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06/04/2018

Étude n°2 : Daniel et le temps de la fin : Daniel 3 (14 04 18)

 Étude n°2 : Daniel et le temps de la fin : Daniel 3 (14 04 18)

« Sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux et que nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as dressée » Dan 3.18 (Les trois Hébreux dans la fournaise, Mosaïque grecque) Daniel 3 fournaise mosaïque près Delphes.jpg

Observons

Le contexte

Les trois jeunes compagnons de Daniel ont été déportés avec lui à Babylone en 606 av JC, lors de la première déportation. Élevés à la cour de Nébucadnetsar pour servir le roi, ils sont restés fidèles à leur Dieu, qui leur donna la sagesse et l’intelligence. Distingués par le roi, ils devinrent conseillers parmi ses sages et ses mages (1.19-20). Daniel ayant donné au roi l’explication de son rêve de la statue aux quatre métaux et aux pieds d’argile et de fer, fut promu chef de la province de Babylone dont il confia l’administration à ses trois amis (2.48-49).

Le texte

Le récit se déroule chronologiquement en six parties qui, partant de l’adoration d’une idole,  aboutissent à l’adoration par tous du Dieu Sauveur.

1- 1-7     : L’adoration de la statue d’or

2- 8-13   : L’accusation contre les trois Hébreux

3- 14-18 : L’adoration de Dieu par les trois jeunes gens

4- 19-23 : Dans la fournaise

5- 24-27 : La délivrance

6- 28-30 : L’adoration de Dieu par le roi.

Questions d’observation :

  • V 1-8 : A quoi ressemblait la statue d’or ? Pourquoi le roi l’a-t-il fait dresser et adorer ? (Dan 2.31, 37-39) Qui étaient les adorateurs ?
  • De quoi s’accompagne l’adoration de la statue ? Remarquer la répétition (5x) jusqu’aux v 10 et 15. Avec quel effet ?
  • V 8-13 Contre qui les accusations s’élèvent-elles ? Pour quelles raisons, v 12?
  • V 14-18 Quel défi lance le roi ? Que manifeste la réponse des trois jeunes ?
  • V 19-23 : A quelles extrémités aboutit la fureur du roi ? Dans quel but sont donnés les multiples détails du récit ?
  • V 24-27 : Qu’aperçoit le roi dans la fournaise ? Avec quel effet ? Que peut constater l’entourage du roi ? Quelle est l’attitude des miraculés ?
  • V 28-30 : Que conclut le roi ? Son cœur est-il changé ? Quelles en sont les preuves ? Comment peut s’expliquer la faveur dont jouirent les trois jeunes gens ?

Comprenons

1- L’adoration de la statue d’or

Cette statue était la copie de celle du rêve du roi, mais magnifiée : l’or ne recouvrait pas seulement la tête, mais toute la statue. De forme humaine, elle représentait la puissance de l’empire babylonien que Nébucadnetsar désirait magnifique et éternelle, à l’égal d’un dieu. Les nombres 60 et 6 coudées de ses dimensions utilisent le chiffre 6, symbole de l’humain dans sa fragilité. Le roi a voulu proposer à l’adoration une image de l’Homme, dont il couvrait la fragilité par le métal précieux et la taille démesurée. On peut retrouver le même symbole dans le nombre 666 de l’image de la bête d’Ap 13.18, symbole de l’Homme qui cherche à devenir comme Dieu (6 est répété 3 fois, 3 étant le chiffre du Dieu trinitaire).

L’adoration de cette statue a plusieurs caractéristiques :

  1. a) elle est commandée par le pouvoir
  2. b) elle est totalitaire : tous doivent s’y soumettre
  3. c) elle est exclusive : la mort punit la désobéissance
  4. d) elle est le fruit d’un « envoûtement » musical : le niveau sonore des instruments anesthésie la pensée et empêche d’être conscient de ce qu’on fait.

Cette adoration est à l’opposé de celle des trois Hébreux envers le Seigneur.

2- L’accusation contre les trois jeunes gens

La place administrative et politique prise par les trois jeunes Juifs a provoqué la jalousie et la haine des fonctionnaires chaldéens, qui les accusent (v 12) d’être ingrats vis-à-vis du roi en désobéissant à ses ordres, et en n’adorant pas sa divinité.

Daniel n’est pas mentionné, il était soit absent, soit considéré comme intouchable vu son titre de surintendant des mages.

3- L’adoration des trois jeunes Juifsstatue d'or de Daniel.png

Leurs noms hébreux sont déjà une déclaration de foi : Hanania = L’Éternel fait grâce, Michaël = Qui est comme Dieu?, Azaria = L’Éternel aide.

Ils résistent à la pression de l’autorité du roi irrité, de la menace de mort et de l’envoûtement musical. Avec calme, ils écartent le défi lancé à Dieu par le roi (15b), pour témoigner de leur foi : quelle que soit l’issue de leur attitude, ils s’en remettent entièrement en la puissance supérieure de leur Dieu qui peut les délivrer, mais dont ils ne connaissent pas le projet à leur égard. Les faits répondront d’eux-mêmes au défi royal, quant à eux ils savent ce qu’ils ont à faire : adorer Dieu seul, de façon inconditionnelle. Ils l’adorent

- non parce qu’on le leur ordonne, mais par choix personnel

- non pour faire comme tous les autres, mais par décision individuelle

- non pour obtenir le salut, mais par confiance en la capacité de Dieu de sauver

- non par peur de la mort ou d’une punition, mais par amour pour Dieu.

4- Dans la fournaise

Le roi se sentit bafoué dans son autorité par ce refus catégorique d’obéir. Il voulut une punition exemplaire : la fournaise est chauffée au maximum (7 fois plus que d’ordinaire), au point de tuer les gardes de service. Les trois Juifs sont jetés au feu dans les vêtements officiels de leur charge : la répétition du mot « liés » (23-24) prépare la surprise du roi de les voir « déliés » (v 25) et les vêtements intacts (27).

Dieu qui a la puissance de sauver n’épargne pas l’épreuve à ses serviteurs. Il leur faut faire l’expérience de l’abandon total à Dieu pour y rencontrer le « quatrième homme », leur Sauveur. De même pour nous, Dieu ne répond pas à notre confiance en lui par l’élimination de tous les obstacles, mais par sa présence qui nous affermit dans les épreuves et nous permet de les traverser sans dommages pour notre foi.

5- La délivrance

Le récit fait part de l’impression de Nébucadnetsar avant de dire ce qui l’a provoquée : la marche dans le feu des trois jeunes indemnes, accompagnés d’un quatrième personnage semblable pour le roi à un « fils des dieux ». Une fois sortis les trois jeunes ne disent rien, mais leur aspect témoigne pour eux de la puissance de salut de leur Dieu. Les faits parlent d’eux-mêmes, inutile d’en rajouter par des propos triomphants !

Le miracle de Dieu nous apprend un principe de vie inhérent à notre condition de pécheurs : c’est dans l’épreuve acceptée avec confiance que Dieu se manifeste avec puissance par sa présence libératrice et protectrice qui permet de ne pas être abattu, mais de marcher avec lui, de croître dans la foi et l’intimité avec Lui, au risque même de la mort physique.

Les trois jeunes sortent de la fournaise comme par une résurrection. Ils sortent de la mort, intègres dans leurs corps et leurs vêtements. Ceux qui les jalousaient et les haïssaient au point de vouloir les éliminer, ne peuvent que s’incliner devant une manifestation si spectaculaire de la puissance de leur Dieu.

Notre rencontre avec le Christ nous a-t-elle ressuscités, régénérés au point que tous peuvent reconnaître l’action de Dieu en nous, et l’adorer ?

6- L’adoration de Dieu par le roi

Nébucadnetsar ne reconnaît pas le Dieu des trois jeunes comme le seul Dieu, mais comme le plus puissant de ceux qu’il connaît. Il n’a pas compris le geste d’amour de Dieu, puisque à nouveau il ordonne de l’adorer et menace de mort les contrevenants!

Le miracle spectaculaire ne change pas son cœur en profondeur, ni ne modifie son système de fonctionnement autoritaire et intéressé : l’avancement politique des trois jeunes est peut-être plus une manœuvre de protection contre un Dieu si puissant, qu’une manifestation de reconnaissance pour un si grand salut.

 

Questions pour une application dans la vie chrétienne

- Ma foi en Dieu est-elle ébranlée par les épreuves de la vie ? Quelles promesses m’apporte ce texte ?

- « C’est dans le calme et la confiance que sera votre force » (Es 30.15). Ma vie témoigne-t-elle comme les trois jeunes gens, de la paix que j’ai trouvée dans l’intimité avec Christ ?

- Mon adoration de Dieu repose-t-elle sur les nombreux miracles qu’il me fait voir ou vivre, ou sur un abandon total, inconditionnel et conscient à son amour ?

- Quels parallèles pouvons-nous faire aujourd’hui entre cet épisode du passé et la situation actuelle des chrétiens dans le monde ? Quelles leçons en tirer pour vivre notre foi en Christ face au déchaînement des violences politico-religieuses ?

- Ma foi est-elle influencée par l’ambiance musicale des services communautaires, ou par l’effet de foule dans les cultes ou les assemblées ? Pourquoi ? Si oui, faut-il y résister ou s’en réjouir ?

 

 

Commentaires

Bon sabbat frères et sœurs ! Je suis ravi du développement que vous faite de cette leçon. Que vous bénisse.

Notre réponse
Merci de vos encouragements et de votre fidélité à l'étude de la Bible !

Écrit par : OUATA Yves Éric | 14/04/2018

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