08.05.2009
Etude n°7 Grâce (16 05 09)
Etude n° 7 Grâce (16 05 09)
Texte étudié : Romains 5.6-11
Observons
Le contexte (v 1-5)
« Rétablis au moyen de la justification par la foi dans une relation normale avec Dieu par Christ »(BAN = Bible Annotée de Neuchatel), nous sommes remplis d’espérance même dans les afflictions, car le Saint-Esprit a répandu en nous l’amour de Dieu.
Le texte (6-11)
Mots-clés et répétitions : Car (v 6,10), à plus forte raison (9,10), encore sans force, impies, pécheurs, ennemis, opposés à maintenant justifiés, sauvés (au centre du texte), et réconciliés (3 fois) ; réconciliés par la mort en parallèle avec sauvés par la vie ; mourir pour un juste opposé à Christ est mort pour nous pécheurs.
Composition du texte :
a) 6-8 : la mort de Christ pour des impies prouve l’amour de Dieu
b) 9 : le sacrifice de Christ nous assure justification et salut
a’) 10-11 : notre réconciliation avec Dieu nous assure le salut.
Comprenons
a) L’argumentation commencée au début du ch 5 se poursuit par le premier « car » (6) pour prouver le droit que nous avons de nous « glorifier de l’espérance qui ne trompe pas » (2,5). Tout le passage oppose l’état de péché des hommes à l‘amour de Dieu qui s’est donné avant même que les hommes l’aient mérité. Notre espérance du salut ne s’appuie pas sur une justice et une bonté humaines tout à fait impossibles puisque l’homme est par nature « pécheur, impie, sans force, et ennemi », incapable de se sauver lui-même, c’est-à-dire de renouer la relation rompue avec Dieu. Notre espérance et notre assurance s’appuient sur l’amour inconditionnel de Dieu, qui se donne en Christ, selon son plan (au temps marqué), en faveur, pour le bien, pour la vie des hommes séparés de lui par le péché. L’amour divin dépasse de loin l’amour humain qui se justifie par les mérites du bénéficiaire : on aime l’autre quand et parce qu’il est aimable ! Dieu n’attend pas l’amabilité ou la perfection de sa créature pour l’aimer !
b) Si Dieu a fait le plus par la mort de Christ en faveur d’ennemis, à plus forte raison fera-t-il le moins pour achever son œuvre d’amour à l’égard d’hommes qui sont maintenant justifiés (= considérés comme justes), et réconciliés (= dont la relation est renouée avec lui), en leur accordant d’être sauvés de sa colère (= d’échapper à la mort éternelle encourue par la désobéissance à la loi divine, par la séparation d’avec le Dieu de la Vie). C’est ce salut final qui est l’objet de l’espérance et de l’assurance des élus, même dans les tribulations de la vie terrestre, car il leur permet de vivre dès maintenant dans la présence éternelle de Dieu en attendant sa présence glorieuse (v 2).
a’) Autrefois ennemis par nature, car rebelles à Dieu, nous sommes maintenant réconciliés, rétablis dans une relation de paix et d’amour avec Dieu. Plus rien ne l’empêche de laisser libre cours à sa miséricorde envers nous, sans que sa sainteté porte atteinte à notre condition de pécheurs. Le pécheur qui par la repentance accepte sa délivrance du péché comme une grâce offerte par Jésus, et non comme une récompense de sa propre « perfection », est pénétré d’amour et de reconnaissance pour Dieu. Il est transformé par la vie de Christ en lui, à son image, de façon à participer à sa gloire.
La répétition de « nous nous glorifions en Dieu par Jésus-Christ » (v 2,3,11) marque une gradation : de la possession du salut on s’élève jusqu'à être possédé par Dieu lui-même, par son Esprit-Saint, de l’espérance du salut futur on passe à la réalité actuelle de ce salut grâce à la réconciliation obtenue dès à présent. Porter dans le cœur dès maintenant la paix, la confiance et la joie, preuves de notre réconciliation avec Dieu grâce à Jésus-Christ, c’est l'oeuvre de l’amour de Dieu en nous par la communion du Saint-Esprit. Paul appelle cela « se glorifier en Dieu par Jésus-Christ ».
Questions pour une application dans la vie chrétienne
- Quel lien faire entre la mort de Christ et la réconciliation avec Dieu : pourquoi, « sans effusion de sang » n’y a-t-il pas de pardon ?(He 9.22). Comment cela peut-il être transposé dans la démarche de pardon les uns envers les autres : l’abandon de sa fierté, de son orgueil, et le don de soi à l’autre, ne sont-ils pas des « morts à soi-même » indispensables pour pardonner et être pardonné ?)
- Avons-nous l’assurance du pardon de Dieu ? Si oui, comment cela se manifeste-t-il dans la vie quotidienne ? Si non, qu’est-ce qui nous inquiète encore, ou nous empêche de recevoir la grâce de Dieu ?
- L’espérance du salut futur transforme-t-elle dès aujourd’hui ma relation à Dieu et aux autres ? Comment ?
- Puis-je m’engager à pardonner cette semaine à quelqu’un que je ne trouve pas particulièrement « aimable » ?
08:00 Publié dans En marche la vie chrétienne ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note








Ecrire un commentaire