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19/01/2024

Étude n°4 Le Seigneur entend et délivre Psaume 121 (27 01 24)

Étude n°4 Le Seigneur entend et délivre Psaume 121 (27 01 24)montagne aiguille verte.jpg

« Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce en vue d’un secours opportun » Hébreux 4.16

Observons le Ps 121, composé de deux strophes (1-4 : Dangers du voyage ; 5-8 : bénédictions invoquées sur ceux qui partent)

  • Que signifie le titre « Psaume des Montées » ? A quelles occasions pouvait être chanté ce psaume ?

1-4  : Première strophe : Dangers du voyage

  • Remarquer le changement de pronoms personnels entre les versets 1-2 et 3-4 : Quelle forme cela donne-t-il à ces versets ?
  • V1 : Comment peut se comprendre le mot « montagnes », selon les différentes ponctuations données en français à ce verset ?
  • Comment est nommé l’Éternel ? En quoi cela répond-il au verset 1 ? Quel sens donner à l’image du pied chancelant ? Qu’est-ce qui peut faire chanceler notre marche avec Dieu ?
  • V3-4 : Quel mot apparaît ici et est répété ensuite 6 fois ? Sur quelles qualités de Dieu insiste-t-il ? Que représente Israël ?

5-8 : Seconde strophe : Bénédictions d’adieux à ceux qui partent

  • V 5 : Que représente l’ombre pour les voyageurs ? Comment cela qualifie-t-il Dieu ? Qu’ajoute la mention « à ta main droite » ?
  • V 6 : Physiquement que représentent soleil et lune ? Et spirituellement ?(Deut 4.19 ; 17.3 ; 2 Rois 23.11)
  • V 7 : Qu’est le mal dont Dieu nous protège ? A quel mot est-il opposé dans ce verset ?
  • V 8 : Quels sont les sens possibles des mots « départ et arrivée » ? (Deut 28.6 ; 1 Sam 29.6)
  • Quelle assurance veut nous donner ce psaume ? (Héb 4.16)

Comprenons

Ce psaume est le deuxième du petit recueil de quinze psaumes qui portent le titre de Psaumes des Montées. Il s’agit de cantiques qui étaient chantés par les pèlerins se rendant à Jérusalem pour les grandes fêtes de Pâques, Pentecôte, Trompettes et Tabernacles. Jérusalem étant située sur une montagne de 1000m d’altitude, on comprend que les pèlerins parlent de « Montées », pélerin en marche 2.jpgmême si ce mot peut aussi désigner les degrés, les marches du Temple. Dans le psaume 120, le pèlerin a exprimé sa solitude d’homme de paix (v 7), sa détresse devant la perfidie et les mensonges des ennemis (v 2-6,),  et son assurance qu’ils recevront de Dieu leur rémunération (v 4). Au psaume suivant, le pèlerin se met en route pour Jérusalem et se tourne vers son Dieu. Tout dans ce psaume peut être compris au sens premier, physiquement pour le pèlerin vers Jérusalem, mais aussi au sens figuré, spirituellement pour celui qui chemine avec son Dieu vers la Jérusalem céleste !

Première strophe v 1-4 :

V 1 : Lever les yeux est l’attitude du pèlerin qui monte à pied vers la montagne de Jérusalem. C’est aussi l’attitude spirituelle du croyant qui considère Dieu et s’appuie sur ses promesses et l’espérance de la cité céleste. Dieu n’a-t-il pas conseillé à Caïn de « lever les yeux » pour bien agir et se détourner de sa rancœur contre son frère et de ses désirs de meurtre  (Genèse 4.7) ? Les montagnes étaient les lieux d’adoration des dieux pour les païens et pour les Israélites avant la construction du Temple à Jérusalem. Le texte hébreu n’ayant pas de ponctuation, deux possibilités s’offrent pour traduire ce verset. Si l’on ponctue le texte sans interruption entre les mots « montagnes » et « d’où me viendra  le secours », on lui donne une forme affirmative : le pèlerin sait qu’en regardant à son Dieu (localisé « en haut ») il trouvera le secours contre les dangers de sa route. Si l’on fait de la phrase une interrogative : je lève les yeux vers les montagnes … (temps d’arrêt d’effroi) D’où me viendra le secours ? » (Interrogation craintive), les montagnes représentent alors tous les obstacles rencontrés sur une route difficile, devant lesquels on éprouve une grande crainte et on crie au secours !

V2 : Ce verset est l’affirmation parallèle à la première pour la préciser, ou bien la réponse à l’interrogation précédente : le secours se trouve en Dieu seul Tout-Puissant puisqu’il est le Créateur de l’Univers qu’il dirige à sa volonté. Il peut donc faire concourir au bien du pèlerin toutes les circonstances, bonnes ou difficiles de sa route (Rom 8.28).

V 3-4 : le changement des pronoms personnels et possessifs (Je, mon, dans les v 1-2 ; te, ton dans les v 3-4) donne au poème une forme de dialogue entre celui qui part (Je..) et ceux qui restent qui lui souhaitent bonne route. Le texte hébreu exprime en effet plus un vœu qu’une promesse. L’Éternel peut empêcher que le pèlerin trébuche dans son ascension de la montagne, ou spirituellement que sa foi soit hésitante et faiblisse devant les épreuves de la vie. L’Éternel est un « garde du corps », un gardien de la vie, fiable et fidèle car il n’est pas soumis aux fatigues humaines qui réclament sommeil et repos. C’est un « veilleur », attentif sans relâche à ses enfants. La répétition des mots dans ces deux versets insiste sur ces qualités de l’Éternel pour confirmer la confiance que l’on peut placer en lui. Au verset 4 la mention d’Israël donne au poème une dimension communautaire. Ce n’est plus l’individu qui a cette assurance mais le peuple tout entier !

Seconde strophe v 5-8 : Bénédictions sur le pèlerinPelerins 2.jpg

V 5 : Ceux qui restent bénissent le pèlerin en réaffirmant l’assurance de la protection divine sur lui. L’image de l’ombre est tout à fait appropriée dans ces pays où le pèlerin parcourait des routes sèches, sans arbre, sous un soleil brûlant. Comparer Dieu à l’ombre protectrice et bienfaisante, est propre à rendre la route du pèlerin plus facile. Cette ombre d’ailleurs n’est pas statique, elle accompagne le croyant dans toutes ses actions (la main droite est dans la Bible le symbole de l’action) car Dieu marche avec le pèlerin.

V 6 : Soleil et lune présentent physiquement un danger égal de « coups de soleil ou lune ». Il est difficile de rester sur ce sens premier pour parler de la protection divine. On préfèrera voir dans cette mention des astres qui éclairent la terre, un symbole des idoles, des faux dieux qui donnent une lumière spirituelle néfaste et mortelle spirituellement (Deut 4.19 ; 17.3 ; 2 Rois 23.11), contre lesquelles Dieu n’a cessé de mettre son peuple en garde !

V 7 : ce sens est d’ailleurs accentué par le mot « mal » que contient ce verset, mis en opposition avec le mot « vie » (faussement traduit par âme). Spirituellement le mal est par excellence la mort (spirituelle et physique) qu’entraînent la séparation d’avec Dieu (Gen 2.17) et l'idolâtrie. Regarder à l’Éternel, « lever les yeux vers lui » permettra au pèlerin de garder la vie éternelle tout le long de son chemin (Jean 3.16)

V 8 : Le psaume se conclut par une affirmation générale : Dieu est présent du départ du voyageur pèlerin jusqu’à son arrivée à Jérusalem, tout le long de la vie (de la naissance à la mort) de celui qui a choisi de voyager sous sa protection, de son  départ spirituel (=sortie du monde impie = nouvelle naissance), jusqu’à son arrivée (= entrée) dans la cité éternelle, la Jérusalem céleste (Deut 28.6 ; 1 Sam 29.6 ; Matt 28.20).

Que l’assurance de la présence protectrice et attentive de notre Seigneur rende nos routes humaines et spirituelles remplies de paix, de joie et de reconnaissance, envers et malgré toutes les épreuves que nous traversons !

Questions pour une application dans la vie chrétienne

  • Quelles expériences de la protection fidèle de Dieu sur notre vie pouvons-nous partager avec notre groupe ou nos proches ?
  • De quelles idolâtries Dieu peut-il encore nous délivrer à notre époque si éloignée ou ignorante de l’adoration de Dieu ?
  • Mémorisons ce psaume pour trouver réconfort et espérance dans les moments difficiles que notre monde nous fait traverser !