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23/07/2021

Étude n°5 Venez à moi, Mat 11.20-30 (31 07 21)

Étude n°5 Venez à moi, Mat 11.20-30 (31 07 21)

Venez à moi vous tous qui êtes fatigués et chargés et je vous donnerai du repos.» Mat 5.28

Observons

Le contexte : Ch 11.16-19

Après avoir rendu hommage à Jean-Baptiste emprisonné, quel reproche Jésus adresse-t-il à ses contemporains ? Sous quelle forme ?

Le texte : v 20-30

  • V 20-22 : De quelles villes parle Jésus ? Que leur reproche-t-il ? A qui les compare-t-il ?
  • V 23 : Qu’a de particulier Capernaüm pour être distinguée de ses voisines ? A qui est-elle comparée ? Qu’y a-t-il d’injurieux dans ces comparaisons ?
  • V 22 et 24 : Pourquoi ces villes seront-elles jugées si sévèrement ? Y aura-t-il des différences de traitement entre les impies ?
  • V 25-30 : Quel est le lien entre cette partie du texte et la précédente ? Quel rapport y a-t-il entre ces deux parties ?
  • V 25 : Comment Jésus s’adresse-t-il à Dieu ? Que révèle-t-il ainsi ?
  • Qui sont les sages et intelligents ? Qu’est-ce qu’ils ne comprennent pas ? Qui sont les enfants ?
  • V 26 : Quel dessein de Dieu Jésus approuve-t-il ?
  • V 27 : Que révèle Jésus sur son identité et sa mission ? A qui répond-il par cette révélation, (v 6, 19) ?
  • V 28 : A qui est destiné cet appel ? Qu’offre Jésus ?
  • V 29-30 : Qu’est-ce qu’un joug ? à quoi sert-il ? Quelle est la condition pour trouver le repos ? Qu’est-ce qui au v 29 explique le v 30 ?

Comprenons

Le contexte

Jean-Baptiste en prison depuis un an est pris de doute : Jésus dont il avait reconnu la messianité à son baptême n’a pas encore établi son règne avec puissance (comme tous les Juifs l'attendaient) et il ne faisait rien pour le délivrer ! Dans un moment très humain et très compréhensible de découragement ou d’angoisse, il envoya deux de ses disciples interroger Jésus : était-il le Messie attendu ? Jésus répond par les faits : les œuvres qu’il a accomplies réalisent les prophéties à son sujet (Es 35.5 et suivants ; 61.1) et il révèle leur but : annoncer la Bonne Nouvelle du salut aux pauvres !

Après le départ des disciples de Jean, Jésus lui rend hommage en le qualifiant comme son précurseur (v 10), le plus grand des prophètes (v 11), l’Elie qui devait venir (v 14). Malheureusement seuls ceux qui désiraient ardemment (= violemment) le salut, ont su s’emparer des promesses du Royaume en l’écoutant (v 12). Jésus avertit ses auditeurs (v 15) par une parabole qui dénonce l’attitude de ses contemporains : Jean et Jésus (le premier groupe d’enfants de la parabole) ont parlé, et invité les autres enfants (second groupe de la parabole) à se repentir (se lamenter), et à se réjouir du salut offert (danser), mais en vain, car ils n’ont reçu que mépris et calomnie (v 18-19), alors que leurs œuvres dans la vie de ceux qui les ont suivis,  ont prouvé la sagesse divine de son plan de salut (v 19c).

Le texte

Toujours sur sa lancée d’avertissement à ceux qui ne veulent pas l’écouter et le reconnaître comme le Messie, Jésus plaint (« malheur ! » n’est pas une malédiction lancée contre quelqu’un, mais un cri de pitié devant la souffrance éprouvée) les villes de Galilée qui ne l’ont pas reçu. Corazin et Bethsaïda (patrie de Pierre, André et Philippe, Jean 1.45) étaient situées près de Capernaüm au Nord et à l’Ouest du lac de Tibériade. Elles furent donc parcourues par Jésus et entendirent son témoignage sans y répondre. Capernaüm eut le privilège d’être la résidence de Capernaüm ruines-de-la-ville-antique--en-israël.jpgJésus et sa famille, après leur départ de Nazareth. Toutes les trois sont comparées et opposées à des villes païennes et ennemies d’Israël, Tyr, Sidon, Sodome. Cette dernière particulièrement corrompue à l’époque de Lot et Abraham, n’existait déjà plus et représentait dans la tradition juive le sort qui attend tout rebelle à l’Éternel. La comparaison des trois villes de Galilée à ces villes païennes était choquante et devait avertir fermement les auditeurs : au jour du jugement dernier, les villes païennes, ignorantes du salut de Dieu, auront un sort plus supportable que les villes juives qui ont entendu l’Evangile et l’ont rejeté (ch 10.15). L’incrédulité rend chacun plus responsable de son sort éternel que l’ignorance. Matthieu comme Luc (Luc 12.47-48) exprime cette vérité dans un langage qui tient compte de la croyance erronée qu’il existe des degrés diversifiés dans les souffrances des impies au jugement dernier. Ce ne sont pas les souffrances de la mort éternelle qui seront différentes, mais le ressenti de chacun face aux révélations de sa vie, que mettra en lumière le jugement. La prédiction de Jésus s’est déjà réalisée historiquement puisque aujourd’hui les trois villes incriminées ne sont que des ruines !

Sans autre transition qu’une indication vague de simultanéité « en ce temps-là », qui marque chez Matthieu sa façon de relier deux événements ou deux enseignements dont le sens lui paraît proche, Matthieu rapporte une louange de Jésus à son Dieu. Jésus reconnaît Dieu comme le Père (5 fois dans le passage) et le Créateur de l’Univers, un Dieu à la fois tout proche et familier, tout lointain et majestueux, qui a un dessein bienveillant pour les plus humbles. On peut lier cette louange au verset 5 du ch 11, où l’on constate que l’œuvre de Jésus s’accomplit parmi les plus pauvres. Les enfants dont il s’agit au v 25 ne sont pas seulement les plus jeunes, mais tous ceux qui comme eux ressentent leur besoin d’aide, de réconfort et d’amour paternel, et qui sont disposés à écouter, comprendre et suivre le message de salut de Jésus.(Humbles, pauvres, et enfants sont synonymes !) Ils peuvent recevoir la révélation de Dieu que seul Jésus peut leur faire. Ce verset 27 placé au centre du paragraphe, montre l’importance de l’affirmation d’identité de Fils, et de l’intimité de Jésus avec son Père. C’est un des buts de sa mission sur terre : faire connaître l’amour paternel de Dieu qu’Israël avait oublié au fil du temps dans sa lutte contre le polythéisme idolâtre.

L’appel de Jésus à venir à lui pour trouver du repos n’est pas adressé seulement à ceux qui sont physiquement et moralement fatigués et chargés par les soucis de la vie, mais aussi et peut-être en priorité, vu le contexte des reproches adressés à ceux qui se croient sages et intelligents mais qui ont refusé Christ, à ceux que ces « pharisiens » ont accablés de leurs prescriptions et culpabilisés à outrance, « fermant ainsi la porte du royaume pour ceux qui voudraient y entrer » (Mat 23.13). En opposition au joug imposé par ces pharisiens pour asseoir leur pouvoir (Act joug de boeufs 3.jpg15.10) Jésus offre un joug bon et léger. L’utilité du joug est de répartir l’effort des bœufs sur les deux bêtes à égalité, et de coordonner leur marche pour tracer des sillons bien droits. En offrant son joug, Jésus propose à chacun de soulager sa peine en la partageant, et de l’aider à avancer sur son chemin de vie. Sa douceur et son humble serviabilité apaisent ceux qui l’associent à leur vie et lui font confiance, et leur procurent le vrai repos de tout leur être.

 

Questions pour une application dans la vie chrétienne

  • Qu’est-ce qui personnellement m’a convaincu(e) que Jésus est le Fils de Dieu ? Comment cela a-t-il changé ma vie ?
  • Comment ma vie présente révèle–t-elle ma foi en Jésus ?
  • Comment être un enfant à qui les « choses cachées» sont révélées ?
  • Quand et comment ai-je expérimenté le repos offert par Dieu ?

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