05.06.2009
Etude n°11 Gestion de la vie (13 06 09)
Etude n°11 Gestion de la vie Matthieu 25.14-30 (13 06 09)
Observons
Le contexte
La parabole des talents de Matthieu est placée dans le dernier discours de Jésus concernant l’attente par l’Eglise du Royaume de gloire à la fin des temps. Quatre paraboles servent à Jésus pour enseigner la vigilance et la fidélité dans le service d’amour que doivent remplir les disciples :
- le serviteur fidèle et infidèle (Mt 24.45-50),
- les 10 vierges,
- les talents (25.1-30) concernent les disciples de Jésus ;
- la parabole des brebis et des boucs (ou chèvres) (25.31-46) décrit plus précisément le critère du jugement des nations, au retour de Christ : leur fidélité à la loi d’amour et de service du prochain prouvera leur ouverture à l’inspiration de l’Esprit divin.
La parabole des talents met l’accent sur le critère du jugement des croyants : la mise en œuvre de leurs talents révèlera comment ils ont été serviteurs de Jésus
Le texte
V 14-15 : Le Maître confie ses biens à trois serviteurs avant de partir en voyage
V 16-18 : Actions des trois serviteurs
V 19-23 : Au retour du Maître, félicitations pour deux serviteurs
V 24-30 : Jugement du troisième serviteur
Comprenons
Lecture littérale
Examinons comment apparaît le maître des serviteurs :
- dès le début il fait confiance à ses serviteurs au point de leur distribuer ses biens ;
- il connaît les capacités individuelles de ses serviteurs à qui il confie une responsabilité appropriée et proportionnée à leurs forces ;
- il annonce que son retour n’est pas tout proche, donc que les serviteurs auront le temps d’accomplir leur tâche ;
- il sait reconnaître le travail de chacun avec justice : il ne demande pas plus que ce qu’il pouvait espérer de chacun. Il tient compte non de la quantité du bien, mais de la fidélité des serviteurs ;
- il valorise ses serviteurs en leur confiant la gestion de biens plus précieux ;
- il associe ses serviteurs à sa joie ;
- il agit envers ses serviteurs selon leurs propres sentiments envers lui : avec ceux qui l’ont bien servi par amour, il noue une relation d’affection, mais, aux yeux du serviteur peureux, qui dépeint un maître dur, il apparaît tel que le serviteur le craignait.
Son jugement n’est qu’une mise en lumière des mobiles et sentiments profonds des serviteurs, grâce aux fruits produits. Son attitude n’a rien d’arbitraire, elle est fondée sur les sentiments dont chacun a fait preuve à son égard.
Examinons à présent l’attitude des serviteurs :
Les deux premiers serviteurs l’ont servi avec ardeur (aussitôt), répondant ainsi à la confiance de leur maître. Ils ont été reconnaissants des dons reçus (leurs premiers mots à la remise des comptes le mettent en avant : « Tu m’avais remis », et ils ont pris plaisir à les faire fructifier et à les présenter au maître.
Le dernier serviteur se permet de juger son maître négativement, car son cœur est rempli de crainte du châtiment (v 24-25). Du coup, il stérilise le don reçu, son ensevelissement dans la terre équivalant à une mort.
Ce serviteur se place vis-à-vis de son maître sur le terrain de la propre-justice : « ce qui est à toi ne me concerne pas. Je te le rends intact, je ne l’ai pas perdu ni abîmé, c’est l’essentiel, le reste ne me regarde pas ». Le reproche d’injustice qu’il lui adresse à propos de ses exigences de récolte des fruits du travail d’autrui, ne contient pas le reproche de lui avoir trop peu confié. Le serviteur a regardé d’abord à lui-même (ses premiers mots sont : Je savais que... J’ai eu peur), il ne s’est pas comparé aux autres, mais a nourri des sentiments de peur, de rancune vis-à-vis de son maître. Il s’est révélé incapable de participer au projet du maître, donc d’entrer dans la joie à son retour. Il s’est écarté de la communion avec son maître, et s’est dépouillé lui-même des dons reçus ou promis en ne s’en servant pas ni à son profit, ni au profit des autres.
Lecture symbolique et spirituelle
Le Maître est une image de Dieu dans son œuvre auprès des hommes. Dieu fait confiance à ceux qui désirent le servir et leur confie des dons ou des talents selon les capacités de chacun à les gérer. Ces dons sont doubles, à la fois talents naturels, aptitudes innées ou acquises, mais aussi dons spirituels accordés.
La mission des serviteurs est ainsi double : développer leurs aptitudes personnelles pour glorifier Dieu, et mettre en œuvre les dons spirituels reçus pour le bien de la "maison du Maître" qu'est l’Eglise.(Mt 24.45)
Un regard positif de confiance et d’amour sur leur Maître permet à ces serviteurs de remplir leur mission avec zèle et joie. Les fruits de leur travail ne sont pas présentés comme des mérites, mais comme des actes de reconnaissance, envers un Dieu qui a été le moteur et le seigneur de leur cœur et de leurs activités.
Le mauvais serviteur, habité par la peur, et portant un regard négatif sur Dieu, ne peut pas remplir sa mission avec joie. Elle est pour lui un fardeau dont il a hâte de se débarrasser. Il ne comprend rien au projet du Maître car il ne s’intéresse qu’à sa propre personne. Son attitude de repli sur soi et de condamnation du Maître l’empêche de participer à sa joie et à sa communion.
La parabole nous est précieuse pour comprendre ce qu’est le jugement des croyants : une mise en pleine lumière de leurs sentiments envers Dieu, qui ont permis le développement ou la stérilisation de leurs dons. Les fruits de leur foi sont des révélateurs de leur confiance en Dieu qu’ils ont accueilli comme le Seigneur de leur vie, et non des mérites accumulés pour entrer dans le Royaume. S’ils n’ont pas su vivre le Royaume spirituel durant l’attente du retour de Jésus, ils ne sont pas capables d’apprécier le Royaume de gloire et s’en excluent d’eux-mêmes.
Questions pour une application dans la vie chrétienne
- Réfléchissons au regard que nous portons sur Dieu, afin de prendre conscience de nos sentiments vis-à-vis de Lui, et de notre ressemblance à l’un ou l’autre des serviteurs de la parabole.
- Comme on ne peut partager que ce que l’on possède, l’amour ou la crainte, qu’avez-vous à partager avec les autres au sujet de Dieu ?
- Comment accueillir avec respect ceux qui éprouvent de la crainte envers Dieu ? Comment les aider à découvrir dans leur vie la présence pleine de bonté de Dieu ?
- Comment dire ce que nous apprécions en nos voisins, nos frères dans la foi, les membres de notre famille, et comment mettre en valeur leurs talents.
- Mettre en valeur les talents reçus s’applique à tous les domaines de notre vie : personnalité, activités, pensées, affections, biens matériels. Dans quel(s) domaine(s) ai-je des progrès à faire pour que Jésus soit pleinement le Maître que je sers ?
- Par quel(s) geste(s) concret(s) puis-je manifester ma joie de le servir ?
Mise en œuvre des talents reçus par chacun pour créer un chef-d’œuvre à la gloire de Dieu

08:00 Publié dans En marche la vie chrétienne ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note








Commentaires
Salut Mdeme Evelyne, Je vous dit merci pour la réponse à mes questions parce que ca m'aide beaucoup pour ma compréhension et j'espère que Dieu va vous bénir popur votre aide que tu m'appoerte tant.
Dans la lecon de cette semaine on parle de gestion chrétienne, la gestion ne se traduit pas seulement à la dime mais dans la facon dont on peut gerer nos ressources ainsi que nos facultés économique et intellectuelles non seuleement pour servir Dieu mais aussi à l'égard des personnes démunies qui evoluent dans notre environnement.
Est-ce qu'on peut servir de la dime pour aider une personne démunis ou utiliser la dime pour batir notre église?
Et j'aimerais que tu m'envois des articles sur comment bien gerer notre temps sans se faire du tort.
Est-ce qu'on peut emprunter la dime pour se nouri parce qu'on n'a pas d'argent pour acheter de la nourriture?
Ecrit par : Denis Emmanuel Deville | 10.06.2009
Salut Mdeme Evelyne, Je vous dit merci pour la réponse à mes questions parce que ca m'aide beaucoup pour ma compréhension et j'espère que Dieu va vous bénir popur votre aide que tu m'appoerte tant.
Dans la lecon de cette semaine on parle de gestion chrétienne, la gestion ne se traduit pas seulement à la dime mais dans la facon dont on peut gerer nos ressources ainsi que nos facultés économique et intellectuelles non seuleement pour servir Dieu mais aussi à l'égard des personnes démunies qui evoluent dans notre environnement.
Est-ce qu'on peut servir de la dime pour aider une personne démunis ou utiliser la dime pour batir notre église?
Et j'aimerais que tu m'envois des articles sur comment bien gerer notre temps sans se faire du tort.
Est-ce qu'on peut emprunter la dime pour se nouri parce qu'on n'a pas d'argent pour acheter de la nourriture?
Notre réponse :
Tout d'abord, la dîme est considérée bibliquement comme "consacrée à l'Eternel". Cela veut dire que son utilisation ne dépend pas de notre bon coeur mais de ce que Dieu a projeté d'en faire dans sa Parole. Et cela, c'est la propagation de l'Evangile par la Parole et le Témoignage ; en effet, les dîmes servaient à entretenir les lévites, sacrificateurs et prêtres de l'ancien Israël et c'est pourquoi la dîme d'aujourd'hui est destinée à l'entretien des pasteurs et missionnaires.
On ne pourra pas plus utiliser les dîmes pour construire une église.
La réponse à votre 1ère question est donc que l'aide à des personnes en difficulté est du ressort des offrandes, qui viennent s'ajouter à la dîme lorsqu'on le veut et le peut.
La dîme s'applique à des revenus. Donc, pas de revenus, pas de dîme due. C'est un premier point. Ces revenus peuvent être de natures très différentes : produits de l'agriculture, salaires, intérêts reçus sur des sommes que l'on aurait prêtées et qui seraient effectivement versés. Ainsi, en Afrique, est-il courant que nos frères et soeurs rendent leurs dîmes aux pasteurs sous forme de fruits ou légumes : un dixième de leurs récoltes.
Maintenant intervient un 2è point : La volonté du Seigneur, c'est que ses enfants rendent leur dîme avec joie, de bon coeur, avec reconnaissance pour ce qu'ils ont reçu. Il n'est pas question de s'exposer à la famine pour rendre sa dîme ! Mais il est clair que cela nécessite beaucoup de discernement, car l'appréciation de ce qui est nécessaire à notre vie et/ou notre survie est parfois source de confusion. Exemple concret : un frère n'a pas rendu sa dîme parce qu'il a voulu absolument acquérir un téléphone mobile, pour faire comme tout le monde et sans en avoir un réel besoin. Déjà limité dans ses revenus et dans la satisfaction des besoins élémentaires de sa famille, les consommations de son téléphone le rendaient incapable de rendre sa dîme...Etait-ce une conduite de bonne "gestion chrétienne de la vie" ? Nous ne le pensons pas. Emprunter à la dîme pour se nourrir présente les mêmes risques que tout emprunt : Sera-t-on en mesure de le rembourser et à quelle échéance ?
Mais cher frère, nous sommes conscients des énormes difficultés économiques que vous vivez en Haïti, et c'est pouquoi nous ne nous permettons aucun jugement sur les personnes.
Vient enfin votre 3è point, relatif à l'usage du temps. Nous aimerions que vous précisiez plus votre question et vos attentes à ce sujet.
En effet le sujet est vaste et la documentation aussi.
Ecrit par : Denis Emmanuel Deville | 15.06.2009
Ecrire un commentaire