18.04.2008
Etude n°4 La sagesse de ses enseignements (26 04 08)
Etude n°4 : la sagesse de ses enseignements (26-04-08)
Pour étudier le sermon sur la montagne, se reporter à l'étude n°7 dans la catégorie "Etre disciple"
Marc 1.21-28
(Polyptique de Montbéliard, 16è, Jésus enseigne et guérit)
Observons
Le contexte
Après le baptême de Jésus, sa tentation et l’appel de quatre disciples (1.9-20), Marc place cette guérison de Capernaüm pour illustrer l’enseignement de Jésus.
Le texte
Il se compose de trois parties que l’on peut distinguer par les répétitions :
- il les enseignait avec autorité (v 22), // un nouvel enseignement donné avec autorité (v 27).
-les gens étaient très étonnés (v 22) // les gens furent si étonnés (v 27).
Ces répétitions encadrent la partie centrale de la guérison du démoniaque.
A- 21-22 : L’autorité de Jésus dans son enseignement provoque l’étonnement
B- 23-26 : Jésus est reconnu par le démon et le chasse de l’homme possédé
A’-27-28 : L’autorité de Jésus, et dans son enseignement et sur le démon, provoque l’étonnement de tous.
On remarque aussi les oppositions
- entre Jésus et les maîtres de la loi à propos de l’autorité,
- entre Jésus le Saint de Dieu et les esprits mauvais ou impurs,
- entre l’homme et le démon, qui sont différenciés par Jésus.
Comprendre
Jésus est au début de son ministère, il se comporte comme tout Juif pieux et va le Sabbat, à la synagogue, pour « célébrer le Seigneur, invoquer son nom, ou selon la BFC , dire à tous qui est Dieu » (1 Chroniques 16.8).
Selon la coutume, tout homme qui le voulait pouvait prendre la parole pour lire et commenter une portion des Ecritures devant l’assemblée réunie dans la synagogue. Jésus se met donc à enseigner. Le texte ne nous dit pas ce qu’il enseigne. Mais Luc raconte le même épisode immédiatement après celui de Nazareth, où Jésus avait lu Esaïe 61.1-2, en se désignant comme l’Oint de l’Esprit du Seigneur pour apporter la Bonne Nouvelle de l’année de grâce de Dieu.
Son enseignement à Capernaüm doit être très proche, puisque tous sont étonnés de son autorité. Celle-ci diffère de celle des scribes qui avaient l’habitude de faire assaut de commentaires et de savoir, pour mieux briller personnellement.
L’autorité de Jésus vient
- de sa connaissance en profondeur des Ecritures,
- de la conscience qu’il a d’être venu les accomplir parfaitement (Matthieu 5.17),
- de sa relation intime avec Dieu le Père qu’il a pour mission de révéler (Jean 14.9),
- de la clarté de ses explications,
- de l’assurance tranquille de ses affirmations (Luc 4.21).
- de la sagesse pratique de son enseignement.
Jésus « disait à tous qui était Dieu » (1 Chroniques 16.8-36) : « un Dieu qui fait des prodiges, qui remplit ses promesses, qui protège, qui sauve, un Dieu Créateur et Roi qui vient rendre la justice sur terre et délivrer son peuple, un Dieu Saint dont l’amour est infini ».
La joie d’être son fils et de le faire connaître transparaissait dans ses enseignements au point de remplir d’étonnement l’assistance.
Le miracle de la guérison du démoniaque prend un triple sens dans le contexte du jour du Sabbat (v 21) :
1- il est la démonstration du droit de Jésus d’enseigner avec autorité et sagesse : les démons lui sont soumis et le reconnaissent comme le Saint de Dieu : celui que Dieu a mis à part pour son service (Jean 10.36) et celui qui a le pouvoir de les détruire (v 24), celui qui est rempli de la sagesse divine face à celui qui est rempli de la folie du démon.
2- il est l’illustration pratique de son enseignement : Jésus vient délivrer l’homme de l’emprise du mal sur lui. Le démoniaque symbolise l’humanité esclave de Satan, incapable de se libérer elle-même mais que Jésus vient délivrer et rendre à sa dignité. La sagesse de l’enseignement de Jésus ne se manifeste pas dans des discours intellectuels et moraux, à l’image des philosophes grecs ou des rabbins juifs, mais dans des actes puissants et révélateurs de sa mission. Jésus suit en cela la sagesse hébraïque plus pratique que spéculative.
3- Accomplie le jour du Sabbat, cette guérison donne à ce jour d’adoration du Seigneur une signification particulière : c’est un jour de délivrance, non seulement du travail, mais aussi de la maladie spirituelle de l’être humain qu’est sa séparation d’avec Dieu, maladie qui rend l’homme « insensé » comme le démoniaque, dominé par Satan. Le jour du sabbat, l’homme pécheur peut avoir le cœur en joie pour proclamer par ses chants, ses prières, ses dons, son partage des Ecritures et de ses expériences avec Dieu, combien est grande la bonté de celui qui le sauve (1 Chr 16.10, 23), de celui qui est Créateur tout puissant (1 Chr16.26-27), du Saint qui par sa présence même chasse les démons qui l’assaillent. Délivré, le fidèle peut partager avec tous l’espoir et la confiance qu’il place dans l’amour et la venue du Seigneur (1 Chr 16.33-34).
Ainsi, Jésus a-t-il révélé, ce jour de sabbat, qui était Dieu, dans son enseignement et dans ses actes.
Questions pour une application dans la vie chrétienne
- Comment enseigner la Parole de Dieu dans nos églises, à l’exemple de Jésus ? Comment révéler concrètement qui est Dieu ?
- Que considérons-nous chez nos prédicateurs ? Leur accordons-nous notre attention parce qu’ils parlent brillamment, parce qu’ils touchent notre sensibilité, parce qu’ils ont une autorité de par leur fonction, parce qu’ils rendent claire la Parole de Dieu, parce qu’ils vivent ce qu’ils prêchent, parce qu’ils nous aident à vivre mieux dans la présence libératrice de Dieu ?
- Prions pour que la sagesse divine inspire nos paroles et nos actes de façon à révéler l’amour de Dieu autour de nous !
08:00 Publié dans Miracle nommé Jésus | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note








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