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04/11/2016

Étude n°7 Rétribution punitive Job 8.1-22 (12 11 16)

Étude n°7 Rétribution punitive Job 8.1-22 (12 11 16)

« Peux-tu découvrir les profondeurs de Dieu ou découvrir ce qui touche à la perfection du Tout-Puissant ? » Job 11.7

« Dieu ne rejette pas l’homme intègre et il n’affermit pas la main de ceux qui font le mal » Job 8.20

Observons la première réponse de Bildad à JobPapyrus.gif

1-3 : A quels propos de Job Bildad fait-il allusion ? (7.11-21) Comment les qualifie-t-il ? (8.2). Que sont-ils à ses yeux ? (v 3)

4-7 : Qu’ose-t-il insinuer sans tenir compte du chagrin de Job et totalement injustement ? Que laisse-t-il espérer à Job ? Quelle théorie sur la justice divine défend-il ?

8-19 : A quoi a-t-il recours pour convaincre Job ? (8-10). Sur quels exemples de la nature s’appuie-t-il ? (11-12). Quel sort a l’impie selon sa théorie ? (13-19) Quelles sont les parts de vérité et d’erreur de cette théorie ?

20-21 Quelle consolation apporte-t-il à Job ?

22 : Quelle menace profère-t-il indirectement contre Job ?

Comprenons

1-7 : Après Eliphaz, Bildad prend la parole sans plus de compassion pour son « ami ». Il a été choqué par les paroles véhémentes que Job a prononcées contre Dieu. En effet Job s’en est pris à la justice incompréhensible de Dieu qui s’acharne sans raison contre lui (7.17-21), et ne semble pas vouloir pardonner une éventuelle faute de sa part. Job et ses amis ne connaissent pas ce qui s’est passé entre Dieu et Satan !

8-19 : Bildad se fait le défenseur de Dieu qui ne peut pas être injuste (8.3). A ses yeux, Dieu punit toujours l’impie, le pécheur périt comme ce fut le cas des fils de Job, morts à cause de leurs crimes ! Quel mot terrible ! Comment Bildad peut-il juger et condamner à la place de Dieu ? Pour consoler Job, il lui promet le rétablissement… s’il est toutefois juste. (Son état misérable présent sous-entend à ses yeux qu’il est pécheur !). Sans le savoir Bildad prophétise ce qui arrivera finalement à Job. Mais sa théorie de rétribution divine punitive, si elle est partiellement[1] exacte du point de vue eschatologique, sur terre elle ne se vérifie pas souvent (voir le Psaume 73.3-9), malgré les exemples fournis par Bildad, tirés de la sagesse des pères ou de la nature (Le papyrus sèche sans eau, comme l’impie meurt s’il oublie Dieu ; malgré sa confiance dans la vigueur et la prospérité de sa maison, elle s’écroule vite car elle est sans racines, v13-19).

Dieu est juste, mais les événements ne sont pas toujours le résultat d’une rétribution divine comme va le reconnaître Job dans sa réponse à ses amis (9.22, 32-33).Il aspire à trouver un arbitre entre lui et ce Dieu dont il ne comprend pas les voies (9.4), mais dont il implore la grâce (9.15).

Dans la bouche de Bildad nulle notion de grâce divine. La relation à Dieu repose sur le principe du donnant-donnant que Job conteste et que Jésus dénoncera (Jean 9.1-3 : l’aveugle-né, et Luc 13.1-5 : les victimes de la Tour de Siloé). Aux yeux de Bildad la référence aux anciens devrait faire foi. Il ne la met pas en doute et perpétue ainsi une « sagesse » tout humaine, dont Dieu dira qu’elle « parle mal de lui » (Job 42.7) !

20-21 : En faisant miroiter à Job la joie d’un possible rétablissement, Bildad continue à sous-entendre que Job est pécheur, « revêtu de honte ». La menace déguisée n’est pas pour consoler Job, mais pour lui faire craindre un Dieu punisseur !

Job va accomplir tout un chemin intérieur pour entrevoir que Dieu n’est pas tel que le pensent ses amis, mais est un « Rédempteur vivant qu’il pourra contempler lui-même », au-delà de sa mort terrestre (19.25-27).

Questions pour une application dans la vie chrétienne

  • Sur quels exemples de la grâce de Dieu dans ma vie de pécheur puis-je m’appuyer pour rejeter l’idée de sa rétribution punitive ?
  • Comment ne pas se fier à la sagesse humaine des anciens pour expliquer la souffrance ?
  • Que nous révèle la parole de Dieu sur l’origine des souffrances ? Cette révélation est-elle consolante, apporte-t-elle de l’espoir ?

 

[1] En effet le jugement final où les hommes sont révélés comme impies ne constitue pas une punition de Dieu, mais l’application de la conséquence inéluctable du choix de mort de l’impie. Ce dernier récolte ce qu’il a semé. Dieu ne fait que le constater et le rendre visible par tous.

08:00 Publié dans Job | Lien permanent | Commentaires (0)

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