13/01/2017
Étude n°3 Divinité du St Esprit : Tite 3.4-7 (21 01 17)
Étude n°3 Divinité du St Esprit : Tite 3.4-7 (21 01 17)
« Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du St Esprit soient avec vous tous ! » 2 Cor 13.13 (Enluminure : Dieu triade)
Observons
Le contexte : (1-3)
- Quelles recommandations Paul fait-il aux fidèles de Crète dont Tite est le pasteur ? (v 1-2)
- Dans quelles situations passées s’étaient trouvés les chrétiens ? (v 3)
Le texte (4-7) :
- Relever les trois mentions de la divinité faites par Paul : où se situent-elles dans le texte ? Où est placé le St Esprit ?
- Quels qualificatifs sont attribués à Dieu (v 4-5), à Jésus-Christ (6-7) ?
- Quel est le signe visible de l’action du St Esprit ? En quoi consiste cette action ? Avec quoi contraste-t-elle (v 3) ?
- A quoi aboutit-elle spirituellement (v 7) et concrètement (v 8) ?
Comprenons
Paul avait établi Tite comme pasteur des églises de Crète lors de son passage dans l’ile entre ses deux incarcérations à Rome. L’Église crétoise contenait beaucoup de Juifs, dont certains encore très judaïsants se permettaient de répandre la fausse doctrine du salut par l’observation de la loi. Paul recommande à Tite de lutter énergiquement contre leurs enseignements, opposés à la doctrine de la grâce de Dieu. Dans le court passage qui nous occupe, il résume magistralement tout le plan du salut offert par Dieu :
V 3 : Les hommes (Paul s’y inclut) avant leur conversion sont asservis à leurs passions et se haïssent entre eux.
V 4-5 : Dieu Sauveur intervient par bonté, miséricorde et amour pour ces hommes perdus qui n’ont aucun mérite, aucune œuvre juste dont ils pourraient se prévaloir.
V 5b-7 : Dieu Sauve par l’action de renouvellement de l’intelligence (Eph 4.23 ; Rom 12.2) et la régénération de l’être intérieur qu’opère le Saint-Esprit répandu sur les hommes par la grâce de Jésus-Christ, au moment du baptême (= bain de régénération).
Par un raccourci d’expression, Paul attribue au signe visible du baptême les vertus et la puissance qu’il signifie. Ce n’est pas le baptême qui sauve (Act 16.31 ; Act 2.21), mais la foi en Dieu et en Jésus-Christ. La divinité tout entière agit pour justifier l’homme et le rendre par la grâce et l’amour de Dieu héritier de la vie éternelle (Jean 3.16). Chacune des trois manifestations de la divinité a sa fonction spécifique, son temps et son lieu d’intervention, tout en agissant en unité d’intention et d’amour pour les hommes. Dieu est sauveur en tant que concepteur du salut dès les origines, Jésus est sauveur en tant qu’acteur principal par son incarnation, sa mort et sa résurrection sur terre, et son intercession dans le ciel ; le Saint-Esprit est sauveur en tant qu’agent de transformation du cœur de celui qui a reconnu Jésus-Christ.
A la désobéissance initiale des hommes (v 3), répond après l’intervention de l’Esprit de Dieu (v 4-7), une excellence dans la pratique de la foi par des œuvres bonnes, conformes à la volonté de Dieu (v 8), qui manifestent la reconnaissance du croyant pour le salut obtenu pour lui par Jésus-Christ. (Icone de Roublev, les trois formes de la divinité)
Cette déclaration de la foi chrétienne est si importante pour Paul qu’elle exclut les vaines discussions sur la place de la loi, ou même sur …la divinité du Saint-Esprit. Les formules de bénédictions de Paul (2 Cor 13.13 par exemple) qui allient toujours Dieu, Jésus-Christ et le Saint-Esprit, prouvent qu’il n’a aucun doute sur cette divinité. De même qu’on ne peut séparer l’astre du soleil de sa chaleur et de sa lumière, et de même que l’eau se présente sous trois formes, liquide, vapeur et glace, en restant toujours de l’eau, Dieu Eternel ne peut être séparé de Jésus et de l’Esprit ! Qui sommes-nous pour en douter ?
Questions pour une application dans la vie chrétienne
- Qu’est-ce qui rend efficace le baptême du croyant ?
- Qu’est-ce qui me sauve : ma bonne conduite, ma foi en Dieu Père, Fils et Saint-Esprit, mon baptême, mon changement de comportement, l’amour de Jésus pour moi ?
- Quelle place prend l’obéissance à la loi après mon baptême ?
- Quelles preuves ai-je de la présence de l’Esprit en moi, et en mon église ?
- Lorsque nous prions, à qui préférons-nous nous adresser : Le Père, le Fils, ou le St-Esprit ? Pourquoi ?
08:00 Publié dans Saint Esprit Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0)
06/01/2017
Étude n°2 Travail du St Esprit en arrière-plan, Ezéchiel 37.1-14 (14 01 17)
Étude n°2 Travail du St Esprit en arrière-plan, Ezéchiel 37.1-14 (14 01 17)
(Vision des ossements, G. Doré 19ès)
« Le St-Esprit me glorifiera parce qu’il prendra de ce qui est à moi et vous l’annoncera. Or tout ce que le Père a est à moi. » Jean 16.14
Observons
- Où et quand Ézéchiel eut-il cette vision des ossements desséchés ? (v 1 ; voir 3.23) Qui lui donne cette vision ?
- Dans quel état trouve-t-il ces os ? (v 2-3)
- Quelle question l’Éternel lui pose-t-il (v 3) ? A quoi peut-elle correspondre ? (voir v 11)
- Que reconnaît le prophète par sa réponse ? (v 3)
- Que signifie l’ordre de Dieu à son serviteur ? (v 4)
- Pourquoi passer par le prophète, même dans la vision, pour faire connaître sa volonté : Dieu ne pouvait-il pas s’adresser directement aux ossements ?
- Quelles sont les étapes annoncées de la résurrection (v 4-8) ? Par quoi est-elle encadrée ? (v 5-6)
- Comment se réalisent-elles ? Détaillez-les (v 7-10).
- A qui doit parler le prophète à la deuxième étape (v 9-10) ?
- Relevez le nombre de mentions du mot « esprit » dans ce passage (v 1-14) en y incluant le mot « vents » (v 9). Puis distinguer les trois sens que prend ce mot en comparant avec
1 : Gen1.2 ; Ps 33.6 ; 104.30
2 : Gen 7.20 ; Ecc 3.19 ; Esaïe 2.22 ; Dan 5.23
3 : Jean 3.8 ; Ecc 8.8 ; ES 42.5 ; Act 17.25
- Quelle est l’action de l’Esprit de Dieu sur l’homme ? Dans quel but ? (v 10,14 ; voir 36.24-27)
- Comment Dieu explique-t-il le symbolisme de la vision (v 11-14)?
- Quelles étapes de sa réalisation peut-on voir dans l’histoire d’Israël et des hommes en général ? (Rom 11.15)
Comprenons
Ézéchiel (= Dieu fortifie) a été déporté en Babylonie dans la deuxième vague de déportation vers 592 av JC, six ans avant la destruction totale de Jérusalem et du temple en 586. De race sacerdotale il était écouté de ses compagnons d’exil exposés à la perte de la connaissance de l’Éternel. Dieu pourvoit à ce besoin par des révélations grandioses faites à son prophète. La vision des ossements en fait partie.
Ézéchiel avait prêché la ruine de Jérusalem comme une catastrophe issue de l’impiété du peuple et de ses rois, comme Jérémie le faisait au même moment à Jérusalem. Mais dès que Jérusalem fut tombée et détruite (33.21) Ézéchiel s’employa à encourager les exilés et à leur promettre un rétablissement à la fois national et spirituel. En effet, à la chute de la Ville et du temple, tous les espoirs de retour s’effondrèrent chez les exilés. Ils se retrouvaient seuls, loin du pays, et se sentaient abandonnés de Dieu. Ézéchiel proclama alors sa foi en la puissance illimitée de Dieu qui ressusciterait son peuple. La vision des ossements s’adresse donc d’abord aux exilés désespérés. La notion de résurrection générale des morts n’existait ni à cette époque ni dans l’Ancien Testament, à l’exception de Daniel 12.2-3. Il faut attendre l’époque de Jésus et des apôtres pour en avoir la révélation.
Ézéchiel est transporté par Dieu en esprit (v 1= il a une vision où il est lui-même acteur) au milieu d’une plaine, véritable champ de bataille où gisent non des cadavres, mais des os si disloqués et si desséchés qu’aucune vie ne semble plus possible. La question de Dieu au prophète correspond en fait à celle qu’Ézéchiel et le peuple se posaient ! La réponse du prophète trahit le sentiment de sa propre impuissance, et en même temps sa foi en la puissance illimitée de Dieu. A une question semblable des disciples : « Qui peut être sauvé ? » Jésus répondra : « C’est impossible aux hommes mais non à Dieu, car tout est possible à Dieu ! » (Marc 10.27). Seul Dieu peut faire jaillir la vie de ce qui est humainement considéré comme mort, physiquement ou spirituellement (voir la résurrection de Lazare, Jean 11).
Dieu ordonne à son prophète de « prophétiser » sur les ossements, c’est-à-dire de leur parler au nom de l’Éternel. Sa parole doit leur traduire et leur transmettre la volonté du Seigneur à leur égard. Jean dans la vision de l’Apocalypse (ch 10.11) recevra le même ordre dans le temps des trompettes accompagnant le jugement préliminaire au retour de Jésus : « Prophétise sur beaucoup de peuples, nations, langues et rois ». La mission de rapporter et expliquer les visions que Dieu révèle pour son peuple aveuglé par le désespoir, l’ignorance ou l’idolâtrie, est confiée à ses serviteurs prophètes des derniers temps. (Évangile et peinture , vision des ossements 20ème s)
Au v 5, Dieu exprime son intention : redonner vie à ces ossements, puis il en annonce les étapes, encadrées par le don de l’Esprit Saint : en effet sans lui il n’y a pas de vie possible.
Dans ce texte (v 1-14) c’est le même mot hébreu (ruach) qui est répété 10 fois, (minimum nécessaire pour qu’il y ait vie : une synagogue ne peut s’ouvrir que s’il y a dix hommes pour la constituer). Sa traduction dépend du sens qu’on peut lui donner dans la phrase et le contexte. Ici on peut distinguer trois sens très proches les uns des autres :
1- l’Esprit Saint de Dieu, principe de toute vie physique et spirituelle (v 9,14)
2- l’esprit ou principe de vie qui est donné à chaque homme et qui anime son être, en le distinguant de l’animal (v 5-6, 8-9). C’est par ce canal spirituel que Dieu communique avec la seule créature à son image.
3- Le souffle ou la respiration donnée à toutes les créatures animées, qui disparaît à leur mort. Traduit par « vent » chez Jean 3.20, il insiste sur la liberté d’action de tout esprit, que l’homme ne peut maîtriser.
A partir du verset 7, Ézéchiel agit conformément à l’ordre de Dieu. A sa parole, il entend puis voit les os se rassembler, se revêtir de chair et de peau, mais rester à l’état de cadavres, sans vie ! Dieu doit insister auprès d’Ézéchiel pour qu’il ordonne à l’Esprit d’insuffler la vie à ces corps. On peut s’étonner de la nécessité pour Dieu de prendre un intermédiaire entre son Esprit et le peuple ! Le rôle du prophète ne consisterait-il pas aussi à intercéder, à présenter à Dieu les désirs et les soupirs du peuple, à parler à Dieu au nom du peuple, comme à parler au peuple au nom de Dieu ? L’insistance de la répétition du mot Esprit dans le v 9, montre l’importance du rôle de l’Esprit saint pour la vie de l’homme. Il lui donne la vraie Vie (éternelle), l’inspiration qui lui permet de percevoir et comprendre la présence aimante de Dieu, et qui le fortifie pour se tenir debout devant Lui pendant le jugement (v 10 ; voir aussi ceux qui sont marqués du sceau de Dieu = Saint Esprit, se tenant debout devant le trône de Dieu : Ap 7.9, 15 ; 14.1). Sans l’Esprit de Dieu, l’homme n’est pas plus qu’un animal. Seul l’Esprit de Dieu fait de lui une créature à l’image de Dieu dès sa naissance, mais lorsque l’homme reçoit consciemment cet Esprit et désire en être inspiré, celui-ci peut l’animer spirituellement et lui donner force et consolation (// consolidation dans la vérité de Dieu Jean 16.7-14).
Notre texte se poursuit avec l’explication de la vision donnée par Dieu à son prophète (v 11-14). Après la chute de Jérusalem, le peuple représenté par les ossements se sent complètement perdu. Dieu lui promet de le faire sortir de l’exil (= tombeaux) et de le ramener sur le sol d’Israël (v 12-13). Cela se réalisera en 535 av JC sous la conduite de Zorobabel, après la prise de Babylone par Cyrus. C’est la réalisation politique et historique de la prophétie que symbolisaient le rassemblement des ossements et leur couverture de chair et de peau. La nation juive fut alors reconstituée mais malgré les efforts d’Esdras et Néhémie pour rétablir le culte de l’Éternel, elle ne retrouva pas une vraie vie spirituelle, puisque peu de Juifs reconnurent en Jésus leur Messie. Le renouveau spirituel qu’impliquent les versets 10 et 14 de notre texte ne semble s’être réalisé qu’à la Pentecôte (Mosaïque de Ravennes) où l’Esprit descendit en force sur les disciples rassemblés dans la prière après la résurrection et l’ascension de Jésus, et constitua « une très, très grande armée » (v 10) de par le monde, de Juifs et de païens convertis à Jésus-Christ et réalisant la promesse divine (Ez 36.26-27). Enfin cette résurrection spirituelle est un avant-goût, en prémices, de la résurrection générale des morts qui fera entrer dans le repos éternel du Royaume de Dieu tous ceux qui auront été réveillés et animés de la puissance de l’Esprit divin pendant leur vie terrestre (Ez 37.14b). La vision prophétique d’Ézéchiel trouve ainsi une réalisation progressive dans l’histoire comme dans la vie de chacun.
Questions pour une application dans la vie chrétienne
- Qu’est-ce qui anime ma vie ? Comment reconnaître que l’Esprit de Dieu est en moi et en mon Église ?
- Quel message d’encouragement l’Église Adventiste a-t-elle reçu la mission de répandre, en tant que prophète des derniers temps : rassembler un peuple qui serve le Seigneur selon la Loi divine, intercéder pour une effusion de l’Esprit sur toute chair, proclamer la puissance de résurrection de Dieu, autre… ?
- Quelle est ma participation à cette mission ? A quoi l’espérance de la résurrection me pousse-t-elle ?
08:00 Publié dans Saint Esprit Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0)