30/01/2026
Étude n°6 Confiance en Christ seul Phil 3.1-14 (07 02 26)
Étude n°6 Confiance en Christ seul Phil 3.1-14 (07 02 26)
« Mon but c’est de le connaître, lui Christ, ainsi que la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir si possible à la résurrection des morts » Phil 3.10-11
Observons
A Exhortations 1-3
V1a : Bref rappel du leitmotiv de la lettre 2.18 ; 3.1 ; 4.4
V 1b-2 : Contre qui Paul met-il en garde les Philippiens ? Que prouve la véhémence des termes employés pour les désigner ?
V 3 : A qui Paul les oppose-t-il ? Comment parle-t-il de Dieu ? Quel sens donne-t-il au mot « chair » ?
B Motifs de glorification de soi v4-6
V4-6 De quoi Paul pouvait-il se vanter selon "la chair" ?
C Nouvelles raisons de vivre v 7-11
V 7-8 : Sur quoi insiste Paul (voir les répétitions) ? Qu’est l’essentiel pour lui ?
V 9 : De quelle justice parle-t-il par trois fois dans ce verset ?
V 10-11 : Quel est le but de sa vie ?
D Métaphore du coureur v 12-14
V 12 : Qu’est-ce qui motive sa course ?
V 13-14 : Comment va-t-il en avant ? Dans quel but ?
Comprenons
Le verset 1 avec son exhortation à se réjouir dans le Seigneur renvoie au v 18 du ch 2, comme si Paul reprenait le fil de son sujet après une parenthèse sur des nouvelles plus personnelles. Son insistance sur la joie en Christ reviendra au ch 4.4, pour inviter les lecteurs à trouver en Christ des sujets de se réjouir au milieu des menaces de mort et des souffrances qu’ils peuvent subir (2.17) La salutation grecque « Réjouissez-vous » est transformée par l’ajout « dans le Seigneur » qui lui donne une dimension spirituelle : Christ présent par son Esprit dans le cœur et la vie du croyant et l’espérance du salut promis transforment son regard sur sa vie terrestre et passagère.
Dès la fin du verset 1 Paul passe au sujet qui le préoccupe au point de se répéter par souci de protéger ses chers Philippiens contre l’influence de ceux qu’il appelle « chiens, mauvais ouvriers, faux circoncis » ! Tout le long de son ministère Paul a eu à combattre contre ces judaïsants qui cherchaient à ramener les chrétiens aux pratiques juives et à la circoncision, donc qui prêchaient le salut par les œuvres. En Orient le chien était méprisé car considéré comme impur (Mat 7.6 et Ap 22.15). Les mauvais ouvriers avaient déjà été dénoncés en 1.15 : ils prêchaient par envie et esprit de dispute, cherchant à discréditer l’apôtre (1.17). Et surtout leur insistance à imposer la circoncision charnelle aux croyants niait l’œuvre de salut gratuit accomplie par Christ. Paul leur oppose une foi totale dans l’œuvre de dimension spirituelle de Christ (v 3). A remarquer dans ce v 3 comment il parle de Dieu : nous avons ici une mention de la Trinité : Dieu, son Esprit et le Christ Jésus, seul digne de confiance pour être sauvé !
V 4-7 : Selon « la chair », ou la conception terrestre, matérialiste et sociale des judaïsants, Paul cumulait les « avantages » pour avoir droit au salut : il remplissait toutes les conditions de vie irréprochable que ces judaïsants croyaient nécessaires pour être sauvés. Pourtant, Paul ne veut pas s’en prévaloir. Il considère ses privilèges comme nuisibles à son salut car s’en enorgueillir fait oublier le don gratuit de Christ (v 7).
V7-8 : Ces versets opposent fortement par leurs répétitions, Christ Jésus (3x) aux privilèges humains considérés par Paul comme une perte (2x) et même comme des « ordures » ! Paul cherche à être considéré comme « juste » ou justifié par Christ non à cause de son obéissance à la Loi (v 9), mais seulement par la foi qu’il met en Christ. C’est le grand thème de tout son ministère, qu’il a développé en l’épitre aux Romains (3.21-28). Seul Dieu peut rendre juste (=pur) celui qui se confie en Christ, qui croit à l’effacement ou pardon de ses fautes dans la mort de Christ sur la croix, et à la puissance de sa résurrection pour vivre une vie nouvelle dans l’union avec Lui (v 9-10). Quand Paul affirme que son désir le plus cher est de « connaître » Christ, il ne parle pas d’une connaissance intellectuelle, mais d’avoir avec Lui une intimité aussi forte que celle de l’union conjugale (pour laquelle on emploie ce terme de « connaître » Gen 4.1), de façon à vivre avec Lui souffrances, joies, mort physique et vie éternelle (v 11).
V 12-14 : Son assurance du salut par la foi ne lui fait pas oublier que sur terre la lutte continue contre le péché, les tentations, la lassitude, la peur, et qu’il faut rester vigilant jusqu’au bout. Pour cela il fait appel à la métaphore de la course : le coureur cherche à atteindre le but sans se relâcher ni se croire déjà arrivé au but (=être parfait). Au lieu de fixer ses regards sur le parcours déjà accompli (= en arrière) il regarde en avant avec l’espérance et l’assurance d’arriver au but fixé par Christ (= la vie éternelle avec Dieu, Ap 22.1-5). Ainsi, le croyant avance dans la vie, les yeux fixés sur Jésus et la perspective de son retour, sans s'attarder sur l'examen de ses progrès spirituels dans la sanctification qui est l'oeuvre de l'Esprit en lui.
Questions pour une application dans la vie chrétienne
- De quels avantages (ou œuvres) terrestres pourrais-je me prévaloir pour entrer dans le Royaume céleste ? A quelle attitude m’invite ce texte à leur égard ?
- Quelle est ma conception de la perfection et de la justice devant Dieu ?
- Comment puis-je « connaître Christ » ? En quoi mon église peut m’y être utile ?
- De quoi ma vie témoigne-t-elle et comment ?
- Comment être un chrétien joyeux dans un monde triste et violent ?
08:00 Publié dans Christ dans Philippiens et Colossiens 1/2026 | Lien permanent | Commentaires (0)
23/01/2026
Étude n°5 : Brillants comme des flambeaux dans le monde Phil 2.12-18(30) (31 01 26)
Étude n°5 : Brillants comme des flambeaux dans le monde Phil 2.12-18 (31 01 26)
Phil 2.14-16a : « Faites tout sans murmures ni discussions pour être irréprochables et purs, des enfants de Dieu sans reproches au milieu d’une génération corrompue et perverse, parmi laquelle vous brillez comme des flambeaux dans le monde, portant la parole de vie. »
Observons
Trois paragraphes :
12-13 : A quoi les Philippiens sont-ils exhortés par Paul pendant son absence ? Qui leur vient en aide ?
14-16a : Comment être des enfants de Dieu irréprochables ? Comment briller dans le monde ?
16b-18 : De quoi pourra se réjouir Paul même dans le sacrifice de sa vie ?
Comprenons
Après sa confession de foi retraçant le parcours de Jésus-Christ, Dieu devenu homme et mourant sur la croix, puis ressuscité et glorifié auprès du Père, exemple d’humilité pour tout chrétien, Paul revient aux Philippiens et à leur mission.
V 12-13 : Devant une telle attitude d’amour de Christ, les Philippiens ont répondu par une obéissance remplie de la crainte d’offenser un tel Seigneur, tremblante de se détourner de Lui ou de négliger le salut offert par Dieu. Paul leur demande de « mettre en œuvre leur salut » (mieux que de « travailler à leur salut », qui ferait croire que ce sont eux, les humains, qui gagnent leur salut par leurs œuvres !). Ce salut offert gratuitement par Dieu doit être accepté et démontré par la vie de celui en qui Dieu agit par son Esprit. Paul appelle ainsi les fidèles à une progression dans la foi depuis leur baptême où ils ont manifesté leur acceptation du pardon et du salut de Dieu, jusqu’à la fin de leur vie. La sanctification n’est pas un état mais une marche, une progression dans « l’intimité » avec le Sauveur. Cette marche est guidée par l’Esprit de Dieu qui insuffle volonté et action selon son projet bienveillant de mener à la vie éternelle celui qui se confie en Lui. A ce croyant incombe d’obéir aux directives divines pour que ce projet se réalise dans sa vie.
V 14-16a : Pour illustrer cette injonction de mettre en œuvre son salut, Paul reprend l’idée de l’unité de l’église dans l’humilité (2.3-4). Ici il bannit toutes les discussions vaines ou les plaintes des uns contre les autres, qui peuvent briser cette unité, conduire à des dissensions dans la communauté et la discréditer aux yeux des non-croyants. C’est un appel à la tolérance et à l’acceptation de la pensée de l’autre sans jugement de valeur, que toutes les églises devraient entendre ! La mission du chrétien en effet est de se démarquer de ce qui se vit dans le monde sans Dieu, « pervers et corrompu », par un état d’esprit et une conduite « irréprochables et purs», c’est-à-dire attachés à suivre l’exemple de Christ, et à répandre la parole de la vie éternelle (v 16a). Jésus a déclaré qu’il était la lumière du monde (Jean 8.12) et que ses
disciples sont eux-mêmes des lumières (Jean 12.36 ; Mat 5.14) qui doivent briller parmi les hommes par leurs œuvres bonnes, pour faire éclater la gloire de Dieu,(Mat 5.16), c à d révéler à tous les hommes son amour inconditionnel. Paul reprend cette idée en demandant aux Philippiens d’être des lumières flamboyantes qui apportent au monde consolation et espérance en répandant la Parole de Dieu. Quel autre sens donner à la vie du chrétien ? Par lui et par son témoignage en paroles et en actes, d’autres peuvent entendre et saisir la grâce de Dieu pour leur vie éternelle !
V 16b-18 : Le témoignage des Philippiens et ses fruits dans le monde sont pour Paul des sujets de joie même dans les souffrances qu’il subit. Leur sollicitude qui va jusqu’au sacrifice et à l’offrande pour soutenir Paul dans son œuvre d’évangélisation est aussi un grand sujet de joie pour l’apôtre. Elle le console dans les jours difficiles de sa fin de vie. Il reprendra ce thème de la joie au ch 4.4. La joie et l’espérance dans les difficultés et même à l’approche de la mort seraient-elles le meilleur témoignage dans un monde désespéré et inquiet ?
Questions pour une application dans la vie chrétienne
- Comment mon église et moi-même manifestons-nous en paroles et en actions que nous sommes « sauvés » ?
- Comment éviter discussions et murmures les uns contre les autres dans ma communauté ?
- Qu’est-ce que je fais briller aux yeux des non-croyants : ma propre gloire, celle de mon Institution ecclésiale, ou celle de Jésus ? Par quels moyens ?
- Comment remplir de joie mon cœur alors que tout est sombre et triste autour de moi ?
08:00 Publié dans Christ dans Philippiens et Colossiens 1/2026 | Lien permanent | Commentaires (0)














