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18/09/2026

Étude n° 13 Grâce, Amour et Communion, 2 Cor 13,13 (26 09 26)

Étude n° 13 Grâce, Amour et Communion, 2 Cor 13,13 (26 09 26)Trinité.jpg

«Que la grâce du Seigneur  Jésus-Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous ! » 2 Cor 13.13

Observons

Le contexte :  

Ch 12 : Comment Paul parle-t-il de son ministère : de quoi pourrait-il se vanter v 1-4 ? Que préfère-t-il mettre en avant v 5-10 ? Pourquoi ? Quelle a été sa conduite à Corinthe, v11-18 ? Que craint-il de trouver dans l’Église de Corinthe à son prochain passage ? v 19-21.

Ch 13 : v 1-2 : Quel avertissement adresse-t-il à l’Église ? A qui se compare-t-il pour justifier sa sévérité, v 3-4 ? Que demande-t-il aux Corinthiens, v 5-7 ? De quoi veut-il se réjouir, v 8-10 ? Quelles sont ses dernières recommandations  et salutations, v 11-12 ?

Le texte : bénédiction finale v 13 : Qui Paul associe-t-il dans cette bénédiction ? Dans quel ordre ? Pourquoi ? Qu’attribue-t-il à chacune des personnes de la Trinité ? Quel effet doit produire cette bénédiction dans l’Église ?

Comprenons

Le contexte

Ch 12 : Pour se défendre contre ses adversaires qui dénigraient son ministère, Paul a longuement énuméré les travaux et les souffrances qu’il a eues dans l’exercice de ses fonctions d’apôtre (ch 11). Alors qu’il pourrait se vanter de révélations exceptionnelles de la part du Seigneur (12.1-6), il préfère ne pas s’enfler d’orgueil comme le Seigneur lui a fait comprendre par une « écharde dans la chair » qui le maintint dans la faiblesse physique v 7 Cette faiblesse le pousse à ne compter que sur la grâce du Seigneur, pour que ce soit Lui qui soit glorifié par la force qu’il accorde à son serviteur, v 8-10. Malgré cette faiblesse, il n’est pas inférieur aux autres apôtres (ceux qui ont suivi Jésus dès la première heure). Son ministère a été marqué par les mêmes signes d’authenticité : miracles, prodiges (Marc 16.17 ; Mat 10.1) et …patience à toute épreuve !

Alors que l’église florissante de Corinthe a supporté d’entretenir les faux enseignants qui l’asservissent et la dévore (11.20), lui Paul et ses compagnons  n’ont pas voulu être à sa charge et ont travaillé avec désintéressement pour subvenir à leurs besoins (12.14-18). Paul ne cherche pas à se justifier devant les Corinthiens, mais devant Dieu il a en vue l’édification des Corinthiens, v 19, comme les parents se dépensent sans compter et avec amour pour élever leurs enfants, sans être payés en retour par un même amour, v 14-15. Paul en effet est rempli de crainte à l’idée de trouver à son prochain séjour à Corinthe une église déchirée par des querelles, remplie d’orgueil, de troubles et d’absence de repentir chez plusieurs, v 20-21.

Ch 13 : Malgré (ou à cause de) tout l’amour qu’il a pour cette église qu’il a fondée, et le deuil où elle l’a plongé à cause de l’impiété de plusieurs, Paul n’hésite pas à avertir une dernière fois les Corinthiens : il fera preuve d’autorité et de sévérité, si les coupables ne se sont pas repentis lorsqu’il viendra à Corinthe v 1-3. Pour justifier ces paroles, il affirme que même dans sa faiblesse, Christ habite en lui ; il prend appui sur l’exemple de Christ qui a assumé sa faiblesse humaine en se laissant crucifier mais a manifesté sa puissance par sa résurrection, v 4, et par son action auprès des Corinthiens v 3. De même, lui Paul, est faible en communion avec la faiblesse de Christ crucifié, mais manifestera auprès des Corinthiens la puissance de Christ pour  faire triompher la vérité, v 4.

C’est pourquoi, au lieu de chercher si Christ habite en Paul,  les Corinthiens sont invités à une introspection spirituelle  pour savoir s’ils sont fidèles à leur foi, s’ils reconnaissent en eux, personnellement et collectivement, la présence de Christ, à moins qu’ils ne découvrent qu’ils sont « réprouvés » parce que Christ n’est pas dans leur cœur, v 5 ! Paul prie que en se jugeant eux-mêmes les Corinthiens ne commettent pas de mal, afin que cette épreuve de l’introspection ne soit pas un échec pour eux, ce qui prouverait que Paul a raison de les réprimander. Paul préfère que cette épreuve de leur foi prouve leur bonne conduite et son erreur de s’inquiéter v 6-7 ! Le but  de son ministère qu’il poursuit avec joie, n’est pas de cacher la vérité en se laissant guider par l’approbation de lui-même et des autres (sous-entendu comme ses adversaires le font), ce qui serait détruire la communion fraternelle, mais de chercher le perfectionnement de l’église, l’édification dans la foi et la vérité, même au prix de sa propre faiblesse, v 8-10. Paul espère n’avoir pas à se montrer sévère ni autoritaire envers les Corinthiens lorsqu’il les rejoindra !

Pour terminer cette lettre si sévère envers les infidèles de l’église, Paul se tourne vers le reste fidèle avec des paroles réconfortantes leur demandant de rechercher joie, perfectionnement,  consolation mutuelle, union de pensée et paix, avec la promesse de l’amour, la paix et la présence de Dieu parmi eux, v 11. Cela se manifestera par des relations amicales entre les membres de l’église. L’usage de la salutation d’un « saint baiser » (Rom 16.16 ; 1 Cor 16.20 ; 1 Thes 5.26 ; 1 Pie 5.14)  distinguait le culte chrétien des cultes païens, et manifestait l’amour fraternel  qui unissait les fidèles en Christ, v 12.

 

Le texte : la bénédiction finale v 13

Paul ne veut pas terminer sa lettre si sévère envers les Corinthiens et si ardente pour défendre son ministère d’apôtre, sans rappeler dans sa bénédiction finale le fondement de sa foi chrétienne par une formule qui allie les trois aspects de la personne divine qu’il adore.

Contrairement à l’usage des Écritures il ne place pas Dieu, l’Éternel en premier ; peut-être parce que l’homme ne peut le percevoir et s’en approcher que par Jésus-Christ qui lui accorde sa grâce, le pardon de son péché. Par lui seul peut se rétablir la communication entre Dieu et le pécheur. Inutile de penser acheter la faveur de Dieu par ses « bonnes œuvres », son obéissance ou ses offrandes de toute nature. Seul l’offrande de lui-même de Jésus à la croix efface le péché qui nous sépare de Dieu, de façon totalement imméritée.

La source de cette grâce c’est l’amour de Dieu le Père, que Jésus-Christ nous a révélé dans sa plénitude. Toutes les Écritures, Ancien et Nouveau testaments, peuvent et doivent se lire avec ce filtre : Dieu est amour (1 Jean 4.8) et il intervient dans l’histoire et la vie des hommes pour les sauver, les bénir et attendre qu’ils reviennent à Lui pour bénéficier de son amour, comme la parabole du fils prodigue veut nous l’enseigner (Luc 15.11-32).

Lorsque l’homme accepte cet amour et cette grâce, l’Esprit Saint l’unit à Dieu et aux frères dans la foi dans une communion intime, en venant habiter et sanctifier les cœurs de ceux qui se reconnaissent comme ses enfants. Dieu ne les laisse pas seuls pour affronter les difficultés de la vie et les attaques de l’Adversaire. Il vient lui-même par son Esprit en nous, nous éclairer, nous fortifier, nous rendre capables de vivre en union les uns avec les autres, et il nous conduit ainsi à vivre avec Lui jusque dans la vie éternelle (2 cor 1.22 ; Eph 4.30b ; Ap 7.3b ; 1 Pie 5.10).

Cette bénédiction de Paul est la seule dans toutes ses lettres à faire appel à Dieu, Père, Fils et Esprit, en référence aux paroles de Jésus en Mat 28.19 demandant de « baptiser au nom (au singulier !) du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». Si le mot de « trinité » n’existe pas dans la Bible, la notion d’un Dieu qui se manifeste par trois aspects est bien là : Dieu le Créateur de toutes choses et Père de ses enfants les hommes, Jésus incarné, crucifié et ressuscité pour sauver tous les hommes, l’Esprit pour sanctifier, conduire et protéger les fidèles, jusqu’au jour du retour de notre Seigneur. Dieu se donne tout entier pour accomplir son dessein d’amour pour ses créatures formées à son image ! 

Questions pour une application dans la vie chrétienne

  • Quelle est mon attitude envers les responsables de dissensions, de querelles, de discordes dans mon église ? (Réprobation, accusation, prise de parti pour ou contre, tentative d’apaisement, silence, prière, ignorance volontaire, retrait de la communauté…)
  • Comment et pourquoi pratiquer l’introspection personnelle quand des problèmes dans l’église apparaissent ?
  • Quel effet produit en moi et dans mon église de se savoir béni du Dieu trois fois Saint, Père, Fils et Esprit ? Comment cette bénédiction se manifeste-t-elle auprès de mon entourage familial et/ou ecclésial ?

 

 

11/09/2026

Étude n°12 Contre les faux enseignants 2 Cor 10.1-17 (19 09 26)

Étude n°12 Contre les faux enseignants 2 Cor 10.1-17 (19 09 26)

« Les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles, mais elles sont puissantes devant Dieu, pour renverser des forteresses. »2 Cor 10.4armes de Dieu Eph 6.jpeg

Observons

Deux paragraphes :

  • 1-6 : Les armes de Paul

-A quelles qualités se réfère Paul pour exhorter les Corinthiens, v1a ? A quelle accusation les oppose-t-il ironiquement, v1b et 10 ?

Comment compte-t-il agir envers ses adversaires, v2a

De quoi Paul était-il accusé par ses adversaires v2b ?

Que signifie : Marcher (ou combattre) « selon » la chair au v 2 et 3, et« dans » la chair au v 3a ? Quelles armes utilise Paul v 4a ? Voir Ephésiens 6.11-18. Que représentent les forteresses qu’elles renversent, v 4b ? voir v 5. Qu’est la hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu v 5 ? Comment Paul qualifie-t-il la pensée (ou sagesse) humaine v 5b ? A quoi l’oppose-t-il ? A quoi Paul est-il prêt lorsque la majorité des Corinthiens seront parvenus à l’obéissance à Christ, v 6 ?

  • 7-18 : La gloire de Paul

-Que reproche Paul aux Corinthiens au début du v 7 ? Comparez avec 5.12 pour un autre sens donné à cette phrase selon les versions. A quoi invite-t-il ses détracteurs v 7b ?

De quoi Paul peut-il se glorifier ? Que lui a donné le Seigneur et comment l’utilise-t-il, v 8 et v 9 ?

Quel argument de ses adversaires reprend-il avec ironie dans la parenthèse du v 10 ? Comment le contre-t-il, v 11 ? En quoi consiste le manque d’intelligence de ses adversaires v 12 ? Que prend Paul en considération  pour se glorifier ? De quel « domaine » ou « partage » parle-t-il, v 13-16 ? Quel portrait donne-t-il dans ces versets de ses adversaires ? Comment se glorifier dans le Seigneur v 17 ? Qui le Seigneur peut-il recommander v 18 ?

 

Comprenons

Après un long développement appelant les Corinthiens à la générosité dans la collecte de fonds pour soutenir son ministère (ch 8 et 9), Paul défend vigoureusement son ministère face à des détracteurs, qui se prétendent enseignants plus qualifiés que lui. Sa défense est un modèle du comportement à avoir pour justifier un ministère contesté injustement !

Dans un premier temps  (10.1-6) Paul insiste sur les armes à utiliser dans ce combat contre des adversaires acharnés à le discréditer et à contester son ministère d’apôtre, envoyé par Dieu. Il se réfère à la « douceur et la bienveillance »  de Christ pour exhorter les Corinthiens à ne pas écouter ces faux enseignants. Ceux-ci pour le discréditer propagent dans l’église une accusation contre Paul de fausseté ou de duplicité : Paul serait selon eux, sévère et hardi dans ses lettres, mais faible et humble en face à face ! (v 1 et 10). Paul ne voudrait pas que les Corinthiens le poussent à la hardiesse et à l’audace dans ses réprimandes  quand il se présentera à Corinthe (v 2).

De quoi ses adversaires l’accusent-ils ? De « marcher selon la chair »v2b ! C’est-à-dire selon la nature humaine non sanctifiée, mue par des pulsions égoïstes et orgueilleuses, et  recherchant la gloire auprès des hommes. Avec humour, Paul joue sur les mots : v 3 : il marche bien « dans la chair » c à d physiquement, mais il combat spirituellement ! Ses armes ne sont pas matérielles ni morales (= épée, ou mensonges, armes charnelles, v4) mais spirituelles car ce sont les armes de Dieu (Ephésiens 6.11-18), qui sont puissantes pour contredire et renverser les raisonnements de la sagesse humaine (1 Cor 1.18-21), qui bâtissent  et élèvent des « forteresses » contre la connaissance de Dieu, v 4-5a.  Avec les armes de Dieu (= vérité, justice, foi, prière, bonnes dispositions, Parole de Dieu et Esprit Saint), Paul peut amener tout raisonnement (ou pensée), captif de l’erreur et du mal, à l’obéissance à Dieu, v5b. Lorsque les Corinthiens seront en majorité revenus à l’obéissance à Christ grâce à sa douceur et à sa bienveillance, Paul avertit les récalcitrants de sa sévérité à les réprimer, v6.

Dans le second paragraphe de son argumentation (v 7-18), Paul invite les Corinthiens selon la version Second Révisée à « regarder les choses en face »v 7a. D’autres versions font de cette phrase un reproche: « Vous regardez les choses selon l’apparence » en lien avec 5.12 : « ceux qui tirent gloire des apparences et non de ce qui est dans le cœur ». Il va en effet développer ensuite ce qui fait sa gloire au contraire de celle de ses adversaires. Comme eux il est à Christ, et n’éprouve pas de honte de l’autorité qui lui est donnée pour remplir son ministère d’édification de l’église, v 8. Il n’en use pas pour les abattre ni les intimider par ses lettres, car ses actes et ses paroles sont concordants malgré ce qu’en disent et pensent ses détracteurs, v 8-11. Ceux-ci manquent d’intelligence en se recommandant eux-mêmes auprès des églises qu’ils visitent (v 12), se glorifiant d’exercer leur ministère sur les brisées des autres, dans les territoires évangélisés par d’autres, en s’attribuant leurs résultats, v 13-15 ! Paul rappelle que son ministère à Corinthe lui a permis d’ouvrir cette église et il a l’espérance d’aller plus loin encore, dans des territoires vierges v15-16 ! Il ne veut se glorifier que de ce que le Seigneur lui permet de faire à son service, sans chercher une gloire humaine en se comparant aux autres, ou en voulant les surpasser. C’est ce qu’il appelle « se glorifier dans le Seigneur », ne se recommander que du Seigneur v 18.

Ainsi avec vigueur mais humilité, Paul défend un ministère reçu de Christ et rempli au prix de sa propre vie, en s’appuyant sur les révélations de la Parole de Dieu, et non sur les apparences qui le valoriseraient aux yeux des hommes. 

Questions pour une application dans la vie chrétienne semeur 15ès.jpg

  • des fidèlesQuels sujets de gloire mon église et moi-même tirons-nous de nos efforts d’évangélisation ? A qui attribuons-nous leurs résultats positifs ? A la bonne organisation des campagnes d’évangélisation ? Au talent oratoire du prédicateur ? A la coopération persévérante des fidèles dans la prière et l’action? A l’action de l’Esprit qui a préparé et ouvert les cœurs ? Aux effets de la Parole de Dieu dans les cœurs ?
  • Quelle est ma part dans l’évangélisation et la propagation de la Parole de Dieu pour faire connaître le Seigneur Dieu ?
  • Comment accepter de n’être que semeur sans être moissonneur ? Jean 4.37