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16/01/2026

Étude n°4 Unité dans l’humilité Phil 2.1-8 (24 01 26)

Étude n°4 Unité dans l’humilité Phil 2.1-8 (24 01 26)

« Mettez le comble à ma joie, afin d’avoir une même pensée ; ayez un même amour, une même âme, une seule pensée, ne faites rien par rivalité ou par vaine gloire, mais dans l’humilité. » Phi 2.2-3

Observons

Le contexte : 1.27-30 : A quoi Paul a-t-il exhorté la communauté des Philippiens ? v 27. En quoi consiste pour lui la « conduite digne de l’Évangile du Christ » ?

Le Texte 2.1-8 :

V 1-4 : Exhortation à l’unité

- v1 : Quelles qualités peut-on trouver dans une communauté chrétienne ?

-v 2 : Sur quoi insistent les répétitions de ce verset ? Est-ce la « pensée unique » telle qu’on l’entend aujourd’hui (ou comme à Babel, Gen 11.1et 4)?

-v 3-4 : Qu’est-ce qui favorise l’unité dans la communauté ?

V 5-8 : Exemple du Christ

- Qui Paul donne-t-il en exemple ? Comment le v 5 complète-t-il et éclaire-t-il le v 2 ?

-v 6 : Quelle était la condition de Christ ? Comparez avec celle de l’Adversaire en Ez 28.12-17 ou Es 14.12-14.

-v7 : En contraste, quelle condition a choisie Christ ?

-v8 : Relevez dans ces deux versets 7 et 8 la progression de la situation de Christ. Que veut démontrer l’apôtre ? 

Comprenons

Le contexte : Après avoir exposé à l’église de Philippes sa situation d’apôtre souffrant pour annoncer l’évangile de Christ, Paul a annoncé son retour et exhorté les fidèles à demeurer fermes dans l’unité de la foi face à leurs adversaires pour que l’Évangile de Christ soit annoncé dignement (ch 1). Comment une communauté divisée par les rivalités et les ambitions des uns et des autres pourrait-elle témoigner de l’amour de Dieu et du prochain que proclame l’Évangile ?

Le Texte : En un seul verset, Paul énumère les qualités que l’on peut attendre chez une communauté qui se dit servir Christ : on doit pouvoir y trouver consolation en Christ, amour encourageant, compassion, miséricorde et communion d’esprit grâce à la présence de l’Esprit (il n’y a pas de majuscules en grec, on peut donc donner les deux sens au mot « esprit »). Ainsi se définit l’union ou l’unité qu’il exhorte l’église à cultiver : penser la même chose ou avoir la même pensée (v2) ce n’est pas l’uniformité des opinions ou des doctrines pour former un bloc de convictions, ni avoir une seule ambition comme à Babel qui cherchait à rejoindre le ciel pour échapper à un nouveau déluge. L’unité chrétienne se fait autour de Jésus-Christ seul (v 5), dont on essaie de suivre l’exemple d’humilité et de renoncement à soi en faveur de l’autre. Renoncer à soi ce n’est pas perdre sa personnalité, ou se soumettre à celle de l’autre, mais c’est privilégier le service de l’autre, rechercher son bien être avant le sien, ne plus imposer sa propre volonté et respecter la personne de l’autre. Cette humilité n’est pas naturelle à l’homme pécheur que l’Esprit ne transforme pas ! C’est pourquoi Paul va donner l’exemple du parcours de Jésus-Christ, dans ce qu’on peut appeler le premier Credo, la première profession de foi de l’Église Chrétienne.

Pour la première fois Paul affirme l’éternité de Christ, avant même son incarnation : il était Christ et chérubins.jpg« égal à Dieu » de la même condition, forme, ou figure (c’est le même mot grec). En cela il rejoint l’apôtre Jean dans le prologue de son évangile (Jn 1.1-2). Il n’a pas été question pour lui d’arracher à Dieu cette égalité puisqu’il l’avait, il était Dieu. Son parcours apparaît comme l’exact inverse de celui qu’on appelle Satan, chérubin garde des sceaux divins qui s’admirant lui-même et fier de sa position, se mit à convoiter la place de Dieu, de Christ, dans une folle ambition à son profit. Christ au contraire n’a regardé que l’intérêt de la créature à son image, tombée sous la férule de son Adversaire ; et dans une descente vertigineuse il a choisi de devenir semblable à elle, homme, serviteur (ou esclave), obéissant volontairement à la volonté divine de sauver les hommes, au prix même de sa vie, dans une mort atroce sur la croix, châtiment des plus grands brigands. Ce merveilleux exemple d’humilité balaye toutes nos conceptions de l’humilité trop souvent confondue avec absence de dignité, servilité, ou écrasement de sa personnalité.Jésus en croix (tête).jpg L’humilité de Jésus est volontaire et vient de son amour profond pour Dieu et l'humain. Si cette pensée de ressembler au Christ habite chaque croyant,  la communauté chrétienne rendra le témoignage que Dieu attend d’elle ! 

Questions pour une application dans la vie chrétienne

  • Quels sont le fondement et le but de ma communauté : se faire reconnaître par les autorités civiles, croître en nombre pour asseoir sa place dans la société, servir les membres de la communauté sur les plans moraux, sociaux, humanitaires, servir les autres à l’extérieur sur ces mêmes plans, annoncer la venue de Jésus-Christ, témoigner de son amour et du salut offert à tous, etc. ?
  • Comment mettre en pratique dans mon église l’exemple de Christ ? Quelles rivalités ou ambitions ou quel orgueil mon cœur nourrit-il ? Comment m’en débarrasser ?
  • Vers qui puis-je aujourd’hui aller pour lui venir en aide, ou lui donner un peu de l’affection dont il a besoin ? Qu’est-ce qui me retient pour faire cette démarche ?

09/01/2026

Etude n°3 Vie et mort, Phil 1.19-30 (17 01 26)

Etude n°3 Vie et mort, Phil 1.19-30 (17 01 26)

« Christ est ma vie, et la mort m’est un gain » Phil 1.21

Observons

Le contexte (v 12-18)

  • Dans quelle situation se trouve Paul ? Comment la positive-t-il ?
  • Qui critique-t-il ? qu’est-ce qui oppose les deux catégories de frères ? (v 15-17)
  • Qu’est-ce qui réjouit finalement l’apôtre ? (v 18)

Le texte (v19-30)

  • Qu’est-ce qui tournera au salut de Paul ? Grâce à quelles aides ? v 19
  • Quel est l’objectif de la vie ou de la mort de Paul ? v 20
  • Comment comprendre ces versets 21-23 à la lumière de la Bible seule ? Rom 14.7-9 mais aussi Gal 2.20 ; Col 3.3-4 ; 1Thes 4.13-17 ; Eccl 9.5,10.
  • Pourquoi Paul estime-t-il nécessaire de continuer à vivre ? v 25-26
  • Que désire Paul pour conclure ? v 27
  • Qu’est-ce qui est une preuve venant de Dieu de la perdition des adversaires et du salut des fidèles ? v 27-28
  • -Quelle est la grâce reçue de Dieu par les Philippiens ? en quoi souffrir pour Christ peut-il être une grâce ? v 29
  • De quel combat parle Paul ? v 30 ; 1Thes 2.2 ; 1Tim 6.12 ; Héb 10.32-33 

Comprenons

Le contexte

Paul se trouve à Rome, prisonnier assigné à résidence. Il peut recevoir qui il veut et écrire à ses correspondants. L’Eglise de Philippes lui est particulièrement chère car elle est la première qu’il ait fondée en Europe, et elle l’a soutenu sans cesse dans son ministère d’apôtre. Paul positive sa situation en affirmant que son incarcération a contribué aux progrès de l’Evangile jusqu’auprès des autorités romaines, qui grâce à lui ont pu entendre parler de Christ. De plus parmi les frères dans la foi, le courage de Paul a stimulé l’évangélisation, par amour pour l’apôtre. Seulement d’autres frères envieux de la réputation de Paul se comportent en rivaux et annoncent l’Evangile en cherchant leur propre gloire, croyant nuire ainsi à l’apôtre. On pense que ces chrétiens étaient des Judaïsants, prêchant la circoncision et l’observation de la loi juive pour être sauvé. Paul s’est heurté toute sa vie à cette déviation de l’Evangile, et on peut comprendre qu’elle puisse ajouter de la tristesse à ses épreuves ! Mais loin de condamner ces faux-frères, il ne considère que le fait que Christ est tout de même annoncé !

Le texte

Paul peut se réjouir de cette annonce de l’Evangile parce qu’il sait que « toutes choses contribuent au bien de ceux qui aiment Dieu » (Rom 8.28). Dieu saura faire triompher la vérité que prêche Paul, c’est-à-dire la justification par la foi, seul fondement du salut. De plus Paul compte sur le soutien des prières des fidèles et la puissance du Saint-Esprit, qui confortent son assurance de n’éprouver aucune honte à proclamer l’Evangile (v 19-20a).

Le but de la vie terrestre de Paul est d’exalter ou glorifier Christ avec assurance (v 20) quelle que soit la situation ...même par sa mort. Il désire que tout ce qui lui arrive fasse connaître Christ autour de lui, peu importe ce qu’il doit en souffrir. C’est ainsi qu’il peut dire humainement que « la mort est un gain » parce qu’elle le délivrerait des souffrances subies. Ce peut être le cri de tout martyr pour sa foi. Pour Paul se pose le dilemme « vivre » pour poursuivre son œuvre d’évangélisation, ou « mourir » pour enfin trouver le repos (v 22-23). Il opte alors pour rester en vie à cause de son œuvre d’enseignement et d’encouragement dans la foi auprès des Philippiens, pour leur plus grande joie en Jésus-Christ (v 24-26). Ce qui pose problème dans sa formulation c’est l’expression « j’ai le désir de m’en aller pour être avec Christ, ce qui est de beaucoup le meilleur » (v23). En général les commentaires des chrétiens croyant en l’immortalité de l’âme s’appuient sur ce verset pour affirmer que Paul croyait rejoindre le Christ immédiatement après sa mort. De plus, c’est vrai que la formule adressée  à des Grecs pourrait être comprise ainsi, car déjà à son époque le judaïsme l’avait adoptée sous l’influence du platonisme auquel adhérait le philosophe juif Philon d’Alexandrie dès le 1ersiècle avant JC, avec la traduction en grec des Septante (https://fr.wikipedia.org/wiki/Philon_d%27Alexandrie). Pourtant, Paul était un pharisien juif qui connaissait parfaitement les Écritures hébraïques et tous les textes qui  nient l’immortalité d’une âme indépendante du corps physique (Eccl 9.5,10 ; 1Thes 4.13-17.). Paul croyait à une résurrection générale au retour de Jésus en gloire, que chacun attend dans le sommeil de la mort. Que veut-il donc dire qu’il veut « s’en aller pour être avec Christ ce qui est de beaucoup le meilleur » ? Ne serait-ce pas un raccourci de pensée : le séjour dans la mort étant inconscient pour le mort, il n’a plus le sens du temps qui s’écoule. Avant de s’endormir, chaque croyant peut se réjouir à la pensée que le jour de son réveil, de sa  résurrection, le mettra en présence de Christ pour l’éternité. Cette pensée habitait Paul, mais il la met de côté volontairement par souci des autres et de sa mission auprès d’eux.

Il demande seulement aux croyants de partager son souci de témoignage fidèle à Christ, en manifestant leur foi  par leur conduite fidèle aux enseignements du Seigneur, c’est-à-dire leur unité et leur fermeté dans la foi et l’amour fraternel (v 27), face aux adversaires. Par elles ils prouveront les torts des adversaires et le salut offert par Dieu aux croyants, même à travers leur martyre (v 28-29), comme Paul lui-même en donne l’exemple ! C’est ce que l’apôtre appelle le bon combat de la foi (1 Tim 6.12). Combat de la foi contre l’ignorance des persécuteurs, contre les tentations d’abandonner la foi, contre les fausses doctrines comme celle des Judaïsants (= salut par les œuvres), ou contre le « vieil homme en eux » égoïste et orgueilleux. Csoldat romain.jpg’est notre combat encore en ces derniers jours où plus que jamais Dieu demande à ses enfants de témoigner de son amour inconditionnel dans un monde de plus en plus violent et sectaire. Paul nous invite à saisir les armes spirituelles de Dieu dans ce combat (Eph 6.-18), dont le soldat romain est un symbole. 

Questions pour une application dans la vie chrétienne

  • Quel est le but de notre vie ? Comment témoigner de Dieu autour de nous ? De quel Dieu sommes-nous témoins ?
  • Quelle est notre attitude face à notre propre mort ? Un bien, un désastre, une terreur, un soulagement ? De quoi pouvons-nous témoigner à ce propos ?
  • Contre quoi menons-nous le combat de la foi : des idées, des hommes, des institutions, des habitudes, des influences, des idéologies ? Comment être de « bons combattants de Dieu » ? Quelles sont nos « armes » ?