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04/09/2026

Étude n°11 Mission et Intendance 2 Cor 8.7-15 (12 09 26)

Étude n°11 Mission et Intendance 2 Cor 8.7-15 (12 09 26)

« Vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ qui pour vous s’est fait pauvre de riche qu’il était, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis » 2 Cor 8.9

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Le contexte : 8.1-6

  • Quel exemple de générosité donne Paul aux Corinthiens ?
  • D’où leur venaient de tels sentiments altruistes (v 1-2, 5)
  • Quel mot est répété pour qualifier ce service ? Pourquoi ? (v 1, 4, 6-7)
  • Par quoi leurs dons financiers étaient-ils précédés ? (v 5)
  • Quelle œuvre Tite doit-il accomplir auprès des Corinthiens ?

Le texte 8.7-15

V 7-10 :

  • En quoi excellent les Corinthiens ? A quoi Paul les invite-t-ils ? v 7
  • Que doit prouver l’empressement des Macédoniens à participer à la collecte ?
  • D’où vient l’amour des Corinthiens ? v 9 ; Comment qualifier cet amour ? (voir le titre de l’étude)
  • Que reconnaît Paul chez les Corinthiens ? v 10

V 11-15 :

  • Que demande Paul à l’église de Corinthe ? v 11-12
  • Quelle règle communautaire établit-il ? v 13-14
  • A quoi fait-il allusion dans une lecture libre et spirituelle de l’AT ?v 15 (Ex 16.18)

Comprenons

Dans cette seconde lettre aux Corinthiens, Paul se réjouit des bonnes relations rétablies entre lui et l’église de Corinthe qui lui avait donné du souci, par sa conduite immorale à plusieurs points de vue. Tite avait servi de messager intermédiaire entre l’église et l’apôtre, et avait rapporté à ce dernier des nouvelles consolantes matériellement et spirituellement.

Fort de la confiance rétablie (7.16), Paul va présenter une requête aux Corinthiens. L’Eglise de Jérusalem est dans une grande pauvreté à cause de la persécution et de la famine qi l’ont affligée et affaiblie. Une grande collecte de fonds est organisée dans les églises-filles d’Asie et de Grèce pour la secourir. Paul cite en exemple la générosité des églises de Macédoine pour justifier sa demande à Corinthe. Cette offrande répond à trois principes fondamentaux :

  • Elle est volontaire (v 3), personne, pas même l’apôtre ne l’impose (v 8, 10) Car elle émane d’un cœur reconnaissant envers Dieu pour la joie que donne son salut (sa grâce, v 2) et pour les bénédictions déjà reçues. Elle est ainsi considérée elle-même comme une grâce de Dieu (2 Cor 9.8), une œuvre de grâce (=gratitude) (v 4,6,7), issue de la foi (v 1) et de l’amour pour Dieu qui règnent dans le cœur. En effet l’offrande matérielle manifeste concrètement l’offrande spirituelle de lui-même que le croyant a faite à Dieu (v 5; Rom 12.1 ; 6.13)mains_pousseTEST.png
  • L’offrande de ses biens selon ses possibilités et quelquefois plus, est aussi une preuve de l’amour fraternel qui lie les membres de l’Église universelle qui est le corps de Christ ; elle cherche une sorte d’égalité financière entre les différentes communautés. Ce principe de solidarité fraternelle est tout à fait dans la ligne du commandement d’amour de Jésus (Jean 13.35 ; 15.12) et témoigne d’une vie chrétienne généreuse et sans rapport de force. Ce principe d’égalité a été repris dans la Déclaration des droits de l’homme, et dans le communisme. Mais privé de son inspiration divine, il n’a pas toujours été respecté et on en a vu malheureusement les dérives dues à la convoitise, l’injustice, le goût du pouvoir, l’avarice, qui dominent dans les cœurs non régénérés par l’Esprit. Comme le dit Paul, « les bonnes dispositions d’esprit sont agréables en raison de ce qu’on a » et qu’on partage (v 12, biens matériels et amour de Dieu), mais sans biens ni amour ni passage à l’acte, elles sont vaines, et même parfois nuisibles.manne du désert.jpg

L’exemple de la manne, interprété librement par Paul illustre ce principe d’égalité : chacun récoltait ce dont il avait besoin pour nourrir sa famille et ne pouvait rien accumuler puisque la manne périssait d’un jour à l’autre. Pas de thésaurisation, ni de profit  personnel, ni d’inégalité de possession !

 Après le principe de la dîme due à Dieu pour l’entretien des serviteurs de la Parole, ce texte nous donne le sens des offrandes offertes de bon cœur à l’église pour subvenir aux besoins des communautés locales ou lointaines, et ainsi témoigner de notre appartenance au Seigneur par une générosité sans calcul qui ne peut venir que de l’Esprit Saint.

Questions pour une application dans la vie chrétienne

  • Comment est-ce que je considère les offrandes qui s’ajoutent à la dîme : sont-elles une grâce de Dieu ou un poids, une charge facultative ?
  • Que m’indique ce texte au sujet du montant de mes offrandes volontaires ?
  • Comment sont réparties les offrandes dans ma communauté ? Quelle part va aux différents départements de l’église locale, aux autres églises de la Fédération, à la Mission ? Y aurait-il besoin d’une réflexion commune à ce sujet ?

 

28/08/2026

Étude n°10 Véritable ministère Chrétien 2 Cor 3.1-11 (05 09 26)

Étude n°10 Véritable ministère Chrétien 2 Cor 3.1-11 (05 09 26)

« Dieu nous a rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, (ministres) non de la lettre mais de l’Esprit, car la lettre tue mais l’Esprit fait vivre ! » 2 Cor 3.6Esprit de vérité 2.jpg

Observons

Le contexte  2.14-17 : Quelle image a utilisée Paul pour défendre le ministère du chrétien ? Contre qui doit-il se défendre v 17 ?

Le texte 3.1-11

1-3 : Quelle nouvelle image développe-t-il ? De quelle lettre parle-t-il au v 3 ? Qui l’a écrite ? et où ? A quoi l’oppose-t-il ?

4-6 : Pourquoi Paul met-il sa confiance en Dieu v 4-5 ? de quelle vertu fait-il preuve ? De quoi est-il un ministre, un serviteur v 6 ? Que représentent la lettre, et l’Esprit ?

7-11 : Que compare-t-il dans ce passage ? A quel passage de l’Ancien Testament se réfère-t-il (Exode 34.29-35) ? Comment qualifie-t-il cette gloire de Moïse v 7? A quoi l’oppose-t-il v 8 ? De quels ministères parle-t-il au v 9 ? Pourquoi le ministère de Moïse a-t-il été moins éclatant que celui de l’Évangile, v 10 ? Quelle dernière raison Paul donne-t-il à cette différence, v 11 ?

Comprenons

Contexte : Par la belle image du parfum de Christ  Paul a caractérisé le ministère d’évangélisation de tout chrétien : son témoignage répand la vie pour ceux qui l’acceptent et se tournent vers Christ, mais il annonce la mort de ceux qui le refusent (2.15-16). Paul termine cette métaphore par une proclamation de la vérité de son message fondé sur la Parole de Dieu et venant directement de Christ (v 17), au contraire de ses adversaires qu’il qualifie de falsificateurs de la Parole. 

Texte : Ces falsificateurs avaient aussi pour habitude de visiter les églises en s’appuyant sur des lettres de recommandations écrites par d’autres églises, pour gagner la confiance de leurs auditeurs. Paul n’a pas besoin de ce genre de lettres pour plusieurs raisons :

  • l’Église de Corinthe par sa conversion à Christ est une preuve pour tous les hommes de son ministère reçu de Christ.(v1-2)
  • Cette lettre n’est pas matérielle, écrite à l’encre, ou gravée sur une pierre, comme la loi de Moïse, mais elle est spirituelle, venant de l’Esprit de vie qui habite désormais dans le cœur des croyants en Christ.(v3)
  • Dans son incapacité naturelle d’exercer ce ministère, Paul avec humilité se confie en Dieu qui seul peut rendre son témoignage fécond. Il est serviteur (= ministre) non de la lettre mais de l’Esprit dans une nouvelle alliance (il va développer dans les versets suivants ce qu’il entend par là). Il résume sa pensée dans une formule incisive : la lettre tue, l’Esprit vivifie (= donne la vie v 4-6). A partir de là, il va comparer l’ancienne alliance (= la lettre ou la loi écrite sur la pierre, ou le ministère de la mort v 7, ou de la Moïse reçoit la loi (Chagall).jpgcondamnation v 9, passager v 7 et 11) à la nouvelle alliance (= ministère de l’Esprit v 8, ministère de la justice v 9, permanent v 11). La loi de Dieu écrite sur la pierre, révèle en effet le péché et condamne le pécheur, elle est nécessaire pour lui faire percevoir son besoin du pardon de Dieu, mais elle reste une étape sur le chemin du salut, extérieure à l’homme et éphémère, tant qu’elle n’est pas intériorisée et écrite dans le cœur par l’Esprit de vie de Christ.

Tout le paragraphe v7-11 développe la comparaison entre l’ancienne et la nouvelle alliance sur le thème de la gloire, en partant de l’exemple de Moïse : il rayonnait tellement de la gloire de Dieu lorsqu’il entrait en contact avec l’Éternel, qu’il cachait son visage en se présentant devant le peuple de peur de l’aveugler. Mais ce rayonnement, (cette gloire) était passager et de moindre éclat, car il annonçait la condamnation du pécheur, que le rayonnement donné par l’Esprit de Dieu qui Saint Esprit dans le coeur.gifprocure au pécheur la justice (v 9-10). (On peut comparer cet argument à l’éclat de la lune qui est moindre que celui du soleil). Le ministère ou témoignage de Moïse a été glorieux en son temps mais il est surpassé par le témoignage de l’Esprit Saint et Éternel qui transforme la vie du pécheur repentant et justifié (v 11).

Par ce raisonnement, Paul contredit ses adversaires qui voulaient faire adopter par les églises un retour aux lois et coutumes du judaïsme, comme la circoncision, et s’opposaient à la liberté du témoignage chrétien de Paul, fondé sur la Parole véridique de Christ.

Qu’en est-il dans les églises d'aujourdhui,  où les croyants fondamentalistes, traditionnels et remplis de culpabilité ou de crainte du jugement de Dieu et des autres, se heurtent à la liberté de pratique et de foi en Christ des croyants qui s’appuient sur le pardon et la justice que Dieu, rempli d'amour,  leur accorde par son Esprit ?  

Questions pour une application dans la vie chrétienne

  • De quoi mon Église et moi-même témoignons-nous et rayonnons-nous autour de nous ? De la gloire de notre Mouvement ou de la gloire de l’amour inconditionnel de Dieu ?
  • Quelle place tiennent la loi et l’Esprit Saint dans notre témoignage interne (dans l'église) et externe (autour de nous) ? Sur quoi insistons-nous ? Pourquoi ?
  • Comment nos visages et nos vies témoignent-ils de la présence de l’Esprit Saint en nos cœurs ?