01.10.2006
Etude n°1- Introduction à la Genèse
Première étude : Les fondements
Texte étudié : Hébreux 11.1-22 (Bible Segond révisée dite « A la Colombe »)
Illustrations : Zabou : Création par la Parole ; Mosaïque de Monreale en Sicile:Sacrifice d'Abraham
Observons
Le contexte :
Après une exhortation à la fermeté dans la foi (10.19-39), les chapitres 11 à 13 sont consacrés à l’illustration de la foi qui a animé les personnages de la Genèse (Hé 11. 1-22), et du reste de l’Ancien Testament jusqu’à Jésus lui –même (12.1-2).
Le texte : Hé 11.1-22
Deux parties de trois paragraphes chacune :
1- a) v 1-2 : définition de la foi qui a permis aux anciens d’être approuvés de Dieu![]()
b) v 3-5 : trois exemples de foi : la Création, Abel, Hénoc)
a’) v 6 : deuxième définition de la foi qui plait à Dieu
2- b’) v 7-12 : trois exemples de foi : Noé, Abraham, Sara
a’’) v 13-16 : la foi dans la patrie meilleure
b’’) v 17-22 : foi des patriarches d’Abraham à Joseph.
Les répétitions et la structure en parallèles permettent de dégager deux thèmes :
1- la foi est l’assurance des choses invisibles, la confiance dans la Parole de Dieu
2- la foi est l’attente fidèle d’une cité aux fondations solides, d’une patrie céleste.
Comprenons
Au moment d’aborder l’étude du livre de la Genèse, il est bon de se demander en quoi ces récits des origines de l’humanité et du peuple hébreu peuvent nous concerner, nous chrétiens du 21ème siècle.
L’auteur du texte des Hébreux a exhorté ses lecteurs, juifs convertis à Christ, à s’approcher du Seigneur avec l’assurance que le croyant est justifié et sauvé (10.19-39) par sa foi en l’œuvre de Jésus-Christ. Il désire au ch 11 montrer par les exemples de l’histoire de leur peuple, quelle est la puissance de cette foi qui pénètre tout l’être du croyant. En se référant aux textes bibliques fondateurs, l’auteur nous indique une de leurs clés d’interprétation : ils sont tous donnés (Rm 15.4) « pour notre instruction, afin que par la patience et par la consolation que donnent les Ecritures, nous possédions l’espérance ».
Les exemples de la Genèse nous invitent à considérer comment la foi en un Dieu de grâce et de bonté a transformé la vie d’hommes et de femmes, faillibles comme nous, et ayant par rapport à nous, le handicap de ne connaître que bien imparfaitement la révélation du salut offert par Dieu et accompli plus tard en Jésus-Christ.
Nous limitons aujourd’hui l’étude du chapitre 11 de l‘épître aux Hébreux aux 22 premiers versets, qui nous donnent des définitions générales de la foi (v 1,6,10,13,16,19) entremêlées d’exemples d’actes de foi et de leurs conséquences dans la vie des premiers personnages bibliques.
V 1-2 :« Ce qui fait la force du croyant et le rend capable de persévérer (10.39), c’est qu’il est dans la nature même de la foi de rendre présent l’avenir, et visible l’invisible » (BAN : Bible annotée de Neuchatel). La foi procure en lui une conviction spirituelle qui ne repose pas sur le témoignage des sens ni sur l’évidence logique, ni sur l’expérience scientifique.
V 3 : Ainsi le récit de la Création ne peut être compris par une lecture scientifique de la raison humaine, mais par la confiance que l’on accorde à ce que Dieu a pris soin de révéler et de nous enseigner pour notre croissance spirituelle. Il devient inutile de chercher dans ces récits une vérité historique et scientifique, leur objectif n’étant pas de nous donner des renseignements dans ces domaines du savoir, mais d’augmenter notre « connaissance » (au sens biblique de « relation intime ») de Dieu et de son plan du salut pour l’homme.
V 4-5, 7-12 : Il est remarquable de voir comment l’auteur du livre des Hébreux saisit le sens spirituel caché des actes d’Abel, Noé, Abraham ou Sara. Toute leur vie s’explique par la relation de confiance et d’obéissance qu’ils ont tissée et entretenue avec un Dieu vivant et attentif à leur recherche de sa présence (v 6).
Il nous faudra dans l’étude de ces récits que nous détaillerons au cours du trimestre, revenir à cette interprétation du livre des Hébreux pour tenter de comprendre les « choses invisibles » qui se cachent derrière des récits souvent très sobres. Nous saisiront alors les enseignements divins propres à fortifier notre foi, à nous encourager, et à nous faire vivre dès à présent les réalités de la vie éternelle à laquelle nous aspirons tous comme nos anciens.(v 10,16,19).
V 13-22 :Comme nous qui attendons et espérons, selon les promesses divines, le rétablissement de toutes choses (Ac 3.21), en n’en discernant que des prémices, Noé, Abraham et les patriarches n’ont été témoins ou acteurs que de réalisations partielles de leur espérance ; elles leur ont pourtant donné un avant goût de la plénitude du salut que Dieu réalisa en Jésus-Christ, et qu’il parachèvera à son retour.
La vision spirituelle du sens des événements de leur vie leur a permis de traverser les épreuves les plus grandes, en restant fermement attachés à la Parole de Dieu.
Cette vision nous incite à chercher à leur ressembler, et faire confiance à Dieu, comme eux, en toutes circonstances, sachant que Dieu « fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment, de ceux qui sont appelés selon son dessein. » (Rm 8.28).
Questions pour une application dans notre Vie Chrétienne :
- Recherchons-nous à la lumière des récits bibliques, le sens caché des circonstances de notre vie, pour en tirer des enseignements propres à nous faire mieux vivre notre présent et mieux percevoir notre avenir ?
- Sur quoi se fonde notre foi en Dieu : sur la réalisation concrète de nos prières, sur la preuve visible de son existence et de son intervention dans notre vie personnelle et dans le monde, sur la confiance en Lui, envers et contre toute évidence de la raison, sur la compréhension de la Parole par l’Esprit ?
- Comment se manifeste dans la gestion de nos personnes, de nos biens, de nos relations, de notre vie professionnelle ou familiale, la conviction que « nous sommes étrangers et voyageurs sur la terre, citoyens d’une cité spirituelle et divine » (v 13,16) ?
- En introduction à l’étude de la Genèse, examinons quel regard nous portons sur ce livre : Voulons-nous y trouver des renseignements scientifiques, historiques ou sociologiques pour savoir « comment ça s’est passé ?» aux origines de la vie ou du peuple élu ?
Cherchons-nous à confronter ces récits avec les mythes fondateurs des autres cultures, pour en mettre en doute l’authenticité et l’inspiration ?
Considérons-nous ces textes comme « sacrés » jusque dans la lettre de leur expression, au point de n’admettre aucune autre interprétation que littérale et matérielle ?
En ferons-nous la base d’une réflexion de foi sur les enseignements profonds qu’ils contiennent, et qui sont indispensables à notre croissance dans la connaissance de Dieu et de nous-même ?
08:00 Publié dans Genèse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Bible, christianisme







