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21/10/2016

Étude n°5 Maudit le jour où je suis né ! Job 3.1-13 et 7.17-21 (29 10 16)

Étude n°5 Maudit le jour où je suis né ! Job 3.1-13 et 7.17-21 (29 10 16)

« Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance, car tu as créé toutes choses et c’est par ta volonté qu’elles existent et qu’elles furent créées. » Ap 4.11

(Job par Léon Bonnat)Job par Leon Bonnat.jpg

Observons

Le premier texte : 3.1-13

  • A quel moment Job prend-il la parole ? Sous quelle forme de langage ?
  • Que maudit-il dans les v 3-5, puis 6-9, pourquoi ? (v 10).
  • Quel désir exprime-t-il ? (v 11-12)
  • Quelle aspiration termine sa plainte ? (v 13)

Le deuxième texte : 7.17-21

  • Dans sa réponse à Eliphaz, à qui Job s’adresse-t-il en réalité ?
  • Comment considère-t-il l’homme, v 17-18 ? Comparez avec Ps 8.5.
  • Que reproche-t-il à Dieu ?
  • Au v 18 le verbe « visiter » est le même verbe hébreu qu’en Ex 20.5 où il est traduit par « punir » : comment concilier les deux traductions ?
  • Comment Job considère-t-il Dieu ? (v 19-20)
  • Quelle interrogation se pose Job sur lui-même ? (v 20)
  • Que réclame-t-il de Dieu ? Pourquoi ? (v 21)

Comprenons

Premier texte

Après le silence de 7 jours de ses amis, Job s’irrite et explose, car il sent ce silence comme un reproche. Il exprime sa plainte dans la forme poétique des lamentations, avec de multiples images et répétitions remplies d’amertume. Les versets sont composés de deux ou trois vers parallèles, de même pensée, sous forme de contraste ou de gradation.

Il voudrait n’être jamais né, maudit le jour et la nuit de sa naissance en les personnifiant, demandant pour l’un comme pour l’autre l’obscurité du néant. Les « sombres événements » du v 5 représentent littéralement « les obscurcissements du jour » que sont les orages, les tempêtes de sable, les éclipses, tous phénomènes naturels qui rendent le jour sombre et terrifiant. Job en vient même à demander l’appui des magiciens qui, croit-il, peuvent maudire et faire intervenir le « Léviathan », nom donné à un grand serpent légendaire qui aurait le pouvoir d’envelopper les astres et produire les éclipses (On pensait le retrouver dans la constellation du Dragon, Job 26.13). Ce Léviathan était assimilé au crocodile (Job 40.25), puis à la puissance destructrice du monstre qui habite dans la mer (= l’abime, Ap 9.2-3 ; 20.2-3 ; Luc 8.31,33) Satan, l’adversaire de Dieu (Es 27.1).

Toute cette plainte où se mêlent lumière et obscurité, se résume dans le désir de Job de n’être jamais né, de n’avoir jamais été conçu, de n’avoir jamais eu la possibilité de tomber dans un tel malheur injuste. Il regrette ensuite profondément de n’être pas mort dès sa naissance (v 11—12) car il connaîtrait le repos au lieu de la peine. Comme dans toute la Bible (Ps 13.4, Mat 9.24 ; Jean 11.11, 13) la mort est semblable à un sommeil reposant, en contraste avec la vie si tourmentée qu’il subit.

Deuxième texte : 7.17-21

Eliphaz est intervenu (ch 4-5) pour donner des leçons savantes à Job sans compassion pour ses tourments, sous-entendant qu’ils sont mérités et qu’il suffirait à Job de se tourner vers Dieu avec humilité pour être libéré. Job toujours aussi irrité poursuit sa plainte, en reconnaissant seulement que trop de souffrances l’ont fait peut-être prononcer des paroles inconsidérées (6.3), mais pas blasphématoires (6.10). Il réclame de ses amis de la bienveillance et proteste de son innocence morale (6.14, 30).

Sa plainte s’adresse ensuite à Dieu à qui il ose reprocher très librement …de trop s’occuper de lui ! Dans une parodie du Ps 8.5, (le connaissait-il ?), il juge l’homme trop insignifiant pour être l’objet de l’attention scrutatrice d’un Dieu qui lui apparaît tel « un gardien » de prison, à l’affut des actes humains (7.20). Si Dieu le « visite » ou « prend soin » de lui, ce n’est que pour l’éprouver. D’où le sens de « punir » que les traducteurs ont donné au verbe dans le Décalogue (Ex 20.5-6), influencés par le contexte qui oppose « ceux qui haïssent Dieu » à « ceux qui l’aiment ». Dans leur idée d’une justice de rétribution, ces derniers ont droit à la bienveillance miséricordieuse de Dieu, tandis que les premiers ne peuvent qu’être « punis » par Dieu ! Alors que Dieu les aime aussi et « visite », « s’occupe » des enfants qui subissent injustement les conséquences des fautes de leurs parents, sur trois ou quatre générations. Dieu leur apporte son aide pour qu’ils échappent à leur hérédité ou au moins l’assument sans trop de dégâts.

Job dans sa souffrance se fait une image terriblement anxiogène d’un Dieu sans pitié qui l’accable de ses attaques quotidiennes (v 20). Job réclame de Lui clémence et pardon avant qu’il ne meure et ainsi ... ne lui échappe !

La plainte de Job est reprise par tous les malheureux qui ne comprennent pas l’injustice de leur sort, et en désespoir de cause l’attribuent à un Dieu Tout-Puissant, insensible et arbitraire.

Questions pour une application dans la vie chrétienne

  • Dans la souffrance à quel Dieu nous adressons-nous ? De quoi l’accusons-nous ?
  • Comment témoigner d’un Dieu d’amour à quelqu’un qui souffre ?
  • Comment ressentons-nous la « visite » de Dieu, son regard sur nous ?
  • Quelle assurance et quelle espérance Jésus a-t-il apporté aux malheureux ?

08:00 Publié dans Job | Lien permanent | Commentaires (0)

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