13.03.2009

Etude n°12 Bénédictions du don de prophétie (21 03 09)

Etude n°12 : Les bénédictions du don de prophétie (21 Mars 09)

 

Pour illustrer combien le don de prophétie, c’est-à-dire la révélation à ses prophètes du secret des actions de Dieu (Amos 3.7), combien la connaissance et la transmission fidèle des Ecritures, Parole de Dieu (Dt 6.4-7), sont une bénédiction pour ses serviteurs, notre Guide d’études hebdomadaires de la Bible nous propose cette semaine, le récit d’un épisode un peu mystérieux de la marche du peuple hébreu sorti D’Egypte :

 

Exode 17.8-16 : la victoire sur Amalek

(Evangile et Peinture : Moïse intercédant)Moïse devant Amalek.jpg

Observons

Le contexte

Le peuple hébreu conduit au désert par Moïse après la sortie d’Egypte fait l’expérience de la sollicitude de Dieu pour lui par les dons de l’eau à Mara et Rephidim, et par les miracles des cailles et de la manne, cette dernière lui révélant la valeur du sabbat (Ex 15 à 17). Apparaît alors le premier ennemi extérieur, les Amalécites.

Le texte

8-10 : situation d’attaque (combattre employé 3 fois)

11-13 : la tactique de combat des Hébreux (main(s) employé 5 fois)

14-16 : l’Eternel (4 fois), étendard d’Israël contre Amalek.

 

Comprenons

Tous les épisodes précédant notre passage enseignaient au peuple à peine sorti d’Egypte que Dieu s’occupait de tous ses besoins avec un amour inlassable. Après les difficultés de subsistance quotidienne, voici les Hébreux confrontés à la guerre contre le premier peuple étranger qui ose les attaquer. Les Amalécites, issus d’Esaü donc cousins d’Israël, devaient connaître  Dieu et avoir entendu parler des miracles accomplis par Dieu pour faire sortir les Hébreux d’Egypte. Contrairement aux autres peuples de la région, Philistins, Edomites, Moabites et Cananéens, qui tremblaient à ces récits (Ex 15.14-16), les Amalécites osèrent les premiers braver la puissance et la souveraineté de Dieu, symbolisées par son trône (v 16), en attaquant le peuple de Dieu. Par ce geste, ils signèrent eux-mêmes leur arrêt de mort.

Quiconque refuse obstinément de reconnaître la majesté sainte de Dieu et sa puissance de vie, évidentes dans ses œuvres (Rm 1.20-21) va à sa propre mort. En cela, Amalek devint le « type » de l’Adversaire de Dieu qui sera révélé plus tard sous le nom de Satan (Job 1.7,12 ; Za 3.2). Le combat contre Amalek, comme les épisodes précédents, est chargé de symbolisme pour enseigner au peuple hébreu et à tout croyant comment lutter contre les attaques spirituelles de Satan et remporter la victoire. Il est à mettre en parallèle avec Ephésiens 6.10-18, où Paul détaille les armes spirituelles du croyant (voir aussi 2 Co 10.3-4).

Dieu ne semble pas tenir rigueur ici à Moïse de ne pas l’avoir consulté avant d’envoyer Josué au combat. Il lui révèlera plus tard comment il comptait chasser les nations devant Israël (Dt 7.1,17-23). Pour l’heure, Dieu va enseigner concrètement à son peuple qu’il ne doit pas mettre sa confiance dans ses propres forces mais seulement dans les promesses de victoire de Dieu, selon ce qu’il lui avait déjà dit face aux Egyptiens (Ex 14.14).

Moïse devait brandir à la vue de toute l’armée le bâton (v 9) qui avait manifesté la puissance de la majesté divine devant Pharaon (Ex 7-8 et 14) et devant le « ramassis de gens » sortis d’Egypte (Nb 11.4). Véritable bannière de l’Eternel, ce bâton (v 15)devait rappeler aux combattants toutes les interventions de Dieu en leur faveur. En le voyant, chacun pouvait prendre conscience de la présence de Dieu, et se rappeler qu’Il avait seul la puissance de vaincre l’ennemi. Dieu seul pouvait donner à celui qui mettait sa confiance en Lui les forces nécessaires pour repousser les attaques de l’ennemi.

Prophétiquement, ce bâton annonçait, comme le fera le serpent d’airain à la seconde génération (Nb 21), le bâton de la croix où Jésus remportera la victoire définitive sur Satan. C’est cette bannière que doivent regarder les combattants pour affermir leur confiance en la victoire de Dieu sur le Malin, et pour trouver les forces de « serrer les rangs » autour de leur chef, Jésus-Christ.

Chaque fois que par fatigue, les mains de Moïse faiblissaient pour élever ce bâton à la vue de tous, le peuple était livré à ses propres forces et était vaincu par les forces adverses. Chaque fois que nous oublions les interventions et les promesses de Dieu, et que nous comptons sur nos propres capacités, l’Adversaire prend le dessus sur nous. Chaque fois que nos dirigeants et nous-mêmes oublions ce que représente le sacrifice de Christ  et chaque fois que nous négligeons de le faire connaître à tous, par lassitude, indifférence, ou peur de choquer, nous laissons l’Adversaire marquer des points ! Que cela toutefois ne nous incite pas à brandir notre drapeau avec provocation et agressivité comme lors des croisades ou de l’Inquisition ! Les mains levées de Moïse, aidé d’Aaron et d’Hur, indiquent aussi l’esprit de prière et d’intercession, qui caractérise ceux qui se confient en Dieu (voir la fin du tableau des armes du chrétien en Ep 6.18). Le combat sous la bannière de Christ est victorieux parce que le croyant est en communion avec Dieu et avec la communauté des frères dans la foi, par une prière fervente et persévérante (fin du v 12), qui lui permet de recevoir le discernement de la volonté de salut de Dieu.

Le verset 13 qui mentionne que Josué « soumit Amalek en le frappant du tranchant de l’épée » peut être lu symboliquement  à la lumière de Hé 4.12, Ep 6.17, Ap 1.16, et  2.16. Seule la Parole de Dieu peut nous révéler les moyens de vaincre les tentations et les attaques spirituelles de Satan. Nous sommes invités, à l’instar de Moïse et Josué, à nous en souvenir (v 14). Comme Dieu sait que notre mémoire est courte et vacillante, il a pris soin de nous transmettre par écrit ces récits pour notre instruction, notre consolation et l’affermissement de notre foi et de notre espérance (Rm 15.4).

Le texte se termine par la promesse de la disparition définitive d’Amalek, comme la Parole de Dieu se termine dans l’Apocalypse (ch 20-21) par la promesse de l’anéantissement de Satan, qui le premier, a osé s’élever contre la souveraineté de Dieu (Es 14.13-14).

On le voit, un simple récit de combat, transmis par écrit par le prophète Moïse, nous fait pénétrer par des images concrètes dans le monde spirituel de Dieu et lève le voile sur une partie du plan de salut, pour nous aider à vivre dès aujourd’hui dans la présence de Dieu en toutes circonstances ! Ces bénédictions sont à notre portée, pour peu que nous les recherchions avec persévérance ! Que serions-nous et que ferions-nous, si nous n’avions pas ce trésor de la Parole de Dieu, fidèlement transmis par « ses serviteurs les prophètes » ?

 

 

 

Questions pour une application dans la vie chrétienne

1-     A quoi est-ce que je regarde quand je suis assailli par le doute, la tentation ou les difficultés de la vie :

        à mes seules capacités personnelles de résolution des problèmes ?

·        à ma faiblesse désespérante et paralysante devant un destin inéluctable ?

·        à l’importance des problèmes, que je juge démesurés, ou à la séduction des tentations  que je juge insurmontables ?

·        aux promesses de victoire données par Dieu dans sa Parole à celui qui se confie en lui ?

·        au souvenir des interventions et des bénédictions de Dieu dans ma vie et celle de ma communauté ?

 

2- Quelle « bannière » est-ce que je porte comme chrétien et comme adventiste aux yeux de ceux qui m’entourent ?

 

3- Quel temps est-ce que je consacre à la prière et à la méditation de la Parole de Dieu, pour rester en communion avec Dieu et avec ma communauté de foi ? Comment cela se traduit-il concrètement et quotidiennement ?

 

4- Comment être un soutien pour la vie spirituelle de mon pasteur et des anciens de mon église, comme Aaron et Hur le furent pour Moïse ?

 

La connaissance des prophéties eschatologiques (concernant le retour de Christ et la fin du monde) fait-elle l’objet de mon attention pour vivre mon présent avec confiance et espérance ? Pour quelles raisons suis-je réticent ou négligent dans ce domaine ? Comment y remédier ?

Commentaires

pour moi la notion que Dieu intervient concrètement dans la vie des chrétiens est suspecte. La question est : est ce que Dieu intervient sur les circonstances de nos vies, est ce qu'il change les circonstances ou est ce qu'il se contente et ce n'est pas rien de changer nos coeurs se qui aura parfois une inscidence sur les circonstances de nos vies. Une bonne mentalité avec de bonnes relations avec les autres peut rendre les circonstances, la bienveillance amène la bienveillance cela je l'ai expérimenté. Par contre j'ai souvent interprété le fait d'avoir des circonstances favorables comme venant directement de Dieu et cette interprétation m'a donné pendant des années un sentiment d'injustice profond. En effet si Dieu change les circonstances défavorables de ma vie en circonstances favorables pourquoi ne le fait Il pas pour tous. Il aime chaque être humain, croyant ou pas de toutes ses forces et Il veut le bonheur de chacun et pourquoi va-t-il laisser un instituteur violer une petite fille, un soldat pillé et détruire des familles entieres, des malfras voler etc. toutes les horeurs que l'on entend à longueur d'information ? Pourquoi s'investirait-il pour moi ? je ne puis dire parce que je lui demande car il ne répond pas à toutes les demandes, je ne puis dire parce que je suis chrétienne car de nombreux hommes ne le connaissent pas et ne peuvent se tourner vers lui. Je connais une petite fille de chrétiens affermis qui priaient tous les matins pour leurs enfants et avec leurs enfants avant de partir à l'école, ils demandaient la protection et une de leur fille c'est fait violée par son intituteur. Pendant 1 an cette enfant de 10 ans à souffert le marthyr et à sa vie complètement détruite ou était Dieu si il intervenait sur les circonstances ? Non aujoud'hui j'ai plutôt tendance à croire qu'Il n'intervient que dans les coeurs pour les transformer et c'est déjà énorme car c'est cela qui nous rendra apte à vivre dans un royaume ou le mal n'existera plus. Pour l'instant c'est Satan qui menne la dance par son influence sur les coeurs. Je ne demande plus rien à Dieu car il fait déjà le maximum pour moi et pour tous les hommes et qu'Il est impuissant devant la volonté des hommes à faire le mal. Son choix fut de nous laisser libre et que dirions nous s'il empèchait chacun de nous de faire des choix plus ou moins valables, qu'il nous empècherait de faire nos expériences ? On serait des robots ? Depuis que je ne crois plus que Dieu agit sur les circonstances je n'ai plus de sentiments de révoltes et de frustrations le concernant et je n'ai plus non plus à le supplier pour obtenir telle et telle chose même vitale car je sais qu'il fait déjà le maximum.

Notre réponse

Tout d’abord je voudrais m’excuser pour une erreur dans la citation de Rm 8.28 : « Nous savons que toutes choses coopèrent au bien de ceux qui aiment Dieu (et non comme je l’écrivais « ceux qu’Il aime »).
Nous sommes bien d’accord avec vous en ce qui concerne les circonstances, qui dans ce monde sont le plus souvent dirigées par l’Adversaire, et sur l’action de Dieu dans les cœurs de « ceux qui l’aiment » pour assumer ces circonstances, bonnes ou mauvaises, afin d’en faire des occasions de resserrer leurs liens avec Dieu. Le cas dramatique du viol que vous citez en est un exemple. Dieu n’a pas retiré l’épreuve mais il donne la force, le courage de dépasser le dommage affectif, physique, psychologique, et de repartir dans une marche avec Lui qui sera un témoignage puissant de ce que Dieu fait dans les cœurs de ses enfants. La foi chrétienne n’est pas une assurance tout-risque, mais un feu intérieur qui réchauffe et éclaire la route !
Cela n’exclut pas pourtant l’intervention directe de Dieu dans nos circonstances de vie, quand cela sert son plan de salut pour tous. Voyez le chemin de Damas pour Paul, les guérisons et résurrections opérées par Jésus ou les apôtres, les miracles d’hier et d’aujourd’hui dont on ne parle pas dans les médias, mais qui existent bel et bien !
Quant à la prière à Dieu, elle est nécessaire, non pas à Dieu qui connaît nos besoins, mais à nous-mêmes pour préciser nos désirs, y réfléchir, les confronter avec la Parole, et …changer notre regard sur l’autre, sur nous-mêmes et sur Dieu !

Ecrit par : BINI Béatrice | 21.03.2009

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