UA-111710466-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/01/2026

Etude n°2 Phil 1.1-11 Motifs de reconnaissance et de prières (10 01 26)

Étude n°2 Phil 1.1-11 Motifs de reconnaissance et de prières (10 01 26)

« Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous une œuvre bonne, en poursuivra l’achèvement jusqu’au jour du Christ Jésus. » Phi 1. 6Carte Philippes et Colosses.jpg

Observons

V1-2 : -Comment se présente Paul et avec qui est-il accompagné ?

  • A qui s’adresse-t-il ? Que peut représenter pour lui cette église ? (Actes 16.11-40)
  • Comment est organisée cette église ? Qui sont les « saints » ?
  • Quelle salutation leur envoie Paul ?

V 3-6 : Quelles sont les motifs de reconnaissance qu’a Paul envers les Philippiens ?

V 7-8 : Sur quoi se fonde sa relation avec eux ?

V 9-11 : Que demande-t-il dans ses prières pour eux ?

Comprenons

V 1-2 : Paul écrit cette lettre aux Philippiens, depuis Rome où il est à la fin de sa captivité vers 63-64 ap JC (v 12-18 ; 4.22). Philippes est la première ville d’Europe, en Macédoine, où il a apporté l’Evangile, au cours de son second voyage missionnaire, après sa vision à Troas, qui l’appelait à prendre la mer au secours des Macédoniens (Act.16.9).A Philippes, il fut accueilli par Lydie, la marchande de pourpre, de la petite communauté juive de la ville, qui se réunissait, non dans une synagogue, mais au bord d’un ruisseau à l’extérieur de la ville. Le message de Paul y fut bien reçu et des liens d’amitié étroits se tissèrent entre les convertis et Paul. Ils soutinrent financièrement sa mission dès son départ jusqu’à son emprisonnement à Rome. Le ton affectueux de la lettre de Paul révèle combien cette église fut chère à son cœur !

 Contrairement à ses autres lettres  Paul ne revendique pas ici son titre d’apôtre. Avec Timothée, son fils dans la foi, ils ne sont que des « serviteurs de Jésus-Christ », ils ont collaboré tous deux à la naissance de l’Église de Philippes, et sont égaux devant le Seigneur. La lettre est adressée d’abord à tous les membres de l’Église « les saints », ceux qui sont « mis à part » par et pour Jésus-Christ. Dans cette adresse Paul les cite en premier, avant leurs responsables, évêques (ou anciens ou pasteurs) et diacres. A l’époque où Paul écrit, l’Église chrétienne est bien organisée selon les directives de l’apôtre lui-même (voir à Iconium Actes 14.23 pour les anciens, 1 Tim 3.1-13, Actes 6.1-6, pour les diacres). Cette organisation sera appelée plus tard « presbytérienne ». Comme à son habitude Paul demande la bénédiction de Dieu sur cette communauté en employant les mots grec (grâce = charis) et juif (paix = shalom), les chrétiens de Philippes venant de ces deux origines. 

V 3-6 : La lettre commence par une action de grâces manifestant la joie qu’éprouve Paul à la simple pensée des Philippiens : il est reconnaissant de leur participation fidèle à son ministère d’évangélisation (v 5). Paul affirme sa conviction que le Seigneur poursuivra jusqu’à l’avènement de Christ cette œuvre de sanctification qu’il a commencée en eux ! A l’époque de Paul les croyants étaient persuadés que cet avènement arriverait de leur vivant ! (1 Thes 4.15). Que dire aujourd’hui ? A quel serviteur ressemblons-nous ? (Mat 24.45-49) 

V 7-8 : La relation de Paul avec les Philippiens repose sur un très fort lien d’affection créé par leur solidarité dans toutes les situations qu’a traversées Paul dans sa mission, dans la liberté d’action, ou dans sa prison : A Rome Paul était assigné à résidence surveillée, mais pouvait communiquer à l’extérieur et recevoir des visites. Les échanges avec les Philippiens n’avaient pas cessé tout au long de son ministère ! 

V 9-11 : Paul multiplie les prières en faveur de ces croyants qu’il chérit, pour demander que l’amour, la connaissance et le discernement leur soient accordés en abondance, afin de discerner « ce qui est important » dans l’attente de l’avènement du Seigneur : la pureté (= l’intégrité de la foi et de la conduite) et la justice qui vient de Jésus (= le pardon et la sanctification de tout l’être (1 Thes 5.23) de façon que toute la gloire de Dieu soit manifestée et louée. 

Question pour une application dans la vie chrétienne

  • Quel exemple de vie chrétienne nous donne cette introduction de la lettre aux Philippiens ? Quelles relations entre les églises et leurs dirigeants, et les missionnaires ? Quelle croissance spirituelle rechercher ?
  • Comment se manifeste l’amour fraternel dans mon église et au dehors avec les autres églises ?
  • A quoi sommes-nous invités à prêter attention dans l’attente du retour de Jésus ?
  • Que représente la sanctification de la communauté et du croyant ?

26/12/2025

Etude n°1 Phil 1.12-14 et 2 Cor 4.7-18 Persécuté mais pas abandonné (03 01 26)

Étude n°1 Persécuté mais pas abandonné Phil 1.12-14 et 2 Cor 4.7-18 (03 01 26) (Paul en prison selon Rembrand)Paul en prison Rembrandt.jpg

« Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur, je le répète réjouissez-vous ! »Phil 4.4

Observons Phil 1.12-14 en parallèle avec 2 Cor 4.7-18

-Dans quelle situation personnelle Paul écrit-il aux Philippiens ?

-Que met-il en contraste dans les deux passages de ses lettres ? Que veut-il souligner ?

-Quelle est la cause de ses souffrances (Phi 1.13) ?

-Quel en est le but ? 2 Cor 4.7, 10-11, 15

-Quelles en sont les conséquences ? Phil 1.12,14, 16

-Qu’est-ce qui soutient Paul dans ses souffrances ? 2 Cor 4.14

-A quoi nous prépare la souffrance ? 2Cor 4.17

-Pour qui est-ce possible ? 2 Cor 4.18. Que représentent les « choses invisibles » ? 

Comprenons

Vers la fin de son ministère, en 63 ap JC, Paul et à Rome, en résidence surveillée. Il peut recevoir des visiteurs et communiquer par lettres avec les églises d’Asie et d’Europe (Actes 28.30-31).Il a pu constater les progrès de l’Evangile dans le monde méditerranéen (Phil 1.12-13) et cela l’a réconforté dans ses souffrances (Phil 1.20). Déjà six ans auparavant Paul avait développé les mêmes idées dans sa 2ème lettre aux Corinthiens qui nous révèle son état d’esprit d’apôtre.

Dans cette 2ème lettre, il met en contraste sa situation extérieure de persécuté et son état d’esprit de croyant confiant en Jésus-Christ, sa fragilité humaine et sa force spirituelle. Il oppose, avec une grande humilité, son corps (= sa personne toute entière) comparé à un vase de terre, fragile, mortel  et d’usage commun (2 Cor 4.7), à la vie glorieuse de Jésus ressuscité qui le soutient et le fortifie (v 10-11). Dans ses souffrances, il suit les traces de Jésus qui est allé jusqu’à la mort pour nous, mettant à mort sa volonté propre pour faire la volonté de son Père, c. à d. le salut de l’homme. Ce faisant, Paul s’appuie sur l’assurance que Dieu qui a ressuscité son fils pourra le ressusciter aussi v 14. Cette assurance lui donne la capacité de supporter sans angoisse ses souffrances et même la perspective d’une mort proche, et ainsi de témoigner de la puissance de Jésus pour soutenir la vie intérieure de ses disciples en toutes circonstances (v 7,10-11, 16). Il en vient même à être fier de sa faiblesse parce qu’en elle la grâce de Dieu peut s’accomplir avec puissance (2 Cor 12.9), et permet à d’autres de rendre grâces à Dieu (2 Cor 4.15).

Son expérience de foi en Jésus le pousse à en parler sans cesse (2 Cor 4.13) pour que d’autres fassent la même expérience de vie en Jésus-Christ (v 12). Malgré son emprisonnement à Rome, il a pu constater les progrès de l’évangélisation grâce à la hardiesse de ses compagnons pour répandre la bonne nouvelle, fortifiés par son exemple de foi persévérante dans la souffrance (Phil 1.13-14 ; 2 Cor 4.16).           Pour autant Paul ne fait pas de la souffrance un moyen de salut quand il dit au v 17 qu’elle « produit au-delà de toute mesure un poids éternel de gloire » ! C’est dans l’affliction que se reconnaissent la foi et l’espérance du croyant. C’est elle qui nous fait aspirer à la gloire éternelle promise, en considérant combien elle est passagère. Cela n’est possible qu’à celui qui considère les réalités invisibles et spirituelles du salut, de la présence éternelle de Dieu, de son amour indéfectible, au lieu de s’appesantir sur les réalités matérielles et passagères (v 18 ; Rom 8.35-39). C’est pourquoi Paul peut recommander avec insistance à ses lecteurs de l’église de Philippe « réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ! »(Phil 4.4) ; dans les bons et les mauvais jours, que leur constance dans la foi et l’espérance en Christ rendent témoignage de la joie d’être son disciple.

Questions pour une application dans la vie chrétienne

  • Quelle est mon état d’esprit quand je vis des moments difficiles dans ma santé ou dans mes relations avec les autres, ou dans les tensions du monde ? Est-ce que j’en accuse Dieu de ne pas me guérir ou d’être silencieux, ou de ne pas rétablir une situation paisible ?
  • Qu’est-ce qui me réconforte dans l’épreuve ? Vers quoi ou qui est-ce que je me tourne pour la traverser ?
  • De quoi ma vie témoigne-t-elle à mon entourage, dans les bons et les mauvais jours ?