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03/07/2020

Étude n°2 Puissance du témoignage personnel Marc 5.1-20 (11 07 20)

Nous rappelons à nos lecteurs que les textes étudiés dans notre blog sont tous sélectionnés dans la liste fournie par le Guide d’Étude de la Bible de l’Église adventiste mondiale. Il arrive parfois que notre choix diverge de celui de l'Union Franco-Belge pour l'AET (A l'écoute du texte). C'est pourquoi, vous trouverez à la suite de notre étude, celle du texte retenu par l'équipe de l'AET  : Actes 26 12-18

Étude n°2 Puissance du témoignage personnel Marc 5.1-20 (11 07 20)

« Nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu ! » Actes 4.20  

ObservonsGuérison du possédé de Légion Polyptique 16è.jpg

Le contexte

Dans le ch 4 Jésus est présenté comme l’enseignant qui s’adresse à la foule en paraboles expliquées en particulier aux disciples. Puis il apparaît comme le Maître des éléments en apaisant la tempête déchaînée sur le lac qu’il traversait avec ses disciples. Après sa rencontre avec le démoniaque, il retournera en Galilée et manifestera sa puissance divine par une résurrection et une guérison.

Le texte :

  1. a) 1-5 : débarquement de Jésus en Décapole, et portrait du démoniaque
  2. b) 6-10 : dialogue entre Jésus et les démons
  3. c) 11-13 : destruction des démons

b’) 14-17 : réactions des spectateurs

a’) dialogue entre Jésus et le possédé guéri : Que demande l’homme guéri ? Que lui répond Jésus ? Que doit raconter l’homme guéri ? Quelle réaction provoque son témoignage ? 

Au centre du texte (c) se situe le moment important : la confrontation de Jésus avec les démons, et la manifestation de sa puissance sur eux. Celle-ci provoque la crainte chez les démons (b) et chez les hommes (b’), tandis qu’elle transforme complètement le possédé fou furieux en témoin sensé et persuasif.

Comprenons

Nous examinons ce texte d’abord du point de vue de la relation de Jésus avec les puissances surnaturelles démoniaques, puis du point de vue de la guérison du possédé.

1- Un tel cas de folie furieuse était considéré comme l’œuvre du démon, qui par les anges déchus qui le servent, prend possession d’hommes ou de femmes. C’est-à-dire que ces personnes ne maîtrisent plus ni leurs pensées, ni leur volonté, ni leur comportement : elles sont complètement aliénées, esclaves de ces esprits mauvais, qui n’ont d’autre but que d’arracher à Dieu ces créatures humaines.

La relation de ces esprits avec Satan est suggérée par

            - le lieu où est relégué le possédé : parmi les sépulcres ; il vit dans l’impureté de la mort, il est un déjà-mort, un mort-vivant.

            - le lieu où ils redoutent d’aller : l’abîme est dans la Bible, le lieu symbolique de la résidence et de l’emprisonnement de Satan (Apocalypse 9.1, 2, 11 ; 20.3). Les démons redoutent d’y être envoyés, car alors ils n’auraient plus aucun pouvoir sur personne !

            - la force surnaturelle de cet homme qui brise les chaînes qu’on lui met pour tenter de le maîtriser.

            - le lieu où était poussé le possédé : le désert n’est pas un lieu de vie, mais de mort pour les hommes.

            - la connaissance surnaturelle et remplie de peur et de haine qu’ils ont de Jésus (v7). Aussitôt ils l’identifient comme le Fils de Dieu qui a pouvoir sur eux, malgré leur résistance (v 10).

            - le choix qu’ils font d’aller dans les pourceaux, considérés comme animaux impurs par les Juifs.

On peut voir l’humour de Jésus qui accède à leur demande : la folie démoniaque va s’emparer de ces bêtes impures et les conduire à l’abîme, la mer où elles vont trouver la mort. Les démons iront bien en fin de compte à l’abîme, n’ayant plus rien à posséder ! Image prophétique de leur destruction finale dans l’étang de feu (Ap 20.10 ; 21.8).

La relation de Jésus avec ces esprits démoniaques est intéressante à remarquer : il n’a pas crainte de les approcher : il savait où il allait en abordant à cet endroit désolé de la côte, en terre païenne.  Il décèle tout de suite leur présence, mais aussi la lueur de lucidité du possédé qui s’est avancé à sa rencontre. Pour s’en rendre maître, Jésus oblige les démons à se nommer. Donner son nom c’était s’en remettre à celui qui le recevait, se soumettre à sa domination. Tous les efforts des esprits mauvais pour échapper à la puissance divine sont alors vains.

2- Psychologiquement ce récit nous enseigne  l’importance de prendre conscience, grâce à la Parole de Dieu, de ce qui nous anime. En prendre conscience permet de reconnaître notre faiblesse et de nous tourner vers le Seigneur, qui saisit le moindre mouvement vers lui pour guérir, apaiser, régénérer, comme il l’a fait pour le Géranésien. Celui-ci était prisonnier du plus profond des cachots : possédé de mille démons, exclu de la société, il vivait parmi les morts, lié de chaînes que les hommes lui mettaient pour se protéger de sa folie furieuse. Il n’était plus lui-même et personne ne pouvait le délivrer, les hommes renforçant la domination des puissances surnaturelles mauvaises sur lui, par leurs mesures de protection sociale.

Jésus en le guérissant, le rétablit dans son intégrité physique, sociale, affective et spirituelle, comme le prouve l’état où on le trouve : cet homme prisonnier des hommes, des démons, de lui-même, de sa folie, de sa violence, de sa solitude, et de son ignorance de Dieu, dans un moment de lucidité s’est approché de Jésus ; cela a suffi pour que Jésus intervienne en sa faveur et qu’il le transforme en un homme sensé, calmé, rétabli parmi les siens et témoin des œuvres de Dieu envers lui. Le témoignage de son expérience avec Jésus, par la parole et par l’exemple remplit son entourage d’admiration et, espérons-le, de foi !

Aucun lien ne résiste à l’intervention libératrice de Christ, qui par ce miracle proclamait le but de sa mission : rétablir l’homme, esclave du péché, dans son intégrité et sa dignité d’ « image de Dieu ».

Questions pour une application dans la vie chrétienne

  • Ai-je conscience d’avoir à être libéré des chaînes qui font obstacle à une relation saine avec Dieu et avec les autres ? Puis-je identifier quelques-unes de ces chaînes et les présenter au Seigneur pour qu’il les brise ? (rancune, haine, violence, doutes, suffisance, désir de reconnaissance ou de gloire humaines …)
  • Ai-je foi en la puissance de libération de Jésus ? Comment l’ai-je expérimentée dans ma vie, ou dans celle de l’église ?
  • Quelle expérience de libération  puis-je partager aujourd’hui avec mon entourage ?
  • Quelles réactions provoque mon témoignage de vie? Comment le rendre attractif ?

 Commentaire d'Actes 26.12-18 (AET)

Paul sait que c’est la dernière fois avant son départ pour Rome, qu’il a l’occasion de proclamer l’Évangile devant les autorités de son peuple, dans son pays. Il se justifie des accusations contre lui, en rappelant sa vie et sa foi de Juif pharisien (26. 2-11), et la contradiction de ses accusateurs qui partagent la même foi que lui dans la résurrection des morts (v 7-8).

Paul en profite pour faire pénétrer la vérité divine dans les cœurs, en racontant sa conversion et sa vocation, véritables grâces faites à ce persécuteur cruel et acharné qu’il était.

Dans le troisième récit de sa conversion,  nous trouvons deux détails originaux :

- Dieu lui a parlé en araméen, langue juive de l’époque. Paul dit cela parce que lui-même devant cette assemblée mixte, parle en grec, la langue commune du bassin méditerranéen, et il traduit les paroles de la voix divine. Ce détail montre la réalité de l’événement dont Paul n’a rien oublié.

- Les paroles de Jésus : « Il te serait dur de regimber contre les aiguillons », est une expression grecque et juive, qui s’applique à l’expérience de Paul. Les bœufs sont stimulés à marcher par un aiguillon, une pointe de fer au bout du long bâton de leur bouvier. Si l’animal résiste, le bouvier enfonce l’aiguillon dans la chair et le blesse. Si Paul avait résisté à l’appel du Maître, s’était révolté contre la vérité et sa propre conscience, il aurait fait l’expérience de la souffrance morale et spirituelle qui conduit soit à une soumission forcée, que ne désire pas Dieu, soit à la mort spirituelle, séparation totale de Dieu. On peut en voir une manifestation dans le malaise profond et l’angoisse de ceux qui sont travaillés par leur conscience parce qu’ils ont renié Dieu.

La fin du discours de Paul et son impact sur les auditeurs (26.19-32)

Paul s’adresse directement à la conscience du roi : il invite le roi à suivre son exemple : à ne pas résister à la révélation, à se repentir, à se tourner vers Dieu et à agir en conséquence (v 20), à trouver du secours auprès de Dieu qui lui a permis de vivre jusque-là malgré les embûches des Juifs, et de témoigner des souffrances et de la résurrection de Jésus pour le salut des nations.

Festus dépité de ne rien comprendre à ces vérités spirituelles étrangères à son paganisme, et irrité de ne pas être plus éclairé sur le cas de Paul, attribue à une exaltation d’esprit les paroles pleines d’ardeur de Paul.

Le calme respectueux de la réponse de Paul contredit cette accusation de folie, que Paul sait normale de la part de ceux qui ne croient pas (1 Co 1.23).

Paul en appelle au jugement d’Agrippa qui comme Juif devait connaître les Écritures et l’histoire de Jésus qui ne s’est pas passée « en cachette et dans un coin » (v 26). Puis il cherche à l’obliger à prendre parti par une question directe sur sa foi.

Agrippa répond avec ironie et gêne, pour éluder la question. Il semble reconnaître la force de persuasion de Paul, son émotion au récit de l’apôtre, et en même temps il manifeste une réaction d’orgueil : lui le roi, il ne peut pas se laisser persuader par un prisonnier, et devenir chrétien !

Paul dans son ardeur pour le salut des autres, formule le vœu émouvant que non seulement le roi mais toute l’assistance lui ressemblent, en dehors de ses chaînes, bien sûr !  Il ne perd ni le sens d’à-propos, ni la conscience du lieu et des circonstances, ni son objectif d’offrir le salut à tous !

Le brusque refus d’Agrippa, qui veut cacher l’impression que lui fait Paul, s’accompagne toutefois de l’avis que Festus attendait de lui : il proclame l’innocence de Paul « qui aurait pu être relâché, s’il n’en avait pas appelé à l’empereur ». (v 32)

Telle fut la conclusion de ce dernier appel au salut lancé par Paul aux autorités de son peuple dans son pays. L’ultime appel aux Juifs aura lieu à Rome, à l’arrivée de l’apôtre dans la cité impériale. (ch 28)

 Questions pour une application dans la vie chrétienne

- De quelle expérience avec Dieu puis-je témoigner ? De quoi ma vie elle-même témoigne-t-elle ?

- Comment est-ce que je réagis à l'incompréhension ou au refus que provoque mon témoignage de foi ? Par quelle promesse de Dieu suis-je fortifié (e) pour continuer à annoncer l'espérance du salut ?

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