27/02/2026
Étude n° 10 Complet en Christ Col 2.6-15 (07 03 26)
Étude n° 10 Complet en Christ Col 2.6-15 (07 03 26)
« En lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Et vous avez tout pleinement en lui qui est le chef de toute principauté et de tout pouvoir. »Col 2.9-10
Observons
Le Contexte v4-5
- Quel est le souci de Paul vis-à-vis de l’église de Colosses ?
- De quoi peut-il toutefois se réjouir ?
Le texte : v 6-15
- V 6-7 : Quelle est sa première exhortation ? Qu’ont reçu les Colossiens ? Qu’implique le fait de marcher ? Est-ce en contradiction avec les métaphores de l’arbre (enracinés) ou du bâtiment (fondés) de la deuxième exhortation ? Sur quoi se fonde la foi des Colossiens ? Quelle est la troisième exhortation de Paul ?
- - v 8 : Que dénonce Paul dans sa mise en garde ?
- V 9-10 : Pour quelle raison se garder des tromperies du monde au sujet du salut ?
- V 11-13 : Quelle est l’œuvre de Christ suffisante au salut de l’homme ? Comment comprendre l’expression : « l’incirconcision de la chair » ?
- V 14-15 : De quel acte rédigé contre les chrétiens s’agit-il ici, (voir Eph2.15 et Héb 7.16-19a) ? Quel sens Paul donne-t-il à la croix ? Qui sont «les principautés et les pouvoirs » dont Christ s’est rendu vainqueur ?
Comprenons
Le contexte
L’hérésie menace l’Église de Colosses et il s’agit pour Paul de sauvegarder l’Evangile face à toutes les spéculations ascétiques des faux-docteurs, enseignées pour atteindre par ses propres efforts la perfection et une sagesse supérieure (Col.2.4 et 8). Certains veulent associer l’Évangile à ces pratiques, ce qui ne peut créer que la confusion (Col 2.16-23).
Le texte
Il s’agit donc pour Paul de rappeler que nous avons tout pleinement en Christ (Col 2.10) et que, morts et ressuscités en Lui (car il nous a pardonné toutes nos offenses Col 2.13-14), nous sommes des êtres nouveaux témoignant dans tous les aspects de notre vie quotidienne de Celui à qui nous appartenons (Col 3.1-17)
V 6-7 : Ce qu’ont reçu les Colossiens, ce n’est pas une doctrine, ni une philosophie fondées sur des traditions ou des principes humains, que Paul détaille aux versets 20-23, mais c’est une personne, le Christ Jésus, le Seigneur ! Avec un tel compagnon de route on ne peut que «marcher », avancer vers la « perfection » que recherchent les Colossiens à tort dans l’observation stricte de traditions ou de prescriptions humaines. Cette marche avec Christ qui nous fait progresser dans la sanctification, n’est possible que si elle s’accomplit sur un terrain solide, c’est-à-dire si elle s’appuie sur les instructions que Paul a données, ses enseignements de la Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ, et non sur les traditions ou spéculations philosophiques humaines (V 8). Déjà, même avant l’époque de Paul, la philosophie grecque platonicienne (= de Platon) avait déformé la conception biblique de la nature de l’homme, en acceptant l’idée d’une âme immortelle prisonnière d’un corps mortel. Cette idée a été acceptée par la chrétienté encore aujourd’hui, se détournant de l’enseignement biblique de l’unité fondamentale de l’être humain, corps, âme, esprit (physique, psychique et spirituel), à l’image de l’unité de la Trinité, Dieu Père, Fils et Esprit.
V 9-10 : Paul affirme avec force qu’il est inutile de chercher la vie éternelle ailleurs qu’en Christ pleinement homme et pleinement Dieu. C’est un mystère insondable pour l’esprit humain. Si Dieu a accordé à Christ la plénitude de sa divinité (v 9), celui qui s’unit au Christ par le baptême (v 12), trouve en Lui la plénitude d’une vie nouvelle, « ressuscitée », dépouillée des aspirations humaines de son Moi, et de la culpabilité qu’entretient en lui l’emprise du mal (v 11-13). Paul rapproche la circoncision humaine dans la chair de la circoncision spirituelle demandée au croyant : comme le Juif portant la marque dans sa chair de son appartenance à Dieu (ou plutôt au peuple élu), le chrétien doit être circoncis spirituellement dans sa nature humaine, mourir à son Ego, pour pouvoir ressusciter à une nouvelle vie en Christ, guidée par l'Esprit, comme le symbolise son baptême (v 12).
V 14-15 : Paul donne une définition essentielle du sens de l’œuvre de Christ à la croix : en faisant mourir en son corps la nature humaine pècheresse et coupable qu’il avait accepté d’endosser, il effaçait ainsi toute sa culpabilité et rendait inutile la condamnation que provoque la violation de la loi divine (= « l’acte rédigé contre nous). A la croix ce n’est pas la loi de Dieu qui est supprimée mais la condamnation qui pèse sur le transgresseur de la loi. On ne peut accepter l’idée que certains prêchent encore, que, à la croix, Jésus supprime la Loi, et que dans la vie nouvelle du croyant elle n’a plus sa place ! Ce serait aller à l’encontre des paroles mêmes de Jésus (Mat 5.17) « Je ne suis pas venu pour abolir la loi, mais pour l’accomplir". Celui qui s’unit à Christ manifeste, en plongeant dans les eaux du baptême, sa mort au péché, sa volonté de ne plus s’écarter de la loi divine, son acceptation du pardon de Christ qui efface son péché (=sa séparation d'avec Dieu) et anéantit sa culpabilité, et en sortant de ces eaux il affirme sa foi en la résurrection et en la puissance de Dieu pour lui faire vivre une vie régénérée par l’Esprit qui habite en lui.
Par ce développement sur le sens spirituel de la mort de Jésus-Christ, Paul se démarque profondément de tous les enseignements « hérétiques » qui maintiennent la vie chrétienne dans le « faire » pour gagner ou mériter orgueilleusement la perfection de la vie éternelle, au lieu d’accepter humblement que Christ a déjà tout offert gratuitement à la croix. Grâce à Christ, Dieu considère comme « juste » celui qui reconnaît Christ comme l’auteur de son salut, qui accepte son pardon, et s’engage à « marcher avec lui », qui a triomphé de toutes les puissances contraires (v 6 et15). Toute sa vie, Paul n’a eu de cesse de prêcher ce salut gratuit offert à tous. Il ne condamne pas les recommandations alimentaires d’hygiène de vie (v 23), pour autant qu’on n’en fasse pas des moyens de salut, des mérites devant Dieu, des occasions d’orgueil et de gloire humaine.
Questions pour une application dans la vie Chrétienne
- Qu’est-ce que je recherche dans ma vie ? Être "parfait" pour me distinguer des autres si «imparfaits » à mes yeux, par mon abstinence ou mon rejet des plaisirs de la vie terrestre ? Avoir l’admiration, l’honneur et la gloire dans la société où je vis ? Communier avec Christ en me nourrissant de sa Parole, en suivant son exemple de don de soi aux autres, en répandant sa bonne nouvelle de pardon et de vie transformée par son Esprit ?
- A quoi me pousse l’assurance d’être pardonné par Christ et de tout recevoir de Lui dès à présent ?
- Que représente réellement pour moi la croix de Christ ? Un scandale, une folie, un mystère, un enseignement d’humilité et de don total de soi, la preuve de l’amour de Dieu pour les hommes, le pardon offert pour mon péché, le moyen de Dieu pour effacer ma culpabilité… ?
08:00 Publié dans Christ dans Philippiens et Colossiens 1/2026 | Lien permanent | Commentaires (0)
20/02/2026
Etude n°9 Réconciliation et Espérance, Colossiens 1.21-29 (28 02 26)
Etude n°9 Réconciliation et Espérance, Colossiens 1.21-29 (28 02 26)
2 Cor 5:21 : « Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a fait devenir péché, afin que nous devenions en lui justice de Dieu »
Observons Col 1.21-29
Contexte
-Que représente le Christ dans le plan divin du salut ? v 15-18
-Quel est le but de Dieu dans le sacrifice de la croix ? v 20
Texte
- v 21 : Quelle était notre condition avant de connaître Christ ? Quel sens faut-il donner au qualificatif des œuvres « mauvaises »?
- v 22 : Que représente le « maintenant » opposé au « autrefois » du v 21 ? A quoi Paul fait-il allusion en parlant de « la mort dans le corps de sa chair » pour paraître saints devant Dieu ? Quelle est l’œuvre de Dieu pour les Colossiens et le monde (voir v 20)
-v 23 : Quelle est la part de l’homme dans ce plan du salut (voir Phil 2.12) ? A quoi sont exhortés les Colossiens ?
-v 24 : Comment Paul considère-t-il ses souffrances au service de Christ ? (voir 2 Cor 4.8-11).
-v 25-26 : Quelle est la vocation de Paul ? Qu’était un mystère à l’époque de Paul ?
- v 27 : Qu’était-il pour Paul lui-même ? (Rom 16.25-26 ; Eph 2.13-16, 19 ; Eph 1.9-10).
-v 28-29 : Quel est le ministère de Paul ? Comment le considère-t-il v 29 ? De qui en tire-t-il la force ?
Comprenons
V 20- 22 : Christ, image du Dieu invisible, Créateur et premier des ressuscités (v 15-18), ayant accompli par sa mort sur la croix, cette élimination du péché (= expiation, première étape du salut), a anéanti ce qui séparait l’homme de Dieu, et a permis au croyant d’être réconcilié (seconde étape du salut) avec son Père et de retrouver la paix du cœur dans une relation d’amour avec lui (v 20), sans crainte ni culpabilité ; car Dieu dans son amour le déclare « juste » devant lui (Luc 18.14 ; Es 53.11). C’est ce qu’on appelle la justification (troisième étape), qui a pour fruit la sanctification (quatrième étape) par l’Esprit pour que le croyant « paraisse devant lui, (dès maintenant et jusqu’à son avènement), saint, sans défaut et sans reproche » (v 22).
Chacune des étapes de la rédemption (= libération des puissances des ténèbres) pardon des péchés, réconciliation, justification, sanctification, procède de la mort et de la résurrection de Christ, de sorte que nul ne peut se glorifier d’un quelconque mérite personnel. Ce ne sont pas nos efforts de sainteté et d’obéissance, ni nos sacrifices coûteux qui nous sauvent, qui éliminent le péché en nous, mais c’est parce que Christ est mort et ressuscité pour nous, que nous avons accès à la vie éternelle et que nous pouvons vivre, ancrés dans la foi et l’espérance, une vie consacrée au service du Seigneur, et fidèle à l’Évangile, comme Paul en donne l’exemple (V 23).
Le salut offert par Christ s’accompagne donc, s’il est accepté d’un cœur repentant et sincère, d’une nouvelle naissance (Jean 3.5-6 ; 2 Cor 5.17-18), où la réconciliation avec Dieu permet à l’Esprit de régénérer l’être intérieur, et de produire des œuvres qui témoigneront de notre appartenance à un Dieu d’amour inconditionnel (Jean 3.16 ; Rom 5.8).
A partir du v 23, Paul passe des généralités du plan divin du salut à l’application personnelle de chacun. La grâce vient de Dieu, mais ses effets sont de la responsabilité de chacun. Tout est offert par Dieu mais chacun le saisit selon la fermeté de sa foi, sa fidélité, sa persévérance au service de Dieu, son engagement, et son espérance. Paul exhorte les Colossiens à ne pas se détourner, à cause des enseignements des faux docteurs, de l’Evangile dont il est le serviteur.
Cela le pousse à développer ce que son service de Christ lui fait vivre au moment où il écrit aux Colossiens. Il emploie une expression qui a donné lieu à bien des interprétations contraires à l’Evangile qu’il prêche.
V 24 « Je supplée dans ma chair à ce qui manque aux afflictions du Christ pour son corps qui est l’Eglise » : Ecartons d’abord la pensée qu’il a manqué quelque chose aux souffrances de Jésus pour achever son œuvre de salut pour nous, et que l’homme pourrait y ajouter quoi que ce soit ! De même on ne peut attribuer aux souffrances du chrétien une valeur expiatoire du genre « plus on souffre, plus on est pardonné et assuré de son salut ». Seul ce que Christ a souffert dans sa mort sur la croix assure l’effacement de notre péché qu’il a mis à mort dans son corps d’homme. Que veut dire Paul ? L’Eglise, constitue maintenant le corps de Christ. Ce qu’elle endure à son service, afflige profondément Christ qui est sa tête. Les souffrances de Paul contribuent à l’édification de l’Eglise, à l’affermissement de la foi et de la communion entre les membres, en cela Paul peut dire qu’il souffre pour les Colossiens. Mais ses souffrances affligent aussi l’Eglise, corps du Christ, donc Christ lui-même. Le philosophe chrétien Pascal n’a-t-il pas dit que « Jésus sera en agonie jusqu’à la fin du monde » tant que la propagation de sa Parole provoquera des persécutions contre ses membres ?
V 25-27 : Or le ministère que Paul a reçu de Dieu est justement de propager Sa parole, et particulièrement le « mystère » du salut offert aux païens. Un mystère à l’époque de Paul était une connaissance tenue secrète ou encore méconnue, sauf par des initiés, mais qui à un moment donné se dévoilait à tout le monde. Jusqu’à présent la nouvelle du salut en Jésus-Christ n’était annoncée que chez les Juifs, mais avec le ministère de Paul, elle se répandait parmi les Grecs (= païens) et leur donnait à eux aussi « l’espérance de la gloire » de la vie éternelle.
V 28 : Le ministère de Paul se compose de plusieurs démarches : annoncer, avertir, instruire tout homme avec sagesse pour l’amener à la maturité de sa foi, (voir Eph 4.13c : « jusqu’à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite (= complète, achevée) de Christ ».
V 29 : Paul considère ce travail comme un combat contre les forces adverses (faux docteurs, souffrances…) qui cherchent à le détourner de sa mission. Il S’appuie dans ce combat sur Le Christ qui lui donne force, courage et puissance dans la propagation de la Parole de Dieu.
Questions pour une application dans la vie chrétienne
- Où en suis-je dans les étapes du salut ? Quel sens ont pour moi la mort et la résurrection de Christ ? Suis-je assuré de son pardon, et de la présence de l’Esprit en moi pour me faire grandir spirituellement ?
- Comment est-ce que je réagis devant l’épreuve et la souffrance que je subis à cause de ma foi ?
- Quel message puis-je annoncer à ceux qui dans mon entourage ne partagent pas ma foi ? Dans quel but témoigner de ma foi ?
- Comment être solidaire de mes frères et sœurs souffrant pour leur foi ?
21:10 Publié dans Christ dans Philippiens et Colossiens 1/2026 | Lien permanent | Commentaires (0)














