin du monde, (les apôtres faisaient débuter les temps de la fin à ce moment), mais cela peut aussi se comprendre d’après les prophéties datées de Daniel 8-9, et une lecture historique et symbolique de l’Apocalypse 3 à 7, à partir de 1844, selon les recherches du Mouvement Adventiste. Dans le scellage des 144000 (Ap 7), nous retrouvons les douze tribus d’Israël, symboles de l’ensemble du peuple des croyants : Juda, d’où le Christ est issu, vient en tête (v 5), comme dans le dénombrement au désert, Joseph est mentionné à la place de son fils aîné Ephraïm, et Lévi est inclus à la place de Dan* qui a disparu (v 7-8). Ce scellage permet aux croyants de « subsister » dans le désert spirituel où est plongée la terre au temps de la fin (Ap 6.17).
Comme les sacrificateurs placés à l’entrée du sanctuaire, seuls habilités à y pénétrer, les croyants, sacrificateurs de Dieu (1 Pi 2.5), sont à la fois les gardiens de la Révélation divine, et ceux qui en permettent l’approche et l’accès au reste de l’humanité.
*La disparition de Dan s’explique symboliquement à cause de l’histoire de cette tribu : c’est la seule à avoir contesté son héritage en Canaan et à s’être acquis au nord de Canaan, un territoire plus grand, au-delà des limites fixées par Dieu au prix du massacre d’une ville paisible (Jos 19.47). Jéroboam y établit un culte idolâtre du veau d’or (1 Rois 12.28-29), pour ne pas avoir à se rendre au temple de Jérusalem, trop éloigné et situé en territoire rival du royaume de Juda.
Dans le livre des Nombres une place et une fonction précises sont assignées à chaque tribu dans le repos comme dans la marche. Dans les temps de la fin, Dieu voudrait-il assigner à chaque dénomination chrétienne une place et une fonction spécifiques dans la marche vers son Royaume ?
Si l’on considère l’histoire de l’Eglise à travers les siècles et la vision de Jean sur les sept Eglises (Ap 1 à 3), on peut discerner le rôle joué par chaque dénomination. L’église apostolique a répandu l’Evangile dans tout le bassin méditerranéen, l’église catholique, malgré ses dérives doctrinales, a permis la conservation et la transmission des Ecritures dans les monastères durant tout le Moyen-Age ; la Réforme a redécouvert le salut par la foi et a mis la Bible à la portée de tous ; les églises issues du mouvement de réveil au 19ème siècle ont diffusé la Parole dans le monde entier en la traduisant dans de très nombreuses langues. Elles ont redécouvert le baptême évangélique, l’observation du sabbat comme jour de repos biblique, et l’espérance du retour de Jésus-Christ. Parmi ces églises, le Mouvement Adventiste a reçu et accepté la mission de « préparer au Seigneur un peuple bien disposé (Luc 1.17), qui « garde les commandements de Dieu et la foi de Jésus » (Ap 14.12).
Comme les Lévites ont reçu une fonction spéciale au service du Tabernacle, les croyants de la fin des temps ont tous une mission de servir Dieu auprès des autres, en révélant par leurs paroles et par leur vie, l’amour de Dieu Créateur et Sauveur, et le respect dû à sa sainteté (Ap 14.7). Comme le serviteur fidèle (Mt 24.45), ils ont à « donner la nourriture » spirituelle dont l’humanité a besoin « au temps convenable » dans le désert de la fin des temps.
Enfin, la substitution des Lévites aux premiers-nés et le rachat de ces derniers nous renvoient à l’œuvre de Jésus-Christ, qui pour racheter son peuple, symboliquement premier-né spirituel parmi les humains, s’est substitué sur la croix à l’homme pécheur et l’a arraché à l’esclavage du péché en lui donnant la Vie, pour son service.
Questions pour une application dans la vie chrétienne
- Par quoi se discerne mon appartenance au peuple de Dieu ? Est-ce à mon attachement à la « bannière » (Nb 2.2) d’une dénomination ? Ou à mon attitude vis-à-vis des autres, manifestant la présence de Dieu et son amour inconditionnel ?
- Suis-je conscient et heureux de la place et de la fonction que Dieu m’a assignées au sein de mon église et /ou de ma famille ? Comment puis-je les assumer de façon à rendre honneur à Dieu ?
- Savoir que Dieu recense son peuple, donc me recense, est-il un sujet de crainte ou de joie ? Pourquoi ?
- En quoi puis-je être serviteur de Dieu cette semaine ?

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18.09.2009
Etud n°13 Lutte de pouvoir 3 Jean (26 09 09)
Etude n°13 : Lutte de pouvoir, 3 Jean (26 09 09)
« Bien-aimé, n’imite pas le mal mais le bien. Celui qui fait le bien est de Dieu ; celui qui fait le mal n’a pas vu Dieu. » (v 11)
Observons
Voici une très courte lettre personnelle qui mentionne nommément trois personnes :
1- v 1-4 : Prologue avec adresse et souhaits
2- v 5-8 : Eloge de Gaïus
3- v 9-10 : Blâme de Diotrèphe
4- v 11-12 : Eloge de Démétrius
5- v 13-15 : Epilogue : salutations personnelles.
Comprenons
1- v 1-4 : Cette courte missive est adressée à un certain Gaïus, nom courant dans le Nouveau Testament où il est attesté trois fois : à Corinthe, Paul a baptisé un frère de ce nom (1 Co 1.14) qui l’a accueilli avec toute l’église dans sa maison, d’où il écrivit aux Romains (16.23). A Ephèse (Ac 19.29) Gaïus est fait prisonnier par la foule des émeutiers, à la place de Paul. C’était peut-être le Gaïus de Derbe qui faisait partie de son équipe d’évangélisation vers la Macédoine (Ac 20.3-4). Ici ce Gaïus semble être un frère apprécié de l’apôtre (= «l’ancien »), qui lui prodigue félicitations et témoignages d’affection (v 1-2). Il était suffisamment riche et hospitalier pour accueillir chez lui les prédicateurs itinérants venant d’autres contrées.Les vœux de Jean en sa faveur concernent aussi bien la santé physique que la croissance de son être intérieur (v 2).
L’insistance de Jean dans ce prologue sur la « vérité » (4x) interpelle. Que signifie « la vérité » dont parle Jean ? Il aime Gaïus « dans la vérité »(v 1), il reçoit le témoignage de la « vérité qui est en lui » ; Gaïus « marche dans la vérité » (v 3), ainsi que les enfants spirituels de Jean (v 4). Les exégètes anciens comprennent ce mot « vérité » comme synonyme de « l’Evangile », la vraie doctrine qui permet de marcher dans l’amour fraternel (v 6) et la fidélité à Christ pour propager la Bonne Nouvelle du salut (v 8). D’autres pensent que Jean loue ici la véritable vie chrétienne que mène Gaïus, la vérité de sa foi qui se révèle dans ses œuvres de soutien et d’amour pour les frères itinérants (v 6). Les deux lectures se complètent, pour s’opposer à la duplicité de Diotrèphe.
2- V 5-8 : La conduite de Gaïus se caractérise par la fidélité dans l’amour fraternel : il reçoit chez lui des frères étrangers et pourvoit à leur voyage, car ils sont partis pour annoncer la Bonne Nouvelle (= pour le Nom de Dieu). Ils ne demandent rien aux païens qu’ils évangélisent. Il est donc nécessaire que les frères dans la foi subviennent à leurs besoins et participent à leur œuvre (v 8), d’une « manière digne de Dieu » (v 6), c’est-à-dire conforme à l’amour fraternel que Dieu demande de ses enfants (Jn 13.35 ; 15.12).
Ce principe de soutien fraternel à l’œuvre missionnaire reste valable pour l’Eglise de tous les temps. Tous les fidèles sont solidaires et participent, dans la mesure de leurs dons spirituels et de leurs moyens, à la propagation de l’Evangile, pour « préparer un peuple consacré au Seigneur et bien disposé » (Luc 1.17).
3- V 9-10 : En contraste avec l’attitude d’amour et de dévouement de Gaïus, l’apôtre Jean blâme celle d’un frère de l’église de Gaïus. Dans une autre lettre, Jean avait recommandé les prédicateurs itinérants, mais Diotrèphe, sans doute en charge d’une responsabilité importante dans l’église, s’est élevé contre l’autorité de l’apôtre. Jean révèle ses mobiles secrets : il aime être le premier parmi les frères. Le conflit qui naît entre l’apôtre et Diotrèphe est un conflit de pouvoir. Pour s’imposer, Diotrèphe médit et critique, il ne pratique pas l’hospitalité, l’interdit aux autres et excommunie ceux qui lui désobéissent. Alors qu’il s’impose par la force, l’apôtre Jean se contente de révéler, avec calme et assurance, la vérité de la duplicité de cet homme (v 10), laissant à chacun la faculté de se déterminer pour le bien ou pour le mal (v 11).
Jean nous donne un exemple de résolution des conflits de pouvoir qui troublent nos communautés. Si chacun de ceux qui s’opposent est mû par l’orgueil et le désir d’imposer son point de vue, la division est inéluctable. Un cœur humble, soumis à l’Esprit, rempli d’amour pour Dieu et pour les autres, peut apaiser ce genre de situation. « C’est dans le calme et la confiance » en Dieu (Es 30.15) qu’est la force de l’apôtre. Il se souvient que Dieu considère comme grand dans son Royaume, celui qui se fait humble comme un enfant (Mat 18.4 ; Luc 22.26). C’est aussi la recommandation de Paul aux Romains (12.3) et aux Philippiens (2.5) : la grandeur et l’autorité dans l’église ne viennent pas de la fonction honorifique ni du pouvoir exercé, mais de l’humilité dans le service de Dieu et l’amour des frères.
4- v 11-12 : Démétrius, un autre membre de l’église sur lequel Gaïus semble s’être interrogé, est chaudement recommandé par Jean ; trois témoignages lui servent de caution : tous les membres de l’église qui le connaissent, Jean lui-même, qui parle vrai, et la vérité, elle-même ! Qu’est-ce à dire ? Il semblerait que la vérité de l’Evangile de Dieu habite le cœur de Démétrius, et qu’il agisse selon cette vérité. Sa conduite sainte (= consacrée à Dieu) est conforme à sa profession de foi, à l’opposé de Diotrèphe, qui est hypocrite et mensonger : ce dernier en effet se prétend disciple du Christ et n’agit pas comme tel, il est double (Mat 24.51 ; 7.21).
5- v 13-15 : Comme dans sa seconde lettre, Jean manifeste son désir de parler de vive voix à ses interlocuteurs. Rien de tel que le contact direct et personnel (chacun par son nom) pour resserrer les liens d’amitié !
Questions pour une application dans la vie chrétienne
- Comment se manifestent l’amour fraternel et l’hospitalité dans ma communauté ? Comment y contribuer personnellement ?
- Dans quel état d’esprit est-ce que j’assume mes responsabilités ? Comment éviter d’en faire des moyens de pression sur les autres et de prise de pouvoir ?
- Quelle est ma contribution à la résolution des conflits de pouvoir dans l’église et dans la famille ?
- Par quoi les autres peuvent-ils discerner la vérité de ma profession de foi ?
- Comment puis-je être aujourd’hui « ouvrier de Dieu » pour la propagation de la vérité de l’Evangile ?
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11.09.2009
Sommaire 4è Trimestre 09
Sommaire du 4ème trimestre 2009
Les Nombres : un peuple en route
(Illustration : Yann Arthus-Bertrand, Terre vue du ciel)
1- 3 Octobre : Un nouvel ordre des choses : Nb 1-4
2- 10 Octobre : Préparer un peuple : Nb 5-6
3- 17 Octobre : Culte et consécration : Nb 7-8
4- 24 Octobre : Trompettes, sang, nuée et feu : Nb 9-10
5- 31 Octobre : Du murmure à l’apostasie : Nb 11-14
6- 7 Novembre : Préparer l’avenir : Nb 15
7- 14 Novembre : Lutte de pouvoir : Nb 16-17
8- 21 Novembre : Prêtres et Lévites : Nb 9, 18-19
9- 28 Novembre : Péché de Moïse et Aaron : Nb 20-21
10- 5 Décembre : Folie du prophète : Nb 22-24
11- 12 Décembre : Immoralité à la frontière : Nb 25 et 31
12- 19 Décembre : Seconde génération, exhortations : Nb 26-32
13- 26 Décembre : Villes de refuge : Nb 33-36
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Etude n°12 Ala Dame choisie 2 Jean (19 09 09)
Etude n°12 : A la Dame choisie, Seconde lettre de Jean (19 09 09)
2 Jn 9 : « Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine du Christ, n’a pas Dieu ; celui qui demeure dans la doctrine a le Père et le Fils ».
Observons
Cet écrit est très court et contient toutes les caractéristiques d’une vraie lettre, avec adresse, salutations et signature.
1-3 : adresse et bénédictions (le mot vérité est répété trois fois)
4-6 : l’amour fraternel consiste à marcher selon les commandements de Dieu (= 4 fois, vérité =1 fois)
7-11 : se garder des hérésies au sujet de la nature de Christ
12-13 : salutations
On retrouve les trois thèmes importants de la première épitre de Jean.
Comprenons
Cette courte lettre peut être considérée comme un résumé ou une ébauche de la première lettre. En effet outre la similitude de style et de vocabulaire, il contient les trois thèmes développés dans le premier écrit : l’amour fraternel, les hérésies, et la doctrine sur la nature du Christ (v 3,9).
V 1-3 : Adresse et bénédictions : par humilité, l’auteur se nomme lui-même « l’ancien », soit à cause de son âge, Jean étant le dernier apôtre vivant à la fin du premier siècle, soit à cause de sa responsabilité de « pasteur » des églises apostoliques d’Asie.
La destinataire de la lettre est nommée « Kuria », pseudonyme que nous traduisons par « Dame », féminin de « Kurios » le Seigneur. Elle est « élue » et a au moins une sœur (v 13), élue comme elle, et de nombreux enfants aimés de l’auteur et de « tous ceux qui ont connu la vérité ». Cette formule symbolique ne peut guère s’appliquer à une simple mère de famille nombreuse. On comprendrait mal les propos de la lettre adressés à une femme individuelle. Ce pseudonyme désigne sans doute l’Eglise en général « élue » de Dieu (1 Pi 1.2), ou une communauté précise à qui Jean s’adresse, dont les membres sont considérés comme les enfants. Elle est « l’épouse » (Kuria) du Seigneur (Jn 3.29 ; Ap 22.17). Ce titre insisterait donc sur le lien étroit qui unit à Dieu cette communauté.
La vérité (3x) est la source de l’amour éternel qui lie Jean aux autres croyants en Jésus-Christ. Le verset 3 explicite ce que Jean entend par la vérité : la grâce, la miséricorde et la paix demeurent et seront à jamais avec les croyants unis dans l’amour avec le Père et le Fils. Cette bénédiction reprend les formules grecques (grâce) et hébraïques (paix), que Paul avait adoptées. Jean y ajoute la « miséricorde », ou bonté, compassion, pardon, expressions de l’amour de Dieu.
Ainsi dans ce prologue, se trouvent tous les fondements de l’Eglise de Christ : la foi en Christ, Fils de Dieu le Père, la vérité, l’amour et la grâce qui donnent la paix du cœur et l’assurance de la vie éternelle.
V 4-6 : « Marcher dans la vérité » équivaut pour Jean à marcher dans l’amour fraternel. Cette marche obéit au commandement donné par Dieu « dès le commencement » (v 4,5,6 ; 1 Jn 2.7-8) de s’aimer les uns les autres. Ce thème tient vraiment à cœur à Jean, qui ne désire pas apporter une nouveauté, comme les faux docteurs dénoncés. Il rappelle simplement les paroles de Jésus (Jn 3.34) que les fidèles ont entendues depuis leur conversion, mais qui sont aussi au centre du message de la révélation biblique depuis la Genèse !
L’amour fraternel caractérise l’Eglise de façon originale dans le monde qui en ignore tout. Il constitue l’obéissance à la volonté de Dieu que Jésus a résumée dans les deux commandements « Tu aimeras ton Dieu, et tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Mt 22.37-40). (Illustration : Strasbourg, l'Eglise)
Marcher selon les commandements sous-entend une progression de l’être et de la communauté dans la communion fraternelle et l’harmonie avec la volonté divine (1 Jn 5.3 ; Jn 14.21). On ne s’installe pas dans la vie chrétienne comme dans un fauteuil pour attendre l’arrivée d’un hôte divin ! On marche avec Lui et avec ses frères dans la foi, en se tenant mutuellement par la main, pour chaque jour mieux le contempler et le voir à l’œuvre en soi et en l’autre, pour être transformé à son image (2 Cor 3.18), et ainsi le glorifier en révélant son amour.
V 7-11 : Contre les hérésies
Ce passage est construit en parallélisme concentrique : la dénonciation des séducteurs hérétiques au verset 7 est reprise aux versets 10-11 par le conseil de les rejeter. Au centre (v 8-9) une mise en garde pour garder « la saine doctrine » de Jésus-Christ, Fils de Dieu, venu en chair.
Dans le premier écrit de Jean, ce thème a été longuement développé (1 Jn 2.18-24 ; 4.1-6) et apparaît comme une forte préoccupation de l’apôtre. Il voit le danger que court l’Eglise après la disparition du dernier témoin oculaire de Jésus. Il ne demande pas une fidélité à une tradition apostolique, une doctrine intellectuelle sur la nature du Christ. Tout son travail (v 8) a été de prêcher une personne, Jésus Fils de Dieu, venu en chair, devenu homme pour donner la victoire sur le monde et la vie éternelle à celui qui mettrait sa confiance en Lui (1 Jn 5.4-5, 11-12). Il ne voudrait pas avoir travaillé en vain et voir les disciples perdre la foi et la Vie éternelle (v 8).
C’est pourquoi, il recommande (v 10-11) avec fermeté de refuser toute relation avec les hérétiques, pour ne pas encourager la diffusion de leurs fausses doctrines, la propagation de leurs « mauvaises œuvres ». Il ne faut pas entendre cette expression au sens moral, mais spirituel : elles sont mauvaises parce qu’elles rompent la communication avec Dieu !
Il n’y a pas là conseil d’incivilité, mais de prudence spirituelle, pour ne pas entrer en matière avec des séductions pernicieuses, qui sèment la confusion. Paul avait donné la même recommandation (1 Co 5.11 ; Phi 3.2), dans des termes encore plus énergiques, tant il craignait les déviations dans la foi des fidèles.
V 12-13 : Salutations
La lettre se termine rapidement sur le désir de l’auteur de parler de vive voix avec ses destinataires. La joie de communiquer directement plutôt que par courrier est rendue parfaite par la chaleur de la présence mutuelle, véritable avant-goût de la joie que nous éprouverons lorsque nous communiquerons face-à-face avec notre Sauveur.
Enfin, Jean transmet les salutations de l’église-sœur où il se trouve, à celle à qui il adresse sa petite lettre. Toutes deux sont les élues, les bien-aimées du Seigneur.
Questions pour une application dans la vie chrétienne
- La vérité qui m’unit à mes frères dans la foi est-elle source de pardon mutuel, de miséricorde et d’amour envers eux ? Comment remédier à la sécheresse de la proclamation doctrinale de la Vérité ?
- Comment mon église marche-t-elle dans l’obéissance au commandement d’amour fraternel ? Comment l’accompagner personnellement dans cette marche ? Trouver des réponses concrètes, précises et personnelles !
- Comment affermir ma foi en Jésus-Christ, Fils de Dieu ? Quels fruits porte-t-elle dans ma vie ? Comment résister aux conceptions actuelles sur Jésus, sur la Bible, sur les commandements de Dieu, conceptions qui « vont plus loin » que la Parole de Dieu ?
- Quelle est mon attitude envers ceux qui frappent à ma porte pour présenter « leur évangile » ? Comment refuser de les écouter sans être impoli et sectaire ?
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04.09.2009
Etude n°11 Thèmes essentiels de 1 Jean dans Eph 4.25-5.21 (12 09 09)
Etude n°11 : Thèmes importants de 1 Jean, Ephésiens 4.25 à 5.21 (12 09 09)
A la fin de l’étude de la première épître de Jean, il est bon de voir comment ses thèmes les plus importants ont été abordés par d’autres apôtres, et plus particulièrement par Paul. Celui-ci, en effet, a écrit aux églises d’Asie, dont Ephèse était la plus représentative, quelques trente ans avant Jean, qui selon la tradition en fut le dernier évêque apostolique.
Nous vous proposons d’étudier le passage d’Ephésiens (4.25-5.21) propoé dans notre Guide de lectures parce qu'il nous paraît le plus approprié à cette comparaison.
Observons
Le contexte : Dans le chapitre 4, Paul exhorte ses lecteurs à « marcher d’une manière digne de leur vocation » de chrétiens (v 1), dans l’unité de l’Esprit qui accorde ses dons pour l’édification du corps du Christ et le perfectionnement des saints (12). Revêtus d’une nature nouvelle, et renouvelés dans leur compréhension des choses de Dieu, ils rejettent leur conduite passée et marchent selon la justice, la sainteté et la vérité (24).

Le texte
La structure en chiasme (parallèles concentriques)
A- 4.25-5.2 : marcher dans l’amour fraternel à l’exemple de Christ mort pour nous
B- v 3-13 : Comportements comparés entre païens et chrétiens :
a) 3-7 : marcher dans les ténèbres païennes et idolâtres
b) 8-13 : marcher comme des enfants de lumière dans la justice, la bonté, la vérité.
C- v 14 : Appel au réveil- résurrection
B’- v 15-19 : Comportements des sages :
a) 15-16 : veiller et racheter le temps
b) 17-19 : être remplis de l’Esprit pour comprendre la volonté du Seigneur
A’- v 20-21 : la marche en Christ : Louanges à Dieu et soumission les uns aux
autres.
Au centre est mis en valeur l’appel à la résurrection.
Comprenons
En encadrement d’une évocation de textes d’Esaïe appelant au réveil, ou à la résurrection spirituelle, nous retrouvons quelques-uns des thèmes de l’épitre de Jean : l’opposition entre ténèbres et lumière, entre fils de la rébellion et enfants de Dieu, la marche dans l’amour fraternel, le pardon et la sainteté, l’imitation de Christ qui s’est offert en sacrifice pour nous (Ep 5.2 ;1 Jn 4.10)
A- Que signifie imiter Dieu ou marcher dans l’amour ?
- 4.32 : faire grâce réciproquement
- 5.2 : Christ s’est livré à Dieu en offrande = imiter (1Jn 2.6) son abandon de la volonté propre, vivre dans l’obéissance et la disponibilité à son service;
- Christ s’est livré en sacrifice comme un parfum de bonne odeur : la mort volontaire de Jésus pour nous s’interpose entre la sainteté de Dieu et notre péché, comme les parfums d’encens s’interposaient dans le temple entre le Lieu Très- Saint et le prêtre pécheur. Cette mort nous délivre de la condamnation et de l’emprise du péché ; elle nous permet de vivre une vie sanctifiée qui témoigne de la présence et de l’amour de Dieu, et qui répand la bonne odeur du salut (2 Co 2.14-16).
B- Comment est qualifié le comportement des fils de la rébellion ou fils des ténèbres ? Pourquoi ?
- malséant pour des saints (= « mis à part » pour Dieu)
- idolâtre : immoralité, impureté et cupidité sont les manifestations de l’idolâtrie de soi.
- insensés (5) = sans but, sans cohérence, et stériles (11) = inutiles, sans fruits pour le royaume de Dieu.
- Ces comportements de rébellion contre Dieu éloignent de Dieu, font tomber dans les ténèbres = sous la condamnation du péché, ils privent des bienfaits de la miséricorde divine.
Comment est qualifiée la conduite des enfants de lumière ? C'est une marche manifestant les fruits de la lumière de l’Esprit (18) : bonté, justice (1 Jn 3.10), vérité (9), louanges à Dieu (19), ce qui est agréable au Seigneur (10).
Que signifie « démasquer, ou dénoncer les œuvres des ténèbres » ? Est-ce juger l’autre et le pointer du doigt pour le condamner (= voir l’inquisition )?
Ga 6. 4 ;1 Jean 2.9-10 : invitation à s’examiner soi-même, à discerner en nous ce qui est ténèbres, à mettre sous la lumière de l’Esprit ce qui nous sépare de Dieu (= se repentir) pour en recevoir le pardon, et être purifié (1 Jn 1.7), transformé en enfants de lumière (1 Jn 3.3).
C- En quoi consiste le Réveil d’entre les morts ?(1 Jn 3.14) Il s’agit ici des morts ou des endormis spirituels ; la mise en lumière du péché caché est ce qu’on appelle le temps de jugement (= de libération !) qui précède une vie nouvelle, où Christ demeure et fait briller sa lumière (Es 9.1). Cette pseudo-citation de l’AT est un écho de Es 52.1 ; 60.1-2 ; 26.19 qui appellent tous au réveil, donc à une démarche volontaire de changement d’état spirituel et moral = de conduite, comme il est précisé au verset suivant.
B’ Quelle est la conduite sage ?
- Veiller = être attentif, discerner où on en est et comment on agit par rapport à la volonté de Dieu car le commencement de la sagesse, c’est la crainte respectueuse de Dieu (Ps 11.10) (1 Co 14.20)
- racheter le temps, c’est donner de la valeur au moment vécu, saisir toute occasion d’agir comme des enfants de lumière dans les jours de ténèbres.
- Etre intelligent : c’est chercher Dieu (Rm 3.11), c’est se laisser éclairer et conduire dans la vérité par la parole de Dieu (Ps 119.104), c’est comprendre la volonté de Dieu (Ep 5.17 ; 1 Jn 5.20) et observer la loi (Pro 28.7 ;1 Jn 5.3) ; c’est être rempli de l’Esprit non d’une ivresse superficielle, individuelle et éloignée de Dieu, car l’Esprit donne une joie vraie et profonde que l’on peut partager tous ensemble.
A’ : Qu’implique la marche dans l’amour ? Les deux derniers versets rappellent les deux premiers (5.1-2) par la répétition des mots Dieu et Jésus-Christ, par l’idée de rendre grâces (= offrande de parfum) et celle de soumission (= sacrifice à Dieu). La reconnaissance envers Dieu et la soumission volontaire de sa propre volonté au profit les uns des autres (= fraternité dans l’égalité devant Dieu) sont des signes de la soumission à Christ, le seul médiateur entre nous et Dieu. La soumission mutuelle implique de ne pas se considérer supérieur à l’autre et de chercher l’intérêt de l’autre comme Christ a cherché notre intérêt avant le sien (Ph 2.3-5).
Questions pour une application dans la vie chrétienne
- Comme disciples de Jésus, sommes-nous en marche dans la lumière ? Par quoi cela se manifeste-t-il personnellement et communautairement ?
- Où nous sommes-nous arrêtés et endormis dans cette marche ? Nos paroles, nos actes, notre intelligence spirituelle témoignent-ils toujours de l’œuvre de l’Esprit en nous ?
- De quoi avons-nous à nous repentir individuellement et collectivement ?
- Notre vie et celle de notre Eglise répandent-elles la bonne odeur de Christ,
chez nous, à l’intérieur et à l’extérieur de la communauté ? Communiquent-
elles une grâce à ceux qui nous côtoient ? (Ep 4.29)
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