23.01.2009
Etude n°5 l'inspiration des prophètes (31 01 09)
Etude n°5 : L’inspiration des prophètes (31 01 09)
(Miniature 15è : Inspiration divine des patriarches et des prophètes)
2 Timothée 3.14 à 4.2 
Observons
Le contexte :
Une dernière fois, Paul exhorte personnellement son fils spirituel, Timothée, en l’avertissant que des persécutions attendent tout croyant, car les hommes avancent toujours plus dans le mal (3.12-13) et ne supportent plus la saine doctrine (4.3-4).
Le texte est situé entre ces deux prévisions de l’avenir, et recommande l’attachement à l’Ecriture, indispensable à la vie du croyant dans ces contextes sociaux et moraux. On distingue trois paragraphes :
A- 3.14-15a : Attachement aux Ecritures apprises depuis l’enfance
B- 3.15b-17 : Inspiration et Utilité des Ecritures pour l’homme de Dieu
C- 4.1-2 : Nécessité et urgence de la prédication de la Parole.
Comprendre
La seconde lettre à Timothée constitue un vrai testament spirituel que Paul envoie à son disciple et successeur bien-aimé, Timothée, et à travers lui à toute l’Eglise. Il l’exhorte à
- garder ce qui lui a été confié par l’Esprit (1.14)
- transmettre avec droiture la Parole de vérité (2.15)
- faire face aux contradicteurs et imposteurs des derniers temps (2.14-4.5), grâce à la Parole inspirée de Dieu des Ecrits sacrés (3.16).
Conformément au mode de pensée hébraïque pour mettre en valeur une idée importante, notre passage se situe au centre des avertissements sur l’état spirituel et moral des hommes de la dernière génération (3.1-9, 13 et 4.3-4). Cet état se caractérise par l’apparence de la piété, les faux-semblants religieux (5) qui cachent la corruption du cœur (= l’être intérieur), et par les déviations de l’esprit (= l’intelligence, l’intellect) séduit par les fables humaines conformes aux désirs et aux convoitises insensées d’un cœur non régénéré (4.3-4).
A- 3.14-15a : Pour faire face à de telles tentations, Paul ne voit qu’un remède : demeurer ferme dans ce que Timothée a appris dès son enfance de sa mère et de sa grand-mère (v 14 et 1.5), dans ce que lui-même a enseigné à son disciple, et à quoi ce dernier a prêté foi (14). La suite montre que l’objet de cet enseignement se trouve dans les « écrits sacrés » (15a). On peut rapprocher ce rôle des Ecritures du texte de Romains 10.17 « La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la Parole de Christ ».
Paul oppose donc avec force, aux croyances qui viennent de l’imagination et des sentiments de l’homme, la foi qui naît de l’enseignement et de l’écoute de la Parole de Dieu.
Les Ecrits sacrés dont parle Paul, étaient à son époque ceux de l’Ancien Testament, qui préparaient les cœurs (Amos 4.12) à recevoir la Bonne Nouvelle en Jésus-Christ, que Paul prêchait. Paul appelle ces écrits « sacrés » non pour les sacraliser et en faire un objet de vénération ou d’adoration particulière, mais pour en montrer l’origine divine, qui doit inspirer un respect total pour le message qu’ils contiennent.
B- 15b-17 : Quelles sont l’inspiration et l’utilité des Ecritures Saintes ?
- Elles donnent la sagesse, c'est-à-dire le discernement du plan de Dieu conçu pour le salut de tout homme qui croit au Fils de Dieu. L’apôtre Jean, après Paul, explicitera en un seul verset ce plan divin : Jean 3.16 ! Ainsi se trouve résumé tout ce que les prophètes avaient pressenti et tenté de faire saisir au peuple d’Israël (Es 53, entre autres). Ajouter foi au sacrifice de Jésus-Christ sur la croix, pour délivrer du péché, permet d’être sauvé de la mort spirituelle, c’est-à-dire de commencer la vie éternelle dès maintenant et d’entrer dans le Royaume de Dieu au retour de Christ.
- Toute Ecriture (ici, c’était l’Ancien Testament, plus tard on y ajoutera le Nouveau Testament), l’ensemble de la Bible, qu’on peut appeler d’une façon générale la Prophétie (2 Pi 1.19), est pénétrée de l’Esprit Saint qui a poussé des hommes à parler de la part de Dieu (2 Pi 1.21). Paul ne discute pas sur le mode et l’étendue de l’inspiration divine (par exemple sur la question de savoir si elle concerne la lettre, comme les musulmans le croient du Coran, ou l’esprit, l’intention et le sens des paroles, comme beaucoup de croyants le croient de la Bible). Il ne distingue pas non plus la part de Dieu et la part des hommes qui ont transcrit les paroles divines. Mais il établit l’autorité et la vérité de ces Ecrits, parce qu’ils sont émanation et révélation de l’Esprit divin.
- Parce qu’ils sont inspirés, ils ont une puissance extraordinaire de formation des esprits et de transformation des cœurs. Ils enseignent le lecteur, comme Jésus le fit durant son ministère terrestre, sur la personne de Dieu, sur son plan de salut pour l’homme et sa mise en œuvre en Jésus-Christ.
Pour Paul, l’Ancien Testament (= la Loi et les Prophètes) était la base de cet enseignement ; les apôtres avec le Nouveau Testament n’ont fait qu’expliquer les promesses divines, en révéler l’ accomplissement, et en tirer les conclusions doctrinales pour la vie de chaque croyant et de l’Eglise. Par les Ecritures, le pécheur est convaincu de son état devant Dieu (Jn 16.8). Il trouve en elles le moyen et les directives pour changer d’état d’esprit et de comportement, « être redressé, corrigé ». La Parole de Dieu devient son maître, qui guide dans la justice, c’est-à-dire qu’elle forme et "sanctifie" (Jn 17.17), renouvelle et met à part celui qui se met à son écoute, elle l’instruit et l’éduque pour une croissance dans la foi et dans la capacité à servir et honorer Dieu en toutes circonstances.
L’homme de Dieu est un serviteur, un disciple pour qui Dieu est tout, et à qui Dieu accorde la puissance de son Esprit (2 Rois 1.9-10 ; 2 Pi 1.21) pour accomplir sa volonté de jugement révélateur des cœurs, et/ou de miséricorde auprès de son entourage.
Pour Paul, l’Ecriture suffit à rendre sage à salut (15), à conduire le croyant et l’Eglise jusqu’à la maturité spirituelle, la stature parfaite de Christ (Ep 4.12-13). Jean à la fin de l’Apocalypse le confirmera quelques décennies plus tard (Ap 22.18-19). On ne peut impunément ni ajouter, ni retrancher quoi que ce soit à l’enseignement des Ecritures, ce qui confère à l’enseignant une grande responsabilité spirituelle, et au disciple le devoir d’examiner chaque jour les Ecritures pour vérifier si ce qu’on lui enseigne est exact (Ac 17.11).
C- 4.1-2 : Dans son dernier message à Timothée, Paul devient pressant dans ses exhortations et son adjuration solennelle à prêcher la Parole, car il sait qu’il va mourir bientôt (4.6). Il a conscience de l’importance de cette mission, car c’est au moment de la venue de Christ que seront révélés (= par et dans le jugement préliminaire) et rassemblés ceux qui auront choisi de vivre selon cette Parole. Or, comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Comment entendront-ils parler de lui sans prédicateurs, prophètes « porte-parole de Dieu ? (Rm 10.14)
V 2 : A travers Timothée et tous les pasteurs qui lui succèderont, Paul donne à l’Eglise tout entière la mission de prêcher sans tenir compte des impressions subjectives d’opportunité ou pas, de leurs dispositions personnelles ou même de celles de leur auditoire. La prédication n’est pas non plus liée à un lieu (Saint, consacré ?), à un jour (sabbat, dimanche ou autre jour), à un rite, une cérémonie, une forme. Elle n’est donc pas seulement orale, elle est aussi vécue ! La mission de prédication de la Parole divine sera d’autant plus fructueuse qu’elle sera accomplie non avec un zèle amer, mais avec persévérance, douceur et miséricorde pour le prochain, par l’exemple d’une vie consacrée à Dieu et fidèle à ses enseignements, une vie qui ne s’égare pas dans les convoitises et les mensonges humains (4.3).
Questions pour une application dans la vie chrétienne
- Quelle place ont les Ecritures dans ma vie quotidienne et dans la vie de mon Eglise ? Combien de temps consacré-je à l’étude et à la méditation de la Bible ? Comment lui donner concrètement la première place dans mes pensées et mes choix de vie, individuellement, et dans le culte collectivement ?
- Suis-je à l’écoute des enseignements bibliques pour les mettre en pratique (Ja 1.22-25) ? Comment tenir compte de leurs avertissements pour la fin des temps ?
- Quelle est ma participation active au partage biblique hebdomadaire de mon Eglise ? Comment éviter de rester « consommateur » passif dans ce moment d’échanges ?
- En quoi la lecture de la Bible m’a-t-elle permis de modifier mon comportement en cas de conflit ou d’échec ? Ai-je conscience d’avoir grandi dans la foi et la sanctification ? De quelles expériences récentes puis-je témoigner sur ce point ?
- En quoi ma vie et mes paroles peuvent-elles prêcher la Bonne Nouvelle à mon entourage ? Sur quels points ai-je besoin d’être plus particulièrement inspiré par l’Esprit ?
- Affirmer l’inspiration des Ecritures nous dispense-t-il de tout esprit critique à leur sujet, pour discerner les styles, les époques, les objectifs de chaque auteur, et adapter les enseignements bibliques pour qu’ils soient entendus et compris par nos contemporains, aux cultures si variées et différentes de celles de la Bible ? Comment rester fidèle à l’esprit des Ecritures dans cette adaptation indispensable à notre époque ?
08:00 Publié dans Don de prophétie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note








Commentaires
ce texte de 2tim 3-16 à 4-2 pose plusieurs problèmes de fond. D'abord toutes les confessions chrétiennes l'utilisent pour maintenir leurs membres dans leur communauté et particulièrement les jeunes. ensuite il insite au prosélytisme et a exercé une pression sur les gens pour qu'ils croient ce que nous croyons. Nous avons la vérité et c'est à cette vérité qu'il faut croire sinon vous êtes perdu. Il insite aussi selon l'interprétation que l'on en fait à renoncer a chercher d'autres explications ailleurs. Bien des membres sont restés coinsés avec des explications qui ne leur convenait pas, qui ne construisait pas une foi épanouissante à cause de ce texte brandit par les religieux.
Ecrit par : BINI Béatrice | 26.01.2009
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